ANGLE DOMINANT
Mexico mesure la crise d'Ormuz en points d'indice : Wall Street et la Bourse mexicaine ont grimpé vendredi sur l'espoir d'un accord, pendant que le baril reculait.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Vendredi, le Dow Jones a gagné 0,93 %, le S&P/BMV IPC mexicain 1,13 % et le FTSE-BIVA 1,08 %, sur l'attente d'un accord ouvrant la réouverture d'Ormuz (El Financiero).
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Le West Texas Intermediate a reculé de 1,91 %, à 92,80 dollars le baril, signe d'un apaisement anticipé sur le marché pétrolier.
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Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi a présenté à New York une proposition pour rouvrir le détroit d'Ormuz « en un plazo de siete días » (El Norte, AFP).
ANALYSE
Mexico, 26 septembre 2026. Depuis la place financière mexicaine, la crise du détroit d'Ormuz se lit d'abord à travers les indices boursiers. Vendredi, le Dow Jones a gagné 0,93 %, à 51 828,62 points, le S&P 500 0,51 % et le Nasdaq 0,48 %, portés par l'attente d'un accord ouvrant la voie à la réouverture du détroit d'Ormuz, rapporte El Financiero. À Mexico, la Bourse locale a suivi le mouvement : le S&P/BMV IPC a progressé de 1,13 %, à 64 992,23 points, et le FTSE-BIVA de la Bolsa Institucional de Valores de 1,08 %, à 1 316,66 points. Signe de l'apaisement anticipé sur les marchés pétroliers, le West Texas Intermediate a reculé de 1,91 %, à 92,80 dollars le baril, tandis que le Brent cédait également du terrain.
Sur le fond diplomatique, El Financiero rappelle que Téhéran a présenté un plan pour rouvrir le détroit et reprendre les discussions sur son programme nucléaire, à condition que Washington lève le blocus naval de ses ports et réduise la pression militaire. Le secrétaire général de l'ONU, António Guterres, a demandé vendredi au président iranien Massoud Pezeshkian de résoudre le conflit « mediante el diálogo y la negociación » et de respecter la liberté de navigation dans le détroit, y compris « las libertades y los derechos de navegación ». Il avait averti cette semaine que le trafic y était « prácticamente paralizado ».
El Norte, citant l'AFP, confirme que le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi a présenté à plusieurs médias étrangers, à New York, une proposition pour rouvrir Ormuz « en un plazo de siete días ». Pezeshkian avait défendu mercredi devant l'Assemblée générale la disposition de l'Iran à négocier, tout en refusant de céder à la pression militaire et aux sanctions américaines.
Pour la presse mexicaine, l'enjeu se mesure d'abord en dollars et en points d'indice : avant la guerre, environ un cinquième du pétrole et du gaz mondiaux transitait par ce corridor, selon El Financiero. La simple perspective d'un compromis, même incertain côté américain, a suffi vendredi à faire grimper indices et Bourse mexicaine tout en faisant reculer le baril, de New York à Mexico.
Le rebond boursier ne tient pas qu'au dossier Ormuz : El Financiero relève aussi la prudence affichée par la Réserve fédérale, l'analyste Ulrike Hoffmann-Buchardi (UBS) jugeant que « le crecimiento resiliente y las ganancias sólidas deberían ayudar a los mercados a resistir un ciclo de ajuste moderado ».
