ANGLE DOMINANT
Oslo mesure l'invitation de Poutine au G20 de Miami à l'aune d'une guerre qui continue : Zelensky propose une trêve limitée aux infrastructures énergétiques mais admet ne pas être sûr que la Russie soit prête.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Zelensky a proposé sur X une trêve limitée aux attaques contre les infrastructures énergétiques ("électricité, chauffage et approvisionnement en eau"), tout en écrivant : « Je ne suis pas sûr que la Russie soit prête. »
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Le Premier ministre norvégien Jonas Gahr Støre et le président finlandais Alexander Stubb ont rencontré Zelensky à New York mercredi ; la Norvège maintiendra son soutien à l'Ukraine à hauteur de 85 milliards de couronnes l'an prochain.
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Stubb a pris la parole au Conseil de sécurité de l'ONU au nom des pays nordiques pour appeler à renforcer et élargir le soutien à l'Ukraine.
ANALYSE
Oslo, jeudi 24 septembre 2026. À Oslo, l'invitation lancée par Washington à Vladimir Poutine pour le sommet du G20 de Miami en décembre se lit à travers le prisme d'une guerre qui n'a pas cessé. Les médias norvégiens ne rapportent pas directement l'annonce de Marco Rubio, mais la situent dans la continuité des tractations menées cette semaine à New York, en marge de l'Assemblée générale des Nations unies.
Selon Dagbladet, Volodymyr Zelensky a annoncé, dans un message publié sur X dans la nuit de mardi à mercredi, avoir proposé à Donald Trump une trêve limitée aux attaques contre les infrastructures énergétiques : « Nous sommes prêts pour cela si eux n'attaquent pas notre système énergétique - l'électricité, le chauffage et l'approvisionnement en eau », écrit-il. Le président ukrainien demande que Washington transmette cette proposition aux Russes, et que Trump associe le président chinois Xi Jinping, qu'il doit rencontrer le lendemain : « Il a de l'influence sur Poutine. » Mais Zelensky reste prudent sur la volonté russe : « Je ne suis pas sûr que la Russie soit prête », écrit-il, en contraste avec l'optimisme affiché par Trump sur les intentions de Poutine. C'est dans ce climat que Marco Rubio devait rencontrer Sergueï Lavrov à New York, rencontre que Dagbladet présente comme un cadre possible pour transmettre la proposition ukrainienne.
Le second axe du récit norvégien est national. Aftenposten rapporte que le Premier ministre Jonas Gahr Støre et le président finlandais Alexander Stubb ont rencontré Zelensky mercredi à New York, en marge de l'Assemblée générale, pour évoquer l'intensification des frappes russes, le soutien occidental et les perspectives d'une trêve totale ou partielle. « Det er verdifullt med denne typen fortrolige diskusjoner », a déclaré Støre, rappelant avoir engagé ces discussions lors de la venue de Zelensky en Norvège quelques semaines plus tôt. Il confirme que la Norvège maintiendra son soutien à Kiev à hauteur de 85 milliards de couronnes l'an prochain, à dominante militaire, avec une priorité donnée à la défense antiaérienne. Stubb, au Conseil de sécurité au nom des pays nordiques, a fixé l'objectif : renforcer et élargir le soutien à l'Ukraine pour une paix juste et durable.
Pour Oslo, l'ouverture d'un cadre multilatéral comme le G20 n'a de portée que si elle s'accompagne de gestes vérifiables sur le terrain, à commencer par cette trêve énergétique dont l'issue reste, aux yeux mêmes de Kiev, incertaine.
