ANGLE DOMINANT
Londres mesure l'ampleur d'une rébellion qui part de chez elle : Angleterre, pays de Galles et Écosse alignés contre Infantino, et la presse locale qui documente une alliance UEFA-CONCACAF-AFC prête à paralyser la FIFA.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Le pays de Galles a retiré son soutien à Infantino, l'Angleterre devant suivre selon la BBC
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L'UEFA dispose de 55 voix sur les 106 nécessaires pour destituer Infantino, selon le décompte de la BBC
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Le Daily Mail révèle une alliance UEFA-CONCACAF-AFC prête à organiser des tournois rivaux et un boycott
ANALYSE
Londres, 6 août 2026. Le vent qui pousse Gianni Infantino vers la sortie souffle en partie depuis le Royaume-Uni. Selon la BBC, le pays de Galles a été l'une des premières fédérations à retirer publiquement son soutien à la candidature du président de la FIFA pour un quatrième mandat, l'Angleterre devant suivre le mouvement. L'Écosse, de son côté, campe sur une position alignée avec celle de l'UEFA, qui a officiellement déclaré une « perte de confiance » envers le dirigeant suisso-italien. Cette bascule des fédérations britanniques pèse dans un rapport de force chiffré avec précision par la BBC : l'UEFA dispose de 55 voix, l'Afrique de 54, l'Asie de 46, la CONCACAF de 35, l'Océanie de 11 et la CONMEBOL de 10, pour un seuil de 106 voix nécessaires à une destitution.
Au-delà du décompte, la presse britannique documente une menace plus radicale. Des sources proches de l'UEFA citées par la BBC évoquent une possible « non-coopération » avec la FIFA — un refus de participer aux réunions de l'instance — tant qu'Infantino restera en poste. Le Daily Mail va plus loin : selon le Times, relayé par le tabloïd, les dirigeants de l'UEFA, de la CONCACAF et de la Confédération asiatique (AFC) auraient formé une alliance pour « paralyser » la FIFA, avec en réserve l'organisation de tournois internationaux rivaux et un possible « boycott gouvernemental » de ses décisions.
Le Daily Mail insiste aussi sur la dimension américaine du dossier, suivie de près outre-Manche : le projet de vente de parts du Mondial, à l'origine de la crise, visait un groupe mené par Josh Kushner, frère de Jared Kushner, gendre de Donald Trump. Le journal rapporte qu'Infantino a tenu des pourparlers avec la Maison Blanche lundi pour tenter de sauver sa présidence, avant de réunir en urgence des responsables de la FIFA au Maroc.
Pour Londres, la lecture qui domine est celle d'un président désormais isolé de ses soutiens historiques européens, avec les trois fédérations britanniques unies dans la contestation.
