ANGLE DOMINANT
Dacca chiffre l'escalade en dollars par baril, redoutant pour sa facture énergétique et ses travailleurs expatriés du Golfe les conséquences d'un Brent qui a franchi les 100 dollars.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Le Brent a franchi la barre des 100 dollars le baril mercredi 9 septembre, un niveau plus vu depuis juillet, selon The Daily Star et TBS News
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La Jordanie affirme avoir intercepté 18 des 20 missiles iraniens visant la base d'Al-Azraq, sans faire de victime
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TBS News rapporte qu'au moins un marin a été tué et un autre porté disparu lors des frappes sur des navires marchands
ANALYSE
Dacca, 10 septembre 2026. Depuis les quais de Chittagong jusqu'aux bureaux chargés des réserves de change, l'escalade entre Washington et Téhéran se lit d'abord en dollars par baril. Selon The Daily Star et TBS News, le Brent a franchi la barre des 100 dollars mercredi 9 septembre, un niveau plus vu depuis juillet, après que les forces américaines ont annoncé avoir détruit cinq pétroliers iraniens mardi 8 septembre. Le commandement central américain a diffusé une vidéo des navires en feu avant qu'ils ne coulent, présentant l'opération comme une réponse à des tirs de missiles balistiques iraniens visant à deux reprises un navire de guerre américain. « L'Iran continue d'essayer de frapper des navires de guerre américains, et chaque fois qu'il le fait ou tente de le faire, il va perdre des pétroliers », a déclaré le secrétaire d'État Marco Rubio.
Téhéran a répliqué en frappant la base américaine d'Al-Azraq en Jordanie ; Amman affirme avoir intercepté 18 des 20 missiles iraniens, les deux autres tombant dans des zones inhabitées, sans faire de victime. Les Gardiens de la révolution ont ensuite revendiqué, mercredi, des attaques contre dix navires près du détroit d'Ormuz — deux bâtiments américains et huit pétroliers selon leur propre décompte — et sommé les équipages mouillant au Koweït et à Bahreïn d'abandonner leurs navires sous peine d'être visés.
Pour Dacca, cette menace touche une zone où travaillent des centaines de milliers de ressortissants bangladais employés dans la logistique portuaire et énergétique du Golfe. Au-delà du sort de cette main-d'œuvre expatriée, c'est la facture énergétique nationale qui inquiète : le Bangladesh importe la quasi-totalité de son pétrole raffiné, et un baril durablement proche de 100 dollars pèserait sur des réserves de change déjà sous tension après six mois de guerre. TBS News rapporte par ailleurs qu'au moins un marin a été tué et un autre porté disparu lors de ces frappes contre des navires marchands, rappelant que les équipages civils, souvent originaires d'Asie du Sud, payent un tribut humain direct à une guerre du pétrole qui n'oppose officiellement ni Dacca ni ses voisins.
