ANGLE DOMINANT
Paris retient surtout le rôle de ses propres figures — Wenger, Ceferin, le PSG de Nasser al-Khelaïfi — dans la chute de Gianni Infantino, plus que les enjeux institutionnels de la FIFA elle-même.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Quatre fédérations — Finlande, pays de Galles, Serbie et Suède — ont retiré leur soutien à Infantino avant sa réélection prévue à Rabat en mars 2027
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Le secrétaire général Mattias Grafström a qualifié l'épisode d'« une série d'événements tristes et répréhensibles » dans un mail interne consulté par Le Monde et l'AFP
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Selon Talksport, Aleksander Ceferin cherche à convaincre Nasser al-Khelaïfi, président du PSG, de boycotter la Coupe du monde des clubs 2029
ANALYSE
Paris, 6 août 2026. Retiré samedi 1er août après avoir suscité un tollé, le projet de vente de parts de la Coupe du monde à des investisseurs privés liés à la famille de Donald Trump — présenté comme capable de lever jusqu'à 4,2 milliards de dollars — continue de faire chuter Gianni Infantino. La presse française retient surtout le rôle joué par ses propres figures dans cette dégringolade.
Dans un communiqué mardi, Arsène Wenger, directeur du développement du football mondial à la FIFA depuis 2019 et longtemps proche du président sortant, s'en est publiquement désolidarisé : le retrait du projet était « absolument nécessaire », affirme l'ancien entraîneur d'Arsenal, ajoutant qu'il n'était « pas impliqué » et en avait appris l'existence « dans la presse ». Son désaveu suit celui du numéro deux de l'instance, le secrétaire général suédois Mattias Grafström, qui évoque dans un mail interne consulté par Le Monde et l'AFP « une série d'événements tristes et répréhensibles », et celui du conseiller principal Carlos Cordeiro, démissionnaire vendredi en opposition « catégorique » au projet.
Quatre fédérations — Finlande, pays de Galles, Serbie et Suède — ont retiré leur soutien à Infantino, seul candidat déclaré à sa réélection prévue à Rabat en mars 2027 et jusqu'ici jouée d'avance. « Je ne pense pas que nous ayons jamais assisté à une chute aussi rapide d'un dirigeant sportif », observe auprès de l'AFP l'ancien responsable marketing du CIO Michael Payne : « Quel orgueil démesuré ! »
Le Monde consacre un portrait à Aleksander Ceferin, le patron de l'UEFA qui a « fait plier » Infantino en menaçant d'un boycott du Mondial par les 55 fédérations européennes. La presse française souligne aussi l'implication d'un acteur national : selon Talksport, Ceferin chercherait désormais à convaincre Nasser al-Khelaïfi, président du PSG et de l'association européenne des clubs, de boycotter la Coupe du monde des clubs 2029 — discussion attendue autour de la Supercoupe d'Europe du 12 août, qui opposera justement Paris à Aston Villa.
En arrière-plan, plusieurs villes hôtes américaines réclament à la FIFA des millions de dollars de fonds « legacy » promis mais jamais versés.
SOURCES (4)
- 20 MinutesMOYEN
- France 24 ENMOYEN
- HuffPost FranceMOYEN
