ANGLE DOMINANT
Stockholm pèse la guerre en barils plus qu'en missiles, mesurant combien la fermeture du détroit d'Ormuz par Téhéran et le blocus naval américain ont façonné un marché pétrolier étrangement stable après six mois de conflit.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Des médias d'État iraniens ont rapporté mardi des explosions entendues sur l'île pétrolière de Kharg et près du port de Jask, selon Svenska Dagbladet.
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Une frappe américaine confirmée par Centcom contre des pétroliers iraniens près de Kharg avait déjà eu lieu le 5 septembre, avant les nouveaux événements rapportés mardi, rappelle SvD.
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Selon Expressen, les États-Unis ont détruit trois pétroliers iraniens le week-end précédent en réponse à des tirs de missiles iraniens contre un porte-avions et un destroyer américains.
ANALYSE
Stockholm, 10 septembre 2026.
La presse suédoise aborde le nouvel échange de frappes entre Washington et Téhéran moins comme un affrontement militaire que comme un test pour le marché pétrolier mondial. Le quotidien Svenska Dagbladet rapporte, dans son fil d'actualité en direct, que des médias d'État iraniens ont fait état mardi d'explosions entendues sur l'île pétrolière de Kharg, dans le Golfe, ainsi qu'à proximité du port de Jask. Une source américaine a indiqué au Jerusalem Post que le commandement central américain (Centcom) avait lancé une attaque contre des pétroliers iraniens ; SvD note toutefois une incertitude sur les dates, rappelant qu'une frappe similaire près de Kharg, confirmée par Centcom, avait déjà eu lieu le 5 septembre. Selon le Wall Street Journal, cité par SvD, cette nouvelle attaque américaine intervient après une tentative iranienne, la veille, de viser des navires de guerre américains — un destroyer et un porte-avions —, une information que le Pentagone n'avait pas encore confirmée.
Le chroniqueur Mats Larsson, dans Expressen, situe l'épisode dans une guerre qui dure « depuis plus d'un semestre » alors que Donald Trump promettait une victoire en cinq semaines. Il rappelle que le week-end précédent, les États-Unis avaient détruit trois pétroliers iraniens en réponse à des tirs de missiles iraniens contre un porte-avions et un destroyer américains, et que le prix du pétrole a grimpé « comme d'habitude » à chaque nouvelle salve d'explosions rapportée depuis le Golfe.
Pour Expressen, l'enseignement des six derniers mois est que la fermeture du détroit d'Ormuz par l'Iran — par lequel transitait un cinquième du pétrole mondial — n'a pas produit le scénario catastrophe longtemps redouté : les prix ont grimpé sans atteindre des niveaux jugés désastreux. Le journal détaille le blocus américain imposé aux pétroliers iraniens dès avril, levé lors de la déclaration d'intention signée en juin, puis rétabli quand le cessez-le-feu a volé en éclats quelques semaines plus tard ; depuis, les exportations pétrolières iraniennes par voie maritime sont, selon Expressen, quasiment à l'arrêt. Le journal souligne enfin que ce conflit sans issue pèse sur l'impopularité de Trump à quelques semaines des élections de mi-mandat américaines, un angle rarement mis en avant dans la couverture régionale du conflit.
