ANGLE DOMINANT
Varsovie scrute surtout la chaîne de contrôle des équipages : derrière l'« attaque terroriste » du copilote, la presse polonaise pointe les failles de sûreté côté israélien.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Le procureur général des Émirats a parlé samedi 3 octobre d'une tentative d'« attaque terroriste » : le copilote aurait voulu attaquer le commandant à la hache pendant le vol FZ1073.
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L'avion, avec 170 passagers, a perdu plus de 5,2 km d'altitude avant un atterrissage d'urgence à Tabuk, en Arabie saoudite ; le commandant indien Smit Machchhar a déclenché l'ouverture de la porte.
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Selon Haaretz et Kanal 12, cités par RMF24, la liste de l'équipage avait été transmise aux services israéliens avant le décollage, et le Shin Bet dit ne contrôler que les compagnies israéliennes.
ANALYSE
Varsovie, 4 octobre 2026. Gazeta Prawna rapporte que le procureur général des Émirats arabes unis a indiqué samedi 3 octobre que, pendant le vol Flydubai FZ1073 entre Dubaï et Tel-Aviv, le copilote aurait tenté d'attaquer le commandant à la hache et de commettre une « attaque terroriste ». Selon le quotidien, trois personnes proches du dossier ont dit à l'agence Associated Press qu'il s'agissait de l'Omanais Hamama al-Hammami. D'après le Wall Street Journal, cité par le titre, il était interdit de vol à Oman par crainte d'une radicalisation ; on ignore si Flydubai le savait lors de son embauche.
Le journal décrit les faits : l'attaque est survenue mercredi 30 septembre, à bord d'un appareil transportant 170 passagers et plus d'une dizaine de membres d'équipage, en majorité israéliens selon des médias. Après environ deux heures et demie de vol, l'avion a perdu plus de 5,2 km d'altitude avant de se poser en urgence à Tabuk, en Arabie saoudite. Le commandant indien, Smit Machchhar, dit avoir réussi à déclencher le mécanisme d'ouverture de la porte, ce qui a permis à des passagers de maîtriser l'assaillant. Benjamin Netanyahou a comparé l'incident aux attentats du 11 septembre 2001 sur CNN, en précisant que les services israéliens n'avaient aucun renseignement préalable. L'enquête sur les circonstances, le mobile et les preuves matérielles et numériques se poursuit, selon le parquet cité par l'agence émirienne WAM.
RMF24 déplace le regard vers Israël, sous le titre « Les services israéliens ont-ils manqué la menace ? ». S'appuyant sur le quotidien Haaretz et la chaîne Kanal 12, la radio rappelle que ces dernières années des pilotes de nationalité iranienne, syrienne ou irakienne ont volé vers Israël grâce à une double nationalité. Al-Hammami avait lui-même déjà volé vers Israël, la dernière fois une semaine avant les faits. La liste de l'équipage avait été transmise aux services israéliens avant le décollage.
La question des responsabilités occupe le centre du texte : le département de sûreté du ministère des Transports et le Mossad sont chargés de vérifier les équipages étrangers, mais le ministère n'aurait pas de moyens propres. Le Shin Bet souligne n'être responsable que des compagnies israéliennes et de l'aéroport Ben Gourion ; pour les transporteurs étrangers, Israël dépend d'informations fournies par d'autres États, comme les Émirats ou l'Arabie saoudite.
