ANGLE DOMINANT
Islamabad revendique la paternité d'une médiation entre Washington et Téhéran, érigeant Ormuz en « artère de l'économie mondiale » qu'aucune partie ne doit transformer en point d'étranglement.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Shehbaz Sharif, devant la 81e Assemblée générale de l'ONU, a qualifié Ormuz et Bab al-Mandeb d'« artères de l'économie mondiale » qui « doivent rester ouvertes »
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Islamabad revendique avoir réuni Washington et Téhéran lors de pourparlers ayant abouti à un Mémorandum d'entente, avec un hommage au maréchal Asim Munir
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Les transits dans le détroit d'Ormuz sont tombés à neuf navires jeudi contre quatorze la veille, loin des quelque cent vingt-cinq navires quotidiens d'avant-guerre représentant un cinquième de l'approvisionnement mondial en pétrole et gaz
ANALYSE
Islamabad, 26 septembre 2026. Devant la 81e session de l'Assemblée générale des Nations unies, vendredi à New York, le Premier ministre Shehbaz Sharif a exigé que les détroits d'Ormuz et de Bab al-Mandeb restent ouverts, les qualifiant d'« artères de l'économie mondiale » qui « doivent relier les nations, non devenir des points d'étranglement de la confrontation ». Il a averti que la récente flambée des hostilités avait placé ces routes maritimes vitales sous une pression sévère, plaidant pour que « la voix de la diplomatie résonne plus fort que le fracas des missiles, des drones et des armes ».
Le chef du gouvernement pakistanais a revendiqué un rôle actif dans la désescalade : Islamabad affirme avoir réuni Washington et Téhéran « sous un même toit » lors de pourparlers organisés dans la capitale pakistanaise, débouchant sur un Mémorandum d'entente présenté comme une « étape historique » vers la fin du conflit. Shehbaz Sharif a salué les « efforts inlassables » du chef d'état-major de la Défense, le maréchal Asim Munir, pour avoir ouvert un espace de dialogue « dans des circonstances exceptionnellement difficiles ».
Le Premier ministre a par ailleurs condamné les attaques houthies contre l'Arabie saoudite, en particulier une tentative de frappe de drone visant La Mecque, qualifiant toute menace contre les lieux saints de « ligne rouge qui ne doit jamais être franchie », et réaffirmé la solidarité du Pakistan avec Riyad, notamment via l'accord de défense conjointe de La Mecque associant Arabie saoudite, Turquie et Pakistan.
Sur le terrain, les données de suivi maritime citées par la presse pakistanaise montrent que les transits dans le détroit d'Ormuz sont tombés à neuf jeudi, contre quatorze la veille, pour une moyenne sur dix jours de dix-huit — loin des quelque cent vingt-cinq navires quotidiens d'avant-guerre, qui représentaient un cinquième de l'approvisionnement mondial en pétrole et gaz. Selon des sources citées par Reuters, Washington et Téhéran discuteraient à New York d'un accord « en plusieurs étapes » : une réouverture d'Ormuz contre la levée du blocus économique américain, un haut responsable iranien évoquant la possibilité de récupérer des avoirs gelés. Donald Trump a laissé entendre qu'un accord pourrait n'intervenir qu'après les élections de mi-mandat du 3 novembre.
SOURCES (3)
- ARY NewsMOYEN
- Business RecorderMOYEN
