ANGLE DOMINANT
Pékin enregistre la fin de l'ère Vučić comme une alternance de politique intérieure : les médias chinois détaillent chiffres, sièges et origine anticorruption du mouvement étudiant.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Vučić : « Il est clair que nous avons perdu ces élections » ; la Liste étudiante aurait 135 à 140 sièges sur 250, son camp environ 105 (CGTN).
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Projections Ipsos et CeSID : 52 % pour la Liste étudiante contre 39,3 % pour la coalition de Vučić (CGTN).
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L'effondrement de l'auvent de la gare de Novi Sad en 2024 a fait 16 morts et déclenché près de deux ans de manifestations (SCMP).
ANALYSE
Pékin, 26 octobre 2026. La presse chinoise accessible dans ce corpus, CGTN en tête, traite la défaite d'Aleksandar Vučić comme un basculement de politique intérieure : la fin de quatorze ans de domination du Parti progressiste serbe (SNS), actée au lendemain du scrutin législatif anticipé de dimanche 25 octobre.
CGTN, mis à jour lundi 26 octobre, présente l'ancien président serbe comme ayant reconnu sa défaite avant les résultats officiels. Les premières projections des instituts Ipsos et CeSID donnent à la « Liste étudiante – Les étudiants gagnent » 52 % des voix, contre 39,3 % à la coalition « Aleksandar Vučić – Serbie unie ». Depuis son quartier général de campagne à Belgrade, Vučić a déclaré : « Il est clair que nous avons perdu ces élections. » Il a chiffré la majorité adverse à 135-140 sièges sur 250, contre environ 105 pour son camp, soit environ 2,2 millions de voix contre 1,72 million. La chaîne évoque aussi les célébrations au siège de la Liste étudiante et cite l'un de ses candidats en vue, Radomir Saičić, professeur à l'Université de Belgrade et membre de l'Académie serbe des sciences et des arts.
Le South China Morning Post, publié le jour du vote, avait posé le cadre en amont : le scrutin était annoncé comme le plus disputé depuis plus de quatorze ans, aboutissement de près de deux ans de manifestations menées par des étudiants. Le point de départ rappelé est l'effondrement, en 2024, de l'auvent de la gare de Novi Sad, qui a fait 16 morts, un drame « largement attribué à la corruption ». Le quotidien hongkongais le décrit comme l'origine de certaines des plus grandes manifestations en Serbie depuis la chute du pouvoir précédent.
Le récit est donc surtout descriptif et arithmétique : chiffres des projections, répartition des sièges, mention d'un mouvement né de la contestation de la corruption. Les deux médias s'attachent à l'alternance en cours et à la majorité absolue de la nouvelle force, sans développer, dans les passages disponibles, les conséquences pour la politique étrangère de Belgrade ni l'attribution de la défaite par Vučić aux médias indépendants et aux ingérences étrangères. La formation du futur gouvernement reste, à ce stade, la question ouverte que ces textes laissent entrevoir, puisque l'ancien chef de l'État briguait le poste de Premier ministre.
