ANGLE DOMINANT
Santiago décrypte l'invitation de Poutine au G20 de Miami comme le prolongement d'une méthode Trump déjà à l'œuvre : recevoir à New York les dirigeants avec qui Washington est en désaccord, de Zelensky à la présidente vénézuélienne Delcy Rodríguez, en laissant Moscou répondre par une gratitude mesurée.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a affirmé que la Russie garantirait la sécurité de Zelensky s'il se rendait à Moscou, sans fixer de date pour une rencontre Poutine-Trump (La Tercera).
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Devant l'Assemblée générale de l'ONU, Zelensky a affirmé que Poutine ne trouve jamais que c'est « suffisant » et a cité plus de 248 000 soldats russes tués entre janvier et août 2026 (La Tercera).
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Donald Trump a reçu la présidente intérimaire du Venezuela Delcy Rodríguez à New York, première présence présidentielle vénézuélienne à l'Assemblée générale depuis 2018, pour discuter énergie, mines et sécurité (BioBioChile).
ANALYSE
Santiago, 24 septembre 2026. Depuis Santiago, la presse lit l'invitation de Vladimir Poutine au sommet du G20 de Miami en décembre comme la suite logique d'une semaine diplomatique déjà marquée, à New York, par des gestes de Washington envers des dirigeants avec lesquels les États-Unis sont en désaccord ouvert.
La Tercera rapporte que le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a affirmé mercredi que la Russie garantirait la sécurité de Volodymyr Zelensky s'il se rendait à Moscou pour rencontrer Poutine, tout en précisant qu'aucune date n'était fixée pour une rencontre au sommet avec Donald Trump. « No hay detalles sobre un posible encuentro al más alto nivel, pero si hablamos de la disponibilidad, el presidente está preparado », a déclaré Peskov, ajoutant que des sommets sans préparation « son simplemente una pérdida de tiempo ». Le même jour, à la tribune de l'ONU, Zelensky a averti que pour Poutine « nunca es suficiente », citant plus de 248 000 soldats russes tués entre janvier et août 2026 et accusant Moscou de poursuivre la guerre plutôt que la paix.
Le quotidien souligne aussi la persistance du langage du Kremlin envers Kiev, Peskov désignant les autorités ukrainiennes comme le « líder del régimen de Kiev » — une formule reprise telle quelle dans le compte rendu, sans mise en perspective critique.
BioBioChile, de son côté, détaille la rencontre qualifiée d'« historique » entre Donald Trump et la présidente intérimaire du Venezuela, Delcy Rodríguez, à l'hôtel Lotte New York Palace, en marge de l'Assemblée générale de l'ONU — première présence présidentielle vénézuélienne à ce rendez-vous depuis 2018. Les deux dirigeants y ont évoqué une coopération sur l'énergie, les mines et la sécurité, en présence de Marco Rubio, Scott Bessent, Susie Wiles et Stephen Miller. Rodríguez a salué le soutien de Trump à la « réinsertion » du Venezuela dans les « espaces multilatéraux ».
Pour la presse chilienne, cette accumulation de gestes — garanties offertes à Zelensky, réception de Rodríguez, et désormais invitation de Poutine à Miami — dessine une méthode : Washington choisit d'inviter à la table ceux qu'il combat rhétoriquement, quitte à laisser Moscou répondre par une gratitude mesurée, sans engagement de calendrier. Aucun des articles consultés ne détaille directement les modalités de la participation russe au sommet de Miami en décembre.
SOURCES (2)
- La TerceraMOYEN
- BioBioChileMOYEN
