ANGLE DOMINANT
Ottawa décrypte le plan iranien comme un pari calculé sur le calendrier électoral américain, plus que comme une simple offre de désescalade énergétique.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Araghchi a détaillé le plan vendredi à l'ONU : réouverture du détroit d'Ormuz en sept jours contre levée du blocus naval, fin des sanctions pétrolières et cessez-le-feu incluant le Liban (Globe and Mail).
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Le Globe and Mail relie la perturbation du détroit, qui portait un cinquième du pétrole et du gaz mondiaux avant la guerre, aux retombées politiques pour Trump et les républicains avant les élections de mi-mandat de novembre.
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Le National Post rapporte qu'Araghchi a rencontré mardi l'émissaire américain Steve Witkoff et que le plan prévoirait le déblocage d'au moins 12 milliards de dollars d'avoirs iraniens gelés.
ANALYSE
Ottawa, 26 septembre 2026. La presse canadienne retient d'abord le calcul politique dissimulé sous le plan en sept jours présenté vendredi par Téhéran. Selon le Globe and Mail, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a détaillé aux journalistes, en marge du Conseil de sécurité de l'ONU, une offre transmise à Washington via le Qatar : levée du blocus naval, suspension des sanctions sur le pétrole iranien et cessez-le-feu incluant le Liban, en échange d'une réouverture du détroit d'Ormuz. « Le délai de sept jours commencera dès que les États-Unis accepteront ce plan », a-t-il déclaré. D'après les détails rapportés, les premières étapes prendraient quatre à cinq jours, le détroit rouvrirait le sixième jour, et les pourparlers sur le nucléaire reprendraient le septième.
Le Globe and Mail souligne que la perturbation du détroit — par lequel transitait avant la guerre un cinquième du pétrole et du gaz échangés dans le monde — est devenue le principal levier de Téhéran, avec des effets ressentis bien au-delà du Moyen-Orient et des retombées politiques pour Donald Trump et le Parti républicain à l'approche des élections de mi-mandat de novembre. La Maison-Blanche s'en tient à évoquer des « conversations positives et constructives » avec les médiateurs, en précisant qu'elle facilite déjà d'importantes exportations pétrolières via le détroit.
Le National Post ajoute que Araghchi a rencontré mardi l'émissaire de Trump, Steve Witkoff, et que le plan prévoirait aussi le déblocage d'avoirs iraniens gelés estimés à au moins 12 milliards de dollars américains. « Iran n'accepte ni la coercition, ni les menaces, ni l'intimidation, et ne cédera pas ses droits souverains sous la pression », a insisté le ministre, ajoutant : « si le sérieux est là côté américain, tout est prêt. » Selon une source proche du dossier citée par l'Associated Press et reprise par le Globe and Mail, l'Arabie saoudite se montrerait sceptique face à cette nouvelle tentative, aucune capitale du Golfe n'ayant réagi publiquement.
Cette lecture canadienne insiste moins sur les mécanismes énergétiques que sur le fait que Téhéran joue la montre électorale américaine, un pari déjà tenté en juin selon le Globe and Mail, sans succès.
