ANGLE DOMINANT
Helsinki mesure un double signal : le président Alexander Stubb confirme qu'il ira au sommet du G20 à Miami en décembre, à la même table où Washington a invité Vladimir Poutine, tandis que Kyiv agite au même moment le risque d'une frappe russe visant justement la Finlande.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Marco Rubio a annoncé l'invitation de Vladimir Poutine au sommet du G20, prévu à Miami les 14 et 15 décembre, après une rencontre avec Sergueï Lavrov à New York.
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Le président finlandais Alexander Stubb, également invité au sommet, a confirmé sa participation : « Pour l'instant, je vais à Miami. »
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Volodymyr Zelensky a jugé « vraiment très élevé » le risque d'une frappe russe visant les pays frontaliers de la Russie ou de la Biélorussie, en citant explicitement la Finlande.
ANALYSE
Helsinki, 24 septembre 2026. Le secrétaire d'État américain Marco Rubio a annoncé mercredi que Vladimir Poutine était invité au sommet du G20, prévu à Miami les 14 et 15 décembre, après avoir rencontré le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov en marge de l'Assemblée générale des Nations unies à New York. « Pour résoudre les problèmes, il faut rencontrer les gens avec qui on n'est pas d'accord », a-t-il justifié, selon MTV Uutiset. Le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a répondu que la Russie était « reconnaissante » de l'invitation : « Nous avons vu les informations dans les médias et les déclarations du ministre. Nous apprécions cette invitation », a-t-il déclaré, cité par Iltalehti, précisant qu'une décision serait prise « par les canaux diplomatiques ». Le conseiller diplomatique du Kremlin Iouri Ouchakov a toutefois tempéré le même jour : la participation de Poutine « n'a même pas encore été discutée ». Des sources proches du Kremlin, citées par Bloomberg, jugent peu probable que le président russe se déplace à Miami ; il devrait plutôt assister, à la mi-novembre, au sommet de l'APEC organisé par Xi Jinping à Shenzhen. Poutine n'a pas assisté à un G20 depuis 2019.
Pour la Finlande, l'enjeu est direct : le président Alexander Stubb a lui aussi été convié au sommet, et il a confirmé sa participation en conférence de presse à New York : « Pour l'instant, je vais à Miami. » Il espère que les discussions y aboutiront à une rencontre entre Donald Trump, Vladimir Poutine et Volodymyr Zelensky, tout en reconnaissant qu'« il reste du chemin à faire ». La question prend un relief particulier après l'avertissement lancé par Zelensky à New York : le président ukrainien a jugé « vraiment très élevé » le risque d'une frappe russe, par drones, missiles ou au sol, visant les pays frontaliers de la Russie ou de la Biélorussie — en citant explicitement la Finlande. Zelensky a par ailleurs affirmé devant l'Assemblée générale que la Russie enrôle des ressortissants de 47 pays comme soldats. Le même jour, Helsinki et Kyiv ont signé un accord bilatéral sur les drones, signe des liens militaires resserrés entre les deux capitales. Le Kremlin, de son côté, maintient que c'est à Zelensky de se déplacer à Moscou pour négocier.
SOURCES (4)
- YLE UutisetMOYEN
- IltalehtiMOYEN
- MTV UutisetMOYEN
- Ilta-SanomatMOYEN
