ANGLE DOMINANT
Paris tranche : la défaite d'Aleksandar Vucic, après quatorze ans de domination, est lue comme une alternance historique portée par la mobilisation étudiante née de Novi Sad.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Vucic a déclaré : « Il est clair que nous avons perdu ces élections », annonçant entre 135 et 140 sièges pour la liste étudiante et 105 pour son camp.
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La participation frôlait 65 % à 18 heures, au plus haut depuis plus de trente ans ; la projection CeSID citée par L'Obs donne 52,1 % à la liste étudiante contre 39,3 %.
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Le mouvement est né de l'effondrement de l'auvent de la gare de Novi Sad, qui a tué 16 personnes en 2024 ; Vucic avait démissionné de la présidence le 27 septembre.
ANALYSE
Paris, 26 octobre 2026. La presse française raconte une alternance que peu attendaient. Dimanche 25 octobre, Aleksandar Vucic, « figure dominante de la vie politique en Serbie depuis quatorze ans » selon Le Monde, a concédé sa défaite aux législatives anticipées : « Il est clair que nous avons perdu ces élections », a-t-il dit à ses partisans. Il a lui-même chiffré le résultat : « entre 135 et 140 sièges » pour le mouvement étudiant et 105 pour son camp (France 24). L'Obs cite une projection de l'institut CeSID : 52,1 % des voix pour la liste étudiante contre 39,3 %.
Les titres insistent sur l'ampleur de la mobilisation. À 18 heures, la participation frôlait 65 %, au plus haut depuis plus de trente ans ; RFI évoque plus de 69 % selon les premières projections. Le Monde rappelle que la dernière forte mobilisation, d'environ 70 %, remontait à l'éviction de Slobodan Milosevic en 2000. Présenté par les étudiants comme un « référendum anti-Vucic », le scrutin était le premier depuis 2012 à offrir une possibilité d'alternance à 6,4 millions d'électeurs.
Le récit remonte à l'origine : l'effondrement de l'auvent de la gare de Novi Sad, le 1er novembre 2024, qui a tué seize personnes. HuffPost y voit le symbole serbe de la corruption ; Le Monde ajoute que les efforts pour dissimuler les preuves et la brutalité policière initiale ont élargi la mobilisation. L'Express rappelait la veille que Vucic, empêché par la Constitution de briguer un troisième mandat, avait démissionné de la présidence le 27 septembre pour viser le poste de premier ministre.
La scène de rue, reprise depuis l'AFP, occupe une place centrale : klaxons, ballons colorés, étudiante en pleurs affirmant « J'ai l'impression de vivre enfin dans un pays libre ». Ilija Srdanovic, tête de liste, lance : « Plus jamais nous n'aurons de tyran dans ce pays ». RFI, depuis le QG de Vucic, note que la salle se vidait.
Le Monde rapporte aussi la réaction de l'intéressé, qui parle de « la consolidation d'une révolution » menée avec le soutien de pays européens et de « l'Etat profond américain ». Le quotidien replace la chute dans une série : Vucic, admirateur d'Orbán, tombe six mois après son allié hongrois, et le Parti socialiste, fondé par Milosevic, paraît devoir quitter l'Assemblée pour la première fois en trente-six ans. Le CRTA a signalé « un nombre important d'irrégularités et d'incidents », sans violence majeure confirmée par les forces de l'ordre (Sud Ouest).
SOURCES (5)
- HuffPost FranceMOYEN
- L'ObsMOYEN
