ANGLE DOMINANT
Brasília décrypte l'annonce iranienne à l'aune du calendrier électoral américain, la presse brésilienne retenant surtout que Trump attendrait les élections de mi-mandat de novembre pour, selon le Wall Street Journal, reprendre les bombardements plutôt que d'accepter le plan de Téhéran.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Abbas Araghchi a annoncé que l'Iran a transmis via le Qatar un plan de sept jours pour rouvrir le détroit d'Ormuz au septième jour si les conditions sont réunies
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Selon le Wall Street Journal cité par G1, Trump se montre sceptique en privé et a dit à son équipe juger probable une nouvelle campagne de bombardements après les élections de mi-mandat de novembre
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Massoud Pezeshkian, interrogé par Fox News, a jugé préférable un accord avant les élections de mi-mandat américaines tout en disant que l'avant ou l'après ne changerait rien pour l'Iran
ANALYSE
Brasília, 26 septembre 2026. La presse brésilienne détaille les développements de la crise du détroit d'Ormuz après la publication, vendredi 25 septembre, d'un article du Wall Street Journal selon lequel Donald Trump s'apprêterait à rejeter le plan iranien de réouverture du détroit et envisagerait de reprendre les bombardements après les élections de mi-mandat de novembre aux États-Unis.
Selon G1, citant le WSJ, « en conversations privées, Trump se montre sceptique quant à la possibilité que l'Iran satisfasse ses exigences » et a dit à son équipe juger probable une nouvelle campagne de bombardements. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, avait pourtant annoncé vendredi à New York que Téhéran avait transmis à Washington, via le Qatar, « un plan concret de sept jours » : si les conditions sont remplies, le détroit rouvrirait au septième jour et le trafic maritime habituel reprendrait. « La décision appartient désormais aux États-Unis. L'Iran n'admet ni coercition, ni menaces, ni intimidation », a-t-il ajouté, selon le Jornal de Brasília.
La Folha de S.Paulo rappelle que la proposition reprend de près les termes d'un mémorandum d'entente signé entre Washington et Téhéran en juin, resté rapidement lettre morte. Un responsable américain cité par le quotidien évoque des « conversations positives et constructives » via les médiateurs, tout en précisant que Washington ne se précipitera pas vers un accord.
Le président iranien Massoud Pezeshkian, interrogé par Fox News, a affirmé que « ce sont les États-Unis qui doivent décider s'ils veulent en finir » avec la guerre, ajoutant que son pays, « poussé par Israël », ne souhaite pas la poursuite du conflit. Il a jugé « préférable » qu'un accord intervienne avant les élections de mi-mandat américaines, tout en relativisant : avant ou après ce scrutin, « quelle différence cela fait-il pour nous ? »
Les médias brésiliens soulignent l'écart entre les discours mutuellement hostiles tenus à l'ONU jeudi 24 septembre — Trump menaçant l'Iran d'« anéantissement », Pezeshkian promettant que son pays ne se laissera pas intimider — et la diplomatie discrète en coulisses, jugée porteuse de « grandes avantages » pour les deux camps.
SOURCES (3)
- G1 Globo MundoMOYEN
- Jornal de BrasíliaMOYEN
