ANGLE DOMINANT
Kyiv dissocie le geste diplomatique de Washington de toute avancée réelle vers la paix : Moscou salue l'invitation au G20 sans rien céder sur le terrain, où Sergueï Lavrov exclut toute pause dans « l'opération militaire spéciale » pendant les négociations.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Marco Rubio a annoncé mercredi l'invitation de Vladimir Poutine au sommet du G20 de Miami en décembre, après avoir rencontré Sergueï Lavrov à New York
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Sergueï Lavrov a déclaré devant le Conseil de sécurité de l'ONU : « Nous ne suspendrons l'opération militaire spéciale pendant les négociations sous aucune forme »
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Volodymyr Zelensky a dit être « prêt pour un cessez-le-feu énergétique » à condition que la Russie cesse ses frappes sur le réseau électrique, le chauffage et l'eau ukrainiens
ANALYSE
Kyiv, 24 septembre 2026. Kiev dissocie le geste diplomatique de Washington de toute avancée réelle sur le terrain. Mercredi, le secrétaire d'État Marco Rubio a annoncé que Vladimir Poutine était invité au sommet du G20 de Miami, en décembre, après avoir rencontré à New York le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, en marge de la 81e Assemblée générale de l'ONU. « Nous pensons que c'est une occasion pour lui d'échanger non seulement avec le président [Trump] mais avec d'autres dirigeants du monde », a dit Rubio, ajoutant qu'il espérait que Poutine accepterait. Le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a répondu que la Russie accueille l'invitation ; la presse ukrainienne NV Ukraine décrit ce geste comme adressé au « dictateur » Poutine par les « autorités du pays agresseur ».
La presse ukrainienne relève surtout l'écart entre ce geste et la réalité du front. Le même mercredi, devant le Conseil de sécurité de l'ONU, Lavrov a écarté toute pause militaire : « Nous ne suspendrons l'opération militaire spéciale pendant les négociations sous aucune forme. » Le ministre ukrainien des Affaires étrangères Andrii Sybiha a répliqué que quatorze des quinze membres du Conseil soutiennent un cessez-le-feu et qu'un seul agresseur le bloque.
Reçu par Donald Trump le 22 septembre à New York, Volodymyr Zelensky a redit que Kiev accepte une trêve énergétique réciproque : « Nous sommes prêts pour un cessez-le-feu énergétique », a-t-il déclaré, à condition que Moscou cesse ses frappes sur le réseau électrique, le chauffage et l'eau ukrainiens. Il a précisé qu'aucune pression américaine ne lui avait été imposée pour arrêter unilatéralement les frappes sur les raffineries russes. Rubio lui-même a reconnu la difficulté de l'exercice, notant que les deux camps considèrent l'énergie comme un objectif stratégique de leur guerre.
Peskov a par ailleurs répété qu'il n'existe actuellement aucune condition préalable à des pourparlers de paix, tout en réaffirmant que Zelensky devrait se rendre à Moscou pour rencontrer Poutine, où « toutes les garanties de sécurité nécessaires » lui seraient fournies ; une réunion au sommet serait selon lui prématurée avant un travail préalable à l'échelon des experts. Interrogé par des journalistes russes sur la date de ce déplacement, Zelensky a répondu, sarcastique : « En fusée. »
SOURCES (3)
- Kyiv PostMOYEN
- Ukrainska Pravda ENMOYEN
- NV UkraineMOYEN
