ANGLE DOMINANT
Pretoria dissocie le soutien continental affiché par la CAF de Patrice Motsepe de la sévérité de sa propre presse économique, qui juge le règne d'Infantino intenable.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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La CAF, présidée par le Sud-Africain Patrice Motsepe, réunit jeudi son comité exécutif tandis que l'Asie, l'Europe et la Concacaf ont dit avoir perdu confiance dans Infantino le week-end dernier (TimesLIVE).
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L'éditorial de Business Day qualifie le règne d'Infantino d'« intenable » et rappelle que son projet visait à céder 20 % des droits commerciaux pour lever jusqu'à 4,2 milliards de dollars via JPMorgan Chase, avec 52 jours de délai laissés aux affiliés.
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SABC News rapporte le démenti de la FIFA — « pure fiction » — après un article du New York Post selon lequel Infantino aurait tenté en vain de joindre Donald Trump depuis vendredi.
ANALYSE
Pretoria, 6 août 2026. En Afrique du Sud, deux lectures de la crise Infantino coexistent, l'une officielle et continentale, l'autre journalistique et locale. D'un côté, TimesLIVE rapporte que plusieurs dirigeants du football africain — le vice-président de la CAF, le Marocain Fouzi Lekjaa, et les membres du Conseil de la FIFA Hany Abo Rida (Égypte), Hamidou Djibrilla (Niger) et Ahmed Yhaya (Mauritanie) — ont adressé des messages de soutien à Gianni Infantino, alors que l'Asie, l'Europe et la Concacaf disent avoir perdu confiance dans sa direction. La Confédération africaine de football, présidée par le Sud-Africain Patrice Motsepe, se réunit jeudi en comité exécutif sans avoir pris position publique au-delà de l'annonce d'une étude du projet « FIFA Forward Enterprise », qui visait à lever 4,2 milliards de dollars auprès d'investisseurs privés ; « sur le papier, il conserve encore tout son soutien », résume Sky Sports News, cité par TimesLIVE.
De l'autre, Business Day publie un éditorial sans détour : le règne d'Infantino est devenu « intenable », un « immense sujet de déception » après un projet de cession de 20 % des droits commerciaux à des investisseurs privés, monté avec JPMorgan Chase et soumis aux affiliés avec 52 jours de délai avant d'être retiré. Le journal qualifie la CAF d'« apologiste » d'Infantino pour avoir organisé une réunion spéciale sur ce qu'il nomme sa « fantaisie commerciale ». Un autre article du même titre relate le désaveu interne du secrétaire général Mattias Grafstrom, qui évoque une « série d'événements regrettable », et la mise à distance d'Arsène Wenger, non associé au projet.
SABC News rapporte enfin le démenti de la FIFA après qu'un article du New York Post a affirmé qu'Infantino avait tenté en vain de joindre Donald Trump depuis vendredi, se sentant isolé ; la FIFA parle de « pure fiction ». La journaliste sportive de Reuters Amy Tennery, citée par SABC, juge sa position désormais fragilisée avant la réélection de mars, pour le mandat 2027-2031.
Cette coexistence d'un soutien continental affiché et d'une presse économique sud-africaine acerbe dessine une ligne de fracture qui traverse le pays lui-même, entre solidarité africaine — portée par la CAF de Patrice Motsepe — et scrutin critique de la gouvernance de la FIFA.
SOURCES (3)
- Business DayMOYEN
- SABC NewsMOYEN
