ANGLE DOMINANT
Rome scrute la prudence calculée avec laquelle Moscou a accueilli l'invitation américaine au G20 de Miami, sans y voir l'esquisse d'un dégel avec Kiev.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Marco Rubio a confirmé l'invitation de Vladimir Poutine au G20 de Miami en décembre ; Peskov a répondu être « grati per l'invito » et a promis de traiter la question par la voie diplomatique.
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À l'ONU, Zelensky a affirmé que la Russie fait combattre des soldats de 47 pays et a chiffré à 248 000 le nombre de soldats russes tués ou grièvement blessés en huit mois, avec 63 000 attaques de drones.
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Après la rencontre Trump-Zelensky, Peskov a déclaré qu'« al momento, non ci sono presupposti per avviare negoziati di pace » avec l'Ukraine, tout en affirmant que la Russie « rimane aperta a tali negoziati ».
ANALYSE
Rome, 24 septembre 2026. La presse italienne retient d'abord le contraste entre l'annonce américaine et la prudence de Moscou. Mercredi, au lendemain de la rencontre entre Donald Trump et Volodymyr Zelensky à Washington, le secrétaire d'État Marco Rubio a confirmé l'invitation adressée à Vladimir Poutine pour le sommet du G20 de Miami, en décembre. Le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a répondu depuis New York, où la délégation russe était représentée par Sergueï Lavrov : « Siamo grati per l'invito e lo accogliamo con favore. Prenderemo una decisione e procederemo a lavorare sulla questione per via diplomatica », a-t-il déclaré selon l'agence ANSA, sans fixer de calendrier ni évoquer une rencontre bilatérale imminente avec Trump.
Le même jour, Volodymyr Zelensky s'est exprimé à la tribune de la 81e Assemblée générale des Nations unies à New York, peu avant que l'invitation ne soit rendue publique. Il a qualifié Vladimir Poutine de « paziente zero » qu'il faudrait « fermato », lui refusant tout « spazio d'azione » pour diffuser, selon lui, ce mal en Europe et dans le monde. Le président ukrainien a affirmé que la Russie engage dans sa guerre des soldats venus de 47 pays, avertissant ces derniers qu'ils ignorent ce que Moscou fait de leurs ressortissants. Il a chiffré le coût du conflit sur les huit derniers mois : 248 000 soldats russes tués ou grièvement blessés, plus de 2 000 missiles tirés contre l'Ukraine et 63 000 attaques de drones.
La presse italienne relève aussi une réponse distincte et plus dure du Kremlin, formulée après la rencontre Trump-Zelensky : Peskov a jugé qu'« al momento, non ci sono presupposti per avviare negoziati di pace » avec l'Ukraine, tout en assurant que la Russie « rimane aperta a tali negoziati ». Il a dénoncé une « militarizzazione » croissante de l'Ukraine par les Européens.
Cette double lecture — l'invitation à Miami saisie avec prudence par Moscou, et la dénonciation par Zelensky d'un Poutine jugé insatiable après avoir conservé 17 millions de kilomètres carrés — dessine, pour la presse romaine, une diplomatie américaine qui ouvre un cadre de dialogue sans que les positions de fond n'aient encore bougé.
SOURCES (3)
- AdnkronosMOYEN
