
Points communs et différences de traitement dans les médias analysés.
Donald Trump a signé vendredi 16 octobre un décret qui suspend l'essentiel des sanctions et des droits de douane prévus par la loi Graham contre la Russie, deux jours avant leur entrée en vigueur le dimanche 18 octobre.
La loi suspendue avait été promulguée par Donald Trump lui-même le mois précédent, à la mi-septembre, après son adoption par le Congrès.
La décision intervient une semaine après l'accord sur l'achat de diesel russe annoncé par Donald Trump.
Question : pourquoi Donald Trump suspend-il la loi ? Une partie des corpus retient l'« intérêt national » et la baisse des prix des carburants avant les midterms ; d'autres y lisent un rapprochement avec Moscou, un changement de camp de Washington ou une récompense accordée à Vladimir Poutine.
Question : la suspension est-elle durable ? La presse indienne relaie le think tank GTRI selon lequel Washington peut rétablir les droits à tout moment, et la presse italienne note que Washington garde la faculté de révoquer les dérogations ; TASS décrit une dérogation sans limite de durée et Zelensky estime que la levée des sanctions va continuer.
Question : qu'est-ce qui a conduit à la mesure ? RT, citant la presse américaine, évoque le refus de Zelensky d'arrêter les frappes sur des installations énergétiques russes ; SRF juge l'argument américain sur les raffineries « absurde » et Kiev y voit un feu vert aux frappes sur son réseau électrique.
Ce regroupement décrit les publications analysées, pas la position des habitants de ces pays ni celle de leurs gouvernements.
Ce que la couverture de chaque pays laisse de côté, alors que d’autres le mettent en avant.
Inde
Mexique
Aperçu : 3 lectures sur 26 perspectives médiatiques. Synthèses des médias analysés — pas des citations directes. Méthode et limites
Dacca mesure surtout l'enjeu énergétique et électoral de la dérogation de Trump : prix du pétrole avant les élections de mi-mandat, inquiétudes de l'Inde et de la Chine, tandis que Kiev dénonce un feu vert aux frappes.
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Buenos Aires décrypte la suspension des sanctions comme un calcul électoral de Donald Trump, à trois semaines des législatives de mi-mandat, qui heurte aussi bien Kiev que le Congrès.
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Canberra mesure la volte-face de Donald Trump à l'aune de sa fragilité politique intérieure : un président qui suspend la loi Graham qu'il a signée, à trois semaines des élections de mi-mandat.
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ANGLE DOMINANT
Dacca mesure surtout l'enjeu énergétique et électoral de la dérogation de Trump : prix du pétrole avant les élections de mi-mandat, inquiétudes de l'Inde et de la Chine, tandis que Kiev dénonce un feu vert aux frappes.
POINTS CLES
ANALYSE
Dacca, 17 octobre 2026. Les quotidiens anglophones The Daily Star et TBS relaient la décision de Donald Trump de lever, par un décret publié vendredi 16 octobre par la Maison-Blanche, l'essentiel des sanctions et droits de douane que prévoyait contre la Russie une loi qu'il avait lui-même signée le mois dernier. Le texte, porté au Congrès par le sénateur Lindsey Graham, aujourd'hui décédé, devait imposer des droits pouvant atteindre 100 % sur les produits importés aux États-Unis depuis les cinq plus gros acheteurs de pétrole ou de gaz russes, ainsi que sur tout pays achetant sciemment ces hydrocarbures.
La presse bangladaise reprend la justification présidentielle : le décret affirme que la dérogation relève de l'intérêt national des États-Unis. Le Daily Star cite la formule du texte : « I am hereby waiving the application of such sanctions, restrictions, and duties provided for in the Graham Act ». Il rappelle que la loi visait aussi les secteurs russes de l'énergie et de la défense, Vladimir Poutine et de hauts responsables, ainsi que la « flotte fantôme » de pétroliers servant à contourner les sanctions occidentales.
Le prisme est largement économique. TBS souligne que ces mesures auraient pu faire grimper les prix du pétrole à quelques semaines des élections de mi-mandat, alors que les Américains subissent déjà des coûts accrus, attribués en grande partie à la guerre américano-israélienne contre l'Iran, selon des analystes. Le média note aussi que l'Inde et la Chine avaient fait part de leurs inquiétudes face au projet de loi, ce qui rapproche indirectement le sujet des importateurs asiatiques d'énergie.
Le volet ukrainien est traité comme une réaction. Volodymyr Zelensky dénonce sur X un « blackout des sanctions » qui allège la pression sur l'agresseur et encourage Vladimir Poutine à poursuivre ses attaques ; il affirme que la Russie a frappé vendredi plus de 15 sites ukrainiens de production et de transmission d'électricité. Le Daily Star situe aussi le décret après l'accord controversé autorisant des exportations russes de diesel en échange d'un allègement de sanctions, que Kiev avait qualifié de « décision faible », et note que les forces ukrainiennes ont repris leurs frappes sur des raffineries russes.
Les deux journaux observent enfin que Donald Trump se rapproche de Moscou tout en critiquant publiquement le président ukrainien, jusqu'à suggérer que Kiev aurait besoin d'un nouveau dirigeant.
ANGLE DOMINANT
Buenos Aires décrypte la suspension des sanctions comme un calcul électoral de Donald Trump, à trois semaines des législatives de mi-mandat, qui heurte aussi bien Kiev que le Congrès.
POINTS CLES
ANALYSE
Buenos Aires, 17 octobre 2026. Les trois quotidiens argentins du corpus, Clarín, La Nación et Ámbito, racontent la même scène : Donald Trump a signé vendredi 16 octobre un décret qui met en pause un vaste paquet de sanctions contre l'économie russe, en invoquant l'« intérêt national » devant le Congrès. Clarín, qui reprend une dépêche de l'agence AP, souligne que le président avait lui-même promulgué la loi le mois dernier et qu'il agit à peine deux jours avant la date limite fixée par le texte, qui porte le nom du sénateur Lindsey Graham, mort en juillet.
La Nación titre sur « un nouveau clin d'œil à Poutine qui enrage l'Ukraine » et rappelle le contenu du paquet : sanctions contre des responsables russes, des banques et une flotte clandestine de pétroliers. Ámbito ajoute la menace de droits de douane pouvant atteindre 100 % sur les importations des cinq principaux acheteurs de pétrole et de gaz russes, dont la Chine et l'Inde.
Le fil explicatif est avant tout électoral. Clarín note que les cotes de popularité de Trump sont proches de leurs plus bas, que les Américains lui imputent la hausse des prix liée à la guerre contre l'Iran, et que les républicains veulent conserver les deux chambres lors du scrutin du 3 novembre. La Nación relie le décret à l'accord, annoncé une semaine plus tôt, d'acheter du diesel russe pour faire baisser les prix de l'énergie, au risque de pénaliser l'Ukraine.
ANGLE DOMINANT
Canberra mesure la volte-face de Donald Trump à l'aune de sa fragilité politique intérieure : un président qui suspend la loi Graham qu'il a signée, à trois semaines des élections de mi-mandat.
POINTS CLES
ANALYSE
Canberra, 18 octobre 2026. Le Sydney Morning Herald et The Age, qui publient le même texte, ouvrent sur le geste : vendredi 16 octobre, Donald Trump a signé un décret qui met en pause un vaste paquet de sanctions visant l'économie russe, en disant au Congrès que cette pause relevait de « l'intérêt national ». Le président avait pourtant promulgué cette loi « le mois dernier », selon les deux titres. Baptisée du nom du sénateur de Caroline du Sud Lindsey Graham, mort en juillet, elle devait resserrer plus vite l'étau sur les ressources financières qui alimentent la guerre en Ukraine.
Le récit insiste sur le renversement. Après la mort de Graham, ses collègues du Congrès avaient répondu par un soutien bipartisan, et Trump avait apposé sa signature avant de « changer d'avis vendredi ». La Maison-Blanche n'a pas expliqué sur-le-champ en quoi la pause servait l'intérêt national ; la décision a été publiée tard dans la soirée sur son site, avec la mention qu'un rapport justificatif avait été remis au Congrès.
Les journaux inscrivent l'épisode dans une séquence. Une semaine plus tôt, Trump avait annoncé de façon spectaculaire que les États-Unis achèteraient du diesel russe pour tenter de faire baisser les prix mondiaux de l'énergie, au risque de pénaliser l'Ukraine. Il s'en prend en outre de plus en plus à Volodymyr Zelensky, qu'il accuse de ne pas conclure d'accord avec Vladimir Poutine.
ANGLE DOMINANT
Bruxelles mesure le camouflet infligé à l'Ukraine : la presse belge francophone retient un allié américain qui se détourne de Kiev et renvoie les Européens à la facture.
POINTS CLES
ANALYSE
Bruxelles, 18 octobre 2026. La Libre Belgique et La DH s'accordent sur les faits : vendredi soir, Donald Trump a signé un décret suspendant l'application d'un large paquet de sanctions contre la Russie, prévues par une loi récemment adoptée par le Congrès. Le texte, promulgué le 18 septembre, porte le nom du sénateur républicain Lindsey Graham, décédé en juillet, « farouche défenseur de l'Ukraine ». Le décret stipule : « J'exempte l'application de telles sanctions, restrictions et droits de douane prévus dans le Graham Act », au nom de « l'intérêt national des États-Unis ».
La Libre insiste sur la portée symbolique du geste. Le Graham Act constituait la première action majeure du Congrès contre Moscou depuis le retour de Donald Trump au pouvoir. Il visait le secteur énergétique russe, ciblait pour la première fois la flotte fantôme, ainsi que Vladimir Poutine et d'autres hauts responsables. Il permettait aussi des droits de douane jusqu'à 100 % sur les cinq principaux importateurs de gaz et de pétrole russes, dont la Chine et l'Inde. Le quotidien parle d'un « nouveau camouflet à l'Ukraine qui craint d'être lâchée par son allié américain ».
Le récit belge se range ensuite du côté de Kiev. Selon La Libre, Volodymyr Zelensky, « bousculé » par les récentes annonces favorables à Moscou, n'a pas caché se sentir « trahi » et s'est tourné vers ses alliés européens, auxquels il réclame 70 milliards de dollars supplémentaires pour faire face à l'invasion russe. La charge financière retombe ainsi sur l'Europe, angle qui parle directement au lectorat belge.
ANGLE DOMINANT
Brasília décrypte la suspension des sanctions comme un arbitrage de Trump entre prix du pétrole et élections de mi-mandat, avant d'y voir un coup porté à Kiev.
POINTS CLES
ANALYSE
Brasília, 18 octobre 2026. Pour la presse brésilienne, la décision de Donald Trump de suspendre les sanctions prévues par la loi Lindsey Graham tient d'abord à un calcul économique et électoral. Veja titre que le président américain renonce aux sanctions commerciales « pour empêcher la hausse du pétrole ». Le magazine rappelle que le texte, voté avec l'appui des républicains et des démocrates, donnait à Trump trente jours pour imposer 100 % de droits de douane sur les produits des cinq plus gros acheteurs de pétrole russe, dont la Chine et l'Inde, et jusqu'à 500 % sur les importations américaines en provenance de Russie.
Veja explique que, « avec une popularité en baisse à quinze jours des élections de mi-mandat », le président craint l'effet de ces mesures sur l'économie intérieure. Le magazine précise que le recul ne fait que suspendre l'application : le dispositif pourrait être réactivé plus tard. Il replace aussi la décision une semaine après l'accord américain d'achat de diesel russe, avec plus de 300 000 tonnes livrées immédiatement, puis 500 000 en novembre.
G1 s'attache à la procédure. Dans la nuit de vendredi 16 octobre, Trump a signé un décret invoquant l'« intérêt national », ce qui a provoqué des réactions hostiles de parlementaires américains. Selon le texte cité par le site, la suspension vaut jusqu'à ce que Trump ou ses principaux collaborateurs jugent que « de nouvelles mesures sont appropriées ». G1 relie la décision à la dégradation des relations entre Washington et Kiev, et rappelle que Trump a dit qu'il était « temps que l'Ukraine ait un nouveau président » après les critiques de Zelensky sur l'accord diesel.
ANGLE DOMINANT
Ottawa mesure le revirement de Donald Trump à l'aune de son affaiblissement politique : un président qui suspend la loi qu'il a signée un mois plus tôt, à trois semaines des élections de mi-mandat.
POINTS CLES
ANALYSE
Ottawa, 18 octobre 2026. Les grands médias canadiens traitent la suspension des sanctions contre la Russie comme un revirement présidentiel américain, largement à partir de dépêches de l'Associated Press reprises par CBC, Global News et le Globe and Mail.
Vendredi 16 octobre, Donald Trump a signé un décret qui met en pause un « vaste paquet de sanctions » visant l'économie russe, en informant le Congrès que cette pause relevait de l'intérêt national. CBC précise que la Maison-Blanche n'a pas expliqué immédiatement cette justification. Le texte, qui porte le nom du sénateur Lindsey Graham, mort en juillet, avait été promulgué par Trump lui-même le mois dernier ; la suspension intervient deux jours avant l'échéance fixée par la loi pour son application. Les médias rappellent que Graham, proche du président, revenait d'Ukraine à sa mort et que ses collègues avaient voté le texte à titre bipartisan en sa mémoire. Global News note que Trump a « changé d'avis » vendredi et que la décision a suscité la condamnation des démocrates du Congrès.
Le récit canadien situe aussitôt la décision dans le contexte intérieur américain. Les articles rappellent que Trump a annoncé une semaine plus tôt un achat de diesel russe pour faire baisser les prix de l'énergie, qu'un sondage AP-NORC du 1er octobre montre des Américains désapprouvant sa gestion de la guerre contre l'Iran et lui reprochant la hausse des prix, et que ses cotes de popularité sont proches de planchers historiques, alors que les républicains tentent de conserver les deux chambres lors du scrutin du 3 novembre.
ANGLE DOMINANT
Berne tranche sévèrement : la presse suisse y voit un tournant de Washington vers Moscou, qui laisse Kiev se sentir trahi et isolé à l'approche des élections de mi-mandat américaines.
POINTS CLES
ANALYSE
Berne, 18 octobre 2026. Pour la presse suisse, le décret signé vendredi par Donald Trump n'est pas un simple ajustement technique mais un changement de cap envers Moscou. Le Temps rapporte que le président américain « exempte l'application de telles sanctions, restrictions et droits de douane prévus dans le Graham Act », en invoquant « l'intérêt national des Etats-Unis ». Le quotidien romand souligne la portée symbolique du texte : première action majeure du Congrès contre Moscou depuis le retour de Donald Trump au pouvoir, promulgué mi-septembre par le républicain lui-même.
Le Temps détaille ce que la loi prévoyait : un arsenal visant le secteur énergétique russe, la flotte fantôme, le président Vladimir Poutine et d'autres hauts responsables, ainsi que la possibilité de droits de douane jusqu'à 100 % sur les cinq principaux importateurs de gaz et de pétrole russes, dont la Chine et l'Inde. La loi porte le nom du sénateur républicain Lindsey Graham, mort en juillet, que le journal décrit comme un farouche défenseur de l'Ukraine.
Côté ukrainien, le quotidien note que Volodymyr Zelensky « n'a pas caché se sentir trahi » et s'est tourné vers les Européens, leur réclamant 70 milliards de dollars supplémentaires pour faire face à l'invasion. Le journal évoque aussi des pénuries de missiles intercepteurs.
La télévision alémanique SRF insiste sur l'absence de justification : Donald Trump n'a dit que « zu diesem Zeitpunkt im nationalen Interesse der USA », sans expliquer ni cet intérêt ni le moment choisi. SRF inscrit le décret dans une série de gestes en une semaine : l'accord sur le diesel russe, la limitation de l'usage ukrainien de Starlink, le démenti public d'un soutien russe à l'Iran. Selon le média, le décret évite aussi d'exercer une nouvelle pression sur la Chine et l'Inde, gros acheteurs de pétrole russe.
ANGLE DOMINANT
Berlin déchiffre dans ce décret un nouveau pas de Washington vers Moscou, au détriment de Kiev, à l'approche de l'hiver.
POINTS CLES
ANALYSE
Berlin, 17 octobre 2026. La presse allemande rend compte du décret publié vendredi (heure locale) par Donald Trump, qui met « sur la glace » les droits de douane et sanctions prévus par la loi promulguée à la mi-septembre. Selon le Handelsblatt, le texte permet au président de suspendre ces mesures en informant le Congrès ; la suspension durera jusqu'à ce que Trump ou de hauts responsables jugent d'autres étapes appropriées. La FAZ relève que Trump a agi peu avant la fin du délai de 30 jours fixé par le Congrès, qui voulait accroître la pression sur le Kremlin.
La Tagesschau insiste sur la justification : la mesure serait « à l'heure actuelle dans l'intérêt national » des États-Unis, mais la Maison-Blanche n'a pas précisé en quoi. Moscou se réjouit : Kirill Dmitriev, émissaire économique de Vladimir Poutine, parle d'un « moment important et véritablement historique ». Il est aussi, rappelle la chaîne, le négociateur du Kremlin face à Steve Witkoff et Jared Kushner.
L'angle dominant est celui d'un rapprochement. Sous le titre « Comment Trump se rapproche encore de Poutine », la Tagesschau évoque l'accord sur le diesel russe conclu quelques jours plus tôt, un soutien à l'Ukraine toujours réservé, et écrit : « Trump a changé de camp. » Elle cite aussi Trump reprochant à Zelensky de frapper des raffineries et de faire monter le prix du pétrole, et note que les démocrates et quelques républicains défendent Kiev, tandis que des figures du mouvement MAGA sont pro-russes.
ANGLE DOMINANT
Madrid décrypte la suspension comme un calcul de politique intérieure : à trois semaines des législatives, Donald Trump vide de sa substance une loi du Congrès qu'il avait lui-même promulguée, après le pacte du diesel avec Poutine.
POINTS CLES
ANALYSE
Madrid, 17 octobre 2026. Pour la presse espagnole, l'épisode se lit d'abord comme un geste de politique intérieure américaine. ElDiario.es titre que Donald Trump suspend les sanctions contre la Russie « à trois semaines des législatives et après le pacte du diesel avec Poutine ».
Selon le quotidien, le Congrès avait adopté le 18 septembre le paquet baptisé Lindsey Graham, du nom du parlementaire récemment décédé, à une ample majorité bipartisane à la Chambre et au Sénat. « En moins d'un mois, Donald Trump l'a laissé en papier mouillé », écrit ElDiario.es. Vendredi, le président a signé un décret et communiqué au Congrès une certification selon laquelle l'exemption « redonde en faveur des intérêts nationaux des États-Unis ».
Le journal insiste sur le contexte pétrolier : la semaine précédente, Trump a annoncé sur Truth Social un accord avec Vladimir Poutine pour la livraison de plus de 300 000 tonnes de gazole, puis 500 000 tonnes en novembre et un million « immédiatement après », avec l'espoir de faire baisser les prix à la pompe américains. L'administration, relève-t-il, était restée presque silencieuse depuis le vote, alors que les législateurs avaient été pressés d'agir par Volodymyr Zelensky.
HuffPost España, citant Reuters, met l'accent sur la réaction de Moscou. Kirill Dmitriev, émissaire économique de Vladimir Poutine, juge la décision « historique » et affirme qu'elle peut préserver la coopération économique russo-américaine. Moscou y voit une ouverture dans l'énergie, la technologie et les infrastructures ; Dmitriev avait évoqué la veille des projets communs, dont des centres de données alimentés à l'énergie nucléaire.
ANGLE DOMINANT
Paris décrypte la suspension de la loi Graham comme un nouveau pas du rapprochement entre Washington et Moscou, qui laisse Kiev se sentir « trahi » au moment où l'Europe est sollicitée pour 70 milliards.
POINTS CLES
ANALYSE
Paris, 18 octobre 2026. Pour la presse française, le décret publié vendredi 16 octobre au soir par la Maison-Blanche est d'abord un geste de rapprochement avec Moscou. Donald Trump y écrit : « J'exempte l'application de telles sanctions, restrictions et droits de douane prévus dans le Graham Act », en invoquant « l'intérêt national des États-Unis ». BFMTV et HuffPost parlent d'un « nouveau camouflet » pour l'Ukraine, que Le Monde rappelle être la première action majeure du Congrès contre Moscou depuis le retour du président américain.
Le texte, promulgué à la mi-septembre, devait entrer en vigueur ce week-end. Il autorisait des droits de douane pouvant atteindre 100 % sur les cinq principaux acheteurs de pétrole et de gaz russes, dont la Chine et l'Inde, et visait pour la première fois la flotte fantôme, selon BFMTV, Sud Ouest et L'Express. Selon L'Express, la suspension durera tant que le président ou de hauts responsables n'estiment pas qu'une « action supplémentaire est appropriée ».
La Tribune propose une lecture électorale : à quelques semaines des élections de mi-mandat, avec un gazole au-dessus de 6 dollars le gallon dans certains États, la Maison-Blanche espérerait qu'un afflux de carburant russe fasse refluer les prix. RFI rappelle l'accord sur le diesel russe, qui prévoit près de deux millions de tonnes fournies dans un premier temps.
ANGLE DOMINANT
Budapest décortique la suspension des sanctions sous l'angle des prix de l'énergie et des législatives de mi-mandat américaines, en relayant la colère de Kiev sans en faire le centre du récit.
POINTS CLES
ANALYSE
Budapest, 18 octobre 2026. Les médias hongrois traitent la décision de Donald Trump comme une affaire d'énergie et de calendrier électoral autant que de guerre. Telex, reprenant l'agence AP, écrit que le président américain a suspendu par décret, deux jours avant l'échéance, le vaste paquet de sanctions contre la Russie qu'il avait lui-même signé un mois plus tôt. Dans sa communication au Congrès, Trump n'avance qu'une justification : la mesure sert l'intérêt des États-Unis. Telex note que la Maison-Blanche n'a pas fourni d'explication détaillée.
Le texte, qui porte le nom du sénateur républicain Lindsey Graham, mort en juillet, visait l'énergie, l'industrie de défense et la « flotte fantôme » russes. Index et 444, qui reprennent la dépêche de l'agence MTI, précisent qu'il autorisait des droits de douane allant jusqu'à 100 % sur les importations en provenance des cinq plus gros acheteurs de pétrole et de gaz russes, ainsi que des cinq pays qui aident le plus à contourner les sanctions. Le texte devait entrer en vigueur le 18 octobre. Selon le décret, la dérogation reste valable tant que Trump ou ses hauts responsables ne jugent pas que « d'autres mesures sont nécessaires ».
ANGLE DOMINANT
Bucarest dénonce une nouvelle concession de Washington à Moscou : la presse roumaine retient le Kremlin qui salue un moment « historique » pendant que la relation avec Kiev se dégrade.
POINTS CLES
ANALYSE
Bucarest, 17 octobre 2026. La presse roumaine présente la décision de Donald Trump comme une nouvelle concession faite à Moscou. G4Media titre sur « o nouă concesie pentru Putin » : vendredi, le président américain a signé un décret suspendant le nouveau paquet de sanctions contre des responsables russes, des banques et la « flotte fantôme » de pétroliers, deux jours avant l'entrée en vigueur de la loi.
Digi24 souligne le paradoxe : Trump avait lui-même promulgué le texte le mois dernier, puis « s'est ravisé vendredi ». Mediafax précise que la loi Lindsey Graham, promulguée le 18 septembre, devait s'appliquer dès dimanche 18 octobre. Trump invoque la section 115, qui autorise la suspension si l'administration certifie que l'intérêt national des États-Unis l'exige. La certification a été envoyée au Congrès, mais l'ordre n'en explique pas publiquement les motifs. Le texte avait passé le Sénat par 86 voix contre 11 et la Chambre par 262 contre 159.
Les médias détaillent ce qui est suspendu : une surtaxe de 500 % sur les biens importés de Russie, des droits de 100 % sur les cinq plus gros acheteurs de pétrole et de gaz russes, et sur les cinq pays aidant Moscou à contourner les sanctions. Mediafax note que de grands clients, dont probablement la Chine et l'Inde, échappent pour l'instant à ces pénalités, tandis que les sanctions déjà imposées par d'autres décrets restent en vigueur.
ANGLE DOMINANT
New Delhi mesure ce que la suspension change pour ses raffineries : un répit tarifaire jugé réversible, qui laisse intacts ses achats de brut russe.
POINTS CLES
ANALYSE
New Delhi, 17 octobre 2026. La presse indienne traite la suspension des sanctions par Donald Trump comme un dossier d'abord énergétique et commercial. Selon The Hindu Business Line, le président américain a signé vendredi un décret levant « sanctions, restrictions et droits » prévus par la loi Lindsey O. Graham sur la Russie et l'Iran, un jour avant l'expiration du délai de 30 jours, la loi ayant été promulguée le 18 septembre. Le texte autorisait des droits de douane allant jusqu'à 100 % sur les produits des cinq premiers importateurs de brut et de gaz russes, ainsi que des sanctions contre la flotte fantôme de pétroliers.
Swarajya précise que le décret met d'abord en oeuvre ces mesures puis les suspend aussitôt, via sa section 4, et que Trump a invoqué l'intérêt national des États-Unis devant le Congrès. Le journal relève que la décision tombe alors que le secrétaire d'État Marco Rubio est attendu en Inde, avec des entretiens prévus à Mumbai le 20 octobre, et environ une semaine après l'annonce d'un achat américain de diesel russe.
Les chiffres dominent la couverture. L'Inde est le premier acheteur de brut russe transporté par mer, avec 1,8 million de barils par jour en moyenne cette année, devant la Chine (1,2 million). En septembre, elle en a pris environ 1,82 million, contre 1,49 million pour la Chine ; Kpler anticipe 1,8 à 1,9 million en octobre, très en dessous des pics de juin (2,6 millions) et de juillet (2,57 millions). Avant février 2022, le pétrole russe pesait 2 % ou moins des importations indiennes ; il a atteint 40 à 50 % à certains moments, porté par des rabais. Les analystes jugent que les raffineurs continueront d'acheter.
ANGLE DOMINANT
Rome décrypte la suspension des sanctions de la loi Graham comme un arbitrage de Donald Trump sur le prix du diesel avant les élections de mi-mandat du 3 novembre.
POINTS CLES
ANALYSE
Rome, 17 octobre 2026. L'agence ANSA, reprise par le fil en direct de La Repubblica sur la guerre en Ukraine, rapporte que le président Donald Trump a signé un décret exécutif suspendant d'importantes sanctions et droits de douane visant les exportations russes, prévus par le « Lindsey Graham Act », « quelques jours avant son entrée en vigueur ».
La lecture italienne est d'abord économique et électorale. Selon ANSA, l'application de ces mesures « aurait compliqué ses efforts pour réduire les prix du diesel en vue des élections de mi-mandat du 3 novembre ». Le texte suspendu est la loi que Trump avait lui-même promulguée le mois précédent, en recourant à une clause de dérogation qu'elle prévoit.
ANSA détaille le mécanisme : les dérogations sont justifiées par l'intérêt national, exemptent de droits de douane les marchandises russes et suspendent les sanctions contre des individus et des entités, tandis que les sanctions préexistantes restent en vigueur. Le décret, intitulé « Mise en œuvre du Lindsey O. Graham Sanctioning Russia and Iran Act of 2026 », s'appuie sur la section 115 de la loi, qui autorise le président à suspendre ces mesures moyennant une certification transmise au Congrès, accompagnée d'un rapport explicatif. Trump y déclare que la dérogation est, « en ce moment », dans l'intérêt national des États-Unis.
ANGLE DOMINANT
Mexico décrypte la suspension des sanctions contre la Russie comme une manœuvre de prix : Donald Trump cherche à faire baisser le diesel avant les élections de mi-mandat.
POINTS CLES
ANALYSE
Mexico, 17 octobre 2026. La presse mexicaine traite la suspension des sanctions contre la Russie d'abord comme une affaire de prix de l'énergie. El Financiero titre que « Trump a urgence à faire baisser le diesel » : le président a exempté de droits de douane massifs les exportations énergétiques russes, prévus par une loi qu'il avait signée le mois dernier, parce que ces mesures compliquaient son initiative pour réduire les prix du diesel avant les élections de mi-mandat. Le quotidien rappelle que les prix du carburant restent à des sommets historiques à quelques semaines du scrutin du 3 novembre.
Le journal cite la formule de l'ordre exécutif publié vendredi soir : « J'exempte de l'application des sanctions, restrictions et obligations prévues par la loi Graham », avec une certification adressée au Congrès selon laquelle l'exemption « redonde dans l'intérêt national » des États-Unis. El Financiero précise que la directive impose formellement les droits de douane mais en suspend l'application, de sorte que Trump pourrait les activer plus tard.
Le quotidien détaille ce que la loi prévoyait : trente jours pour imposer des droits de 100 % sur tous les produits des cinq principaux acheteurs de brut russe, des sanctions contre de nombreuses entités russes et des droits de 500 % sur les importations américaines de produits énergétiques russes. Le délai expirait le 18 octobre. Ces dispositions entraient en conflit avec le plan, annoncé la semaine précédente, de collaborer avec Vladimir Poutine pour libérer des réserves de diesel sur les marchés mondiaux.
ANGLE DOMINANT
Kuala Lumpur décrypte la suspension des sanctions comme une fracture entre Washington et Kiev, tandis que l'Europe resserre les rangs derrière Volodymyr Zelensky.
POINTS CLES
ANALYSE
Kuala Lumpur, 17 octobre 2026. Pour Malay Mail, Donald Trump a signé vendredi 16 octobre un décret qui lève de vastes sanctions et droits de douane visant les revenus énergétiques de la Russie, ce qui marque « un nouveau creux » dans les relations de Washington avec l'Ukraine en guerre. Le quotidien rappelle que la loi Lindsey Graham, promulguée par le président le mois dernier, l'autorisait à imposer jusqu'à 100 % de droits sur les gros acheteurs de pétrole et de gaz russes. Elle visait aussi les secteurs énergétique et de la défense, Vladimir Poutine et d'autres dirigeants, ainsi que la « flotte fantôme » de pétroliers.
La presse malaisienne relie cette décision à l'accord conclu entre M. Trump et M. Poutine : Moscou verserait d'importantes quantités de diesel sur les marchés mondiaux en échange d'un assouplissement des sanctions. Malay Mail ajoute que la guerre américaine en Iran a provoqué de graves pénuries de pétrole et des hausses de prix, ce qui crée de forts vents contraires pour le Parti républicain avant les élections de mi-mandat du mois prochain.
Samedi 17 octobre, selon The Sun, M. Zelensky a déclaré craindre que Washington ne lève d'autres sanctions et que le geste de M. Trump ne « récompense » M. Poutine. « Malheureusement, la levée des sanctions va continuer. Je crois que le "diesel deal" n'est qu'une première étape », a-t-il dit aux journalistes. Il espère toujours, « personnellement », que M. Trump fera « tout ce qui est en son pouvoir » pour pousser Moscou à mettre fin à la guerre, mais estime qu'on n'y parvient pas en limitant les réponses ukrainiennes.
ANGLE DOMINANT
Abuja décrypte la suspension des sanctions à travers le prix de l'énergie : la presse nigériane relie le décret de Donald Trump au diesel russe et aux élections de mi-mandat, tout en relayant l'alarme de Kiev.
POINTS CLES
ANALYSE
Abuja, 17 octobre 2026. Les médias nigérians traitent la suspension des sanctions russes sous deux angles complémentaires : les raisons économiques de Washington et la réaction de Kiev.
Selon Nigerian Eye, Donald Trump a signé vendredi 16 octobre un décret qui écarte plusieurs dispositions des sanctions, restrictions commerciales et droits de douane imposés par le Congrès. Il invoque « l'intérêt national des États-Unis ». La dérogation intervient « à peine un mois » après la promulgation de la loi, et quelques jours avant son entrée en vigueur. Le texte prévoyait des droits de douane pouvant atteindre 100 % sur les marchandises importées des cinq plus gros acheteurs de pétrole ou de gaz russes, dont les achats financent l'effort de guerre du Kremlin. Trump a transmis au Congrès une certification et un rapport justificatif. La dérogation reste en vigueur jusqu'à ce que lui-même ou le secrétaire d'État juge une nouvelle action appropriée, et ne touche pas aux sanctions issues de décrets antérieurs.
Le site consacre une section entière aux motifs. La mesure suit l'annonce d'un approvisionnement en diesel russe destiné à faire baisser les prix mondiaux de l'énergie, accord critiqué par 12 sénateurs américains, dont six républicains, qui demandent à Trump de le retirer. Trump attribue la hausse des prix aux attaques ukrainiennes contre les raffineries russes. À l'approche des élections de mi-mandat, des carburants plus chers pourraient peser sur des républicains qui ne détiennent que des majorités étroites dans les deux chambres. Le texte note que Trump n'a pas explicitement lié la dérogation à l'accord sur le diesel, mais que la décision donne à son administration davantage de latitude sur le commerce énergétique russe. Il signale aussi que Trump « semble en désaccord » avec Volodymyr Zelensky.
ANGLE DOMINANT
Islamabad mesure dans la suspension des sanctions un gain diplomatique pour Moscou et une fracture ouverte entre Washington et Kiev, relayés par des dépêches d'agence et des médias nationaux.
POINTS CLES
ANALYSE
Islamabad, 17 octobre 2026. La presse pakistanaise relaie la décision de Donald Trump de suspendre les sanctions contre la Russie en la plaçant d'abord sur le terrain des relations entre grandes puissances. Selon une dépêche de l'AFP reprise par ARY News, le président américain a signé vendredi un décret écartant des sanctions et des droits de douane visant les revenus énergétiques russes, deux jours avant leur entrée en vigueur. ARY y voit « un gain diplomatique majeur pour la Russie » et note que le différend avec Volodymyr Zelensky alimente les spéculations selon lesquelles Washington se rapprocherait de Moscou, près de cinq ans après le début de l'offensive.
La réaction russe occupe une place centrale. Samedi, Kirill Dmitriev, émissaire de Vladimir Poutine, a qualifié sur les réseaux sociaux la suspension de la loi Graham de « moment important et véritablement historique ». Il a ajouté que le texte aurait causé « de sérieux dommages d'abord à l'économie américaine et aux marchés mondiaux ». La dépêche précise que le Kremlin et Vladimir Poutine, apparu vendredi en uniforme militaire et affirmant vouloir prendre le reste de l'est de l'Ukraine, n'avaient pas encore réagi.
Daily Times insiste de son côté sur la justification avancée par Washington. Donald Trump aurait agi après un accord avec Vladimir Poutine pour remettre du diesel russe sur les marchés mondiaux, afin d'atténuer les pénuries de carburant et la hausse des prix du pétrole avant les élections de mi-mandat. Le texte, qui autorisait de lourds droits de douane contre les principaux acheteurs de pétrole et de gaz russes et la flotte fantôme, est ainsi présenté comme sacrifié à des contraintes intérieures américaines.
ANGLE DOMINANT
Lisbonne tranche sur l'axe transatlantique : la presse portugaise cadre la suspension des sanctions comme un écart de Washington face à Bruxelles et Kiev, qui disent maintenir la pression sur Moscou.
POINTS CLES
ANALYSE
Lisbonne, 17 octobre 2026. La presse portugaise raconte la suspension des sanctions contre la Russie en trois temps : la décision de Washington, la réponse de Bruxelles, puis la réaction de Kiev.
Le journal d'information de l'Observador, à 4 h, présente un Donald Trump qui « dá um passo atrás na pressão económica sobre a Rússia ». Par ordre exécutif, le président américain invoque l'intérêt national et reporte l'application des sanctions prévues par la loi Graham, votée par le Congrès avec l'appui des républicains et des démocrates et promulguée par lui-même il y a environ un mois. Le texte prévoyait des droits de douane allant jusqu'à 100 % sur les produits des principaux acheteurs de pétrole et de gaz russes, afin de limiter les recettes qui financent la guerre. L'Observador relie la mesure à l'accord annoncé une semaine plus tôt avec Vladimir Poutine sur l'achat de gazole russe, présenté comme un moyen de faire baisser les prix de l'énergie aux États-Unis.
SAPO Notícias met en avant la réponse européenne. Ce samedi 17 octobre, la Commission européenne affirme que les sanctions « exercent une pression sur l'économie russe » et qu'il faut « faire plus », par la voix de son porte-parole Thomas Reigner. Bruxelles prépare un 22e paquet de mesures restrictives, rappelle une aide totale de 230 milliards d'euros à l'Ukraine, et Ursula von der Leyen répète que les sanctions ne seront pas levées tant que la guerre durera. Les dirigeants européens regrettent la suspension, que le texte qualifie de temporaire.
ANGLE DOMINANT
Doha décrypte la suspension des sanctions comme un arbitrage énergétique : selon Al Jazeera, c'est la Russie qui en tire le plus grand profit, tandis que l'Europe, elle, continue d'acheter du gaz russe.
POINTS CLES
ANALYSE
Doha, 18 octobre 2026. Al Jazeera et Gulf Times rapportent que Donald Trump a signé vendredi un décret suspendant les sanctions contre la Russie prévues par la loi Lindsey Graham, quelques jours avant leur entrée en vigueur, dimanche. Le président invoque l'« intérêt national » et ne précise pas quand les restrictions pourraient être introduites : elles restent suspendues jusqu'à ce que lui-même ou de hauts responsables jugent une nouvelle action appropriée.
La chaîne qatarie place l'énergie au centre du récit. Elle rappelle que la loi, adoptée à de larges majorités des deux chambres, prévoyait des sanctions contre des responsables, des banques et une « flotte fantôme » de pétroliers, ainsi que des droits de douane pouvant atteindre 100 % sur les cinq principaux acheteurs de pétrole ou de gaz russes, dont la Chine et l'Inde. Elle relie la décision à l'accord sur le diesel russe annoncé une semaine plus tôt, destiné à faire baisser des prix de l'énergie qui ont bondi pendant la guerre américano-israélienne contre l'Iran. Le Trésor américain a levé les sanctions sur les ventes de diesel russe jusqu'en avril 2027. Pour les analystes cités par Al Jazeera, la Russie est la principale bénéficiaire de cette dérogation.
Le texte pointe aussi l'argument de Washington : Donald Trump accuse les Européens d'« hypocrisie », les chiffres montrant que les pays de l'Union européenne continuent d'importer du gaz russe, d'où la question posée dès le titre sur les achats de Bruxelles.
ANGLE DOMINANT
Moscou salue dans la suspension des sanctions Graham un moment « historique », où le dialogue économique remplace la confrontation avec Washington.
POINTS CLES
ANALYSE
Moscou, 17 octobre 2026. La presse russe accueille le décret signé vendredi par Donald Trump comme un tournant. Kirill Dmitriev, émissaire présidentiel pour l'investissement et la coopération économique, y voit sur Telegram « un moment important et véritablement historique » : « Au lieu de sanctions et de confrontation, nous avons le dialogue, une coopération mutuellement avantageuse et une responsabilité partagée pour la stabilité mondiale. » TASS relaie ses propos et souligne que la loi aurait pu, selon lui, interrompre toute coopération économique russo-américaine et nuire gravement à l'économie américaine et aux marchés mondiaux.
TASS détaille le dispositif juridique : signée le 18 septembre, la loi prévoyait des sanctions contre la direction politique et militaire russe, des entreprises d'État et des banques, des droits de douane de 500 % sur les produits russes et de 100 % sur les principaux acheteurs d'énergie russe. Le décret invoque l'« intérêt national » des États-Unis et, précise l'agence, ne fixe aucune limite de temps : les dérogations restent en vigueur jusqu'à ce que le président ou le secrétaire d'État jugent « qu'une action supplémentaire est appropriée ». Les autres restrictions américaines existantes ne sont pas touchées.
Sputnik donne la parole à Mohammed Saqib, secrétaire général du Conseil économique et culturel Inde-Chine, pour qui la dérogation affaiblit la crédibilité des « sanctions secondaires par les droits de douane » visant la Chine, l'Inde et la Turquie. Il y lit la priorité donnée aux préoccupations énergétiques intérieures américaines et la protection de l'accord sur le diesel russe. Dmitriev attribue par ailleurs l'origine du conflit en Ukraine à la corruption de l'administration Biden.
ANGLE DOMINANT
Singapour mesure la suspension des sanctions à l'aune du pétrole, du diesel et des élections de mi-mandat américaines, bien avant sa portée sur le champ de bataille ukrainien.
POINTS CLES
ANALYSE
Singapour, 17 octobre 2026. Channel News Asia et le Straits Times racontent la même séquence : vendredi 16 octobre, Donald Trump a signé un décret qui suspend l'essentiel des sanctions et droits de douane prévus par la loi Graham, avant leur entrée en vigueur la semaine suivante. Le texte, promulgué par le président en septembre, visait les secteurs russe de l'énergie et de la défense, Vladimir Poutine et d'autres dirigeants, ainsi que la « flotte fantôme » de pétroliers servant à contourner les sanctions occidentales. Il prévoyait des droits pouvant atteindre 100 % sur les cinq plus gros importateurs de pétrole ou de gaz russes.
Le Straits Times reprend la justification de la Maison-Blanche : la suspension serait dans « l'intérêt national des États-Unis ». Le quotidien relève surtout le contexte énergétique. À quelques semaines des élections de mi-mandat, où les républicains défendent une majorité étroite dans les deux chambres, les nouvelles mesures « auraient pu faire grimper davantage les prix du pétrole », alors que les Américains subissent déjà des coûts accrus, largement attribués à la guerre américano-israélienne contre l'Iran. Il note aussi que des pays comme l'Inde avaient exprimé leurs inquiétudes sur le texte.
Channel News Asia ancre le récit dans un marché sous tension. Selon l'agence, la décision fait suite à un accord entre Trump et Poutine : un assouplissement des sanctions en échange de volumes importants de diesel russe remis sur les marchés mondiaux. Elle évoque des pénuries de pétrole et des hausses de prix nées de la guerre en Iran, qui créent des vents contraires pour le Parti républicain.
ANGLE DOMINANT
Kiev interprète la suspension de la loi Graham comme un feu vert implicite aux frappes russes contre son réseau électrique à l'approche de l'hiver, et une récompense financière pour Vladimir Poutine.
POINTS CLES
ANALYSE
Kiev, 17 octobre 2026. Vendredi 16 octobre, Donald Trump a signé un décret suspendant l'essentiel des sanctions et droits de douane prévus par la loi Lindsey Graham, qu'il avait lui-même promulguée le 18 septembre. Selon Kyiv Post, les mesures devaient entrer en vigueur dimanche 18 octobre : droits de 100 % visant les cinq premiers acheteurs de pétrole et de gaz russes, surtaxes de 500 % sur les importations énergétiques russes. Le président invoque l'« intérêt national » et a transmis au Congrès une certification en ce sens.
Ukrainska Pravda précise que le décret établit formellement les droits tout en suspendant leur application : Trump pourrait donc les activer plus tard. Citant Bloomberg, elle relie le geste au souhait de faire baisser les prix du diesel avant les élections de mi-mandat et à l'accord sur le diesel russe annoncé la semaine précédente. Ukrinform rappelle que la section 115 de la loi autorise cette dérogation, mais pas la levée de sanctions déjà annoncées, et anticipe une nouvelle vague de critiques au Congrès, y compris chez des républicains.
La lecture ukrainienne est d'abord sécuritaire. Volodymyr Zelensky parle d'un « sanctions blackout » au lendemain de l'une des plus grosses attaques russes contre le secteur énergétique : plus de 15 installations de production et de transport d'électricité visées. Il affirme que la Russie cherche à plonger l'Ukraine dans le noir juste avant l'hiver, en privant des millions de personnes d'électricité et de chauffage, et que l'allègement de la pression « ne fait que l'encourager » à continuer d'attaquer.
ANGLE DOMINANT
Londres relève la contradiction d'un président qui gèle la loi qu'il a lui-même promulguée, et mesure la fronde bipartisane du Congrès à l'approche des élections de mi-mandat.
POINTS CLES
ANALYSE
Londres, 18 octobre 2026. Pour la BBC, Donald Trump a utilisé son autorité présidentielle pour bloquer « de nombreuses sanctions » contre la Russie récemment votées par le Congrès. Dans un décret signé vendredi 16 octobre au soir, il invoque l'« intérêt national » des États-Unis. La loi, signée en septembre, devait entrer en vigueur dimanche 18 octobre. The Independent souligne que le président l'avait lui-même approuvée le mois dernier et qu'il la bloque deux jours avant l'échéance fixée par le texte.
La BBC détaille ce que la loi prévoyait : des droits de douane pouvant atteindre 100 % sur les cinq principaux acheteurs de pétrole et de gaz russes, « surtout la Chine et l'Inde », des sanctions visant Vladimir Poutine, des dirigeants russes, des banques et la « flotte fantôme » de pétroliers. Elle porte le nom du sénateur républicain Lindsey Graham, décédé le 11 juillet et présenté comme l'un des plus fermes défenseurs de l'Ukraine à Washington.
Le quotidien rattache la décision à l'annonce, une semaine plus tôt, d'un achat de diesel russe destiné à faire baisser les prix de l'énergie avant les élections de mi-mandat de novembre. Selon la BBC, ce plan a « choqué les parlementaires » et provoqué une réaction bipartisane. Jeudi, vingt élus des deux partis avaient écrit à Trump pour réclamer une application « pleine et fidèle » du texte, censé forcer Poutine à prendre les pourparlers de paix au sérieux. The Independent rappelle aussi que Trump a refusé de dire que Poutine avait déclenché la guerre : « Je ne me soucie que d'une chose : je veux que cette guerre se termine. »
ANGLE DOMINANT
Washington tranche sur un conflit de pouvoirs : la suspension d'une loi que Trump a lui-même promulguée dresse des élus des deux partis contre la Maison-Blanche, à l'approche des élections de mi-mandat.
POINTS CLES
ANALYSE
Washington, 17 octobre 2026. Vendredi 16 octobre au soir, Donald Trump a signé un décret qui suspend l'essentiel de la loi Lindsey O. Graham sur les sanctions contre la Russie et l'Iran, que le Congrès avait votée et que lui-même avait promulguée en septembre. Le texte devait s'appliquer dimanche 18 octobre. Selon CNBC, il prévoyait des droits de douane jusqu'à 500 % sur les produits russes et jusqu'à 100 % sur les pays figurant parmi les cinq premiers acheteurs de pétrole ou de gaz russes, dont la Chine et l'Inde. Le décret invoque « l'intérêt national » : Trump écrit avoir transmis au Congrès une certification en ce sens. Les sanctions antérieures restent en place.
La presse américaine place d'abord l'affaire sur le terrain du Congrès. Le texte avait recueilli 86 voix contre 11 au Sénat, rappelle The Hill. Le sénateur républicain Thom Tillis juge la décision « beyond irresponsible » et demande ce que le président ne comprend pas dans l'application d'une loi. Son collègue John Cornyn affirme que « Lindsey would be appalled », et le représentant Don Bacon écrit que « the President is prolonging the war, not ending it ». Côté démocrate, Don Beyer dénonce une « reddition » devant Poutine. Axios souligne que ces critiques bipartites surviennent à quelques semaines des élections de mi-mandat et obligent les candidats républicains à défendre la relation du président avec Moscou.
ANGLE DOMINANT
Pretoria retient surtout le coût énergétique et commercial : la levée des droits de douane de 100 % sur les acheteurs de pétrole russe est présentée à la lumière des prix du brut et des élections américaines de mi-mandat.
POINTS CLES
ANALYSE
Pretoria, 18 octobre 2026. La presse sud-africaine rend compte de la décision de Donald Trump à travers une même dépêche d'agence, reprise telle quelle par TimesLIVE, Business Day et SABC News. Le président américain a levé l'essentiel des sanctions et droits de douane russes avant leur entrée en vigueur, par un décret rendu public par la Maison-Blanche vendredi 16 octobre. Il y invoque l'intérêt national des États-Unis.
Le récit s'ouvre sur le contenu de la loi. Signé à la mi-septembre, le texte porte le nom du sénateur républicain Lindsey Graham, décrit comme « late », donc défunt, et son principal promoteur au Congrès. Il prévoyait des droits de douane pouvant atteindre 100 % sur tous les produits importés aux États-Unis en provenance des cinq plus gros importateurs de pétrole ou de gaz russes. Il visait aussi tout pays ayant acheté sciemment ces hydrocarbures trente jours après la promulgation, ou figurant parmi les cinq premiers aidant Moscou à contourner les sanctions. Les articles citent la Chine et l'Inde parmi les principaux acheteurs de pétrole russe.
Le texte replace la mesure dans le calendrier politique américain. À quelques semaines des élections de mi-mandat, où les républicains défendent une majorité étroite dans les deux chambres, ces nouvelles mesures auraient pu faire grimper davantage les prix du pétrole. Les Américains subissent déjà des coûts accrus, que les analystes attribuent en grande partie à la guerre américano-israélienne contre l'Iran.
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Les couvertures des 17 et 18 octobre détaillent ce que les cartes ne disent pas : la base juridique de la dérogation, la réaction du Congrès, le calendrier du diesel russe et les positions de Kiev, de Moscou, de Bruxelles et de New Delhi.
Les sanctions de la loi Graham sont suspendues par décret ; celles déjà en vigueur restent applicables et la loi reste en vigueur.
L'ANSA précise la base juridique. Le décret, intitulé « Mise en œuvre du Lindsey O. Graham Sanctioning Russia and Iran Act of 2026 », s'appuie sur la section 115 de la loi. Cette clause autorise le président à suspendre les mesures moyennant une certification transmise au Congrès, accompagnée d'un rapport explicatif. Ukrinform ajoute que la section 115 permet cette dérogation, mais pas la levée de sanctions déjà annoncées.
« J'exempte l'application de telles sanctions, restrictions et droits de douane prévus dans le Graham Act »
Selon CNBC, le texte prévoyait aussi des droits de douane jusqu'à 500 % sur les produits russes. La BBC écrit qu'il porte le nom du sénateur républicain Lindsey Graham, décédé le 11 juillet. Le Monde, cité dans la perspective française, le décrit comme la première action majeure du Congrès contre Moscou depuis le retour de Donald Trump.
Sur la durée, TASS indique que le décret ne fixe aucune limite de temps. La presse mexicaine (El Siglo de Torreón) écrit que la dérogation vaut jusqu'à une décision de Trump ou du secrétaire d'État, en consultation avec le Trésor. Ukrainska Pravda relève que le décret établit formellement les droits tout en suspendant leur application.
Sur les motifs, la Tagesschau écrit que la Maison-Blanche n'a pas précisé en quoi la mesure sert l'intérêt national, et SRF titre sur une suspension décidée sans justification. L'ANSA indique de son côté que plusieurs agences américaines surveilleront les achats de pétrole russe et les contournements, et que le président garde la faculté de révoquer les dérogations.
La presse américaine rapporte aussi la réaction de Don Beyer, démocrate, qui dénonce une « reddition » devant Vladimir Poutine. Estadão cite le sénateur Richard Blumenthal, pour qui la décision favorise le président russe. RT mentionne un projet de loi du représentant Gregory Meeks visant à bloquer l'accord sur le diesel.
« The President is prolonging the war, not ending it »
La BBC écrit que, jeudi 15 octobre, vingt élus des deux partis avaient écrit à Trump pour réclamer une application « pleine et fidèle » du texte. Nigerian Eye indique que douze sénateurs, dont six républicains, demandent à Trump de renoncer à l'accord sur le diesel russe.
Axios écrit que ces critiques placent les candidats républicains en fin de campagne devant la nécessité de défendre la relation du président avec Moscou. Clarín rappelle que les cotes de popularité de Trump sont proches de leurs plus bas. Le Sydney Morning Herald et CBC citent un sondage AP-NORC du 1er octobre : les Américains y désapprouvent sa gestion de la guerre contre l'Iran et lui imputent la hausse des prix.
Dans ce corpus de 26 pays, 18 presses expliquent le décret par les prix des carburants et les élections de mi-mandat. Ce décompte mesure ce que les rédactions ont retenu pour couvrir l'événement. Il ne dit rien de l'opinion de leurs lecteurs, ni de l'exactitude de cette explication.
« Washington can restore the tariffs anytime »
L'accord sur le diesel annoncé la semaine précédente prévoit 300 000 tonnes immédiatement, 500 000 en novembre, puis un million, selon CNBC et ElDiario.es. CNBC écrit que Washington a suspendu jusqu'en avril 2027 les sanctions sur les exportations russes de diesel. Al Jazeera donne la même échéance. La Tribune relève un gazole au-dessus de 6 dollars le gallon dans certains États.
Sur le rôle des frappes ukrainiennes contre des raffineries russes, NBC et Time relèvent que Trump les reproche à Kiev. Time note que la guerre en Iran pèse davantage sur les prix. SRF juge l'argument de Trump « absurde ». RT, citant la presse américaine, écrit que Trump a assoupli les sanctions après le refus de Zelensky de cesser ces frappes.
Côté acheteurs, The Hindu Business Line cite Kpler, qui anticipe 1,8 à 1,9 million de barils par jour importés par l'Inde en octobre, loin des pics de juin (2,6 millions) et de juillet (2,57 millions). Le quotidien indique que le pétrole russe pesait 2 % ou moins des importations indiennes avant février 2022, puis 40 à 50 % à certains moments. Swarajya note que Marco Rubio est attendu en Inde, avec des entretiens prévus à Mumbai le 20 octobre.
Samedi 17 octobre, Zelensky a jugé le « diesel deal » « la première étape », selon Kyiv Post et Ukrainska Pravda. L'Independent, CBC et PerthNow soulignent qu'il évite de critiquer directement Trump et appelle ses soutiens à défendre la loi, qui peut encore servir selon lui.
« ressent de la joie, du bonheur »
À Moscou, TASS relaie Kirill Dmitriev, selon qui la loi aurait pu interrompre toute coopération économique russo-américaine. HuffPost España, citant Reuters, ajoute que Moscou y voit une ouverture dans l'énergie, la technologie et les infrastructures. La Tagesschau rappelle que Dmitriev est le négociateur du Kremlin face à Steve Witkoff et Jared Kushner. ARY News, d'après l'AFP, précise que le Kremlin et Vladimir Poutine n'avaient pas encore réagi au moment de la dépêche.
SAPO Notícias rapporte que la Commission européenne affirme que les sanctions pèsent sur l'économie russe et prépare un 22e paquet. Ursula von der Leyen répète qu'elles ne seront pas levées tant que la guerre dure. Al Jazeera pose la question des achats européens de gaz russe et écrit que Trump accuse les Européens d'« hypocrisie ».
À Bruxelles, Zelensky a demandé un financement supplémentaire, et les couvertures retiennent des montants différents. La presse française parle de 70 milliards d'euros, La Libre et Le Temps de 70 milliards de dollars, Malay Mail et Channel News Asia de près de 80 milliards de dollars pour l'an prochain. La FAZ rapporte que von der Leyen confirme un besoin de 70 milliards d'euros pour l'Ukraine en 2027.
Le Sénat l'a adoptée par 86 voix contre 11 et la Chambre par 262 contre 159.
Les républicains Thom Tillis, John Cornyn et Don Bacon critiquent le décret.
Les élections de mi-mandat ont lieu le 3 novembre, trois semaines après le décret.
Le versant ukrainien occupe l'essentiel de la couverture d'Ámbito : Kiev juge la mesure « lamentable » et affirme qu'elle « allège la pression sur l'agresseur ». Zelensky regrette que Washington choisisse d'« ignorer complètement » les sanctions. Le quotidien rappelle que la relation entre Washington et Kiev s'est dégradée après l'accord sur le diesel, l'Ukraine accusant ensuite l'administration Trump de retirer un appui militaire clé. La Nación rapporte la formule de Zelensky d'une récompense accordée au maître du Kremlin.
La réaction du Congrès est mentionnée dans les trois textes : Ámbito parle d'une « forte réaction » des législateurs américains, La Nación de critiques venues de l'Ukraine comme du Capitole. L'angle reste celui d'un président qui revient sur sa propre signature, plus que celui des effets pour les marchés de l'énergie. Aucun des articles ne traite des conséquences pour l'Argentine ou l'Amérique latine.
La lecture est nettement domestique. Le SMH rappelle un sondage AP-NORC publié le 1er octobre : les Américains désapprouvent la gestion par Trump de la guerre en Iran et lui imputent la hausse des prix. Sa cote est proche de ses plus bas historiques et les républicains cherchent à conserver les deux chambres du Congrès lors du scrutin du 3 novembre.
PerthNow donne ensuite la parole à Kiev. Samedi 17 octobre, Zelensky a regretté qu'une décision ait été prise en Amérique pour « complètement ignorer » la loi Graham, tout en espérant qu'elle puisse être ranimée : « Cet acte pourrait énormément aider, et le peut encore ». Sans critiquer directement Trump, il a décrit une frappe massive contre plus de 15 sites énergétiques ; l'armée de l'air ukrainienne dénombre quatre missiles de croisière et 332 drones d'attaque, dont tous les missiles et 289 drones neutralisés. Le titre souligne la crainte d'une Ukraine laissée exposée à l'approche de l'hiver.
La DH élargit la lecture à la politique américaine. Elle rappelle que le président, qu'elle décrit comme « plutôt concilient avec le Kremlin », a annoncé un accord controversé avec Moscou pour l'achat massif de diesel russe. Le journal relie cette inflexion à deux données : les élections de mi-mandat, à moins de trois semaines et jugées cruciales pour la suite de son mandat, et l'envie de soulager les consommateurs américains, les prix des carburants ayant flambé après l'attaque américano-israélienne contre l'Iran fin février.
Les deux titres citent le communiqué de la Maison Blanche comme source principale. Aucun ne développe la réaction du Kremlin ni les critiques de parlementaires américains ; l'attention se porte sur le sort de l'Ukraine et sur la réponse attendue des Européens.
Les réactions occupent une large place. Samedi 17 octobre, Zelensky a écrit sur X que la mesure « aide seulement les Russes » et « n'interrompt certainement pas la guerre ». Il a affirmé que la Russie avait frappé plus de quinze installations ukrainiennes de production et de transport d'énergie la veille. Estadão souligne que la décision ravive la crainte d'une escalade des frappes à l'approche de l'hiver, et cite le sénateur Richard Blumenthal, pour qui elle favorise Poutine. Du côté russe, l'émissaire Kirill Dmitriev a salué un moment « important et véritablement historique ».
Le pool brésilien traite surtout l'affaire comme un épisode américain et ukrainien. Il n'examine pas ses conséquences pour les pays visés par les droits de douane de 100 %, ni pour le Brésil lui-même.
Le second volet, publié samedi 17 octobre, donne la parole à Volodymyr Zelensky. Il déplore qu'une décision ait été prise « de ne pas tenir compte » de la loi Graham, remercie démocrates et républicains qui l'ont soutenue, et exhorte ses partisans à la défendre : « Cette loi aurait pu énormément aider, et le peut encore. » Il évite toutefois de critiquer directement Trump. CBC relaie son bilan d'une frappe massive contre plus de quinze sites énergétiques, avec quatre missiles de croisière et 332 drones d'attaque lancés dans la nuit, dont tous les missiles et 289 drones neutralisés selon l'armée de l'air ukrainienne. Les articles évoquent les craintes d'une Ukraine exposée à l'approche de l'hiver.
La couverture reste factuelle et peu éditorialisée : elle cite peu d'experts canadiens et ne développe ni la position d'Ottawa ni les conséquences pour les clients de pétrole et de gaz russes.
SRF replace enfin la décision dans le contexte intérieur américain : inflation alimentée selon lui par la guerre en Iran, à quelques semaines des élections de mi-mandat. Il rapporte la question d'un journaliste de Sky News à Volodymyr Zelensky, en marge du sommet de l'UE à Bruxelles, sur le risque d'être utilisé comme bouc émissaire. Le président ukrainien s'est contenté de sourire.
Le point de vue ukrainien occupe une large place. Zelensky, sur Telegram, juge que relâcher la pression et offrir des récompenses financières n'est qu'un encouragement pour Poutine à frapper plus fort. Il rappelle que la décision tombe au lendemain d'une des frappes les plus massives contre l'énergie ukrainienne, avec plus de 15 installations touchées et des centaines de milliers de personnes sans électricité ni chauffage : « La Russie tente de provoquer un blackout avant l'hiver. » Le paquet de sanctions « aurait pu énormément aider », et le pourrait encore si Washington le rétablissait.
Le Handelsblatt ajoute une lecture économique et électorale : selon des analystes, les sanctions auraient pu faire grimper encore les prix du pétrole, alors que les Américains subissent des coûts accrus du fait de la guerre contre l'Iran lancée par les États-Unis et Israël, et que les républicains sont sous pression avant les élections législatives. La FAZ rappelle dans son liveblog que Von der Leyen confirme un besoin de 70 milliards d'euros supplémentaires pour l'Ukraine en 2027.
Le média précise que le paquet comprenait de nouvelles restrictions sur le secteur énergétique russe et des droits de douane pouvant atteindre 100 % pour les pays continuant d'acheter pétrole et gaz russes. La suspension durera « jusqu'à nouvel ordre », au nom de l'« intérêt national ». HuffPost España rappelle que l'accord sur le diesel avait déjà suscité des critiques à Kiev et chez plusieurs alliés européens, et que Zelensky a réagi en critiquant la suspension.
Le cadrage espagnol reste donc centré sur Washington : la chronologie (vote, pacte du diesel, décret), l'échéance électorale et le prix de l'essence, plus que sur les effets militaires en Ukraine.
Côté russe, Kirill Dmitriev, conseiller du Kremlin, a salué un moment « important et véritablement historique ». Côté ukrainien, Volodymyr Zelensky parle d'un « blackout des sanctions » : « tout cela ne fait que l'encourager à continuer d'attaquer », a-t-il déclaré samedi 17 octobre. Il a souligné que la décision tombait le jour d'une des plus vastes attaques contre le réseau énergétique, avec 332 drones et plusieurs missiles dans la nuit, selon l'armée de l'air ukrainienne citée par Le Monde.
Le Monde relève aussi que des républicains s'en prennent à la décision, tel le sénateur Thom Tillis, qui la juge « complètement irresponsable ». Libération note que la loi portait le nom du défunt sénateur « antirusse » Lindsey Graham. Au sommet de Bruxelles, Zelensky a demandé aux Européens 70 milliards d'euros supplémentaires, le Conseil européen chargeant la Commission de préparer des propositions, tandis que Robert Fico exclut que la Slovaquie y participe.
La lecture économique domine. Telex et Index citent des analystes, Reuters pour ce dernier : ces mesures auraient pu faire grimper davantage les prix du pétrole et des carburants à quelques semaines des élections de mi-mandat, où les républicains défendent leur courte majorité dans les deux chambres. Telex ajoute que les Américains subissent déjà des coûts accrus, en grande partie à cause de la guerre des États-Unis et d'Israël contre l'Iran. Les trois sites rappellent que la Chine et l'Inde, grands acheteurs de brut russe, avaient critiqué le projet, et que Trump avait annoncé la semaine précédente que la Russie pourrait livrer des centaines de milliers de tonnes de diesel sur le marché mondial pour réduire les prix.
La réaction de Kiev vient en second plan. 444 rapporte que Volodymyr Zelensky parle d'un « blackout des sanctions » et affirme que l'assouplissement et les gains financiers de Vladimir Poutine ne font que l'encourager à poursuivre ses attaques. Il évoque une des frappes les plus fortes de la veille contre l'énergie ukrainienne, avec plus de 15 installations de production et de transport d'électricité visées. Il estime toutefois que la loi Graham peut encore peser sur Moscou, et il appelle à compter chaque vote en sa faveur au Congrès. Les articles hongrois du corpus ne citent pas la réaction du Kremlin.
Le contexte est lu à travers la relation américano-russe. Digi24 rappelle que la décision arrive une semaine après l'annonce de l'achat de diesel russe pour tenter de réduire les prix mondiaux de l'énergie, malgré l'effet possible sur l'Ukraine. Mediafax ajoute que Moscou s'est engagé à livrer plus de 300 000 tonnes immédiatement, puis 500 000 en novembre.
La réaction russe occupe un article entier de Digi24. Kirill Dmitriev, émissaire économique de Vladimir Poutine, y salue sur Telegram un moment « important et vraiment historique » : « à la place des sanctions et de la confrontation, nous avons le dialogue ». Le même texte évoque les tensions croissantes entre Trump et Volodymyr Zelensky et des fissures dans le soutien de Washington à Kiev, ce qui accroît l'inquiétude des alliés européens.
G4Media rappelle que Trump a récemment critiqué publiquement Zelensky, en suggérant que l'Ukraine aurait besoin d'un nouveau dirigeant. Digi24 relève que la mesure a suscité des condamnations des démocrates au Congrès.
Le think tank GTRI tempère : ce répit est « temporaire », réversible, et Washington « peut rétablir les droits à tout moment ». Son fondateur, Ajay Srivastava, conseille à New Delhi de protéger sa sécurité énergétique, d'acheter à des conditions commerciales et de se préparer à de nouvelles pressions, car un allègement provisoire ne justifie pas des concessions commerciales permanentes. Il note que l'accord américano-russe du 9 octobre sur le diesel rendait difficile de sanctionner les autres acheteurs, et que la Chine bénéficiait déjà d'une protection jusqu'au 10 janvier, preuve selon lui que les intérêts américains décident du moment des pénalités.
Les articles fournis ne rapportent ni la réaction de Kiev ni celle du Kremlin.
L'agence précise que plusieurs agences américaines surveilleront les achats de pétrole russe et les tentatives de contournement, et que le président conserve la faculté de révoquer les dérogations si nécessaire. Elle rappelle aussi que la loi avait été voulue par le sénateur républicain Lindsey Graham, décédé en juillet, peu après un retour de Kiev, pour punir la Russie après l'invasion de l'Ukraine.
Le fil de La Repubblica place cette information au milieu d'un flux de nouvelles de guerre : nouvelle attaque aérienne nocturne russe, alertes antiaériennes à Kiev et dans plusieurs régions, menace de missiles balistiques sur Kryvyï Rih, Zaporijjia et la zone de Dnipro, fillette de 11 ans blessée lors d'un raid à Kherson, citant Kyiv Post et Ukrinform. Le même fil relaie un entretien téléphonique du pape Léon avec Vladimir Poutine, évoqué par la salle de presse du Vatican : le pontife a exprimé sa vive préoccupation pour la situation humanitaire à Oleshky, dans la région de Kherson, et demandé une trêve pour acheminer l'aide et évacuer les civils.
Dans les extraits disponibles, la couverture italienne reste factuelle et peu éditorialisée : elle expose la procédure juridique et le calcul de prix, sans reprendre dans ces passages les réactions du Kremlin ou de Kiev.
El Siglo de Torreón insiste sur la portée juridique : la loi, promulguée le 18 septembre et portant le nom du sénateur républicain défunt Lindsey Graham, visait à durcir les sanctions et à limiter les ressources qui soutiennent la guerre contre l'Ukraine. L'ordre suspend pour l'instant les sanctions contre des personnes et entités liées au gouvernement russe, les restrictions financières et commerciales et les droits de douane, mais n'éteint pas les sanctions déjà imposées par ordres exécutifs antérieurs. L'exemption durera jusqu'à décision de Trump ou du secrétaire d'État, en consultation avec le Trésor.
Reforma et El Norte, par dépêche d'agence, résument la décision en une phrase : Trump « a freiné » les sanctions approuvées par le Congrès en affirmant que l'exemption répond à l'intérêt national. Le Congrès apparaît dans ces textes comme l'auteur de la loi, sans réaction rapportée des parlementaires ni de Kiev ou de Moscou.
Le quotidien situe la décision le jour même où la Russie a visé quinze installations de production d'électricité ukrainiennes, dans « l'une des plus grandes » attaques contre le réseau. Une personne a été tuée à Kherson, et l'Ukraine a fait état d'au moins deux morts dans des frappes samedi, en cinquième année de guerre.
Le récit malaisien insiste aussi sur la brouille personnelle : M. Trump a qualifié de « honte » la reprise des frappes ukrainiennes sur des raffineries russes. À Bruxelles, M. Zelensky a répondu : « Je défends exclusivement les intérêts de l'Ukraine et du peuple ukrainien. » Il a demandé aux dirigeants de l'UE près de 80 milliards de dollars de financement supplémentaire pour l'an prochain. Interrogé sur le fait d'être un bouc émissaire des difficultés intérieures de M. Trump avant le scrutin, il a seulement souri : « Voilà ma réponse. »
Vanguard Nigeria donne la parole à Kiev. Samedi 17 octobre, Zelensky a estimé que la décision « récompense » Vladimir Poutine et prévenu que Moscou cherche à priver « des millions » d'Ukrainiens de chauffage et d'électricité avant l'hiver. Il rappelle que la Russie a visé 15 installations de production d'électricité le jour même de la décision, dans l'une des plus vastes attaques contre le réseau énergétique. Pour lui, un « blackout » des sanctions américaines ne fait qu'encourager Poutine à poursuivre les frappes ; la loi, dit-il, « pourrait encore » aider énormément. Le journal rappelle que la loi, nommée d'après le sénateur défunt Lindsey Graham, visait aussi les secteurs énergétique et de défense russes, Poutine et la « flotte fantôme » de pétroliers, dans la cinquième année de l'offensive.
Le journal décrit un Kiev isolé. Interrogé à Bruxelles, devant des dirigeants de l'Union européenne, sur le point de savoir si l'Ukraine servait de bouc émissaire aux difficultés politiques américaines, Volodymyr Zelensky a répondu par un silence remarqué. Donald Trump avait aussi critiqué les frappes ukrainiennes contre des raffineries russes, et des perturbations de communications par satellite ont gêné la défense ukrainienne. Volodymyr Zelensky a demandé près de quatre-vingts milliards de dollars d'aide supplémentaire pour l'an prochain et davantage de défense aérienne avant l'hiver, tandis que les partenaires européens s'inquiètent du fossé grandissant.
Les deux titres restent factuels et ne commentent guère les conséquences pour les pays tiers acheteurs d'énergie russe.
Le Jornal Económico donne la parole à Volodymyr Zelensky, de retour du sommet européen de Bruxelles tenu vendredi. Il redoute que l'accord sur le gazole soit « le premier pas » d'un assouplissement plus large : « on ne peut pas arrêter Poutine de cette façon ». Selon lui, le président russe « éprouve de la joie et de la satisfaction » devant un tel soutien, et la levée des sanctions « n'aide que les Russes » sans arrêter la guerre. Il remercie les « amis du Congrès » pour une loi qui avait un soutien bipartisan, juge la décision de la bloquer « erronée », et espère que Trump fera tout pour que Poutine cesse les attaques contre le secteur énergétique ukrainien.
Dans l'ensemble, les médias portugais traitent le dossier surtout comme un sujet de diplomatie atlantique : Washington s'éloigne d'une ligne commune que Bruxelles et Kiev disent vouloir maintenir. La dimension de politique intérieure américaine reste en arrière-plan, limitée au rappel du vote bipartisan.
La réaction ukrainienne est largement relayée. Volodymyr Zelensky a jugé que la mesure « récompense » Vladimir Poutine et craint que la levée des sanctions ne se poursuive : le « diesel deal » ne serait que « le premier pas ». Gulf Times souligne que la décision est tombée le jour où la Russie a visé 15 installations de production d'électricité, l'une des plus vastes attaques contre le réseau énergétique ukrainien. Kherson et Sumy ont compté chacune un mort.
Al Jazeera consacre enfin un article au front intérieur américain. Le sénateur républicain Thom Tillis juge la décision « bien plus qu'irresponsable » et demande ce que le président ne comprend pas dans une loi votée 86 voix contre 11. Son collègue John Cornyn estime que Lindsey Graham, mort en juillet, « serait consterné ». Le démocrate Don Beyer parle de trahison de l'Ukraine. La chaîne décrit ainsi un fossé qui se creuse entre Trump et Zelensky, avec les alliés européens dans le chœur des critiques.
RT présente la mesure comme la suspension de sanctions « bone-crushing » (« à briser les os ») que Trump avait promulguées un mois plus tôt, après avoir levé des sanctions sur le diesel russe pour contenir les prix de l'énergie avant les élections de mi-mandat. Le média rapporte, d'après la presse américaine, que Trump aurait décidé cet assouplissement après le refus de Volodymyr Zelensky de cesser les frappes contre des installations énergétiques russes, et mentionne l'indignation à Kiev, la critique d'un groupe bipartisan de sénateurs et le projet de loi du représentant Gregory Meeks visant à bloquer l'accord sur le diesel.
Le Moscow Times, seul à nuancer, note que Trump se rapproche de Moscou tout en critiquant publiquement Zelensky, et que les nouvelles mesures risquaient de faire monter les prix du pétrole à quelques semaines des élections.
La dimension ukrainienne vient en second. CNA parle d'un « nouveau plus bas » dans les relations entre Washington et Kiev, au moment où Volodymyr Zelensky demandait aux dirigeants européens près de 80 milliards de dollars supplémentaires pour l'an prochain. Samedi 17 octobre, Zelensky a jugé sur X que la décision « semble erronée » et qu'elle « n'aide que les Russes ». Il a affirmé que la Russie avait frappé vendredi plus de 15 sites de production et de transport d'électricité, et dit redouter une intensification des frappes dans l'ouest du pays.
Les deux titres rappellent que Trump se rapproche de Moscou tout en critiquant publiquement le président ukrainien, jusqu'à suggérer que Kyiv aurait besoin d'un nouveau dirigeant. Aucun des deux ne développe la réaction du Congrès ni celle des capitales asiatiques importatrices de brut russe.
Samedi 17 octobre, devant la presse, il a jugé le « diesel deal » « la première étape » et prédit que « la levée des sanctions va continuer ». Selon lui, Poutine « ressent de la joie, du bonheur » d'un tel soutien ; ni la levée des sanctions ni la restriction des réponses ukrainiennes ne l'arrêteront. Il espère toutefois que le président américain fera le nécessaire pour que cessent les frappes contre les infrastructures énergétiques.
Kiev se tourne aussi vers le Congrès : Zelensky a remercié les parlementaires qui ont voté la loi, saluant un soutien bipartisan, et estime qu'elle peut encore servir si chaque voix compte. Son équipe de négociation est en contact avec Washington ; une rencontre est espérée cette semaine, les Américains n'ayant pu venir à Bruxelles. Kyiv Post note que les relations entre les deux capitales se sont dégradées.
Côté ukrainien, le Daily Mail relaie la charge de Volodymyr Zelensky : cette suspension donne à Poutine « toutes les raisons » de « continuer la guerre indéfiniment ». Le Kremlin a salué une décision « historique ». Le tabloïd rapporte, d'après Zelensky, une nuit de frappes visant plus de 15 sites énergétiques, avec plus de 320 drones « shahed » et des missiles, et y voit une tentative de provoquer un black-out avant l'hiver. Il évoque aussi une querelle sur le ralentissement de l'accès militaire à Starlink.
The Independent note un ton plus mesuré : Zelensky juge la décision « malheureuse » sans critiquer directement le président américain, et appelle ses soutiens à défendre la loi, qui « peut encore » être rétablie. Les articles britanniques laissent peu de place à la voix de Moscou au-delà du mot « historique », et ne détaillent pas les sanctions déjà en vigueur, qui restent applicables.
Le contexte énergétique revient dans presque tous les articles. Le décret survient une semaine après l'accord sur le diesel russe : 300 000 tonnes immédiatement, 500 000 en novembre, puis un million. CNBC précise que Washington a suspendu jusqu'en avril 2027 les sanctions sur les exportations russes de diesel, pour desserrer l'offre pénalisée par la guerre avec l'Iran. NBC et Time relèvent que Trump reproche à Kiev ses frappes sur les infrastructures pétrolières russes, alors que Time note que la guerre en Iran pèse davantage sur les prix.
Samedi 17 octobre, Volodymyr Zelensky a dénoncé un « American sanctions blackout » qui « only encourages » Poutine, selon NBC. NPR et ABC rapportent qu'il a appelé ses soutiens à défendre la loi, tout en évitant de critiquer directement Trump, et qu'une frappe russe massive a visé plus de 15 sites énergétiques, avec quatre missiles de croisière et 332 drones. Time lit le décret comme un signe de la dégradation des relations entre Washington et Kiev. Bloomberg évoque des ouvertures économiques et diplomatiques pour Moscou.
La dépêche note que Donald Trump se rapproche de Moscou tout en critiquant publiquement Volodymyr Zelensky, allant jusqu'à suggérer que Kiev a besoin d'un nouveau dirigeant. Elle rappelle que la loi devait accroître la pression sur la Russie pour son invasion de l'Ukraine, commencée en 2022.
Selon le décret, la dérogation reste en vigueur jusqu'à ce que Donald Trump ou ses principaux responsables jugent qu'une « action supplémentaire est appropriée ». Il affirme avoir transmis au Congrès une certification selon laquelle cette dérogation est dans l'intérêt national. Les articles fournis ne rapportent ni réaction sud-africaine officielle ni commentaire d'analystes locaux : la lecture reste celle d'un choc sur les marchés de l'énergie et le commerce mondial.
Plus divergent que 80 % des sujets récents comparables (référence : 90 sujets récents mesurés par la même méthode).