ANGLE DOMINANT
Washington décortique l'affaire Flydubai comme une faille de sûreté aérienne : un copilote écarté par Oman pour ses vues extrêmes, puis embauché par une compagnie émirienne, sur fond de lecture sécuritaire du Proche-Orient.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Le procureur général émirien Hamad Saif Al Shamsi a déclaré samedi 3 octobre que le copilote avait attaqué le commandant avec la hache de secours et tenté de prendre les commandes (NBC, CNBC).
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Selon l'AP, le copilote avait été écarté du pilotage par Oman pour des opinions jugées extrémistes, puis embauché par Flydubai ; l'étendue de la vérification n'est pas établie.
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Deux pilotes de réserve ont stabilisé l'avion, posé à Tabuk (Arabie saoudite) ; les Émirats ont annulé tous les vols vers Israël (AP, CNBC).
ANALYSE
Washington, 4 octobre 2026. Les médias américains traitent l'attaque du vol Flydubai FZ1073 d'abord comme une question de sûreté : comment un copilote a-t-il pu se retrouver aux commandes ? NBC News et CNBC rapportent la déclaration du procureur général émirien, Hamad Saif Al Shamsi, samedi 3 octobre : le copilote « began executing his plan during the flight, attacking the captain inside the flight deck using a crash axe ». CNBC précise que c'est la première fois que les autorités nomment l'arme.
L'angle dominant est celui du contrôle à l'embauche. Selon l'AP, reprise par HuffPost, le copilote, identifié par NBC, ABC et Fox comme l'Omanais Hamam al-Hammami, 29 ans, avait été écarté du pilotage par Oman après des inquiétudes sur des « extremist views », avant d'être recruté par la compagnie basée aux Émirats. L'AP écrit qu'on ignore « to what extent he was vetted ». Une source citée par Fox affirme que Flydubai n'a pas interrogé Oman Air avant de l'embaucher. ABC note que les enquêteurs cherchent à savoir s'il a agi en « lone wolf » ou avec des liens extrémistes.
Le récit de l'événement met en avant le courage. Fox rapporte que l'appareil a chuté de plus de 14 000 pieds en 30 secondes ; le commandant Smit Machchhar, grièvement blessé, a ouvert la porte du cockpit, des passagers israéliens ont maîtrisé l'assaillant, et deux pilotes de réserve, voyageant en « deadheading », ont posé l'avion à Tabuk, en Arabie saoudite. Donald Trump a salué vendredi 2 octobre, sur Truth Social, un passager israélien, Yaniv Hayoun : « He's my kind of guy », selon The Hill.
La dimension régionale est présente mais secondaire. L'AP relie la crise aux questions sur la sécurité aérienne et à une région « already shaken by the U.S.-Iran war » ; les Émirats ont annulé tous les vols vers Israël, et des vols de rapatriement ont été organisés. HuffPost rappelle que les liens entre Israël et les Émirats datent de 2020, des accords d'Abraham de l'administration Trump. Le conseiller présidentiel émirien Anwar Gargash parle d'une « new warning ».
Les éditoriaux de Fox News en tirent des leçons propres. Jack Carr conseille d'être prêt à se défendre soi-même : « no one is coming to save you ». Une chronique sur les médias reproche au New York Times et à la BBC d'avoir d'abord parlé d'une « altercation ». Fox cite aussi Eliran Almog, ancien pilote israélien, qui insiste sur la rigueur du filtrage des pilotes par les compagnies.
