ANGLE DOMINANT
Mexico chiffre le naufrage financier du projet Infantino avant d'en juger la portée politique.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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La lettre du cabinet Dechert, mandatée par l'UEFA, nomme 18 dirigeants de la FIFA sommés de conserver preuves et documents, dont Infantino, Thomas Peyer et Arsène Wenger.
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Le projet FFE visait à lever 4,2 milliards de dollars auprès d'investisseurs privés, dont la société new-yorkaise de Joshua Kushner.
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Le pays de Galles est devenu, le 3 août, la première fédération à retirer publiquement son soutien à la réélection d'Infantino pour le cycle 2027-2031.
ANALYSE
Mexico, 6 août 2026. La presse mexicaine aborde la crise Infantino sous l'angle financier et judiciaire plutôt que sous celui de la gouvernance sportive. El Financiero détaille la mise en demeure envoyée lundi par le cabinet new-yorkais Dechert, mandaté par l'UEFA, qui « envisage activement des poursuites judiciaires, un arbitrage et/ou des plaintes réglementaires » contre la FIFA au sujet du projet FFE (FIFA Forward Enterprise). Le courrier, daté de vendredi, cite nommément dix-huit dirigeants de la fédération sommés de conserver « données, documents et messages électroniques » comme preuves potentielles, parmi lesquels Gianni Infantino lui-même, le directeur financier Thomas Peyer et Arsène Wenger, directeur du développement du football mondial.
Le journal mexicain retient surtout le montant en jeu : 4,2 milliards de dollars que le projet visait à lever auprès d'investisseurs privés, dont la société new-yorkaise de Joshua Kushner — frère du gendre de Donald Trump —, un détail que la couverture mexicaine met en relief plus que tout autre élément politique du dossier. El Financiero rappelle aussi que les 55 fédérations membres de l'UEFA s'étaient réunies jeudi pour acter un boycott de toutes les compétitions de la FIFA tant que la proposition resterait sur la table.
El Informador retrace la chronologie côté fédérations : le 29 juillet, la FIFA annonce vouloir céder 20 % de FFE ; le jeudi suivant, l'UEFA prévient que ses fédérations nationales boycotteraient les compétitions si le projet était maintenu ; le vendredi 31 juillet, Infantino annonce y renoncer après avoir « écouté attentivement toutes les parties ». Le média note que le pays de Galles est devenu la première fédération à retirer publiquement son soutien à la réélection d'Infantino pour le cycle 2027-2031, dénonçant dans un communiqué des « manquements de gouvernance, de leadership, de valeurs, de gestion d'équipe et de communication » qui lui ont fait perdre la confiance de la fédération galloise.
Aucun des deux titres consultés ne mentionne le soutien africain à Infantino ni une éventuelle intervention de l'administration Trump : la lecture mexicaine reste concentrée sur le contentieux UEFA-FIFA et son volet financier, sans élargir au reste du monde du football.
