ANGLE DOMINANT
Jakarta décrypte l'escalade comme un engrenage strictement symétrique, où chaque camp frappe navires ou pétroliers sans franchir le seuil qui ferait basculer la guerre ouverte fin février.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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CENTCOM a détruit cinq pétroliers iraniens le 8 septembre : quatre dans le golfe d'Oman (Kaviz, Charminar, Horizon 1, Riesco) et un, le Derya, près de l'île de Kharg dans le détroit d'Ormuz ; CNN Indonesia précise que le Riesco a coulé.
- 02
La Jordanie a intercepté 18 des 20 missiles balistiques tirés par l'Iran vers la base américaine d'Al-Azraq, les deux autres tombant en zones inhabitées.
- 03
L'IRGC affirme avoir capturé un drone sous-marin américain Dive-LD, fabriqué par Anduril, à l'entrée du détroit d'Ormuz ; le Pentagone confirme sa perte mais le décrit comme un « modèle ancien » en panne, sans données sensibles.
ANALYSE
Jakarta, 10 septembre 2026. Pour la presse indonésienne, l'engrenage entre Washington et Téhéran obéit désormais à une mécanique lisible et symétrique : coup pour coup, sans qu'aucun seuil décisif ne soit encore franchi de part et d'autre. Mardi 8 septembre, le Commandement central américain (CENTCOM) annonce avoir détruit cinq pétroliers de brut iraniens, quatre dans le golfe d'Oman — les M/T Kaviz, Charminar, Horizon 1 et Riesco, ce dernier ayant coulé selon CNN Indonesia — et un cinquième, le M/T Derya, près de l'île de Kharg, dans le détroit d'Ormuz. CENTCOM justifie ces frappes par deux tirs de missiles balistiques des Gardiens de la révolution (IRGC) contre un navire de guerre américain « au cours des deux derniers jours », un bâtiment qui aurait « esquivé » les tirs sans qu'aucun personnel américain ne soit blessé. Le secrétaire d'État Marco Rubio prévient, cité par CNN Indonesia : « Chaque fois que l'Iran tente de frapper des navires américains, il perdra des pétroliers. »
Téhéran réplique en tirant vingt missiles balistiques vers la base américaine d'Al-Azraq, en Jordanie, un allié de Washington qui héberge une installation militaire américaine. Amman annonce en avoir intercepté dix-huit, les deux autres retombant en zones inhabitées. L'IRGC affirme de son côté avoir endommagé deux navires américains, qui auraient « quitté la zone de combat » près du détroit d'Ormuz.
Les médias indonésiens accordent une place inhabituelle à un autre épisode du même jour : l'IRGC dit avoir capturé, à l'entrée du détroit, un drone sous-marin américain Dive-LD, fabriqué par la société californienne Anduril et capable de plonger à 6 000 mètres. Washington confirme la perte de l'appareil mais la minimise, un porte-parole du Pentagone évoquant un « modèle ancien » en panne depuis la veille, « sans données sensibles ni équipement sonar ou radar classifié ».
Le récit indonésien, adossé pour l'essentiel aux communiqués de CENTCOM et aux déclarations iraniennes reprises par Reuters, insiste sur la symétrie des coups plutôt que sur leurs conséquences : rien, dans les articles consultés, sur le baril proche de 100 dollars ni sur ses effets pour un archipel importateur de brut. La guerre, ouverte fin février, entre son septième mois sans qu'un cessez-le-feu signé en cours d'année n'ait tenu, Washington étant accusé par Téhéran de l'avoir rompu.
