ANGLE DOMINANT
Budapest scrute la mécanique diplomatique de l'invitation adressée à Vladimir Poutine pour le sommet du G20 de Miami, entre l'enthousiasme affiché par Marco Rubio et le scepticisme de Donald Trump lui-même sur la tenue effective d'une rencontre.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
- 01
Marco Rubio a annoncé mercredi, après 50 minutes d'entretien avec Sergueï Lavrov à New York, que Vladimir Poutine était invité au G20 de Miami en décembre.
- 02
Donald Trump s'est dit incertain qu'une rencontre avec Poutine ait lieu à Miami : « Mais à Miami, je n'en suis pas sûr. »
- 03
Dmitri Peskov a affirmé mercredi à Moscou que Poutine est prêt à rencontrer Trump, tandis que Moscou continue de refuser un format trilatéral avec Zelensky avant un accord de paix finalisé.
ANALYSE
Budapest, 24 septembre 2026. La presse hongroise retient surtout l'écart entre l'enthousiasme affiché par Marco Rubio et la prudence de Donald Trump lui-même sur la tenue effective d'une rencontre avec Vladimir Poutine au sommet du G20 de Miami, en décembre. Mercredi, à New York, en marge de l'Assemblée générale des Nations unies, le secrétaire d'État américain a annoncé l'invitation après 50 minutes d'entretien avec Sergueï Lavrov. Selon 444, Rubio a expliqué qu'un tel sommet donnerait à Poutine « la possibilité d'entrer en contact non seulement avec le président [américain], mais aussi avec les dirigeants du monde », ajoutant : « Si vous ne rencontrez que des gens avec qui vous êtes d'accord, les rencontres seront très agréables, mais vous ne résoudrez pas les problèmes. Pour résoudre des problèmes, il faut rencontrer des gens avec qui vous n'êtes pas d'accord. »
Telex précise que, selon Meduza, Rubio espère que Poutine acceptera l'invitation, ce qui pourrait poser « la base d'un accord plus large », tout en rappelant que d'autres dirigeants conviés au sommet plaident pour un isolement diplomatique renforcé de la Russie. À Moscou, le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a redit mercredi, via l'agence d'État TASZSZ, que Poutine « est prêt » à rencontrer Trump, sans qu'aucun détail concret n'ait encore été fixé.
Or, la presse hongroise souligne que Trump lui-même s'est montré bien moins affirmatif que son secrétaire d'État. Interrogé à New York, où il venait de recevoir Volodimir Zelensky pour un tête-à-tête de 40 minutes, il a répondu, cité par le HVG : « Je sais que je vais le rencontrer. Nous avons déjà eu une rencontre en Alaska. Je pense qu'il serait prêt à en avoir une autre. Mais à Miami, je n'en suis pas sûr. »
Les titres hongrois relèvent aussi que Zelensky réclame de longue date un format trilatéral avec Trump et Poutine, option que Moscou écarte : selon Peskov, une rencontre au sommet n'aurait de sens qu'à la signature d'un accord de paix déjà négocié en détail, et Poutine continue de proposer à Zelensky de venir le rencontrer à Moscou, invitation systématiquement refusée par Kiev. Index HU rappelle enfin que Trump avait lui-même interpellé Poutine dès mardi, depuis la tribune des Nations unies, en le sommant publiquement de mettre fin à la guerre contre l'Ukraine.
SOURCES (4)
- 444MOYEN
- Index HUMOYEN
- TelexMOYEN
- HVGMOYEN
