ANGLE DOMINANT
Moscou pointe le prix payé par les alliés de Washington : Jordanie, Koweït et Bahreïn se retrouvent en première ligne d'une guerre navale qu'ils n'ont pas choisie, simplement parce qu'ils hébergent des bases ou des forces américaines.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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CENTCOM a détruit cinq pétroliers iraniens le 8 septembre (Kaviz, Charminar, Horizon 1, Riesco dans le golfe d'Oman, Derya près de Kharg) après deux tirs de missiles balistiques de l'IRGC sur un navire de guerre américain
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L'IRGC affirme avoir frappé les destroyers américains DDG-119 et DDG-53, équipés de systèmes Aegis, causant de « graves dommages » selon son communiqué
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La marine de l'IRGC a sommé les équipages des pétroliers amarrés au Koweït et à Bahreïn d'abandonner leurs navires, qualifiant les deux États de « partenaires » des attaques américaines
ANALYSE
Moscou, 10 septembre 2026. TASS, RT et Sputnik consacrent une large place à l'escalade maritime entre Washington et Téhéran, en s'appuyant largement sur les communiqués bruts des deux camps. Mardi 8 septembre, le commandement central américain (CENTCOM) annonce avoir détruit cinq pétroliers iraniens : le Kaviz, le Charminar, l'Horizon 1 et le Riesco dans le golfe d'Oman, ainsi que le Derya près de l'île de Kharg, trois jours après une première frappe contre trois autres pétroliers le 5 septembre. Donald Trump revendique « environ neuf » pétroliers détruits au total et promet d'en frapper « beaucoup plus ». Marco Rubio précise : « Ils en ont perdu cinq de plus la nuit dernière. Quatre ont été endommagés, un a été coulé », ajoutant que Washington continuera à « les étrangler économiquement ».
Téhéran réplique mercredi 9 septembre. Les Gardiens de la révolution islamique (IRGC) affirment avoir frappé les destroyers américains DDG-119 et DDG-53, équipés de systèmes Aegis, causant selon leur communiqué de « graves dommages » — une revendication relayée par TASS sans confirmation indépendante côté américain. L'IRGC déclare aussi avoir visé une base en Jordanie où stationnent des chasseurs F-35, F-16 et F-15.
La marine des Gardiens de la révolution va plus loin en sommant les équipages amarrés aux quais du Koweït et de Bahreïn d'abandonner immédiatement leurs navires, accusant les deux monarchies du Golfe d'héberger des forces américaines et d'être « partenaires » des frappes contre le pavillon iranien. Téhéran instaure en parallèle une zone interdite à l'est du détroit d'Ormuz, de Chabahar jusqu'à certaines zones du golfe d'Oman et de la mer d'Arabie, sous peine de sanctions pour tout navire n'ayant pas coordonné son passage avec les autorités iraniennes. L'IRGC affirme par ailleurs avoir saisi un drone sous-marin américain Dive-LD, évalué à plus d'un million de dollars, à l'entrée du détroit.
La couverture russe, construite en grande partie sur les communiqués de CENTCOM et de l'IRGC eux-mêmes, met en évidence un point peu souligné ailleurs : la vulnérabilité des alliés régionaux de Washington, sommés de payer le prix d'un conflit qu'ils n'ont pas choisi.
SOURCES (3)
- SputnikMOYEN
