ANGLE DOMINANT
Islamabad retient surtout la bascule confédération par confédération de la crise Infantino : soutien retiré en Europe, consolidé en Afrique, épaulé en interne par la défense d'Arsène Wenger, chef du développement mondial à la FIFA.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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L'Angleterre et le pays de Galles ont formellement retiré leur soutien à Infantino ce week-end, tandis que l'Asie, l'Europe et la CONCACAF disent avoir perdu confiance dans sa direction.
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Cinq dirigeants africains, dont le vice-président de la CAF Fouzi Lekjaa (Maroc), ont exprimé leur soutien à Infantino avant la réunion du comité exécutif de la CAF prévue jeudi.
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Arsène Wenger, chef du développement mondial de la FIFA, juge l'abandon du projet de vente de parts du Mondial « absolument nécessaire » et dit ne pas avoir été associé au montage.
ANALYSE
Islamabad, 6 août 2026. Trois titres pakistanais, tous largement adossés à des dépêches Reuters, dessinent une crise à la FIFA qui se lit confédération par confédération. Le projet porté par Gianni Infantino — vendre 20 % des droits commerciaux futurs de la Coupe du monde à des investisseurs privés via une entité baptisée FIFA Forward Enterprise, pour lever 4,2 milliards de dollars — a été abandonné vendredi sous la pression conjuguée de trois continents. Le week-end suivant, l'Asie, l'Europe et la CONCACAF ont fait savoir qu'elles avaient perdu confiance dans la direction d'Infantino. L'Angleterre puis le pays de Galles ont formellement retiré leur soutien : la Football Association of Wales dénonce « des défaillances de gouvernance, de leadership, de gestion des parties prenantes et de jugement » qu'elle dit ne plus pouvoir accepter. L'UEFA, qui avait menacé de boycotter les compétitions FIFA, a salué le rétropédalage tout en maintenant qu'« aucune option n'est à exclure », évoquant la possibilité d'un vote de défiance — il suffirait de 43 fédérations sur 211 pour convoquer un Congrès extraordinaire.
Face à cela, la presse pakistanaise consacre deux articles distincts au soutien affiché par l'Afrique, seul continent à n'avoir pris aucune position collective contre Infantino. Cinq dirigeants influents — le vice-président de la CAF Fouzi Lekjaa (Maroc), Hany Abo Rida (Égypte), Hamidou Djibrilla (Niger), Ahmed Yahya (Mauritanie) et l'ex-secrétaire général de la CAF Veron Mosengo-Omba — ont exprimé leur appui, avant une réunion du comité exécutif de la CAF prévue jeudi. Les 54 voix africaines, souligne la presse pakistanaise, pourraient s'avérer décisives lors de l'élection présidentielle de mars, plusieurs fédérations du continent dépendant des financements de développement de la FIFA. Le corpus rappelle aussi que la CAF avait, le mercredi précédent, indiqué vouloir seulement « étudier » l'initiative avant qu'Infantino ne l'abandonne vendredi, et que la FIFA verse un financement de base à ses 211 fédérations membres sur un cycle de quatre ans — un argument mis en avant pour expliquer la loyauté persistante du continent.
Autre voix relayée : celle d'Arsène Wenger, chef du développement mondial du football à la FIFA depuis 2019, qui juge le retrait du projet « absolument nécessaire, cela ne se discute pas », précisant n'avoir pas été associé au montage et en avoir appris l'existence par la presse.
