ANGLE DOMINANT
Athènes décrypte l'invitation lancée par Washington à Vladimir Poutine pour le G20 de Miami comme un canal rouvert avec Moscou, que l'émissaire russe Kirill Dmitriev vient déjà tester à New York.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
- 01
Marco Rubio a annoncé mercredi 23 septembre à New York que Trump avait invité Poutine au G20 de Miami en décembre, affirmant : « Nous espérons qu'il acceptera l'invitation. »
- 02
Aucune confirmation officielle russe n'a été donnée ; une présence en personne serait la première participation de Poutine à un sommet du G20 depuis 2019.
- 03
Le ministère russe des Affaires étrangères affirme que ses désaccords sont avec les Européens plutôt qu'avec les Américains, tandis que Kirill Dmitriev se rend aux États-Unis pour poursuivre le dialogue engagé au Kremlin avec Witkoff et Kushner.
ANALYSE
Athènes, 24 septembre 2026. La presse grecque relaie sans détour l'annonce faite mercredi 23 septembre à New York par le secrétaire d'État américain Marco Rubio : Donald Trump a invité Vladimir Poutine à participer au sommet du G20 qui se tiendra en décembre à Miami. Naftemporiki, qui a suivi les rencontres tenues en marge de l'Assemblée générale des Nations unies, rapporte les mots de Rubio à l'issue de son entretien avec le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov : « Nous espérons qu'il acceptera l'invitation », a-t-il déclaré, avant d'ajouter une formule reprise par le titre athénien : « Si l'on ne rencontre que des gens avec qui l'on est d'accord, on ne va pas résoudre de problèmes. »
Le journal souligne toutefois que rien n'est acquis côté russe : aucune confirmation officielle n'a été donnée sur un éventuel déplacement de Poutine à Miami. S'il s'y rend, ce serait sa première participation en personne à un sommet du G20 depuis 2019 — un détail que Naftemporiki met en avant pour mesurer la portée du geste américain.
To Vima retient surtout le communiqué diffusé par le ministère russe des Affaires étrangères avant la rencontre Rubio-Lavrov : Moscou y affirme que « nos principaux désaccords ne surviennent pas avec les Américains, mais avec les Européens », accusés d'adopter des « positions radicales et idéologiques » alignées sur Bruxelles. Le texte évoque un potentiel de coopération « considérable » entre les deux membres permanents du Conseil de sécurité, resté largement inexploité selon Moscou, et note que la politique de Washington à l'ONU serait devenue « plus réaliste » depuis le retour de Trump à la Maison Blanche.
Naftemporiki relie ce mouvement à la visite annoncée de Kirill Dmitriev, émissaire spécial de Poutine, qui doit rencontrer à New York des représentants de l'administration Trump — poursuite, selon Reuters, du dialogue engagé début septembre au Kremlin avec Steve Witkoff et Jared Kushner. La veille, mardi 22 septembre, Volodymyr Zelensky avait demandé à Trump d'organiser une rencontre trilatérale avec Poutine, jugeant que les dirigeants mondiaux doivent agir « le plus vite possible » pour mettre fin à la guerre.
Aucun des titres consultés ne mentionne à ce stade de réaction officielle grecque au projet de sommet de Miami.
SOURCES (2)
- NaftemporikiMOYEN
- To VimaMOYEN
