ANGLE DOMINANT
Brasília retient surtout la dimension sécuritaire de l'affaire : un copilote radicalisé, une hache d'urgence dans le cockpit et la question de son embauche malgré une interdiction de vol à Oman.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Le procureur général émirien Hamad Saif Al Shamsi a qualifié l'attaque de tentative d'acte « terroriste », selon G1, première qualification publique par une autorité émirienne.
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Le vol FZ1073 transportait plus de 170 personnes et a perdu environ 5 000 mètres en un peu plus de 30 secondes avant de se poser à Tabuk (Arabie saoudite).
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Selon le Wall Street Journal cité par Folha, le copilote avait été interdit de piloter à Oman pour radicalisation possible avant d'être recruté par Flydubai.
ANALYSE
São Paulo, 4 octobre 2026. La presse brésilienne rend compte de l'affaire Flydubai en s'appuyant sur les agences et sur les déclarations officielles émiriennes. Folha de S.Paulo et G1 rapportent que les Émirats arabes unis ont affirmé samedi (3) que le copilote du vol FZ1073, qui reliait Dubaï à Tel-Aviv, avait attaqué le commandant avec une hache d'urgence et tenté de prendre les commandes. Les deux titres soulignent que l'on spéculait jusque-là sur l'usage d'un couteau.
G1 précise que le procureur général, Hamad Saif Al Shamsi, a parlé d'une tentative d'acte « terroriste », et que c'est la première qualification publique de ce type par une autorité émirienne. Le site décrit l'appareil, qui transportait plus de 170 personnes, perdant environ 5 000 mètres d'altitude en un peu plus de 30 secondes au-dessus de l'Arabie saoudite. Passagers et équipage ont maîtrisé le copilote ; un pilote de réserve de Flydubai, à bord, a posé l'avion à Tabuk, où le suspect a été arrêté.
Sur l'identité, les médias brésiliens restent prudents. Selon Reuters, citée par G1 et Folha, il s'agirait de Hammam al-Hammami, de nationalité omanaise, d'après une source proche du dossier. Les autorités émiriennes n'ont pas confirmé le nom et Oman n'a pas commenté. L'enquête, qui porte sur les motivations et sur d'éventuels complices, examine des preuves physiques et numériques.
Folha insiste sur le volet radicalisation. Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, avait déclaré jeudi (1er) que le copilote s'était radicalisé et était « clairement suicidaire », ajoutant que les pilotes de pays sans relations diplomatiques avec Israël, comme Oman, ne devraient pas opérer de vols vers ce pays. Le quotidien reprend aussi le Wall Street Journal : l'homme avait été interdit de piloter à Oman après un soupçon de radicalisation idéologique, mais a ensuite été recruté par Flydubai et a volé sur la ligne vers Israël.
Flydubai, compagnie appartenant au gouvernement de Dubaï, n'a pas souhaité commenter davantage. Le commandant indien, Smit Machchhar, aurait lutté avec son agresseur lors de l'attaque survenue mercredi (30). Les articles du corpus ne détaillent ni les réactions de l'Australie, ni la suspension des vols émiriens vers Israël, et n'abordent pas la position du gouvernement brésilien.
