ANGLE DOMINANT
Doha revendique son rôle de canal discret entre Téhéran et Washington, plaçant la médiation qatarie au cœur du plan en sept jours pour rouvrir le détroit d'Ormuz.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Le Qatar a transmis aux États-Unis, à l'ONU, le plan iranien en sept jours pour rouvrir le détroit d'Ormuz (Gulf Times).
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Le plan prévoit un cessez-le-feu de sept jours incluant le Liban, la levée du blocus naval, la fin des sanctions pétrolières et le dégel d'au moins 12 milliards de dollars d'avoirs iraniens (Gulf Times).
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Le Commandement central américain a redirigé 122 navires commerciaux pour maintenir le blocus contre l'Iran, selon Al Jazeera (26 septembre).
ANALYSE
Doha, 26 septembre 2026. Au siège des Nations unies à New York, la diplomatie qatarie a porté cette semaine les messages échangés entre Téhéran et Washington sur l'avenir du détroit d'Ormuz. Selon Al Jazeera, c'est par ce canal que l'Iran a transmis aux États-Unis un plan en sept jours pour rouvrir le détroit, fermé depuis près de sept mois de guerre. Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi, qui avait rencontré mardi l'émissaire de Donald Trump Steve Witkoff, a précisé jeudi en marge de l'Assemblée générale, selon Gulf Times : « Iran a transmis aux États-Unis, par l'intermédiaire du Qatar, un plan concret en sept jours. Si les conditions nécessaires sont réunies, le détroit peut être rouvert et le trafic maritime normal rétabli en sept jours. » Il a ajouté : « Le choix appartient désormais aux États-Unis. L'Iran n'accepte ni la coercition, ni les menaces, ni l'intimidation. »
Le plan, toujours selon Gulf Times, prévoit un cessez-le-feu régional de sept jours incluant le Liban, la levée du blocus naval américain, la fin des sanctions sur le pétrole iranien et le dégel d'avoirs iraniens estimés à au moins 12 milliards de dollars ; Ormuz serait rouvert au septième jour de la trêve.
Doha n'a revendiqué aucune percée : les deux parties ont qualifié le contact indirect de « positif », sans annoncer d'avancée diplomatique. Des analystes cités par Al Jazeera doutent qu'un accord ferme soit proche, l'Iran voulant reprendre le schéma d'un précédent accord confiant à Téhéran et à Oman la gestion du détroit avant d'aborder une paix plus large. Washington, qui affirme garder le « contrôle total » d'Ormuz, veut au contraire ouvrir immédiatement le dossier du nucléaire iranien, condition que l'Iran refuse tant que le blocus n'est pas levé.
Samedi, le porte-parole du département d'État Tommy Pigott a assuré à Al Jazeera que la porte de la diplomatie avec l'Iran restait ouverte, rejetant l'idée que Washington soit responsable du blocage. Le même jour, le Commandement central américain annonçait avoir redirigé 122 navires commerciaux pour faire respecter le blocus, signe que la pression militaire se poursuit pendant que le canal qatari reste ouvert entre les deux capitales.
