ANGLE DOMINANT
Belgrade décrypte l'invitation de Poutine au G20 de Miami comme la preuve que Washington rompt avec la « logique de Biden » face à l'UE et Londres, pendant que Kiev durcit le ton et refuse tout déplacement à Moscou.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a affirmé que la Russie est « reconnaissante » de l'invitation de Poutine au G20 et que Moscou l'examinera par les canaux diplomatiques.
- 02
L'émissaire russe Kirill Dmitriev a opposé l'administration Trump, favorable au dialogue avec Moscou, à l'UE et au Royaume-Uni qu'il dit « englués dans la logique » de Joe Biden.
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Volodymyr Zelensky, interpellé par des journalistes russes sur une visite à Moscou, a répondu : « Je ne peux venir à Moscou qu'en fusée ! »
ANALYSE
Belgrade, 24 septembre 2026. La presse serbe retient d'abord la réaction du Kremlin à l'invitation lancée par Washington. Le porte-parole Dmitri Peskov a déclaré à RIA Novosti que la Russie était « reconnaissante » de l'invitation adressée à Vladimir Poutine pour le sommet du G20, qui se tiendra les 14 et 15 décembre 2026 à Miami, en Floride, après l'annonce du secrétaire d'État Marco Rubio. Moscou, précise Peskov, « déterminera sa position » et examinera l'invitation « par les canaux diplomatiques ».
L'angle de politique intérieure domine le traitement serbe. En marge de l'Assemblée générale de l'ONU à New York, l'émissaire russe pour les investissements Kirill Dmitriev a opposé la méthode de l'administration Trump, « attachée à préserver le dialogue avec la Russie et à résoudre les problèmes ensemble », à l'Union européenne et au Royaume-Uni, qu'il juge « englués dans la logique » de l'ancien président Joe Biden. Dmitriev doit lui-même se rendre à New York pour de nouveaux entretiens avec les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner, après leur rencontre avec Poutine au Kremlin plus tôt ce mois-ci.
Côté ukrainien, le ton reste tendu. Volodymyr Zelensky, interpellé par des journalistes russes lui demandant quand il irait à Moscou pour discuter d'une trêve, a répondu : « Je ne peux venir à Moscou qu'en fusée ! » La veille, lors d'un entretien avec Donald Trump, ce dernier lui a coupé la parole, l'empêchant de répondre aux questions des journalistes sur les frappes ukrainiennes contre les raffineries russes, préférant évoquer le prix du diesel.
Devant l'Assemblée générale, Zelensky a réclamé un renforcement des sanctions et affirmé que l'armée russe avait perdu 248 964 hommes, tués ou blessés, entre janvier et août, selon des données ukrainiennes. Il a averti que le conflit menaçait aussi les pays baltes et la Moldavie. Le ministre ukrainien des Affaires étrangères Andrii Sybiha a plaidé au Conseil de sécurité pour un « cessez-le-feu immédiat et inconditionnel », tandis que Zelensky s'est dit prêt à une trêve en mer Noire fondée sur des propositions égyptienne, indienne et turque, renvoyant à la Russie la responsabilité de répondre.
SOURCES (2)
- PolitikaMOYEN
- Кремљ се захвалио Америци на позиву Путину на самит Г20
- Руски новинари зауставили Зеленског у Њујорку: „У Москву могу да дођем само на ракети“
- Дмитријев путује у САД на нове разговоре
- Трамп преузео реч на састанку са Зеленским, није му дао да одговара новинарима
- Зеленски о миру, а тражи јачи притисак на Русија
- BetaMOYEN
