ANGLE DOMINANT
Budapest décortique l'affaire Flydubai sous l'angle de la sûreté : une hache réglementaire dans le cockpit et un copilote déjà écarté des cieux par Oman pour ses opinions extrémistes.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Le parquet des Émirats a qualifié les faits d'attaque terroriste ; le copilote omanais a frappé le commandant avec la hache de secours du cockpit (Index, 444).
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L'avion, avec plus de 170 personnes, a perdu environ 17 000 pieds (5 200 m) avant que les passagers n'interviennent ; deux pilotes de réserve l'ont posé en Arabie saoudite (Index, d'après la BBC).
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Selon le Wall Street Journal cité par 444, les autorités omanaises avaient déjà interdit de vol le copilote pour ses vues extrémistes.
ANALYSE
Budapest, 4 octobre 2026. La presse hongroise traite l'affaire du vol Flydubai Dubaï-Tel-Aviv en deux temps : le récit de l'attaque, puis le parcours du copilote. Index reprend la BBC : le parquet des Émirats arabes unis affirme que le copilote a utilisé la hache de secours conservée dans le cockpit pour s'en prendre au commandant, puis a tenté de prendre les commandes. L'appareil, avec plus de 170 personnes à bord, aurait perdu environ 17 000 pieds (5 200 mètres) avant que les passagers n'interviennent.
Le commandant, Smit Machchhar, grièvement blessé, est parvenu à ouvrir la porte du cockpit ; les passagers ont maîtrisé le copilote, puis deux pilotes de réserve ont posé l'avion en Arabie saoudite. Selon l'ambassade d'Inde, citée par Index, son état est stable et sa convalescence progresse bien.
Index pose la question centrale : comment l'arme s'est-elle retrouvée dans la main du copilote ? Des passagers avaient d'abord parlé d'un couteau, mais les autorités évoquent la hache d'urgence réglementaire. 444 précise, d'après Reuters, que la hache n'est pas arrivée à bord en contournant les règles : les normes internationales de sûreté imposent de la ranger dans le cockpit comme équipement de secours.
444 met surtout en avant le profil de l'auteur. Le parquet émirien qualifie les faits d'attaque terroriste, selon l'agence MTI. Le copilote omanais, identifié par CNN comme Hammam al-Hammami, avait déjà été interdit de vol par les autorités omanaises en raison de ses vues extrémistes, d'après le Wall Street Journal ; CNN indique qu'il avait été renvoyé l'an dernier d'Oman Air. Des médias évoquent un long séjour en Syrie et des contacts avec des islamistes radicaux. Son profil LinkedIn a diffusé peu après l'incident des vidéos d'avions israéliens, des lieux saints de La Mecque et de Médine, des vers sur le courage et le combat, ainsi qu'une image d'Ayman al-Zawahiri ; on ignore si ces contenus ont été publiés par un tiers ou programmés à l'avance, précise le journal américain.
La couverture hongroise, fondée sur des reprises de la BBC, de Reuters, de CNN et du WSJ, reste centrée sur les faits et sur les failles de sûreté : l'arme à bord, l'accès au cockpit et le passé du copilote.
