ANGLE DOMINANT
Hanoï reconstitue minute par minute l'attaque dans le cockpit du vol FZ1073 et salue les passagers et les pilotes de réserve qui ont sauvé l'appareil, plus qu'elle ne débat de la qualification terroriste.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
- 01
Le procureur général émirien Hamad Saif al-Shamsi a déclaré le 3 octobre que le copilote omanais avait tenté un « acte terroriste » avec la hache de secours (VnExpress).
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Selon les données de vol examinées par Reuters, l'appareil a perdu plus de 16 000 pieds en un peu plus de 30 secondes avant de se poser à Tabuk (Tuoi Tre News).
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Le commandant indien Smit Machchhar a raconté à Netanyahu avoir ouvert la porte du cockpit malgré les coups, et deux pilotes de réserve ont ensuite posé l'avion (VnExpress).
ANALYSE
Hanoï, 4 octobre 2026. VnExpress et Tuoi Tre News traitent le vol Flydubai FZ1073 comme un récit de survie, appuyé sur des sources étrangères et des témoignages de bord.
Tuoi Tre News, en anglais, reprend la chronologie de Reuters. Le vol, avec plus de 170 personnes à bord, en majorité des Israéliens, a quitté Dubaï à 03h05 GMT. À 05h21 GMT, dans l'espace aérien saoudien, l'appareil a viré brusquement puis plongé à deux reprises, perdant plus de 16 000 pieds en un peu plus de 30 secondes lors de la chute la plus marquée. Le transpondeur est resté coupé près d'une demi-heure, selon un responsable israélien. L'avion s'est posé à Tabuk, en Arabie saoudite. Le texte précise aussi « ce qui n'est pas clair » : le déroulé exact des événements à bord.
VnExpress donne le volet judiciaire. Le procureur général émirien, Hamad Saif al-Shamsi, a déclaré le 3 octobre que le copilote omanais avait tenté de commettre « une attaque terroriste », en frappant le commandant avec la hache de secours pour prendre les commandes. Le journal rappelle que Benjamin Netanyahu avait d'abord évoqué un couteau à cran d'arrêt. Selon la presse saoudienne, le copilote est Hamam al Hamami, 29 ans, de nationalité omanaise. Il a été transféré d'Arabie saoudite aux Émirats le 2 octobre. Les enquêteurs examinent le mobile et ses relations, et les résultats seront publiés à l'issue des vérifications.
Le quotidien consacre un article au commandant indien Smit Machchhar, qui a raconté l'attaque à Netanyahu par téléphone le 3 octobre. Le copilote avait demandé à prier ; le commandant s'est détourné par respect, puis a reçu un coup violent à l'arrière de la tête. Il dit avoir cru d'abord à une défaillance de l'avion avant de comprendre que le danger venait du cockpit. Ses collègues tentaient d'entrer le code d'ouverture, mais le copilote les en empêchait. Il affirme avoir ouvert la porte à bout de forces, car « sinon, je mourrais ».
Un autre article met en avant les deux pilotes de réserve (« deadheading »), présents pour ramener l'avion de Tel-Aviv à Dubaï. Flydubai n'a pas dévoilé leur identité. Un passager, Daniel Schlichter, dans un entretien publié le 4 octobre, explique qu'ils étaient là pour cette seule raison. Ils ont repris les commandes et posé l'appareil.
Les deux médias n'abordent ni les failles du contrôle de sécurité évoquées en Israël, ni la suspension des vols émiriens vers Israël.
