ANGLE DOMINANT
Rome retient de l'affaire Flydubai la menace posée par un pilote radicalisé : traces numériques, hache de secours et vulnérabilité du cockpit dominent la couverture italienne.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Le procureur général émirien Hamad Saif Al Shamsi affirme, via l'agence Wam, que le copilote du vol FZ1073 a utilisé la hache de secours contre le commandant et tenté de prendre les commandes.
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Le copilote est identifié par des médias américains comme Hamam al-Hammami, Omanais de 29 ans, né aux Émirats d'un père omanais et d'une mère syrienne selon La Repubblica.
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Selon CNN cité par l'ANSA, un profil LinkedIn à son nom, ensuite supprimé, a publié deux posts neuf heures après l'incident, dont une photo d'Ayman al-Zawahiri.
ANALYSE
Rome, 4 octobre 2026. La presse italienne reprend d'abord la déclaration du procureur général des Émirats arabes unis, Hamad Saif Al Shamsi. Selon l'ANSA, qui cite l'agence officielle Wam, l'enquête sur le vol Flydubai FZ1073 Dubaï-Tel-Aviv de mercredi 30 septembre a établi que le copilote préparait un « acte terroriste » : il a utilisé la hache de secours du cockpit pour agresser le commandant et tenter de « prendre les commandes de l'avion ». Le procureur ajoute que les investigations se poursuivent.
Le deuxième temps du récit est l'identité de l'homme. L'ANSA, s'appuyant sur plusieurs médias américains, le nomme Hamam al-Hammami, Omanais de 29 ans. La Repubblica, sous la plume de Fabio Tonacci, précise qu'il est né aux Émirats d'un père omanais et d'une mère syrienne, et titre sur des vidéos « de matrice terroriste » trouvées sur ses comptes : images d'exposants d'Al-Qaïda et d'avions israéliens, publiées juste après la tentative de détournement. L'ANSA détaille, d'après CNN, deux publications sur un profil LinkedIn ensuite supprimé, avec des images tournées dans le cockpit d'un Boeing 737 Max, des appareils de compagnies israéliennes comme El Al, une photo d'Ayman al-Zawahiri, ainsi que des images de La Mecque, Médine et Jérusalem. L'agence reconnaît toutefois qu'on ignore qui les a publiées et si elles avaient été programmées.
La Repubblica consacre un second article, signé Aldo Fontanarosa, à l'arme : la hache, ou le pied-de-biche, que les avions sont tenus d'embarquer pour des raisons de sécurité, en cas d'incendie ou d'accident. Dans ce cas, écrit le quotidien, le dispositif « s'est révélé un boomerang ».
L'ANSA note aussi la dimension bilatérale : après la suspension des liaisons par les Émirats, un premier vol ramenant des Israéliens de Dubaï a atterri à Tel-Aviv aux premières heures de samedi 3 octobre. Les autorités, selon l'agence, estiment qu'une catastrophe a été évitée de justesse, et le mobile de l'agresseur n'est pas encore établi.
Les deux titres ne traitent ni de l'enquête australienne ni des questionnements israéliens sur le contrôle de l'équipage, ni du parcours du copilote chez Oman Air : la lecture italienne reste centrée sur l'événement à bord, l'identité du suspect et les risques techniques du cockpit.
