ANGLE DOMINANT
Téhéran pose ses conditions avant toute réouverture d'Ormuz : levée du blocus, fin des sanctions pétrolières et cessez-le-feu élargi au Liban, sans toucher au programme nucléaire.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Araghchi a affirmé à Sergueï Lavrov que l'insécurité dans le détroit d'Ormuz est « le résultat direct de la rupture par les États-Unis de leurs engagements et de leurs actions criminelles contre l'Iran » (Mehr News).
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L'agence Tasnim a rapporté que le contact direct de trois heures entre Araghchi et l'émissaire américain Steve Witkoff, mardi à New York, n'avait pas été autorisé par les instances décisionnaires iraniennes, le qualifiant d'« erreur majeure » (Iran International).
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Le président Massoud Pezeshkian a consacré l'ouverture et la clôture de son discours à l'ONU à rejeter les accusations de Donald Trump, disant accueillir les négociations mais refuser toute « intimidation », tandis que Téhéran exclut toute concession nucléaire (Iran International).
ANALYSE
Téhéran, 26 septembre 2026. À New York, en marge de l'Assemblée générale des Nations unies, la diplomatie iranienne multiplie les contacts tout en verrouillant ses lignes rouges. Vendredi, le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi a rencontré son homologue russe Sergueï Lavrov et répété que l'insécurité dans le détroit d'Ormuz est « le résultat direct de la rupture par les États-Unis de leurs engagements et de leurs actions criminelles contre l'Iran », selon Mehr News. Il lui a détaillé l'accord conclu avec Oman pour établir une route maritime sûre dans le détroit, confiant aux médiateurs le soin de transmettre à Washington les conditions de Téhéran pour un retour au processus diplomatique. Le même jour, devant le secrétaire général de la Ligue arabe puis lors d'une réunion de l'Organisation de coopération économique, Araghchi a dénoncé une agression « terroriste et injustifiée » des États-Unis et d'Israël, évoquant plus de 4 000 civils tués, dont 168 écoliers à Minab, et la mort du Guide suprême.
Ces sept conditions, selon l'agence Tasnim proche des Gardiens de la révolution, devaient rester cantonnées à un canal indirect via des médiateurs. Mais un contact direct de trois heures entre Araghchi et l'émissaire américain Steve Witkoff, mardi à New York, a suscité une controverse interne : Tasnim a rapporté mercredi que ce rapprochement n'avait pas été autorisé par les instances décisionnaires, dont le Conseil suprême de sécurité nationale, le qualifiant d'« erreur majeure » et réclamant des explications du ministre. Signe d'une ligne de fracture moins sur la poursuite du dialogue que sur son degré de proximité avec Washington.
Sur le fond, Téhéran exclut toute concession sur le programme nucléaire, même si Washington acceptait la proposition sur Ormuz. Mercredi, devant l'Assemblée générale, le président Massoud Pezeshkian a consacré l'ouverture et la clôture de son discours à rejeter les accusations de Donald Trump, disant accueillir les négociations mais refuser toute « intimidation ». Pour Téhéran, la réouverture du détroit dépend d'abord de gestes américains vérifiables - levée du blocus, des sanctions pétrolières et cessez-le-feu élargi au Liban - avant toute reprise des pourparlers, nucléaire compris.
