ANGLE DOMINANT
Katmandou célèbre dans la chute de Vučić la force d'une génération : un mouvement étudiant né d'une catastrophe ferroviaire a renversé quatorze ans de pouvoir par les urnes.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
- 01
La Liste étudiante a obtenu plus de 135 sièges sur 250 contre 105 pour la coalition du SNS, selon des résultats préliminaires (Online Khabar).
- 02
L'effondrement de l'auvent de la gare de Novi Sad en novembre 2024 a fait 16 morts et déclenché le mouvement étudiant.
- 03
La participation a atteint environ 70 %, la plus élevée depuis 2000 selon Online Khabar.
ANALYSE
Katmandou, 26 octobre 2026. La presse népalaise raconte la chute d'Aleksandar Vučić comme une victoire de la jeunesse. Online Khabar écrit que le règne de quatorze ans du dirigeant de droite et ancien président « s'est effondré » : selon des résultats préliminaires, la Liste étudiante a remporté plus de 135 sièges sur 250, contre 105 pour la coalition du Parti progressiste serbe (SNS). Le site relève une participation d'environ 70 %, la plus forte depuis 2000 d'après son texte, et Vučić a reconnu la défaite de son parti.
Le récit remonte à l'effondrement de l'auvent de la gare de Novi Sad en novembre 2024, qui a fait 16 morts. Des étudiants de tout le pays sont descendus dans la rue en dénonçant corruption, copinage et construction de mauvaise qualité. Le mouvement, né d'une exigence de responsabilité, est devenu un front électoral sans chef politique traditionnel : professeurs, artistes, sportifs et agriculteurs, menés par le cardiologue Ilija Srdanović.
The Kathmandu Post, qui reprend une dépêche Reuters, décrit des dizaines de milliers de personnes dans les avenues de Belgrade, tramways et circulation à l'arrêt, fumigènes et fusées éclairantes. Il évoque un mouvement pacifique de deux ans réclamant le départ de Vučić, qui conteste les accusations de corruption. Il rapproche ces scènes de celles d'un mois de manifestations étudiantes, parfois violentes, dans des villes européennes. Un participant, Nebojsa Cosic, s'écrie : « Le peuple a vaincu un dictateur ! »
Les deux journaux insistent sur le caractère inattendu des vainqueurs : des candidats inconnus, souvent juristes, professeurs, acteurs ou agriculteurs, qui se sont étreints « presque incrédules » à leur quartier général. Online Khabar rapporte les slogans « Aleksandar est parti ! » et « Il est fini ! », cri de la chute de Slobodan Milošević en 2000. Le Post note que la Serbie compte quelque six millions d'habitants et que, dès lundi, ces candidats devront passer de la rue à l'exercice du pouvoir.
Aucun des deux textes ne détaille les explications de Vučić sur les médias ou les ingérences étrangères, ni l'orientation européenne ou russe du futur gouvernement : l'attention se porte sur la mobilisation et sur le pouvoir d'une génération capable de canaliser un mécontentement large.
SOURCES (2)
- The Kathmandu PostMOYEN
- Online KhabarMOYEN
