
Points communs et différences de traitement dans les médias analysés.
Le procureur général des Émirats, Hamad Saif Al Shamsi, a déclaré samedi 3 octobre que le copilote du vol Flydubai FZ1073 avait tenté de commettre un « acte terroriste » ; les dix-sept perspectives relaient cette qualification.
Selon cette déclaration, le copilote a attaqué le commandant de bord avec la hache de secours du cockpit et tenté de prendre les commandes de l'appareil, qui a ensuite été posé en Arabie saoudite.
À la question de savoir à quel maillon la vérification du copilote a manqué, la presse israélienne, polonaise, russe et française retient la chaîne de contrôle en Israël ; les presses canadienne, allemande, américaine, brésilienne et hongroise retiennent l'embauche par Flydubai après l'écartement par Oman.
Le parquet émirien et la quasi-totalité des perspectives citent la hache de secours ; une chronique du Toronto Sun évoque un couteau.
Couvertures qui vont dans ce sens
Couvertures qui divergent
Ce regroupement décrit les publications analysées, pas la position des habitants de ces pays ni celle de leurs gouvernements.
Aperçu : 3 lectures sur 17 perspectives médiatiques. Synthèses des médias analysés — pas des citations directes. Méthode et limites
Riga relaye le récit officiel émirien en le présentant comme une tentative de terrorisme dans le cockpit, sans prolongement local ni analyse des procédures de sûreté.
3 sources · Voir les sources
Kuala Lumpur relaie la qualification d'« acte terroriste » posée par le parquet émirien, en s'en tenant aux faits d'enquête et en notant que le mobile reste inconnu.
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Canberra scrute le volet national de l'affaire : une équipe antiterroriste de Victoria cherche si le copilote omanais du vol Flydubai s'est radicalisé pendant ses études en Australie.
4 sources · Voir les sources
ANGLE DOMINANT
Riga relaye le récit officiel émirien en le présentant comme une tentative de terrorisme dans le cockpit, sans prolongement local ni analyse des procédures de sûreté.
POINTS CLES
ANALYSE
Riga, 4 octobre 2026. Les médias lettons Jauns, LA.lv et TVNET publient, quasiment mot pour mot, le même texte de dépêche sur l'incident du vol FZ1073 de Flydubai. Selon ce texte, le copilote a attaqué le commandant avec la hache de secours afin de prendre le contrôle de l'appareil, qui reliait Dubaï à Tel-Aviv mercredi 30 septembre. L'information vient de l'agence Emirates News Agency (WAM), qui s'appuie sur le parquet des Émirats arabes unis, et a été diffusée samedi 3 octobre.
Les titres insistent sur le caractère dramatique de l'affaire. LA.lv écrit que « l'incident s'est révélé plus grave qu'annoncé au départ » ; Jauns parle d'un « terrible incident ». Les autorités émiriennes jugent les faits constitutifs d'une tentative d'acte terroriste, selon le rapport du parquet. Le gouvernement israélien avait déjà employé la même qualification, et le Premier ministre Benjamin Netanyahou a déclaré que le copilote avait été endoctriné par une idéologie islamiste.
Le récit des faits est détaillé. L'avion, qui transportait 182 personnes, a perdu rapidement de l'altitude pendant l'attaque. Le commandant, de nationalité indienne, a été grièvement blessé mais a réussi à ouvrir la porte du cockpit, ce qui a permis aux passagers et à l'équipage de maîtriser l'assaillant et de stabiliser l'appareil. L'avion a effectué un atterrissage d'urgence à Tabouk, en Arabie saoudite. Les articles précisent que les haches de secours font partie de l'équipement obligatoire des avions et servent à fendre des panneaux ou d'autres obstacles.
Sur le profil du suspect, la presse lettone cite des sources israéliennes selon lesquelles le copilote est originaire d'Oman, puis il aurait été ramené aux Émirats. Elle reprend aussi le Wall Street Journal, qui, citant des sources proches du dossier, affirme que les autorités omanaises lui avaient interdit de voler en raison de craintes sur ses opinions idéologiques radicales. L'enquête émirienne se poursuit : elle vise à établir les motivations du copilote et d'éventuels liens avec d'autres personnes ou organisations.
Les textes lettons n'apportent pas d'enquête propre, ne mentionnent aucun passager letton et ne développent ni les conséquences diplomatiques, ni les questions de recrutement des pilotes. Le cadrage reste celui d'un fait divers sécuritaire international rapporté à partir des sources émiriennes, israéliennes et américaines.
ANGLE DOMINANT
Kuala Lumpur relaie la qualification d'« acte terroriste » posée par le parquet émirien, en s'en tenant aux faits d'enquête et en notant que le mobile reste inconnu.
POINTS CLES
ANALYSE
Kuala Lumpur, 4 octobre 2026. La presse malaisienne rapporte l'affaire du vol Flydubai FZ1073 à travers la qualification judiciaire émirienne. Samedi 3 octobre, le procureur général des Émirats, Hamad Saif Al Shamsi, a déclaré par l'intermédiaire de l'agence d'État WAM que le copilote « avait tenté de commettre un acte terroriste », qu'il avait attaqué le commandant de bord dans le cockpit avec la hache de secours et tenté de prendre le contrôle de l'appareil.
The Vibes précise que ces propos sont la première fois que les autorités émiriennes décrivent officiellement l'incident comme une tentative d'attentat. Les investigations se poursuivent pour établir les circonstances, les motifs et d'éventuels liens, ainsi que pour examiner les preuves physiques et numériques. The Sun MY souligne que les enquêteurs n'ont pas révélé le mobile du copilote.
Sur l'identité, les deux titres restent prudents. Selon une source citée par Reuters, le copilote serait Hammam al-Hammami, un Omanais ; une seconde source confirme le nom, mais les autorités émiriennes n'ont pas répondu à la demande de confirmation. Une source saoudienne a confirmé à l'AFP sa nationalité omanaise. Oman n'a fait aucun commentaire. Des médias évoquent aussi une interdiction de piloter dans son pays d'origine en raison de ses opinions extrémistes.
ANGLE DOMINANT
Canberra scrute le volet national de l'affaire : une équipe antiterroriste de Victoria cherche si le copilote omanais du vol Flydubai s'est radicalisé pendant ses études en Australie.
POINTS CLES
ANALYSE
Canberra, 4 octobre 2026. Pour la presse australienne, l'affaire du vol Flydubai FZ1073 devient un dossier national dimanche 4 octobre, quand la police fédérale (AFP) confirme enquêter sur les liens du copilote avec le pays. Selon l'ABC, l'enquête est menée par la Victorian Joint Counter Terrorism Team, qui réunit l'AFP, la police de Victoria et l'ASIO. Un porte-parole a promis une mise à jour « à un moment approprié », cité par PerthNow.
Le récit de base vient des Émirats. Samedi 3 octobre, le procureur général Hamad Saif Al Shamsi, cité par l'agence WAM, a déclaré que le copilote « avait tenté de commettre un acte terroriste » : il aurait attaqué le commandant dans le cockpit avec la hache de secours et tenté de prendre les commandes. Le Sydney Morning Herald et The Age rapportent que l'appareil, avec 174 personnes à bord, a failli s'écraser et que deux pilotes hors service ont stabilisé le Boeing 737 MAX avant l'atterrissage en Arabie saoudite. L'ABC précise une chute de près de 4 267 mètres en moins de 30 secondes et un déroutement vers Tabuk.
L'identité du copilote, Hammam al-Hammami, un Omanais, n'est pas confirmée officiellement : SBS cite une source de Reuters, puis trois personnes dont des diplomates ayant parlé sous couvert d'anonymat. Les mêmes médias indiquent qu'Oman lui avait interdit de voler pour des opinions jugées extrémistes, avant son embauche par la compagnie émiratie ; l'ABC note qu'on ignore à quel point il a été contrôlé à ce moment-là.
ANGLE DOMINANT
Brasília retient surtout la dimension sécuritaire de l'affaire : un copilote radicalisé, une hache d'urgence dans le cockpit et la question de son embauche malgré une interdiction de vol à Oman.
POINTS CLES
ANALYSE
São Paulo, 4 octobre 2026. La presse brésilienne rend compte de l'affaire Flydubai en s'appuyant sur les agences et sur les déclarations officielles émiriennes. Folha de S.Paulo et G1 rapportent que les Émirats arabes unis ont affirmé samedi (3) que le copilote du vol FZ1073, qui reliait Dubaï à Tel-Aviv, avait attaqué le commandant avec une hache d'urgence et tenté de prendre les commandes. Les deux titres soulignent que l'on spéculait jusque-là sur l'usage d'un couteau.
G1 précise que le procureur général, Hamad Saif Al Shamsi, a parlé d'une tentative d'acte « terroriste », et que c'est la première qualification publique de ce type par une autorité émirienne. Le site décrit l'appareil, qui transportait plus de 170 personnes, perdant environ 5 000 mètres d'altitude en un peu plus de 30 secondes au-dessus de l'Arabie saoudite. Passagers et équipage ont maîtrisé le copilote ; un pilote de réserve de Flydubai, à bord, a posé l'avion à Tabuk, où le suspect a été arrêté.
Sur l'identité, les médias brésiliens restent prudents. Selon Reuters, citée par G1 et Folha, il s'agirait de Hammam al-Hammami, de nationalité omanaise, d'après une source proche du dossier. Les autorités émiriennes n'ont pas confirmé le nom et Oman n'a pas commenté. L'enquête, qui porte sur les motivations et sur d'éventuels complices, examine des preuves physiques et numériques.
ANGLE DOMINANT
Ottawa scrute d'abord les failles de sûreté : recrutement du copilote chez Flydubai et filtrage israélien, à partir des dépêches AP et Reuters.
POINTS CLES
ANALYSE
Ottawa, 4 octobre 2026. La presse canadienne, qui s'appuie surtout sur les dépêches de l'Associated Press et de Reuters, traite l'affaire du vol Flydubai FZ1073 d'abord comme une faille de sûreté. Le procureur général des Émirats, Hamad Saif Al Shamsi, a déclaré samedi 3 octobre, dans un communiqué relayé par l'agence d'État, que le copilote avait « tenté de commettre un acte terroriste » : selon lui, il a attaqué le commandant dans le cockpit avec la hache de secours et tenté de prendre les commandes de l'appareil, mercredi 30 septembre.
CBC et le Globe and Mail notent que ce sont les premiers propos d'enquêteurs émiriens à parler de tentative d'attentat. Global News, via AP, évoque 182 personnes à bord et un appareil en chute rapide avant que des passagers et d'autres personnes n'immobilisent l'assaillant. Le copilote serait Hamam al-Hammami, un Omanais, identifié par trois personnes sous couvert d'anonymat, dont un diplomate du Golfe et un diplomate occidental. Ni les Émirats ni la compagnie ne l'ont confirmé publiquement. Un diplomate du Golfe indique que l'enquête cherche à établir s'il a agi en « loup solitaire » ou avec des liens extrémistes.
Les dépêches insistent sur le recrutement : selon une personne informée, Oman l'avait écarté de ses vols en raison de ses opinions extrémistes avant que Flydubai, compagnie appartenant au gouvernement de Dubaï, ne l'embauche. AP écrit que ces éléments « soulèvent des questions » sur la vérification des candidats par la compagnie et sur la manière dont il a pu voler vers Israël, qui dit avoir des accords avec les transporteurs étrangers pour écarter les pilotes de pays sans relations diplomatiques, ce qui est le cas d'Oman. AP rappelle aussi que l'incident survient une semaine avant l'anniversaire du 7 octobre 2023 et avant des élections où la sécurité est centrale.
ANGLE DOMINANT
Berlin met en doute le filtrage des pilotes : la presse allemande retient d'abord qu'un copilote déjà écarté pour extrémisme ait pu voler pour Flydubai.
POINTS CLES
ANALYSE
Berlin, 4 octobre 2026. Dans la presse allemande, l'affaire du vol Flydubai FZ1073 se lit d'abord comme une question de filtrage : comment un copilote déjà tenu pour un risque a-t-il pu piloter sur une ligne aussi sensible que Dubaï-Tel-Aviv ? La Tagesschau et la Deutsche Welle (DW) rapportent que le procureur général des Émirats a déclaré samedi 3 octobre que le copilote avait planifié un « Terrorakt » : il aurait attaqué le commandant avec la hache de secours, le mercredi 30 septembre, pour tenter de prendre le contrôle de l'appareil.
La DW, dans sa version anglaise, rappelle que 182 personnes se trouvaient à bord, dont quatre pilotes ; deux autres pilotes ont pris les commandes et posé l'avion à Tabuk, en Arabie saoudite. Elle cite Anwar Gargash, conseiller présidentiel émirien, qui parle d'une « opération terroriste » prouvant que la « lutte contre l'extrémisme continue ».
L'essentiel du traitement porte toutefois sur le parcours de l'homme. Les deux médias s'appuient sur ABC News, CNN et le Wall Street Journal : le copilote, un Omanais, aurait été suspendu par Oman Air après qu'on eut trouvé du matériel extrémiste lors de sa formation en 2024, mais aurait gardé un poste administratif. Selon le Wall Street Journal, Oman lui aurait interdit de voler par crainte d'opinions radicales. La Tagesschau ajoute, d'après la chaîne saoudienne Al-Arabiya, un séjour en Syrie qui aurait nourri les inquiétudes.
ANGLE DOMINANT
Paris scrute la chaîne de contrôle qui a laissé un copilote écarté d'Oman Air pour radicalisme présumé rejoindre le cockpit d'un vol Dubaï-Tel-Aviv, plus que la qualification judiciaire émirienne.
POINTS CLES
ANALYSE
Paris, 4 octobre 2026. La presse française reprend d'abord la déclaration du procureur général des Émirats arabes unis, Hamad Saif Al Shamsi, rapportée samedi 3 octobre par l'agence officielle WAM : le copilote du vol Flydubai FZ1073 « avait commencé à mettre à exécution un acte terroriste », « agressé le commandant de bord dans le cockpit à l'aide de la hache de secours » et tenté « de prendre les commandes de l'avion ». RFI, Le Monde, Sud Ouest et 20 Minutes rappellent que l'enquête se poursuit « afin d'établir toutes les circonstances de l'incident et ses motivations ».
L'incident remonte à mercredi 30 septembre. Le commandant indien, Smit Machchhar, a réussi à ouvrir la porte du cockpit, permettant à des passagers et à l'équipage de maîtriser l'agresseur ; l'appareil, qui avait « vertigineusement chuté », s'est posé en Arabie saoudite. Le HuffPost précise que le vol transportait 174 personnes, dont 166 Israéliens. Les titres français ne s'accordent pas sur l'arme : hache de secours selon le procureur, couteau selon BFMTV et le HuffPost.
Le cœur du traitement tient au profil du suspect. Citant CNN, ABC, Al-Arabiya et le Wall Street Journal, les médias français indiquent que Hammam al-Hammami, Omanais dont la mère est syrienne, aurait été interdit de vol par Oman en raison d'opinions extrémistes, après un séjour en Syrie, puis aurait postulé sans succès chez Emirates avant de rejoindre Flydubai. BFMTV, qui a analysé un profil LinkedIn vu par CNN, évoque aussi un passage par la Royal Air Maroc. Sud Ouest et RFI notent que le procureur n'a pas révélé la nationalité du copilote, une source saoudienne ayant parlé d'un Omanais à l'AFP.
ANGLE DOMINANT
Budapest décortique l'affaire Flydubai sous l'angle de la sûreté : une hache réglementaire dans le cockpit et un copilote déjà écarté des cieux par Oman pour ses opinions extrémistes.
POINTS CLES
ANALYSE
Budapest, 4 octobre 2026. La presse hongroise traite l'affaire du vol Flydubai Dubaï-Tel-Aviv en deux temps : le récit de l'attaque, puis le parcours du copilote. Index reprend la BBC : le parquet des Émirats arabes unis affirme que le copilote a utilisé la hache de secours conservée dans le cockpit pour s'en prendre au commandant, puis a tenté de prendre les commandes. L'appareil, avec plus de 170 personnes à bord, aurait perdu environ 17 000 pieds (5 200 mètres) avant que les passagers n'interviennent.
Le commandant, Smit Machchhar, grièvement blessé, est parvenu à ouvrir la porte du cockpit ; les passagers ont maîtrisé le copilote, puis deux pilotes de réserve ont posé l'avion en Arabie saoudite. Selon l'ambassade d'Inde, citée par Index, son état est stable et sa convalescence progresse bien.
Index pose la question centrale : comment l'arme s'est-elle retrouvée dans la main du copilote ? Des passagers avaient d'abord parlé d'un couteau, mais les autorités évoquent la hache d'urgence réglementaire. 444 précise, d'après Reuters, que la hache n'est pas arrivée à bord en contournant les règles : les normes internationales de sûreté imposent de la ranger dans le cockpit comme équipement de secours.
444 met surtout en avant le profil de l'auteur. Le parquet émirien qualifie les faits d'attaque terroriste, selon l'agence MTI. Le copilote omanais, identifié par CNN comme Hammam al-Hammami, avait déjà été interdit de vol par les autorités omanaises en raison de ses vues extrémistes, d'après le Wall Street Journal ; CNN indique qu'il avait été renvoyé l'an dernier d'Oman Air. Des médias évoquent un long séjour en Syrie et des contacts avec des islamistes radicaux. Son profil LinkedIn a diffusé peu après l'incident des vidéos d'avions israéliens, des lieux saints de La Mecque et de Médine, des vers sur le courage et le combat, ainsi qu'une image d'Ayman al-Zawahiri ; on ignore si ces contenus ont été publiés par un tiers ou programmés à l'avance, précise le journal américain.
ANGLE DOMINANT
Jérusalem scrute d'abord ses propres failles : le dernier maillon du contrôle des équipages, censé être israélien, n'a rien détecté, et la presse réclame une enquête plutôt qu'un tour d'honneur.
POINTS CLES
ANALYSE
Jérusalem, 4 octobre 2026. En Israël, l'affaire du vol FZ1073 se lit d'abord comme un échec du filtrage, avant d'être un attentat déjoué. Le procureur général émirien, Hamad Saif Al Shamsi, a déclaré samedi 3 octobre, selon l'agence WAM, que le copilote avait tenté un « acte terroriste » : il aurait attaqué le commandant avec une hache de secours et cherché à prendre les commandes. Le Jerusalem Post note que ce sont les premiers propos émiriens à employer ce terme ; le conseiller présidentiel Anwar Gargash affirme la « tolérance zéro » des Émirats envers le terrorisme.
La presse détaille le profil du suspect. Selon CNN, relayé par Haaretz, un profil LinkedIn effacé à son nom a publié, environ neuf heures après les faits, des images d'avions d'El Al et d'Arkia et de figures d'Al-Qaida. Selon CBS, cité par le Jerusalem Post, Oman le surveillait pour des visites de sites extrémistes et l'avait écarté d'un poste de pilote avant qu'il ne rejoigne Flydubai, sans vérification auprès des autorités omanaises. Le Wall Street Journal, repris par le même journal, évoque une chute de 17 400 pieds en 92 secondes, à 39° d'inclinaison.
Le récit du commandant Smit Machchhar à Benjamin Netanyahu, samedi soir selon Haaretz, occupe une place centrale : le copilote avait dit vouloir prier, puis l'a frappé par-derrière. « Je savais que si je ne le faisais pas, j'allais mourir », a dit le commandant. Netanyahu l'a qualifié de « héros pour Israël, l'Inde et le monde entier » et l'a invité, avec Narendra Modi, à allumer une flamme pour la fête de l'Indépendance. Donald Trump a salué sur TikTok le passager Yaniv Hayoun.
ANGLE DOMINANT
Rome retient de l'affaire Flydubai la menace posée par un pilote radicalisé : traces numériques, hache de secours et vulnérabilité du cockpit dominent la couverture italienne.
POINTS CLES
ANALYSE
Rome, 4 octobre 2026. La presse italienne reprend d'abord la déclaration du procureur général des Émirats arabes unis, Hamad Saif Al Shamsi. Selon l'ANSA, qui cite l'agence officielle Wam, l'enquête sur le vol Flydubai FZ1073 Dubaï-Tel-Aviv de mercredi 30 septembre a établi que le copilote préparait un « acte terroriste » : il a utilisé la hache de secours du cockpit pour agresser le commandant et tenter de « prendre les commandes de l'avion ». Le procureur ajoute que les investigations se poursuivent.
Le deuxième temps du récit est l'identité de l'homme. L'ANSA, s'appuyant sur plusieurs médias américains, le nomme Hamam al-Hammami, Omanais de 29 ans. La Repubblica, sous la plume de Fabio Tonacci, précise qu'il est né aux Émirats d'un père omanais et d'une mère syrienne, et titre sur des vidéos « de matrice terroriste » trouvées sur ses comptes : images d'exposants d'Al-Qaïda et d'avions israéliens, publiées juste après la tentative de détournement. L'ANSA détaille, d'après CNN, deux publications sur un profil LinkedIn ensuite supprimé, avec des images tournées dans le cockpit d'un Boeing 737 Max, des appareils de compagnies israéliennes comme El Al, une photo d'Ayman al-Zawahiri, ainsi que des images de La Mecque, Médine et Jérusalem. L'agence reconnaît toutefois qu'on ignore qui les a publiées et si elles avaient été programmées.
ANGLE DOMINANT
Abuja retient surtout la figure du commandant indien salué en héros par Netanyahu, et l'invitation en Israël qui en découle, plus que l'enquête émirienne elle-même.
POINTS CLES
ANALYSE
Abuja, 4 octobre 2026. Les titres nigérians traitent l'affaire du vol Flydubai sous l'angle du récit et de la reconnaissance publique : l'invitation lancée par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu au commandant indien Smit Machchhar, plutôt que l'enquête sur les motivations du copilote.
Vanguard Nigeria et Daily Post Nigeria rapportent que Netanyahu a invité samedi 3 octobre le commandant, hospitalisé, comme invité d'honneur en Israël. Il souhaite que Machchhar et le Premier ministre indien Narendra Modi, présenté comme l'un des partenaires internationaux clés d'Israël, allument une flamme lors de la cérémonie nationale de la fête de l'Indépendance, l'an prochain en mai, un rôle habituellement réservé aux citoyens israéliens. « Vous êtes un vrai héros des peuples courageux d'Inde et d'Israël et un héros du monde entier », a dit Netanyahu dans une vidéo diffusée par son bureau.
Les deux journaux relaient aussi la déclaration du procureur général des Émirats, Hamad Saif Al Shamsi. Selon l'agence officielle WAM, citée par Daily Post, le copilote « avait tenté de commettre un acte terroriste » et « avait attaqué le commandant dans le cockpit avec la hache de secours et tenté de prendre le contrôle de l'appareil ». Le vol à destination de Tel-Aviv avait été dérouté mercredi 30 septembre. Daily Post ajoute qu'un passager avait affirmé plus tôt qu'un pilote avait attaqué l'autre et tenté de faire s'écraser l'avion.
ANGLE DOMINANT
Varsovie scrute surtout la chaîne de contrôle des équipages : derrière l'« attaque terroriste » du copilote, la presse polonaise pointe les failles de sûreté côté israélien.
POINTS CLES
ANALYSE
Varsovie, 4 octobre 2026. Gazeta Prawna rapporte que le procureur général des Émirats arabes unis a indiqué samedi 3 octobre que, pendant le vol Flydubai FZ1073 entre Dubaï et Tel-Aviv, le copilote aurait tenté d'attaquer le commandant à la hache et de commettre une « attaque terroriste ». Selon le quotidien, trois personnes proches du dossier ont dit à l'agence Associated Press qu'il s'agissait de l'Omanais Hamama al-Hammami. D'après le Wall Street Journal, cité par le titre, il était interdit de vol à Oman par crainte d'une radicalisation ; on ignore si Flydubai le savait lors de son embauche.
Le journal décrit les faits : l'attaque est survenue mercredi 30 septembre, à bord d'un appareil transportant 170 passagers et plus d'une dizaine de membres d'équipage, en majorité israéliens selon des médias. Après environ deux heures et demie de vol, l'avion a perdu plus de 5,2 km d'altitude avant de se poser en urgence à Tabuk, en Arabie saoudite. Le commandant indien, Smit Machchhar, dit avoir réussi à déclencher le mécanisme d'ouverture de la porte, ce qui a permis à des passagers de maîtriser l'assaillant. Benjamin Netanyahou a comparé l'incident aux attentats du 11 septembre 2001 sur CNN, en précisant que les services israéliens n'avaient aucun renseignement préalable. L'enquête sur les circonstances, le mobile et les preuves matérielles et numériques se poursuit, selon le parquet cité par l'agence émirienne WAM.
ANGLE DOMINANT
Moscou décrypte l'affaire Flydubai comme une défaillance de filtrage : un copilote déjà écarté d'Oman Air pour « radicalisme » a pu voler vers Israël, et la presse russe reprend surtout les enquêtes américaines et britanniques.
POINTS CLES
ANALYSE
Moscou, 4 octobre 2026. Les médias russes traitent l'attaque à bord du vol Flydubai FZ1073 Dubaï-Tel-Aviv essentiellement par ricochet, en relayant des enquêtes de médias occidentaux. Meduza, citant l'agence émirienne WAM, rapporte que le procureur général des Émirats, Hamad Saif Al Shamsi, a qualifié l'attaque de tentative d'« acte terroriste » : le second pilote aurait blessé le commandant avec la hache de secours rangée dans le cockpit et tenté de prendre les commandes. Le même article note que le procureur n'a pas précisé les mobiles du suspect.
L'identité du suspect occupe l'essentiel de la couverture. Meduza, qui s'appuie sur ABC News et CNN, le nomme Hammam al-Hammami, Omanais de 29 ans, stagiaire copilote chez Oman Air en 2024, écarté des vols après la découverte de « matériaux à caractère extrémiste », puis passé par Royal Air Maroc avant d'entrer chez Flydubai huit mois plus tôt. Vedomosti, qui cite Bloomberg, parle d'un licenciement d'Oman Air pour « attachement à des vues radicales » et estime que cette révélation soulèvera des questions sur son embauche. RIA Novosti, citant le Telegraph, ajoute qu'il a suivi à distance, de 2020 à 2023, un cursus de gestion aéronautique à la Buckinghamshire New University, sans formation de pilote.
ANGLE DOMINANT
Singapour retient d'abord la sûreté aérienne : après la qualification d'« acte terroriste » par Abou Dhabi, la presse locale s'attarde sur les contrôles d'antécédents des pilotes.
POINTS CLES
ANALYSE
Singapour, 4 octobre 2026. Channel News Asia et le Straits Times relaient, dépêches Reuters à l'appui, la déclaration du procureur général des Émirats arabes unis, Hamad Saif Al Shamsi : le copilote du vol Flydubai FZ1073, à destination d'Israël, « avait tenté de commettre un acte terroriste ». Selon le communiqué, relayé par l'agence d'État WAM le samedi 3 octobre, il a attaqué le commandant dans le cockpit avec une hache de secours et tenté de prendre les commandes. Le Straits Times précise que ces propos sont les premiers des autorités émiriennes à qualifier l'incident d'attaque terroriste.
Les faits remontent au mercredi 30 septembre : passagers et équipage ont maîtrisé le copilote, alors que plus de 170 personnes se trouvaient à bord. Des responsables israéliens y ont vu une tentative apparente de faire s'écraser l'appareil. Source Reuters à l'appui, la presse singapourienne nomme le copilote : Hammam al-Hammami, de nationalité omanaise. Les autorités émiriennes ne l'ont pas identifié publiquement, et Oman n'a fait aucun commentaire. Les deux titres notent que les Émirats dirigent l'enquête, qui porte sur les motifs, d'éventuels liens et les preuves physiques et numériques ; la compagnie appartient au gouvernement de Dubaï.
Le Straits Times consacre aussi un texte, signé Michael Levenson, aux contrôles d'antécédents : des experts rappellent que les pilotes subissent des examens médicaux et un casier judiciaire, mais que ces mesures ne vont peut-être pas loin pour repérer un pilote radicalisé ou qui dissimule des troubles psychologiques.
ANGLE DOMINANT
Londres reconstitue l'attaque minute par minute et retient surtout le parcours du copilote, écarté pour ses idées radicales, dont les études passées par une université britannique.
POINTS CLES
ANALYSE
Londres, 4 octobre 2026. La presse britannique raconte d'abord la scène. Selon la BBC, le vol Flydubai FZ1073 entre Dubaï et Tel-Aviv, avec plus de 170 personnes à bord, a plongé de 17 000 pieds (5 200 mètres) environ deux heures et demie après le décollage, avant que des passagers ne maîtrisent l'assaillant et que deux pilotes de réserve posent l'appareil en Arabie saoudite. Le procureur général des Émirats affirme que le copilote a frappé le commandant avec une hache de secours et voulait commettre un « acte terroriste ».
Le Daily Mail privilégie le récit des survivants. Lital Hirschl-Shahar, 39 ans, dit avoir « vu la mort venir » et raconte que quatre Israéliens ont couru vers l'avant pour aider le commandant Smit Machchhar, frappé à l'arrière de la tête. Le journal parle d'un copilote « jihadiste » et note que Benjamin Netanyahu a invité le commandant en Israël comme hôte d'honneur. L'Independent évoque le « 11 septembre d'Israël » évité et écrit que les passagers ont été « célébrés comme des héros ».
Le deuxième axe est le profil du copilote. Reuters, CNN et le New York Times le nomment Hamam al-Hammami, sans confirmation officielle, souligne la BBC. Selon des médias américains qu'elle cite, il avait été écarté de la formation de pilote d'Oman Air pour ses idées radicales ; l'Independent, citant les médias d'État saoudiens, écrit qu'il avait été interdit de vol l'an dernier pour la même raison. La BBC fait de l'arme une question clé pour les enquêteurs, vu la sûreté renforcée de cette ligne : la hache de secours se trouve normalement dans le cockpit.
ANGLE DOMINANT
Washington décortique l'affaire Flydubai comme une faille de sûreté aérienne : un copilote écarté par Oman pour ses vues extrêmes, puis embauché par une compagnie émirienne, sur fond de lecture sécuritaire du Proche-Orient.
POINTS CLES
ANALYSE
Washington, 4 octobre 2026. Les médias américains traitent l'attaque du vol Flydubai FZ1073 d'abord comme une question de sûreté : comment un copilote a-t-il pu se retrouver aux commandes ? NBC News et CNBC rapportent la déclaration du procureur général émirien, Hamad Saif Al Shamsi, samedi 3 octobre : le copilote « began executing his plan during the flight, attacking the captain inside the flight deck using a crash axe ». CNBC précise que c'est la première fois que les autorités nomment l'arme.
L'angle dominant est celui du contrôle à l'embauche. Selon l'AP, reprise par HuffPost, le copilote, identifié par NBC, ABC et Fox comme l'Omanais Hamam al-Hammami, 29 ans, avait été écarté du pilotage par Oman après des inquiétudes sur des « extremist views », avant d'être recruté par la compagnie basée aux Émirats. L'AP écrit qu'on ignore « to what extent he was vetted ». Une source citée par Fox affirme que Flydubai n'a pas interrogé Oman Air avant de l'embaucher. ABC note que les enquêteurs cherchent à savoir s'il a agi en « lone wolf » ou avec des liens extrémistes.
Le récit de l'événement met en avant le courage. Fox rapporte que l'appareil a chuté de plus de 14 000 pieds en 30 secondes ; le commandant Smit Machchhar, grièvement blessé, a ouvert la porte du cockpit, des passagers israéliens ont maîtrisé l'assaillant, et deux pilotes de réserve, voyageant en « deadheading », ont posé l'avion à Tabuk, en Arabie saoudite. Donald Trump a salué vendredi 2 octobre, sur Truth Social, un passager israélien, Yaniv Hayoun : « He's my kind of guy », selon The Hill.
ANGLE DOMINANT
Hanoï reconstitue minute par minute l'attaque dans le cockpit du vol FZ1073 et salue les passagers et les pilotes de réserve qui ont sauvé l'appareil, plus qu'elle ne débat de la qualification terroriste.
POINTS CLES
ANALYSE
Hanoï, 4 octobre 2026. VnExpress et Tuoi Tre News traitent le vol Flydubai FZ1073 comme un récit de survie, appuyé sur des sources étrangères et des témoignages de bord.
Tuoi Tre News, en anglais, reprend la chronologie de Reuters. Le vol, avec plus de 170 personnes à bord, en majorité des Israéliens, a quitté Dubaï à 03h05 GMT. À 05h21 GMT, dans l'espace aérien saoudien, l'appareil a viré brusquement puis plongé à deux reprises, perdant plus de 16 000 pieds en un peu plus de 30 secondes lors de la chute la plus marquée. Le transpondeur est resté coupé près d'une demi-heure, selon un responsable israélien. L'avion s'est posé à Tabuk, en Arabie saoudite. Le texte précise aussi « ce qui n'est pas clair » : le déroulé exact des événements à bord.
VnExpress donne le volet judiciaire. Le procureur général émirien, Hamad Saif al-Shamsi, a déclaré le 3 octobre que le copilote omanais avait tenté de commettre « une attaque terroriste », en frappant le commandant avec la hache de secours pour prendre les commandes. Le journal rappelle que Benjamin Netanyahu avait d'abord évoqué un couteau à cran d'arrêt. Selon la presse saoudienne, le copilote est Hamam al Hamami, 29 ans, de nationalité omanaise. Il a été transféré d'Arabie saoudite aux Émirats le 2 octobre. Les enquêteurs examinent le mobile et ses relations, et les résultats seront publiés à l'issue des vérifications.
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Derrière la qualification judiciaire, la couverture du vol FZ1073 s'organise autour de trois questions : ce qui s'est passé à bord, qui était le copilote, et quel maillon du contrôle des équipages a manqué. Les dix-sept perspectives du corpus n'en retiennent pas les mêmes éléments.
L'enquête est en cours : les autorités émiriennes n'ont pas confirmé l'identité du copilote et aucun mobile n'a été établi publiquement.
Tuoi Tre News reprend la chronologie établie par Reuters à partir des données de vol. L'appareil a quitté Dubaï à 03h05 GMT. À 05h21 GMT, dans l'espace aérien saoudien, il a viré brusquement puis plongé à deux reprises, perdant plus de 16 000 pieds en un peu plus de 30 secondes lors de la chute la plus marquée. Selon un responsable israélien cité par le média, le transpondeur est resté coupé près d'une demi-heure.
« Je savais que si je ne le faisais pas, j'allais mourir »
Les chiffres de la chute varient d'un titre à l'autre, parce qu'ils ne mesurent pas la même chose. La BBC parle de 17 000 pieds (5 200 mètres). Le Wall Street Journal, cité par le Jerusalem Post, donne 17 400 pieds en 92 secondes. Fox évoque plus de 14 000 pieds en 30 secondes, et l'ABC australienne près de 4 267 mètres en moins de 30 secondes.
Le commandant Smit Machchhar raconte que le copilote avait demandé à prier. Selon Vanguard Nigeria et VnExpress, il a reçu environ quatre à cinq minutes plus tard un violent coup à l'arrière de la tête. Il dit avoir cru d'abord à une défaillance de l'avion, avant de comprendre que le danger venait de l'autre siège. VnExpress précise que ses collègues tentaient d'entrer le code d'ouverture de la porte et que le copilote les en empêchait.
Deux pilotes de réserve, installés en cabine pour le vol retour, ont ensuite repris les commandes, selon VnExpress. Flydubai n'a pas dévoilé leur identité. Le Daily Mail cite la passagère Lital Hirschl-Shahar et Sputnik le passager Yaniv Hayoun. Selon The Hill, Donald Trump a salué ce dernier vendredi 2 octobre sur Truth Social.
Le parquet émirien désigne la hache de secours. Plusieurs titres rappellent qu'un couteau avait d'abord été évoqué : Folha et G1 notent que l'on spéculait sur ce point, VnExpress écrit que Benjamin Netanyahu avait parlé d'un couteau à cran d'arrêt, et BFMTV comme le HuffPost France emploient encore ce mot. Une chronique du Toronto Sun mentionne elle aussi un couteau.
444 précise, d'après Reuters, que la hache n'a pas été introduite en contournant les règles : les normes internationales de sûreté imposent de la ranger dans le cockpit. La Repubblica y consacre un article et juge que ce dispositif « s'est révélé un boomerang ». La BBC fait de l'arme une question clé pour les enquêteurs.
Le mobile n'est pas établi publiquement. Meduza et The Sun MY relèvent que le procureur ne l'a pas précisé. Selon ABC News, repris par la DW, le suspect, transféré aux Émirats, coopérerait et aurait laissé entendre qu'il voulait faire s'écraser l'avion en Israël. Sputnik rapporte des propos comparables. Netanyahu a affirmé, selon Folha, que le copilote s'était radicalisé et était « clairement suicidaire ».
Les éléments biographiques viennent presque tous de médias étrangers aux pays qui les relaient, et aucun n'est confirmé officiellement. La Repubblica écrit qu'il est né aux Émirats d'un père omanais et d'une mère syrienne. La Tagesschau, d'après la chaîne saoudienne Al-Arabiya, évoque un séjour en Syrie. Meduza, s'appuyant sur ABC News et CNN, le décrit comme stagiaire copilote chez Oman Air en 2024, passé ensuite par Royal Air Maroc, puis entré chez Flydubai huit mois plus tôt.
Selon CNN, relayé par Haaretz et l'ANSA, un profil LinkedIn à son nom, ensuite supprimé, a publié environ neuf heures après les faits des images d'avions d'El Al et d'Arkia et une photo d'Ayman al-Zawahiri. L'ANSA précise que l'on ignore qui a publié ces contenus et s'ils étaient programmés.
Sur l'embauche, les sources divergent par leur degré de certitude. Le Wall Street Journal ne put établir si Oman avait transmis ses craintes à Flydubai, selon la DW. Selon une personne citée par Fox, Flydubai n'a pas interrogé Oman Air. Le Jerusalem Post cite CBS : aucune vérification auprès des autorités omanaises. Un diplomate du Golfe, cité par la presse canadienne, indique que l'enquête cherche à établir s'il a agi en « loup solitaire » ou avec des liens extrémistes.
Côté britannique, Buckinghamshire New University confirme à l'Independent qu'il a suivi à distance un cours de gestion aéronautique, sans formation de pilote. RIA Novosti, citant le Telegraph, place ce cursus entre 2020 et 2023.
Sur la question de savoir quel maillon du contrôle a manqué, le corpus se répartit en deux lectures. La presse israélienne, polonaise, russe et française met en avant la chaîne de contrôle côté israélien. Les presses canadienne, allemande, américaine, brésilienne et hongroise mettent en avant l'embauche par Flydubai après l'écartement par Oman. Ce décompte mesure ce que ces couvertures placent au premier plan, pas la position de leurs lecteurs ni la réalité des responsabilités.
« Nous ne sommes pas le Shin Bet »
Les couvertures lettone, nigériane, malaisienne et vietnamienne reprennent surtout les dépêches et le récit de bord, sans prolongement sur la sûreté. La couverture lettone ne revient pas sur le filtrage de l'équipage côté israélien, ni la nigériane sur l'écartement par Oman.
En Israël, le débat porte sur les compétences. Selon RFI, plusieurs députés réclament une enquête parlementaire. Le Shin Bet rappelle n'être mandaté que pour les compagnies israéliennes et l'aéroport Ben Gourion, selon RMF24. D'après le Jerusalem Post, le Mossad a accès à la liste des équipages sans l'examiner en général. Vedomosti écrit que la ministre des Transports, Miri Regev, y voit une « violation flagrante de l'accord » et demande une enquête au Shin Bet. RMF24, citant Haaretz et Kanal 12, ajoute que le copilote avait déjà volé vers Israël, la dernière fois une semaine avant les faits.
Haaretz titre son analyse sur « une enquête, pas un tour d'honneur ». Netanyahu a comparé l'incident aux attentats du 11 septembre 2001 sur CNN, en affirmant que les services israéliens n'avaient aucun renseignement préalable, selon Gazeta Prawna. Sur les suites pratiques, l'ANSA indique qu'un premier vol ramenant des Israéliens de Dubaï a atterri à Tel-Aviv aux premières heures de samedi 3 octobre.
Selon le Wall Street Journal, Oman avait interdit au copilote de piloter avant son embauche par Flydubai.
L'Autorité fiscale israélienne avait la liste de l'équipage avant le départ (loi de 2023) ; les Transports disent ne pas l'avoir reçue.
Visa étudiant délivré en 2014, études entre 2015 et 2017, visa annulé en 2019 selon l'ABC.
L'Indien Smit Machchhar a raconté l'attaque à Netanyahu, qui l'a invité en Israël.
Le récit du vol de mercredi 30 septembre s'appuie sur les témoignages : le commandant indien, blessé, a pu ouvrir la porte du cockpit, ce qui a permis aux passagers et à l'équipage de maîtriser l'assaillant et de forcer un atterrissage d'urgence en Arabie saoudite. Des passagers décrivent la ruée vers le cockpit et le combat pour le contrôle, alors que l'avion perdait environ 17 000 pieds en une minute selon Flightradar24. Le commandant est salué comme un héros ; il a été photographié samedi avec le vice-Premier ministre émirien, Hamdan bin Mohammed.
Les conséquences pratiques sont relayées sans commentaire éditorial : les services vers Israël avaient été suspendus, et le premier vol ramenant des Israéliens des Émirats a atterri à Tel-Aviv, selon l'autorité aéroportuaire israélienne. Les deux articles, issus de dépêches d'agence, ne développent ni les implications diplomatiques pour les accords d'Abraham ni les débats sur le contrôle des équipages.
Le point le plus développé localement est le parcours en Australie. D'après l'ABC et SBS, il a reçu un visa étudiant en 2014, a étudié dans le pays entre 2015 et 2017, puis son visa a été annulé en 2019 faute d'inscription à un cours. L'ABC précise que l'annulation ne reposait pas sur des motifs de caractère. L'enquête doit établir s'il s'est radicalisé durant ce séjour.
Le SMH relève que la qualification émirienne apaise les craintes d'un couteau passé au contrôle de sûreté, mais ouvre un débat sur les garde-fous face à un pilote hostile. PerthNow ajoute que les vols Flydubai entre Dubaï et Tel-Aviv sont suspendus et que les autorités émiriennes et israéliennes enquêtent aussi.
Folha insiste sur le volet radicalisation. Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, avait déclaré jeudi (1er) que le copilote s'était radicalisé et était « clairement suicidaire », ajoutant que les pilotes de pays sans relations diplomatiques avec Israël, comme Oman, ne devraient pas opérer de vols vers ce pays. Le quotidien reprend aussi le Wall Street Journal : l'homme avait été interdit de piloter à Oman après un soupçon de radicalisation idéologique, mais a ensuite été recruté par Flydubai et a volé sur la ligne vers Israël.
Flydubai, compagnie appartenant au gouvernement de Dubaï, n'a pas souhaité commenter davantage. Le commandant indien, Smit Machchhar, aurait lutté avec son agresseur lors de l'attaque survenue mercredi (30). Les articles du corpus ne détaillent ni les réactions de l'Australie, ni la suspension des vols émiriens vers Israël, et n'abordent pas la position du gouvernement brésilien.
Le Toronto Sun donne une tonalité plus militante. Dans une chronique de Warren Kinsella, il raconte l'épisode comme un récit héroïque : le commandant indien Smit Machchhar, trois passagers qui maîtrisent l'assaillant, puis l'atterrissage en Arabie saoudite par deux pilotes de réserve. Le texte s'attarde surtout sur les réactions antisémites en ligne après l'affaire.
Le Globe and Mail précise que l'enquête, motivations comprises, se poursuit et que ses conclusions seront publiées une fois les « procédures nécessaires » achevées. Oman n'a pas commenté.
La DW souligne que le Wall Street Journal ne put établir si Oman avait transmis ses craintes à Flydubai, et que les enquêteurs cherchent à comprendre pourquoi il a pu ensuite voler pour la compagnie. Selon ABC News, repris par la DW, le suspect, transféré aux Émirats, coopérerait et aurait laissé entendre qu'il voulait faire s'écraser l'avion en Israël.
Le cadre géopolitique, les accords d'Abraham signés en 2020 entre Israël et les Émirats, n'apparaît que comme toile de fond, mentionné par la DW. Les médias allemands restent prudents : ils emploient le conditionnel (« soll », « offenbar », « mutmaßlich ») et attribuent chaque révélation à des sources américaines ou saoudiennes, sans confirmation officielle de l'identité ou du parcours de l'homme.
RFI consacre un reportage depuis Jérusalem à la « polémique sécuritaire » : la loi israélienne impose aux compagnies de transmettre la liste des équipages 48 heures avant l'atterrissage, et les autorités l'avaient reçue, mais le ministère des Transports dit manquer d'outils de renseignement, le Shin Bet rappelle n'être mandaté que pour les compagnies israéliennes, et plusieurs députés réclament une enquête parlementaire.
BFMTV donne enfin la parole à Benjamin Netanyahu, qui a invité le pilote en Israël : « Vous êtes un véritable héros des peuples courageux de l'Inde et d'Israël ». Le Premier ministre israélien affirme que le copilote avait subi un endoctrinement islamiste radical et voulait faire s'écraser l'avion. Les articles disponibles ne détaillent ni la suspension des vols émiriens vers Israël ni les enquêtes australiennes.
La couverture hongroise, fondée sur des reprises de la BBC, de Reuters, de CNN et du WSJ, reste centrée sur les faits et sur les failles de sûreté : l'arme à bord, l'accès au cockpit et le passé du copilote.
Mais le débat porte sur les responsabilités. L'Autorité fiscale détenait la liste de l'équipage et des passagers avant le départ, en vertu d'une loi de la Knesset de 2023 ; le Mossad y a accès sans l'examiner en général. Tamir Uri, du ministère des Transports, a répondu : « Nous ne sommes pas le Shin Bet », et reconnu que les noms n'avaient pas été transmis à sa division. Les autorités examinent aussi si des pilotes à double nationalité ont atterri à Ben-Gourion. Haaretz réclame « une enquête, pas un tour d'honneur ». Israël n'a pas encore pu interroger le suspect et dépend d'informations saoudiennes et émiriennes ; Arutz Sheva indique que les Émirats cherchent si un membre d'équipage l'a aidé.
La Repubblica consacre un second article, signé Aldo Fontanarosa, à l'arme : la hache, ou le pied-de-biche, que les avions sont tenus d'embarquer pour des raisons de sécurité, en cas d'incendie ou d'accident. Dans ce cas, écrit le quotidien, le dispositif « s'est révélé un boomerang ».
L'ANSA note aussi la dimension bilatérale : après la suspension des liaisons par les Émirats, un premier vol ramenant des Israéliens de Dubaï a atterri à Tel-Aviv aux premières heures de samedi 3 octobre. Les autorités, selon l'agence, estiment qu'une catastrophe a été évitée de justesse, et le mobile de l'agresseur n'est pas encore établi.
Les deux titres ne traitent ni de l'enquête australienne ni des questionnements israéliens sur le contrôle de l'équipage, ni du parcours du copilote chez Oman Air : la lecture italienne reste centrée sur l'événement à bord, l'identité du suspect et les risques techniques du cockpit.
Le récit du commandant occupe une large place dans Vanguard. Machchhar raconte que le copilote avait demandé à s'absenter pour prier, ce qui n'a « rien d'extraordinaire » pour beaucoup de locaux. Environ quatre à cinq minutes plus tard, il a reçu « un gros coup à l'arrière de la tête », puis d'autres coups successifs. Il dit avoir compris que « ce n'était pas l'avion, c'était l'autre homme » dans le cockpit, et avoir réussi à ouvrir la porte, que le copilote aurait refermée. Il précise que sa mémoire reste imparfaite en raison de sa blessure.
La couverture nigériane reste factuelle et de dépêche : elle ne mentionne ni l'identité présumée du copilote, ni son parcours, ni l'enquête australienne, ni la suspension des vols émiriens vers Israël, ni le débat sur les procédures de contrôle des pilotes. La dimension indo-israélienne de l'hommage est en revanche mise au premier plan, avec l'invitation à Modi.
RMF24 déplace le regard vers Israël, sous le titre « Les services israéliens ont-ils manqué la menace ? ». S'appuyant sur le quotidien Haaretz et la chaîne Kanal 12, la radio rappelle que ces dernières années des pilotes de nationalité iranienne, syrienne ou irakienne ont volé vers Israël grâce à une double nationalité. Al-Hammami avait lui-même déjà volé vers Israël, la dernière fois une semaine avant les faits. La liste de l'équipage avait été transmise aux services israéliens avant le décollage.
La question des responsabilités occupe le centre du texte : le département de sûreté du ministère des Transports et le Mossad sont chargés de vérifier les équipages étrangers, mais le ministère n'aurait pas de moyens propres. Le Shin Bet souligne n'être responsable que des compagnies israéliennes et de l'aéroport Ben Gourion ; pour les transporteurs étrangers, Israël dépend d'informations fournies par d'autres États, comme les Émirats ou l'Arabie saoudite.
La dimension israélienne est mise en avant. Sputnik, qui reprend des sources non nommées, affirme que le suspect a reconnu vouloir faire s'écraser l'avion en Israël, et rapporte les propos de Benjamin Netanyahu selon lesquels l'attaquant aurait voulu précipiter l'appareil à l'approche du pays. Vedomosti souligne que la présence d'un pilote omanais sur un vol vers Tel-Aviv inquiétait déjà, Israël et Oman n'ayant pas de relations diplomatiques officielles ; la ministre israélienne des Transports, Miri Regev, y voit une « violation flagrante de l'accord » et demande une enquête au Shin Bet.
Les récits de passagers complètent le tableau. Sputnik cite le plombier israélien Yaniv Hayoun, qui dit avoir tiré sur les commandes pour remettre l'avion à plat jusqu'à l'arrivée d'un troisième pilote. Moskovskij Komsomolets, citant le New York Post, relaie des passagers selon lesquels certains membres d'équipage leur auraient demandé de libérer l'assaillant maîtrisé, sans que cela soit confirmé. Vedomosti précise que l'appareil, avec plus de 170 personnes, s'est posé en Arabie saoudite le 30 septembre et que des expertises techniques sont en cours.
Le journal rapporte enfin l'invitation lancée par Benjamin Netanyahu au commandant indien Smit Machchhar, « véritable héros des peuples courageux d'Inde et d'Israël ». Le Premier ministre israélien voudrait le voir allumer une flamme avec Narendra Modi lors de la fête de l'Indépendance israélienne en mai. Le commandant raconte que le copilote avait demandé du temps pour prier ; il regardait devant lui, par respect, quand l'attaque est survenue, après quatre à cinq minutes environ.
Le traitement reste factuel et sobre : attributions systématiques aux autorités émiriennes, à Reuters ou aux sources israéliennes, sans commentaire sur les répercussions diplomatiques, et un seul article oriente vers la question des procédures de sûreté du secteur aérien.
Le troisième axe touche directement le pays. Buckinghamshire New University confirme à l'Independent qu'il a suivi à distance un cours de gestion aéronautique, sans formation de pilote. Le Guardian relaie l'enquête ouverte en Australie, où il a passé environ deux ans comme étudiant : visa accordé en 2014 et annulé en 2019, selon une source. La police fédérale australienne a confirmé dimanche, avec l'ASIO, enquêter sur ses liens avec le pays.
Les motifs restent, selon l'Independent, « un mystère », et les enquêtes se poursuivent pour établir circonstances, motivations et connexions éventuelles, selon le parquet émirien. Les articles réunis ne détaillent aucune réaction du gouvernement britannique.
La dimension régionale est présente mais secondaire. L'AP relie la crise aux questions sur la sécurité aérienne et à une région « already shaken by the U.S.-Iran war » ; les Émirats ont annulé tous les vols vers Israël, et des vols de rapatriement ont été organisés. HuffPost rappelle que les liens entre Israël et les Émirats datent de 2020, des accords d'Abraham de l'administration Trump. Le conseiller présidentiel émirien Anwar Gargash parle d'une « new warning ».
Les éditoriaux de Fox News en tirent des leçons propres. Jack Carr conseille d'être prêt à se défendre soi-même : « no one is coming to save you ». Une chronique sur les médias reproche au New York Times et à la BBC d'avoir d'abord parlé d'une « altercation ». Fox cite aussi Eliran Almog, ancien pilote israélien, qui insiste sur la rigueur du filtrage des pilotes par les compagnies.
Le quotidien consacre un article au commandant indien Smit Machchhar, qui a raconté l'attaque à Netanyahu par téléphone le 3 octobre. Le copilote avait demandé à prier ; le commandant s'est détourné par respect, puis a reçu un coup violent à l'arrière de la tête. Il dit avoir cru d'abord à une défaillance de l'avion avant de comprendre que le danger venait du cockpit. Ses collègues tentaient d'entrer le code d'ouverture, mais le copilote les en empêchait. Il affirme avoir ouvert la porte à bout de forces, car « sinon, je mourrais ».
Un autre article met en avant les deux pilotes de réserve (« deadheading »), présents pour ramener l'avion de Tel-Aviv à Dubaï. Flydubai n'a pas dévoilé leur identité. Un passager, Daniel Schlichter, dans un entretien publié le 4 octobre, explique qu'ils étaient là pour cette seule raison. Ils ont repris les commandes et posé l'appareil.
Les deux médias n'abordent ni les failles du contrôle de sécurité évoquées en Israël, ni la suspension des vols émiriens vers Israël.
Plus divergent que 7 % des sujets récents comparables (référence : 90 sujets récents mesurés par la même méthode).