ANGLE DOMINANT
Lisbonne pèse la chute d'Infantino en feuilleton médiatique, entre soutien affiché de Trump et accusations de chantage venues de Jordanie.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Une source de la Maison-Blanche assure au Telegraph que Trump « aime beaucoup » Infantino et « fera tout son possible pour l'aider »
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Le prince Ali bin Al-Hussein (Jordanie) accuse la FIFA de « chantage » : le soutien à Infantino aurait été lié à une aide financière, primes de la Coupe arabe impayées depuis décembre
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L'UEFA, la CONCACAF et l'AFC envisageraient, selon The Times, de relancer une Ligue des nations mondiale sans la tutelle de la FIFA
ANALYSE
Lisbonne, 6 août 2026. La presse portugaise traite la crise Infantino comme un feuilleton dont elle multiplie les rebondissements plutôt que comme une bataille institutionnelle froide. L'Observador y consacre son podcast quotidien « A História do Dia », interrogeant son propre éditeur sport pour se demander si les quatre derniers jours ont ouvert « le début de la fin » d'une décennie de pouvoir. Le média évoque un retournement complet : au sortir du Mondial, remporté par l'Espagne au MetLife Stadium, Gianni Infantino était loué pour avoir organisé « une victoire globale » malgré des couacs mineurs — la dépénalisation contestée du carton rouge de Folarin Balogun, le refus de visa opposé au meilleur arbitre africain Omar Artan, les tracas de déplacement de la sélection iranienne entre le Mexique et Los Angeles. Quatre jours plus tard, cette légitimité vacille.
Le retrait du projet FFE — vente de 20 % des compétitions, dont le Mondial, à des investisseurs privés — a ouvert une série de répliques. Un e-mail interne, relayé par l'Observador, montre que la contestation gagne jusqu'à l'appareil FIFA. Sky News rapporte qu'Infantino a convoqué l'ensemble des cadres de la FIFA à une réunion de crise au Maroc. Le journal cite aussi The Athletic : onze villes hôtes américaines du Mondial attendraient toujours le versement d'un « legacy » promis et jamais honoré.
Face à cette contestation, une source de la Maison-Blanche assure au Telegraph que Donald Trump « aime beaucoup » Infantino et « fera tout son possible pour l'aider » — sans certitude que ce soutien suffise à éteindre la fronde. Arsène Wenger, directeur du développement de la FIFA, défend de son côté le retrait du projet comme « absolument nécessaire » pour préserver un organisme « indépendant », tandis que l'UEFA évalue des poursuites judiciaires.
Une dépêche relayée par le SAPO donne la parole à la Jordanie : le prince Ali bin Al-Hussein accuse la FIFA de « chantage », affirmant que son soutien à la réélection d'Infantino lui avait été présenté comme condition à un appui financier, alors que les primes de la Coupe arabe restent impayées depuis décembre. Le même flux rapporte, citant The Times, que l'UEFA, la CONCACAF et l'AFC envisageraient de relancer une Ligue des nations mondiale hors tutelle FIFA.
SOURCES (2)
- ObservadorMOYEN
- SAPO NotíciasMOYEN
