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Avant d'être confirmé vendredi par Abbas Araghchi lui-même, le plan iranien avait d'abord été révélé par l'agence japonaise Kyodo dès mardi, puis démenti par des médias iraniens. Il reprend, presque mot pour mot, un protocole d'accord signé en juin entre Washington et Téhéran, resté lettre morte. Sa présentation intervient alors que plusieurs capitales, de Moscou à Islamabad, revendiquent un rôle dans la diplomatie qui l'entoure.
Le Wall Street Journal évoque un rejet de Donald Trump, non confirmé publiquement par la Maison-Blanche, tandis que Téhéran attendait samedi une réponse officielle de Washington.
Selon la presse française, la proposition avait d'abord circulé discrètement : l'agence japonaise Kyodo l'a révélée dès mardi, avant que des médias iraniens ne la démentent, sans clarification officielle de Téhéran jusqu'à vendredi.
Le texte reprend, presque mot pour mot, le protocole d'accord signé en juin entre Donald Trump et Massoud Pezeshkian, resté lettre morte, souligne la presse française. Selon VG et Aftenposten, Abbas Araghchi a lui-même précisé que ces conditions n'impliquaient rien de significativement plus que ce dont les deux pays avaient convenu en juin. YLE Uutiset rappelle que cet accord s'était effondré après des attaques iraniennes contre des navires marchands accusés d'avoir dévié de leur route.
A New York, la diplomatie iranienne tient plusieurs canaux ouverts en parallèle : Abbas Araghchi a aussi rencontré son homologue russe Sergueï Lavrov, les deux ministres affirmant qu'« il n'existe pas d'alternative à une solution diplomatique », selon le ministère russe des Affaires étrangères, cité par Sputnik.
Le rejet du plan attribué à Donald Trump ne repose, dans plusieurs perspectives du corpus, que sur le Wall Street Journal : sept des dix-huit couvertures nationales rassemblées ici - brésilienne, finlandaise, française, malaisienne, népalaise, portugaise et roumaine - relaient cette information sans confirmation officielle de la Maison-Blanche ; ce décompte mesure la circulation de l'information dans la presse suivie, pas sa véracité.
« près de 22 millions de barils de pétrole ont quitté le détroit la nuit dernière »
Les perspectives norvégienne et qatarie, elles, ne rapportent que des échanges qualifiés de « positifs et constructifs » par des responsables américains, sans mentionner de rejet : VG et Aftenposten citent un responsable de la Maison-Blanche en ce sens, et Al Jazeera rapporte que le porte-parole du département d'Etat, Tommy Pigott, a assuré samedi que la porte de la diplomatie restait ouverte.
Devant l'Assemblée générale, Donald Trump a résumé son dilemme sans trancher : il avait, selon CBS News, « une grande décision à prendre », entre un accord avec l'Iran ou « annihiler » le pays.
Doha met en avant son rôle de canal : selon Gulf Times, c'est par l'intermédiaire du Qatar que l'Iran a transmis son plan à Washington, sans que les deux parties n'annoncent de percée à ce stade.
Islamabad revendique un rôle antérieur : devant l'ONU, le Premier ministre Shehbaz Sharif a affirmé avoir réuni Washington et Téhéran « sous un même toit » à Islamabad, en amont d'un mémorandum d'entente qu'il a qualifié d'« étape historique », saluant les efforts du chef d'état-major de la Défense Asim Munir.
Séoul mène de son côté une diplomatie à deux voix : selon Korea Pro, le 24 septembre, le chef de la diplomatie sud-coréenne Cho Hyun a rencontré Abbas Araghchi pour réclamer un passage garanti pour tous les navires, sans engager son pays dans le conflit ; les deux ministres ont signé le même jour un traité sur le transfert de prisonniers condamnés entre leurs deux pays.
Sur les marchés, l'annonce a eu un effet immédiat vendredi : le Dow Jones a gagné 0,93 %, rapportent El Financiero et RTP Notícias, tandis que le baril de référence américain, le West Texas Intermediate, reculait de 1,91 %, à 92,80 dollars, selon El Financiero.
L'Arabie saoudite a déjà réorganisé ses ventes de brut : Riyad a porté ses exportations à 6 millions de barils par jour en septembre, une hausse de près de 80 % par rapport à août, en contournant le détroit, selon CNBC.
L'ONU alerte sur un autre front : le secrétaire général adjoint Jorge Moreira da Silva a averti qu'au moins 45 millions de personnes dans les pays en développement risquent des pénuries alimentaires si l'acheminement d'engrais via Ormuz, dont transite un tiers du commerce mondial, reste durablement perturbé, selon TASS.
Les tensions régionales ne faiblissent pas : le ministre bahreïni des Affaires étrangères Abdul Latif Al-Zayani a rappelé la mort d'un ressortissant indien lors d'une attaque visant un navire au large d'Oman, tandis que des tirs de missiles houthis visaient vendredi des cibles saoudiennes, selon la presse népalaise et américaine.
Il a publié sur Truth Social une carte du détroit rebaptisé « Trump Strait ».
Tasnim dit non autorisé le contact Araghchi-Witkoff, qualifié d'« erreur majeure ».
80 pays menés par Bahreïn réclament, au nom de la résolution 2817, la réouverture immédiate.
Il dit que Téhéran autoriserait des inspecteurs nucléaires si Washington acceptait le plan.
18 perspectives, chacune dans la voix de la presse de son pays.
Dhaka mesure combien la moindre convulsion du détroit d'Ormuz pèse directement sur sa facture énergétique et sur les travailleurs bangladais employés dans le Golfe.
2 sources
Brasília décrypte l'annonce iranienne à l'aune du calendrier électoral américain, la presse brésilienne retenant surtout que Trump attendrait les élections de mi-mandat de novembre pour, selon le Wall Street Journal, reprendre les bombardements plutôt que d'accepter le plan de Téhéran.
3 sources
Ottawa décrypte le plan iranien comme un pari calculé sur le calendrier électoral américain, plus que comme une simple offre de désescalade énergétique.
2 sources
Helsinki décrypte le refus prêté à Trump à travers le calendrier électoral américain plutôt que la diplomatie du détroit d'Ormuz.
2 sources
Paris décrypte un scénario diplomatique déjà vu en juin : Téhéran remet sur la table des conditions inchangées, Washington répond par un rejet relayé par la presse américaine plutôt que par un canal officiel.
6 sources
Israël dissocie l'offre iranienne de réouverture d'Ormuz de la seule chose qu'il retient : l'absence de toute concession sur le programme nucléaire.
3 sources
Téhéran pose ses conditions avant toute réouverture d'Ormuz : levée du blocus, fin des sanctions pétrolières et cessez-le-feu élargi au Liban, sans toucher au programme nucléaire.
2 sources
Séoul calibre une double ligne sur Ormuz : co-signataire de la déclaration des 80 nations exigeant la réouverture immédiate, la Corée du Sud maintient en parallèle un canal bilatéral avec Téhéran pour protéger son commerce sans s'impliquer dans la guerre.
3 sources
Mexico mesure la crise d'Ormuz en points d'indice : Wall Street et la Bourse mexicaine ont grimpé vendredi sur l'espoir d'un accord, pendant que le baril reculait.
2 sources
Kuala Lumpur mesure le poids économique d'un détroit d'Ormuz toujours fermé, carrefour vital pour l'approvisionnement pétrolier mondial, après le rejet américain rapporté du plan iranien en sept jours.
2 sources
Oslo décrypte la proposition iranienne comme une mécanique de calendrier plus que comme une avancée diplomatique, à l'heure où la flotte marchande norvégienne surveille tout risque pesant sur les routes du Golfe.
2 sources
Katmandou mesure d'abord l'enjeu énergétique du bras de fer sur Ormuz, un cinquième du pétrole et du gaz mondiaux transitant par ce détroit avant la guerre.
2 sources
Islamabad revendique la paternité d'une médiation entre Washington et Téhéran, érigeant Ormuz en « artère de l'économie mondiale » qu'aucune partie ne doit transformer en point d'étranglement.
3 sources
Lisbonne mesure l'offre iranienne à l'aune de son effet immédiat sur les marchés et sur le prix des carburants, entre soulagement boursier à Wall Street et pression politique intérieure sur la taxe des combustibles.
2 sources
Doha revendique son rôle de canal discret entre Téhéran et Washington, plaçant la médiation qatarie au cœur du plan en sept jours pour rouvrir le détroit d'Ormuz.
2 sources
Bucarest scrute un bras de fer où la réponse américaine tient, samedi, en une carte renommée sur Truth Social plutôt qu'en un engagement écrit sur le plan iranien.
2 sources
Moscou défend la voie diplomatique comme seule issue à la crise du Golfe, mettant en avant le plan iranien de réouverture d'Ormuz en sept jours plutôt que la responsabilité que Washington fait porter à Téhéran.
2 sources
Washington conditionne sa réponse au calendrier électoral : Trump a lui-même prédit qu'aucun accord avec l'Iran ne serait trouvé avant les élections de mi-mandat de novembre, quand Téhéran presse pour un dénouement rapide.
5 sources
Points communs et différences de traitement dans les médias analysés.
Le ministre iranien Abbas Araghchi a présenté, vendredi à New York en marge de l'Assemblée générale de l'ONU, un plan transmis à Washington via le Qatar pour rouvrir le détroit d'Ormuz en sept jours.
Le plan iranien conditionne la réouverture du détroit d'Ormuz à la levée du blocus naval imposé par les États-Unis aux ports iraniens.
Plusieurs perspectives relaient, en citant le Wall Street Journal, un rejet du plan attribué à Donald Trump, tandis que d'autres ne rapportent que des échanges qualifiés de « positifs et constructifs » par des responsables américains, sans confirmation d'un rejet.
Certaines perspectives rapportent, selon le Wall Street Journal, l'hypothèse d'une reprise des frappes américaines après les élections de mi-mandat de novembre en cas d'échec des pourparlers, tandis que d'autres relaient la position de Moscou et Téhéran selon laquelle seule une solution diplomatique est envisagée.
La presse américaine rapporte les propos du président Pezeshkian selon lesquels l'Iran respecterait ses engagements jusqu'à autoriser des inspecteurs nucléaires si le plan est accepté, tandis que les perspectives israélienne et iranienne rapportent qu'aucune concession ne sera faite sur le programme nucléaire.
Couvertures qui vont dans ce sens
Ce regroupement décrit les publications analysées, pas la position des habitants de ces pays ni celle de leurs gouvernements.
ANGLE DOMINANT
Dhaka mesure combien la moindre convulsion du détroit d'Ormuz pèse directement sur sa facture énergétique et sur les travailleurs bangladais employés dans le Golfe.
POINTS CLES
ANALYSE
Dhaka, 26 septembre 2026. Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a présenté à New York, en marge de l'Assemblée générale des Nations unies, un plan pour rouvrir le détroit d'Ormuz en sept jours. Selon ses propres précisions, citées par le New York Times, le texte prévoit une cessation de toutes les hostilités au Moyen-Orient pendant sept jours, y compris au Liban, la libération d'avoirs iraniens gelés estimés à au moins 12 milliards de dollars, la levée des sanctions sur les ventes de pétrole iranien et la fin du blocus naval américain. Le détroit rouvrirait le septième jour de la trêve. « Si certaines conditions sont remplies, le détroit sera ouvert dans les sept jours et les discussions commenceront », a déclaré Araghchi. Il affirme que la Chine soutient la proposition, alors que Xi Jinping rencontrait Trump la même semaine à Washington.
Pour Dhaka, dépendant des approvisionnements énergétiques transitant par le Golfe et des revenus de sa diaspora ouvrière dans la région, la question n'est pas seulement diplomatique. Trita Parsi, de l'institut Quincy, présent à la réunion new-yorkaise, estime qu'un accord rapide profiterait politiquement à Trump avant les élections de mi-mandat de novembre. Mais le président américain a dit ne pas être pressé de conclure, même si les prix élevés du pétrole alimentent l'inflation et aggravent le coût de la vie — une phrase qui résonne directement pour une économie importatrice comme celle du Bangladesh.
La presse locale relève aussi que Washington ne désarme pas ses positions dans le détroit : l'armée américaine y a déployé des lasers à haute énergie contre les drones, et vient d'attribuer à AeroVironment un contrat de 464,8 millions de dollars pour son programme Enduring-High Energy Laser, premier contrat de production de ce type. Un signal que la dissuasion militaire continue de coexister avec les canaux diplomatiques ouverts par Téhéran via le Qatar.
Côté iranien, les autorités à Téhéran n'ont pas confirmé publiquement les termes exacts du plan : l'agence Kyodo a été la première à le révéler, avant que des médias iraniens ne démentent cette version. Araghchi a par ailleurs rencontré l'émissaire américain Steve Witkoff, tandis qu'un porte-parole des Gardiens de la révolution a ajouté la fin des hostilités au Yémen à la liste des exigences de Téhéran.
ANGLE DOMINANT
Brasília décrypte l'annonce iranienne à l'aune du calendrier électoral américain, la presse brésilienne retenant surtout que Trump attendrait les élections de mi-mandat de novembre pour, selon le Wall Street Journal, reprendre les bombardements plutôt que d'accepter le plan de Téhéran.
POINTS CLES
ANALYSE
Brasília, 26 septembre 2026. La presse brésilienne détaille les développements de la crise du détroit d'Ormuz après la publication, vendredi 25 septembre, d'un article du Wall Street Journal selon lequel Donald Trump s'apprêterait à rejeter le plan iranien de réouverture du détroit et envisagerait de reprendre les bombardements après les élections de mi-mandat de novembre aux États-Unis.
Selon G1, citant le WSJ, « en conversations privées, Trump se montre sceptique quant à la possibilité que l'Iran satisfasse ses exigences » et a dit à son équipe juger probable une nouvelle campagne de bombardements. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, avait pourtant annoncé vendredi à New York que Téhéran avait transmis à Washington, via le Qatar, « un plan concret de sept jours » : si les conditions sont remplies, le détroit rouvrirait au septième jour et le trafic maritime habituel reprendrait. « La décision appartient désormais aux États-Unis. L'Iran n'admet ni coercition, ni menaces, ni intimidation », a-t-il ajouté, selon le Jornal de Brasília.
La Folha de S.Paulo rappelle que la proposition reprend de près les termes d'un mémorandum d'entente signé entre Washington et Téhéran en juin, resté rapidement lettre morte. Un responsable américain cité par le quotidien évoque des « conversations positives et constructives » via les médiateurs, tout en précisant que Washington ne se précipitera pas vers un accord.
Le président iranien Massoud Pezeshkian, interrogé par Fox News, a affirmé que « ce sont les États-Unis qui doivent décider s'ils veulent en finir » avec la guerre, ajoutant que son pays, « poussé par Israël », ne souhaite pas la poursuite du conflit. Il a jugé « préférable » qu'un accord intervienne avant les élections de mi-mandat américaines, tout en relativisant : avant ou après ce scrutin, « quelle différence cela fait-il pour nous ? »
Les médias brésiliens soulignent l'écart entre les discours mutuellement hostiles tenus à l'ONU jeudi 24 septembre — Trump menaçant l'Iran d'« anéantissement », Pezeshkian promettant que son pays ne se laissera pas intimider — et la diplomatie discrète en coulisses, jugée porteuse de « grandes avantages » pour les deux camps.
ANGLE DOMINANT
Ottawa décrypte le plan iranien comme un pari calculé sur le calendrier électoral américain, plus que comme une simple offre de désescalade énergétique.
POINTS CLES
ANALYSE
Ottawa, 26 septembre 2026. La presse canadienne retient d'abord le calcul politique dissimulé sous le plan en sept jours présenté vendredi par Téhéran. Selon le Globe and Mail, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a détaillé aux journalistes, en marge du Conseil de sécurité de l'ONU, une offre transmise à Washington via le Qatar : levée du blocus naval, suspension des sanctions sur le pétrole iranien et cessez-le-feu incluant le Liban, en échange d'une réouverture du détroit d'Ormuz. « Le délai de sept jours commencera dès que les États-Unis accepteront ce plan », a-t-il déclaré. D'après les détails rapportés, les premières étapes prendraient quatre à cinq jours, le détroit rouvrirait le sixième jour, et les pourparlers sur le nucléaire reprendraient le septième.
Le Globe and Mail souligne que la perturbation du détroit — par lequel transitait avant la guerre un cinquième du pétrole et du gaz échangés dans le monde — est devenue le principal levier de Téhéran, avec des effets ressentis bien au-delà du Moyen-Orient et des retombées politiques pour Donald Trump et le Parti républicain à l'approche des élections de mi-mandat de novembre. La Maison-Blanche s'en tient à évoquer des « conversations positives et constructives » avec les médiateurs, en précisant qu'elle facilite déjà d'importantes exportations pétrolières via le détroit.
Le National Post ajoute que Araghchi a rencontré mardi l'émissaire de Trump, Steve Witkoff, et que le plan prévoirait aussi le déblocage d'avoirs iraniens gelés estimés à au moins 12 milliards de dollars américains. « Iran n'accepte ni la coercition, ni les menaces, ni l'intimidation, et ne cédera pas ses droits souverains sous la pression », a insisté le ministre, ajoutant : « si le sérieux est là côté américain, tout est prêt. » Selon une source proche du dossier citée par l'Associated Press et reprise par le Globe and Mail, l'Arabie saoudite se montrerait sceptique face à cette nouvelle tentative, aucune capitale du Golfe n'ayant réagi publiquement.
Cette lecture canadienne insiste moins sur les mécanismes énergétiques que sur le fait que Téhéran joue la montre électorale américaine, un pari déjà tenté en juin selon le Globe and Mail, sans succès.
ANGLE DOMINANT
Helsinki décrypte le refus prêté à Trump à travers le calendrier électoral américain plutôt que la diplomatie du détroit d'Ormuz.
POINTS CLES
ANALYSE
Helsinki, 26 septembre 2026. Pour la presse finlandaise, le sort du détroit d'Ormuz se joue moins dans les eaux du Golfe que dans le calendrier électoral américain. MTV Uutiset, citant le Wall Street Journal, rapporte que le président Donald Trump a rejeté le plan iranien transmis via le Qatar, pourtant censé ouvrir la voie à une trêve de sept jours et à la réouverture du détroit au trafic commercial. Selon des sources gouvernementales citées par le quotidien américain, Trump aurait indiqué à ses conseillers qu'il poursuivrait probablement les bombardements contre l'Iran après les élections de mi-mandat de novembre - une précision que MTV met en avant comme la clé de lecture du dossier.
YLE Uutiset détaille de son côté le contenu du plan présenté vendredi à New York par le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi, en marge de l'Assemblée générale de l'ONU. Le texte, remis aux États-Unis par l'intermédiaire du Qatar, prévoit un arrêt des combats au Proche-Orient - Liban compris - pendant une semaine, le dégel des avoirs iraniens, la levée des sanctions pétrolières et la fin du blocus naval américain sur les ports iraniens. « Je peux dire que tout est prêt, si la partie américaine a une réelle volonté de parvenir à un accord », a déclaré Araghchi, ajoutant que Téhéran n'accepterait « ni contrainte, ni menace, ni intimidation ».
Le trafic maritime reste restreint sur ce couloir jugé stratégique pour le transport pétrolier depuis le déclenchement, fin février, de la guerre entre les États-Unis, Israël et l'Iran. YLE rappelle qu'un accord signé en juin entre Washington et Téhéran, censé consolider le cessez-le-feu conclu au printemps, s'était effondré après des attaques iraniennes contre des navires marchands accusés d'avoir dévié de leur route.
Pour les rédactions finlandaises, le refus prêté à Trump illustre un arbitrage intérieur américain plus qu'un choix géopolitique : Washington semblerait calibrer son calendrier militaire sur l'agenda électoral, retardant tout compromis sur Ormuz jusqu'après le scrutin de novembre. Aucun des deux articles consultés ne relie l'épisode à l'approvisionnement énergétique direct de la Finlande, le pays dépendant peu du pétrole du Golfe.
ANGLE DOMINANT
Paris décrypte un scénario diplomatique déjà vu en juin : Téhéran remet sur la table des conditions inchangées, Washington répond par un rejet relayé par la presse américaine plutôt que par un canal officiel.
POINTS CLES
ANALYSE
Paris, 26 septembre 2026. Le scénario a des airs de déjà-vu diplomatique. Depuis le siège de l'ONU à New York, le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi a annoncé vendredi avoir transmis aux États-Unis, par l'intermédiaire du Qatar, un plan pour rouvrir le détroit d'Ormuz sous sept jours. « Le délai de sept jours commencera dès que les États-Unis accepteront ce plan », a-t-il précisé, ajoutant que « le choix appartenait désormais » à Washington. En échange d'une cessation des hostilités au Moyen-Orient, y compris au Liban, du déblocage d'au moins 12 milliards de dollars d'avoirs iraniens gelés, de la levée des sanctions pétrolières et de la fin du blocus naval américain, le détroit serait rouvert le septième jour.
La presse française rappelle que la proposition avait d'abord circulé dans l'ombre : l'agence japonaise Kyodo l'avait évoquée dès mardi, avant que les médias iraniens ne la démentent, sans qu'aucune communication officielle ne vienne clarifier la position de Téhéran jusqu'à vendredi. Elle souligne aussi que ces conditions ne sont pas nouvelles : elles reprennent, presque mot pour mot, le protocole d'accord signé en juin par Donald Trump et Massoud Pezeshkian, resté lettre morte après des interprétations divergentes entre les deux capitales. 20 Minutes y voit la poursuite d'un « jeu de poker menteur ». Sur la chaîne américaine CBS, le président iranien a assuré vendredi que « si les États-Unis acceptent de procéder de cette manière, tout reviendra comme avant », saluant par ailleurs le « soutien réfléchi » de Xi Jinping à un retour au texte de juin.
Mais quelques heures plus tard, le Wall Street Journal, citant des responsables américains, rapportait que Donald Trump avait rejeté l'offre, jugé sceptique quant à la capacité de Téhéran à tenir ses engagements, et envisagerait une reprise des bombardements après les élections de mi-mandat de novembre. Le président américain a répondu à sa manière, en publiant sur Truth Social une carte du détroit rebaptisé « Détroit Trump ». Aucune confirmation officielle n'est venue de la Maison-Blanche.
Les médias français rappellent l'enjeu économique du dossier : avant la guerre déclenchée fin février par des frappes américano-israéliennes, un cinquième des hydrocarbures mondiaux transitait par ce passage, dont la fermeture partielle nourrit les tensions sur les marchés pétroliers depuis sept mois.
ANGLE DOMINANT
Israël dissocie l'offre iranienne de réouverture d'Ormuz de la seule chose qu'il retient : l'absence de toute concession sur le programme nucléaire.
POINTS CLES
ANALYSE
Jérusalem, samedi 26 septembre 2026. Le plan présenté vendredi à New York par le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi occupe la presse israélienne, mais l'attention se porte moins sur le calendrier de sept jours pour rouvrir le détroit d'Ormuz que sur ce que Téhéran refuse d'y inclure : son programme nucléaire. Un haut responsable iranien, cité par Arutz Sheva, a été explicite : « Senior Iranian official says Tehran will not compromise on its nuclear program even if the US accepts Iran's conditions to reopen the Strait of Hormuz. » Cette formule est reprise comme la clé de lecture du dossier à Jérusalem.
Selon Haaretz, l'offre transmise aux Américains prévoit la levée du blocus naval des ports iraniens, la fin des sanctions sur le pétrole iranien et un cessez-le-feu incluant le Liban, en échange d'une réouverture du détroit dans les sept jours suivant l'accord de Washington. Ce dernier point — un cessez-le-feu qui engloberait le front libanais, donc le Hezbollah — retient particulièrement l'attention, car il toucherait directement à l'équilibre sécuritaire dont Israël dépend depuis le début de la guerre, entamée il y a près de sept mois.
Le Jerusalem Post relève qu'Araghchi a lié sa proposition au protocole d'accord conclu en juin entre Washington et Téhéran, et qu'il a suggéré un calendrier politique : « I think it would be much better if it is done before the midterm election, but it depends on the US administration to decide. » Un responsable de la Maison Blanche, cité par le Financial Times et repris par le Jerusalem Post, a répondu que Washington « n'était pas pressé », précisant que « près de 22 millions de barils de pétrole ont quitté le détroit la nuit dernière » — signe, pour la presse israélienne, que l'administration Trump dispose d'une marge de manœuvre que Téhéran n'a pas.
Le président iranien Massoud Pezeshkian a par ailleurs indiqué souhaiter un accord avant les élections de mi-mandat américaines, déclaration lue à Jérusalem comme un aveu de pression interne plutôt que comme une concession. Alors que le Wall Street Journal évoque un rejet de la proposition par Donald Trump, la presse israélienne retient surtout que rien, dans l'offre iranienne, ne touche au nucléaire — le point sur lequel Israël attend un geste depuis le début du conflit.
ANGLE DOMINANT
Téhéran pose ses conditions avant toute réouverture d'Ormuz : levée du blocus, fin des sanctions pétrolières et cessez-le-feu élargi au Liban, sans toucher au programme nucléaire.
POINTS CLES
ANALYSE
Téhéran, 26 septembre 2026. À New York, en marge de l'Assemblée générale des Nations unies, la diplomatie iranienne multiplie les contacts tout en verrouillant ses lignes rouges. Vendredi, le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi a rencontré son homologue russe Sergueï Lavrov et répété que l'insécurité dans le détroit d'Ormuz est « le résultat direct de la rupture par les États-Unis de leurs engagements et de leurs actions criminelles contre l'Iran », selon Mehr News. Il lui a détaillé l'accord conclu avec Oman pour établir une route maritime sûre dans le détroit, confiant aux médiateurs le soin de transmettre à Washington les conditions de Téhéran pour un retour au processus diplomatique. Le même jour, devant le secrétaire général de la Ligue arabe puis lors d'une réunion de l'Organisation de coopération économique, Araghchi a dénoncé une agression « terroriste et injustifiée » des États-Unis et d'Israël, évoquant plus de 4 000 civils tués, dont 168 écoliers à Minab, et la mort du Guide suprême.
Ces sept conditions, selon l'agence Tasnim proche des Gardiens de la révolution, devaient rester cantonnées à un canal indirect via des médiateurs. Mais un contact direct de trois heures entre Araghchi et l'émissaire américain Steve Witkoff, mardi à New York, a suscité une controverse interne : Tasnim a rapporté mercredi que ce rapprochement n'avait pas été autorisé par les instances décisionnaires, dont le Conseil suprême de sécurité nationale, le qualifiant d'« erreur majeure » et réclamant des explications du ministre. Signe d'une ligne de fracture moins sur la poursuite du dialogue que sur son degré de proximité avec Washington.
Sur le fond, Téhéran exclut toute concession sur le programme nucléaire, même si Washington acceptait la proposition sur Ormuz. Mercredi, devant l'Assemblée générale, le président Massoud Pezeshkian a consacré l'ouverture et la clôture de son discours à rejeter les accusations de Donald Trump, disant accueillir les négociations mais refuser toute « intimidation ». Pour Téhéran, la réouverture du détroit dépend d'abord de gestes américains vérifiables - levée du blocus, des sanctions pétrolières et cessez-le-feu élargi au Liban - avant toute reprise des pourparlers, nucléaire compris.
ANGLE DOMINANT
Séoul calibre une double ligne sur Ormuz : co-signataire de la déclaration des 80 nations exigeant la réouverture immédiate, la Corée du Sud maintient en parallèle un canal bilatéral avec Téhéran pour protéger son commerce sans s'impliquer dans la guerre.
POINTS CLES
ANALYSE
Séoul, 26 septembre 2026. Sur les bords de l'East River, la diplomatie sud-coréenne joue une partition à deux voix sur le dossier du détroit d'Ormuz. Vendredi, l'Iran a transmis aux États-Unis, via des médiateurs, une proposition pour rouvrir la voie maritime en sept jours si Washington lève son blocus naval, renonce aux sanctions sur le pétrole iranien et respecte un cessez-le-feu incluant le Liban. Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a détaillé ce plan lors d'une réunion privée en marge de l'Assemblée générale des Nations unies à New York, selon un participant cité par Korea Times, qui rapporte aussi que Trita Parsi, de l'institut Quincy, y voit une occasion pour Donald Trump de conclure un accord avant les élections de mi-mandat de novembre. Le même article signale un scepticisme profond des deux côtés, l'Arabie saoudite doutant de la relance de ces pourparlers, et le porte-parole du Parlement iranien Mohammad Bagher Qalibaf reconnaissant publiquement des divisions internes à Téhéran.
La Corée du Sud, elle, campe sur un registre différent. Jeudi, elle a co-signé à New York une déclaration commune avec 79 autres pays, dont les monarchies du Golfe et de grandes puissances occidentales, exigeant « la réouverture immédiate » du détroit d'Ormuz et condamnant les provocations armées de l'Iran et des rebelles houthis alliés de Téhéran au Yémen, selon KBS World. Le texte, lu par le ministre bahreïni des Affaires étrangères, réclame un passage « sûr et sans entrave » pour tous les navires, conformément à la convention des Nations unies sur le droit de la mer.
Mais Séoul ne se limite pas à cette solidarité collective. Selon Korea Pro, le chef de la diplomatie sud-coréenne Cho Hyun a rencontré mercredi son homologue Araghchi pour lui redire que le passage libre et sûr de tous les navires « doit être garanti », tout en évitant tout engagement dans la guerre au Moyen-Orient. Les deux ministres ont par ailleurs signé un traité sur le transfert de prisonniers condamnés entre les deux pays, signe que le canal bilatéral reste ouvert malgré les tensions régionales. Pour Séoul, dépendante des approvisionnements énergétiques transitant par le détroit, l'enjeu est de peser sur l'issue sans s'aligner sur un camp, entre pression collective à l'ONU et diplomatie directe avec Téhéran, alors même que la presse américaine évoque un rejet du plan iranien par Donald Trump.
ANGLE DOMINANT
Mexico mesure la crise d'Ormuz en points d'indice : Wall Street et la Bourse mexicaine ont grimpé vendredi sur l'espoir d'un accord, pendant que le baril reculait.
POINTS CLES
ANALYSE
Mexico, 26 septembre 2026. Depuis la place financière mexicaine, la crise du détroit d'Ormuz se lit d'abord à travers les indices boursiers. Vendredi, le Dow Jones a gagné 0,93 %, à 51 828,62 points, le S&P 500 0,51 % et le Nasdaq 0,48 %, portés par l'attente d'un accord ouvrant la voie à la réouverture du détroit d'Ormuz, rapporte El Financiero. À Mexico, la Bourse locale a suivi le mouvement : le S&P/BMV IPC a progressé de 1,13 %, à 64 992,23 points, et le FTSE-BIVA de la Bolsa Institucional de Valores de 1,08 %, à 1 316,66 points. Signe de l'apaisement anticipé sur les marchés pétroliers, le West Texas Intermediate a reculé de 1,91 %, à 92,80 dollars le baril, tandis que le Brent cédait également du terrain.
Sur le fond diplomatique, El Financiero rappelle que Téhéran a présenté un plan pour rouvrir le détroit et reprendre les discussions sur son programme nucléaire, à condition que Washington lève le blocus naval de ses ports et réduise la pression militaire. Le secrétaire général de l'ONU, António Guterres, a demandé vendredi au président iranien Massoud Pezeshkian de résoudre le conflit « mediante el diálogo y la negociación » et de respecter la liberté de navigation dans le détroit, y compris « las libertades y los derechos de navegación ». Il avait averti cette semaine que le trafic y était « prácticamente paralizado ».
El Norte, citant l'AFP, confirme que le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi a présenté à plusieurs médias étrangers, à New York, une proposition pour rouvrir Ormuz « en un plazo de siete días ». Pezeshkian avait défendu mercredi devant l'Assemblée générale la disposition de l'Iran à négocier, tout en refusant de céder à la pression militaire et aux sanctions américaines.
Pour la presse mexicaine, l'enjeu se mesure d'abord en dollars et en points d'indice : avant la guerre, environ un cinquième du pétrole et du gaz mondiaux transitait par ce corridor, selon El Financiero. La simple perspective d'un compromis, même incertain côté américain, a suffi vendredi à faire grimper indices et Bourse mexicaine tout en faisant reculer le baril, de New York à Mexico.
Le rebond boursier ne tient pas qu'au dossier Ormuz : El Financiero relève aussi la prudence affichée par la Réserve fédérale, l'analyste Ulrike Hoffmann-Buchardi (UBS) jugeant que « le crecimiento resiliente y las ganancias sólidas deberían ayudar a los mercados a resistir un ciclo de ajuste moderado ».
ANGLE DOMINANT
Kuala Lumpur mesure le poids économique d'un détroit d'Ormuz toujours fermé, carrefour vital pour l'approvisionnement pétrolier mondial, après le rejet américain rapporté du plan iranien en sept jours.
POINTS CLES
ANALYSE
Kuala Lumpur, 26 septembre 2026. Pour la Malaisie, productrice de pétrole et de gaz naturel liquéfié et gestionnaire de l'un des autres grands goulots du commerce maritime mondial, le détroit de Malacca, l'impasse autour du détroit d'Ormuz résonne comme un rappel de la fragilité des routes énergétiques. The Sun MY et The Vibes rapportent que le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a présenté vendredi, en marge de l'Assemblée générale des Nations unies à New York, un plan en sept jours transmis à Washington via le Qatar : réouverture du détroit et rétablissement du passage maritime normal si les conditions sont réunies. « Iran has conveyed to the United States, through Qatar, a concrete seven-day plan », a déclaré Araghchi, ajoutant : « The choice now rests with the United States. Iran does not accept coercion, threats, or intimidation. »
Quelques heures plus tard, selon le Wall Street Journal cité par les titres locaux, Donald Trump aurait rejeté la proposition, jugeant improbable que Téhéran tienne ses engagements et envisageant plutôt une reprise des bombardements. Le président américain a publié sur Truth Social une carte du détroit rebaptisé « Trump Strait », un geste que la presse malaisienne relaie sans le commenter davantage.
Pour Kuala Lumpur, l'enjeu dépasse la diplomatie bilatérale : le conflit dure depuis près de sept mois, et avant son déclenchement, environ un cinquième du pétrole et du gaz échangés dans le monde transitait par Ormuz. Un blocage prolongé, ou son maintien après un refus américain, pèserait directement sur les prix de l'énergie que la Malaisie, elle-même exportatrice mais aussi importatrice de brut pour ses raffineries, surveille de près. Les articles rappellent que l'envoyé américain Steve Witkoff avait rencontré Araghchi mardi pour des pourparlers, signe que le canal diplomatique restait ouvert malgré le rejet rapporté. La presse locale relaie les faits tels que sourcés par les titres internationaux, sans y ajouter d'analyse chiffrée sur l'impact spécifique pour l'économie malaisienne, faute de couverture locale plus approfondie du dossier à ce stade.
ANGLE DOMINANT
Oslo décrypte la proposition iranienne comme une mécanique de calendrier plus que comme une avancée diplomatique, à l'heure où la flotte marchande norvégienne surveille tout risque pesant sur les routes du Golfe.
POINTS CLES
ANALYSE
Oslo, samedi 26 septembre 2026. La presse norvégienne rapporte, via VG et Aftenposten, la proposition iranienne transmise à Washington en marge de l'Assemblée générale des Nations unies : rouvrir le détroit d'Ormuz au terme de sept jours si certaines conditions sont remplies. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, cité par les deux journaux, a déclaré : « Vi har introdusert en plan til USA via mellommenn som sier at dersom visse vilkår blir møtt, kan Hormuzstredet åpnes til utgangen av syvende dag og samtaler gjenopptas » (« Nous avons soumis un plan aux États-Unis par des intermédiaires : si certaines conditions sont remplies, le détroit d'Ormuz peut être rouvert à la fin du septième jour et les pourparlers reprendre »).
Selon VG et Aftenposten, les conditions transmises par Téhéran comprennent la levée du blocus naval des ports iraniens, la libération des fonds iraniens gelés et la fin de la guerre sur tous les fronts. Araghchi a précisé que ces conditions n'impliquaient rien de significativement plus que ce dont les deux pays avaient convenu en juin, sans vouloir détailler davantage.
Les deux journaux notent que des représentants américains et iraniens se sont rencontrés mardi en marge de l'Assemblée générale, un premier échange direct depuis plusieurs mois. Un responsable de la Maison-Blanche a qualifié les discussions menées par des tiers de « positive og konstruktive » (« positives et constructives »), sans confirmer ni infirmer l'acceptation du plan iranien.
Pour Oslo, dont la flotte marchande et le secteur pétrolier suivent de près tout risque pesant sur les routes maritimes du Golfe, le calendrier annoncé par Téhéran tient moins à une percée diplomatique qu'à une mécanique d'étapes : ouverture au sixième jour, reprise des pourparlers au septième, sur un format calqué sur l'accord déjà évoqué en juin. Ni VG ni Aftenposten ne mentionnent la position attribuée par le Wall Street Journal à Donald Trump, ni le rôle d'intermédiaire prêté au Qatar, ni le calendrier électoral américain que Téhéran dit vouloir ménager. Le récit norvégien reste centré sur la mécanique de la proposition et sur les propos officiels, iraniens et américains, tels que rapportés par les deux titres.
ANGLE DOMINANT
Katmandou mesure d'abord l'enjeu énergétique du bras de fer sur Ormuz, un cinquième du pétrole et du gaz mondiaux transitant par ce détroit avant la guerre.
POINTS CLES
ANALYSE
Katmandou, 26 septembre 2026. Depuis la tribune de l'Assemblée générale des Nations unies à New York, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a présenté un plan transmis à Washington par l'intermédiaire du Qatar : rouvrir le détroit d'Ormuz en sept jours si les États-Unis lèvent le blocus naval de ses ports, restituent ses fonds gelés, suppriment les sanctions sur son pétrole et respectent un cessez-le-feu incluant le front libanais. « Le choix appartient désormais aux États-Unis », a-t-il déclaré, précisant que les conditions figuraient déjà dans le protocole d'accord signé en juin entre Téhéran et Washington. Pour la presse népalaise, qui reprend les dépêches internationales, l'enjeu se mesure d'abord en termes de marché : avant la guerre entamée fin février, environ un cinquième du pétrole et du gaz naturel liquéfié échangés dans le monde transitait par ce goulet, et sa fermeture a provoqué de fortes fluctuations des prix mondiaux de l'énergie.
Le Wall Street Journal rapporte que Donald Trump aurait rejeté la proposition et évoqué auprès de ses collaborateurs de nouveaux bombardements contre l'Iran. La Maison-Blanche se limite à évoquer des échanges « positifs et constructifs » avec les médiateurs qataris, notamment sur le dossier nucléaire. Téhéran, qui affirme avoir tout préparé pour une réouverture rapide, attend une réponse officielle. Un haut responsable iranien a prévenu qu'aucune concession ne serait faite sur le droit d'enrichir l'uranium.
Les journaux népalais relaient aussi l'appel lancé à New York par quatre-vingts États membres de l'ONU, menés par Bahreïn, réclamant la réouverture immédiate et complète du détroit au nom de la sécurité énergétique et de l'économie mondiale, en s'appuyant sur la résolution 2817 adoptée en mars. Le ministre bahreïni Abdul Latif Al-Zayani a rappelé la mort d'un ressortissant indien lors d'une attaque visant un navire au large d'Oman, et les tirs de missiles houthis contre l'Arabie saoudite. Pour un pays enclavé et dépourvu de réserves stratégiques, la crainte n'est pas géopolitique mais budgétaire : toute prolongation du blocage renchérit les importations d'hydrocarbures et pèse sur les envois de fonds des travailleurs népalais du Golfe, deux piliers d'une économie déjà fragile. La pression sur Washington est aussi calendaire, à quelques semaines des élections de mi-mandat de novembre, ce que la diplomatie iranienne ne manque pas de souligner.
ANGLE DOMINANT
Islamabad revendique la paternité d'une médiation entre Washington et Téhéran, érigeant Ormuz en « artère de l'économie mondiale » qu'aucune partie ne doit transformer en point d'étranglement.
POINTS CLES
ANALYSE
Islamabad, 26 septembre 2026. Devant la 81e session de l'Assemblée générale des Nations unies, vendredi à New York, le Premier ministre Shehbaz Sharif a exigé que les détroits d'Ormuz et de Bab al-Mandeb restent ouverts, les qualifiant d'« artères de l'économie mondiale » qui « doivent relier les nations, non devenir des points d'étranglement de la confrontation ». Il a averti que la récente flambée des hostilités avait placé ces routes maritimes vitales sous une pression sévère, plaidant pour que « la voix de la diplomatie résonne plus fort que le fracas des missiles, des drones et des armes ».
Le chef du gouvernement pakistanais a revendiqué un rôle actif dans la désescalade : Islamabad affirme avoir réuni Washington et Téhéran « sous un même toit » lors de pourparlers organisés dans la capitale pakistanaise, débouchant sur un Mémorandum d'entente présenté comme une « étape historique » vers la fin du conflit. Shehbaz Sharif a salué les « efforts inlassables » du chef d'état-major de la Défense, le maréchal Asim Munir, pour avoir ouvert un espace de dialogue « dans des circonstances exceptionnellement difficiles ».
Le Premier ministre a par ailleurs condamné les attaques houthies contre l'Arabie saoudite, en particulier une tentative de frappe de drone visant La Mecque, qualifiant toute menace contre les lieux saints de « ligne rouge qui ne doit jamais être franchie », et réaffirmé la solidarité du Pakistan avec Riyad, notamment via l'accord de défense conjointe de La Mecque associant Arabie saoudite, Turquie et Pakistan.
Sur le terrain, les données de suivi maritime citées par la presse pakistanaise montrent que les transits dans le détroit d'Ormuz sont tombés à neuf jeudi, contre quatorze la veille, pour une moyenne sur dix jours de dix-huit — loin des quelque cent vingt-cinq navires quotidiens d'avant-guerre, qui représentaient un cinquième de l'approvisionnement mondial en pétrole et gaz. Selon des sources citées par Reuters, Washington et Téhéran discuteraient à New York d'un accord « en plusieurs étapes » : une réouverture d'Ormuz contre la levée du blocus économique américain, un haut responsable iranien évoquant la possibilité de récupérer des avoirs gelés. Donald Trump a laissé entendre qu'un accord pourrait n'intervenir qu'après les élections de mi-mandat du 3 novembre.
ANGLE DOMINANT
Lisbonne mesure l'offre iranienne à l'aune de son effet immédiat sur les marchés et sur le prix des carburants, entre soulagement boursier à Wall Street et pression politique intérieure sur la taxe des combustibles.
POINTS CLES
ANALYSE
Lisbonne, 26 septembre 2026. À New York, en marge de l'Assemblée générale des Nations unies, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a présenté vendredi un plan en sept jours pour rouvrir le détroit d'Ormuz. Selon la RTP, la proposition, transmise mardi à l'émissaire américain Steve Witkoff, conditionne la réouverture à la levée du blocus naval des ports iraniens, à la fin des sanctions sur les ventes de pétrole et au respect du cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah au Liban. « Si certaines conditions sont remplies, le détroit sera rouvert dans un délai de sept jours et les négociations reprendront », a déclaré Araghchi. Le vice-président du Quincy Institute, Trita Parsi, précise que le plan a été présenté lors d'une réunion privée avec des représentants américains jeudi dernier. Pour le chercheur Urban Coningham, du Royal United Services Institute, cité par Al Jazeera, Téhéran presse Donald Trump sur les prix du pétrole et du gaz en rappelant que cette fenêtre pourrait ne pas se représenter avant les élections de mi-mandat américaines.
La presse portugaise retient d'abord l'onde de choc sur les marchés. Selon la RTP, Wall Street a clôturé en hausse, portée par le recul des cours du pétrole : le Dow Jones a gagné 0,93 %, le Nasdaq 0,48 % et le S&P 500 0,51 %. « Les espoirs d'une issue diplomatique au conflit au Moyen-Orient ont fait baisser aujourd'hui les cours du pétrole », a expliqué Angelo Kourkafas, d'Edward Jones, à l'AFP. Les investisseurs restent toutefois inquiets de la remontée des rendements obligataires : le taux à 30 ans a atteint 5,50 %, un plus haut depuis 2004, et celui à 10 ans 5,22 %, du jamais-vu depuis 2007.
L'Observador rapporte de son côté que le Wall Street Journal, citant des responsables américains anonymes, affirme que Donald Trump rejette la proposition, se méfiant de la capacité de Téhéran à tenir ses engagements, et que Washington pourrait reprendre ses frappes après le scrutin du 3 novembre.
Au Portugal même, l'équation pétrolière nourrit un débat intérieur : Iniciativa Liberal, PCP et CDS reprochent au gouvernement de Luís Montenegro de ne pas baisser l'ISP. « Le gouvernement n'y est pas légalement obligé, il y est moralement obligé », a affirmé la présidente de l'IL, Mariana Leitão, évoquant des familles « profondément affectées » par la hausse du prix des carburants.
ANGLE DOMINANT
Doha revendique son rôle de canal discret entre Téhéran et Washington, plaçant la médiation qatarie au cœur du plan en sept jours pour rouvrir le détroit d'Ormuz.
POINTS CLES
ANALYSE
Doha, 26 septembre 2026. Au siège des Nations unies à New York, la diplomatie qatarie a porté cette semaine les messages échangés entre Téhéran et Washington sur l'avenir du détroit d'Ormuz. Selon Al Jazeera, c'est par ce canal que l'Iran a transmis aux États-Unis un plan en sept jours pour rouvrir le détroit, fermé depuis près de sept mois de guerre. Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi, qui avait rencontré mardi l'émissaire de Donald Trump Steve Witkoff, a précisé jeudi en marge de l'Assemblée générale, selon Gulf Times : « Iran a transmis aux États-Unis, par l'intermédiaire du Qatar, un plan concret en sept jours. Si les conditions nécessaires sont réunies, le détroit peut être rouvert et le trafic maritime normal rétabli en sept jours. » Il a ajouté : « Le choix appartient désormais aux États-Unis. L'Iran n'accepte ni la coercition, ni les menaces, ni l'intimidation. »
Le plan, toujours selon Gulf Times, prévoit un cessez-le-feu régional de sept jours incluant le Liban, la levée du blocus naval américain, la fin des sanctions sur le pétrole iranien et le dégel d'avoirs iraniens estimés à au moins 12 milliards de dollars ; Ormuz serait rouvert au septième jour de la trêve.
Doha n'a revendiqué aucune percée : les deux parties ont qualifié le contact indirect de « positif », sans annoncer d'avancée diplomatique. Des analystes cités par Al Jazeera doutent qu'un accord ferme soit proche, l'Iran voulant reprendre le schéma d'un précédent accord confiant à Téhéran et à Oman la gestion du détroit avant d'aborder une paix plus large. Washington, qui affirme garder le « contrôle total » d'Ormuz, veut au contraire ouvrir immédiatement le dossier du nucléaire iranien, condition que l'Iran refuse tant que le blocus n'est pas levé.
Samedi, le porte-parole du département d'État Tommy Pigott a assuré à Al Jazeera que la porte de la diplomatie avec l'Iran restait ouverte, rejetant l'idée que Washington soit responsable du blocage. Le même jour, le Commandement central américain annonçait avoir redirigé 122 navires commerciaux pour faire respecter le blocus, signe que la pression militaire se poursuit pendant que le canal qatari reste ouvert entre les deux capitales.
ANGLE DOMINANT
Bucarest scrute un bras de fer où la réponse américaine tient, samedi, en une carte renommée sur Truth Social plutôt qu'en un engagement écrit sur le plan iranien.
POINTS CLES
ANALYSE
Bucarest, 26 septembre 2026. Depuis samedi, la presse roumaine suit à distance un échange resté suspendu entre Téhéran et Washington : Digi24 rappelle que l'Iran attend une réponse officielle des États-Unis à son plan de réouverture du détroit d'Ormuz, présenté vendredi par le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi en marge de l'Assemblée générale de l'ONU à New York. Le texte a été transmis à la partie américaine par l'intermédiaire du Qatar, précise G4Media, qui cite l'Independent et le Wall Street Journal.
Ce qui retient l'attention n'est pas tant le contenu de la proposition - sept jours pour rouvrir la voie maritime en échange de la levée du blocus naval, de l'abandon des sanctions pétrolières et d'un cessez-le-feu incluant le Liban - que la manière dont Donald Trump y a répondu. Plutôt qu'un communiqué, le président américain a publié sur Truth Social une carte du détroit rebaptisé « Strâmtoarea Trump », reprenant une idée déjà avancée début septembre et déjà reprise par la Maison-Blanche sur une carte officielle. Digi24 souligne que, selon le Wall Street Journal cité par Reuters, Trump aurait en réalité rejeté l'accord - la réponse gestuelle valant, pour l'instant, tout ce que Téhéran obtient.
G4Media insiste sur la tension des négociations indirectes : Téhéran conditionne toute concession à une réduction de la pression militaire américaine et à la levée du blocus, tandis que la délégation iranienne venue à New York disposait, selon le site, d'un mandat pour des pourparlers diplomatiques. Reuters avait déjà rapporté que l'Iran se disait prêt à rouvrir la route maritime en une semaine si Washington réduisait sa pression militaire. Malgré ces éléments, la situation restait, samedi, floue quant à une réponse officielle du côté américain. G4Media rappelle aussi que l'Iran a évoqué le dossier avec l'Arabie saoudite, signe des enjeux régionaux d'un conflit vieux de sept mois qui a perturbé une des routes pétrolières les plus stratégiques au monde et pesé sur l'économie globale.
Pour la presse roumaine, le dossier illustre un schéma familier : une initiative diplomatique concrète, chiffrée et calendarisée côté iranien, confrontée à une réponse américaine qui reste, samedi, de l'ordre du symbole plutôt que de l'engagement écrit.
ANGLE DOMINANT
Moscou défend la voie diplomatique comme seule issue à la crise du Golfe, mettant en avant le plan iranien de réouverture d'Ormuz en sept jours plutôt que la responsabilité que Washington fait porter à Téhéran.
POINTS CLES
ANALYSE
Moscou, 26 septembre 2026. La diplomatie russe est intervenue en marge de l'Assemblée générale des Nations unies pour appuyer une issue négociée à la crise du détroit d'Ormuz. Selon le ministère russe des Affaires étrangères, le chef de la diplomatie Sergueï Lavrov et son homologue iranien Abbas Araghchi ont affirmé qu'« il n'existe pas d'alternative à une solution diplomatique » à la crise du Golfe, lors d'un entretien consacré aux développements autour de l'Iran et au calendrier des contacts russo-iraniens à venir.
Cette rencontre a précédé la présentation par Téhéran d'un plan concret en sept étapes, transmis à Washington via le Qatar. « Si les conditions nécessaires sont réunies, le détroit peut être rouvert et la navigation normale restaurée en sept jours. Le choix appartient désormais aux États-Unis », a déclaré Araghchi, précisant que les mesures demandées ne sont « pas nouvelles » mais figurent déjà dans le mémorandum d'entente signé par Washington avant sa violation cet été. Le détroit rouvrirait le sixième jour, les négociations sur un accord final débuteraient le septième.
Le président iranien Massoud Pezeshkian, interrogé par CBS, a rappelé que la réouverture doit se conformer au mémorandum signé au Pakistan : « Nous avons signé, le président des États-Unis a signé, nous avancions sur cette base. » Si Washington accepte de reprendre ce cadre, « tout redeviendra comme avant », a-t-il ajouté.
Araghchi a par ailleurs dénoncé depuis la tribune onusienne une tentative américano-israélienne de « blanchir leurs actes criminels », détaillant un bilan de plus de 5 000 morts, dont des centaines de femmes et d'enfants, et citant les frappes sur une école à Minab, un stade à Lamerd et un mariage à Sirik. Il a jugé que les États du Moyen-Orient ayant facilité l'agression, en ouvrant territoire, bases et renseignement, en portent la responsabilité directe.
Sur le volet humanitaire, l'ONU a averti qu'au moins 45 millions de personnes dans les pays en développement risquent des pénuries alimentaires si le blocus perturbe durablement l'acheminement d'engrais, dont un tiers du commerce mondial transite par Ormuz. Jorge Moreira da Silva a exhorté Washington et Téhéran à traiter ce dossier séparément d'un règlement global du conflit.
ANGLE DOMINANT
Washington conditionne sa réponse au calendrier électoral : Trump a lui-même prédit qu'aucun accord avec l'Iran ne serait trouvé avant les élections de mi-mandat de novembre, quand Téhéran presse pour un dénouement rapide.
POINTS CLES
ANALYSE
Washington, 26 septembre 2026. À la tribune des Nations unies, Donald Trump a résumé la semaine côté américain : un « big decision to make » — conclure un accord avec l'Iran ou « annihiler » le pays — sans trancher publiquement entre les deux options. Selon CBS News, le président a lui-même prédit qu'aucun accord ne serait scellé avant les élections de mi-mandat de novembre, une échéance que le président iranien Massoud Pezeshkian invoque de son côté pour presser Washington de répondre au plan en sept jours présenté cette semaine par le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi.
Le texte, qui prévoit la réouverture du détroit d'Ormuz en échange de la levée du blocus naval, des sanctions pétrolières et d'un cessez-le-feu élargi au Liban, n'a reçu à ce stade aucune réponse officielle de la Maison-Blanche, note CBS. Des responsables américains ont mené des discussions indirectes avec Téhéran par l'intermédiaire de médiateurs, mais Trump lui-même ne s'est pas entretenu avec la délégation iranienne à New York, malgré une ouverture initialement affichée à une rencontre.
Interrogé vendredi sur « Face the Nation », Pezeshkian a évoqué une « atmosphère de méfiance » persistante et rappelé les précédents où les États-Unis ont frappé l'Iran en pleine négociation, tout en assurant que Téhéran respecterait ses engagements si Washington acceptait la proposition, jusqu'à autoriser des inspecteurs nucléaires.
Sur le plan économique, la presse américaine mesure surtout l'effet de la perspective d'accord sur les marchés : Bloomberg relève un repli du pétrole à l'annonce de pourparlers sur un accord par étapes, tandis que CNBC souligne que les transits par le détroit sont tombés à neuf navires, très en dessous du niveau d'avant-guerre, pendant que l'Arabie saoudite a porté ses exportations à 6 millions de barils par jour en septembre, un bond de près de 80% par rapport à août grâce au contournement d'Ormuz. CNBC signale aussi des tirs de missiles houthis contre des cibles saoudiennes vendredi, et la tenue prévue d'une réunion des chefs d'état-major saoudien, turc et pakistanais.
Pour la couverture américaine, la question centrale reste moins le détail du plan que le calendrier : Trump temporise, Pezeshkian presse, et le sort du détroit d'Ormuz apparaît suspendu à l'agenda électoral de Washington autant qu'aux négociations elles-mêmes.
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