ANGLE DOMINANT
Téhéran invoque le droit à la légitime défense pour justifier ses frappes sur Al-Azraq et dans le détroit d'Ormuz, et dénonce dans les attaques américaines contre ses pétroliers une violation flagrante de la Charte des Nations unies.
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POINTS CLES
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Le ministère iranien des Affaires étrangères a condamné, mercredi 9 septembre, « l'attaque agressive de l'armée américaine contre plusieurs pétroliers iraniens » du mardi 8 septembre comme une violation de la Charte des Nations unies.
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Le CGRI affirme avoir visé mercredi matin deux navires américains, huit pétroliers et dix autres navires dans le détroit d'Ormuz — un décompte non vérifié de façon indépendante.
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La force aérospatiale du CGRI a revendiqué une frappe de missiles balistiques contre la base américaine d'Al-Azraq en Jordanie, visant les hangars de F-35, F-16 et F-15.
ANALYSE
Téhéran, 10 septembre 2026. Le ministère iranien des Affaires étrangères a publié mercredi 9 septembre une déclaration condamnant fermement « l'attaque agressive de l'armée américaine contre plusieurs pétroliers iraniens dans la soirée du mardi 8 septembre ». Le texte qualifie l'action américaine de « poursuite de l'agression militaire, du blocus maritime et de la guerre économique » contre l'Iran, et y voit une « violation flagrante de la Charte des Nations unies et du droit international ».
Selon Téhéran, les forces armées iraniennes ont exercé leur « droit inhérent à la légitime défense » en frappant en représailles des bases et installations militaires américaines en Jordanie ainsi que plusieurs navires américains impliqués dans l'agression. Le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) a précisé, dans un communiqué distinct, avoir visé mercredi matin deux navires américains et huit pétroliers dans le Golfe persique, ainsi que dix autres navires ayant tenté de franchir « la zone interdite et dangereuse » du détroit d'Ormuz — des revendications non vérifiées de façon indépendante.
La force aérospatiale du CGRI a de son côté annoncé une « opération punitive » contre la base américaine d'Al-Azraq en Jordanie, à l'aide de missiles balistiques à propergol solide et liquide, visant selon elle les hangars de réparation des chasseurs F-35, F-16 et F-15.
Mardi, le général Mostafa Izadi, commandant adjoint du CGRI, avait affirmé que le détroit d'Ormuz restait « fermement et vigoureusement » sous contrôle des forces iraniennes, fermé depuis le début de « l'agression américano-israélienne non provoquée » le 28 février. Téhéran conditionne toute réouverture à la levée complète du « blocus naval et économique illégal » américain. Ces échanges ont fait grimper le baril à près de 100 dollars sur les marchés asiatiques, une pression économique que Téhéran présente comme la preuve du coût de ce qu'il appelle la guerre menée contre lui, plus de six mois après le déclenchement du conflit.
Sur le terrain, Mehr News a rapporté qu'un petit pétrolier iranien avait été touché par un missile à environ quatre miles au large de l'île de Kharg, son équipage évacué sans faire de victimes.
En interne, la ligne officielle martiale se heurte aux appels des anciens présidents Hassan Rohani et Mohammad Khatami à un règlement négocié « honorable », que le rédacteur en chef du quotidien conservateur Kayhan, Hossein Shariatmadari, a qualifiés de « capitulation déshonorante ».
SOURCES (2)
- Mehr News EnglishMOYEN
