ANGLE DOMINANT
Ottawa scrute d'abord les failles de sûreté : recrutement du copilote chez Flydubai et filtrage israélien, à partir des dépêches AP et Reuters.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Le procureur général émirien Hamad Saif Al Shamsi parle d'une tentative d'« acte terroriste » avec la hache de secours du cockpit sur le vol FZ1073.
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Le copilote présumé, Hamam al-Hammami, un Omanais, aurait été écarté par Oman en raison d'opinions extrémistes avant son embauche par Flydubai, selon des sources anonymes.
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Selon AP, l'affaire soulève des questions sur la vérification des employés par Flydubai et sur les protocoles de sécurité israéliens, Israël et Oman n'ayant pas de relations diplomatiques.
ANALYSE
Ottawa, 4 octobre 2026. La presse canadienne, qui s'appuie surtout sur les dépêches de l'Associated Press et de Reuters, traite l'affaire du vol Flydubai FZ1073 d'abord comme une faille de sûreté. Le procureur général des Émirats, Hamad Saif Al Shamsi, a déclaré samedi 3 octobre, dans un communiqué relayé par l'agence d'État, que le copilote avait « tenté de commettre un acte terroriste » : selon lui, il a attaqué le commandant dans le cockpit avec la hache de secours et tenté de prendre les commandes de l'appareil, mercredi 30 septembre.
CBC et le Globe and Mail notent que ce sont les premiers propos d'enquêteurs émiriens à parler de tentative d'attentat. Global News, via AP, évoque 182 personnes à bord et un appareil en chute rapide avant que des passagers et d'autres personnes n'immobilisent l'assaillant. Le copilote serait Hamam al-Hammami, un Omanais, identifié par trois personnes sous couvert d'anonymat, dont un diplomate du Golfe et un diplomate occidental. Ni les Émirats ni la compagnie ne l'ont confirmé publiquement. Un diplomate du Golfe indique que l'enquête cherche à établir s'il a agi en « loup solitaire » ou avec des liens extrémistes.
Les dépêches insistent sur le recrutement : selon une personne informée, Oman l'avait écarté de ses vols en raison de ses opinions extrémistes avant que Flydubai, compagnie appartenant au gouvernement de Dubaï, ne l'embauche. AP écrit que ces éléments « soulèvent des questions » sur la vérification des candidats par la compagnie et sur la manière dont il a pu voler vers Israël, qui dit avoir des accords avec les transporteurs étrangers pour écarter les pilotes de pays sans relations diplomatiques, ce qui est le cas d'Oman. AP rappelle aussi que l'incident survient une semaine avant l'anniversaire du 7 octobre 2023 et avant des élections où la sécurité est centrale.
Le Toronto Sun donne une tonalité plus militante. Dans une chronique de Warren Kinsella, il raconte l'épisode comme un récit héroïque : le commandant indien Smit Machchhar, trois passagers qui maîtrisent l'assaillant, puis l'atterrissage en Arabie saoudite par deux pilotes de réserve. Le texte s'attarde surtout sur les réactions antisémites en ligne après l'affaire.
Le Globe and Mail précise que l'enquête, motivations comprises, se poursuit et que ses conclusions seront publiées une fois les « procédures nécessaires » achevées. Oman n'a pas commenté.
SOURCES (4)
- Globe and MailMOYEN
- Toronto SunMOYEN
- Global NewsMOYEN
