ANGLE DOMINANT
Dhaka mesure combien la moindre convulsion du détroit d'Ormuz pèse directement sur sa facture énergétique et sur les travailleurs bangladais employés dans le Golfe.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Le plan iranien en sept jours prévoit une cessation des hostilités au Liban inclus, la libération d'avoirs iraniens gelés estimés à au moins 12 milliards de dollars, la levée des sanctions pétrolières et la fin du blocus naval, avec réouverture d'Ormuz le septième jour.
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Trump a dit ne pas être pressé de conclure un accord, même si les prix élevés du pétrole alimentent l'inflation et aggravent le coût de la vie.
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L'armée américaine a déployé des lasers à haute énergie dans le détroit d'Ormuz contre les drones et a attribué à AeroVironment un contrat de 464,8 millions de dollars pour son programme Enduring-High Energy Laser.
ANALYSE
Dhaka, 26 septembre 2026. Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a présenté à New York, en marge de l'Assemblée générale des Nations unies, un plan pour rouvrir le détroit d'Ormuz en sept jours. Selon ses propres précisions, citées par le New York Times, le texte prévoit une cessation de toutes les hostilités au Moyen-Orient pendant sept jours, y compris au Liban, la libération d'avoirs iraniens gelés estimés à au moins 12 milliards de dollars, la levée des sanctions sur les ventes de pétrole iranien et la fin du blocus naval américain. Le détroit rouvrirait le septième jour de la trêve. « Si certaines conditions sont remplies, le détroit sera ouvert dans les sept jours et les discussions commenceront », a déclaré Araghchi. Il affirme que la Chine soutient la proposition, alors que Xi Jinping rencontrait Trump la même semaine à Washington.
Pour Dhaka, dépendant des approvisionnements énergétiques transitant par le Golfe et des revenus de sa diaspora ouvrière dans la région, la question n'est pas seulement diplomatique. Trita Parsi, de l'institut Quincy, présent à la réunion new-yorkaise, estime qu'un accord rapide profiterait politiquement à Trump avant les élections de mi-mandat de novembre. Mais le président américain a dit ne pas être pressé de conclure, même si les prix élevés du pétrole alimentent l'inflation et aggravent le coût de la vie — une phrase qui résonne directement pour une économie importatrice comme celle du Bangladesh.
La presse locale relève aussi que Washington ne désarme pas ses positions dans le détroit : l'armée américaine y a déployé des lasers à haute énergie contre les drones, et vient d'attribuer à AeroVironment un contrat de 464,8 millions de dollars pour son programme Enduring-High Energy Laser, premier contrat de production de ce type. Un signal que la dissuasion militaire continue de coexister avec les canaux diplomatiques ouverts par Téhéran via le Qatar.
Côté iranien, les autorités à Téhéran n'ont pas confirmé publiquement les termes exacts du plan : l'agence Kyodo a été la première à le révéler, avant que des médias iraniens ne démentent cette version. Araghchi a par ailleurs rencontré l'émissaire américain Steve Witkoff, tandis qu'un porte-parole des Gardiens de la révolution a ajouté la fin des hostilités au Yémen à la liste des exigences de Téhéran.
