
28 perspectives, chacune dans la voix de la presse de son pays.
Buenos Aires interprète la sortie de la CDU du Landtag de Mecklembourg-Poméranie comme le signe d'un affaiblissement durable de Friedrich Merz, davantage que comme un basculement idéologique allemand.
3 sources
Canberra mesure d'abord la fragilité personnelle de Friedrich Merz, dont la cote de popularité s'effondrerait à 10 %, plutôt que la percée idéologique de l'AfD, tandis que le "pare-feu" anti-extrême droite continue de tenir.
5 sources
Bruxelles mesure combien un chancelier fédéral fragilisé complique la donne pour l'Union européenne, alors que Friedrich Merz écarte tout départ prématuré malgré la percée de l'AfD en Mecklembourg-Poméranie et le recul de la CDU face à Die Linke à Berlin.
2 sources
Brasília retient d'abord le sort politique de Friedrich Merz, exclu pour la première fois d'un Land, plus que la seule percée de l'AfD
4 sources
Ottawa retient d'abord l'inédit institutionnel : la CDU de Friedrich Merz, pilier de la politique allemande depuis 1949, échoue pour la première fois à entrer dans un parlement régional, tandis que le chancelier promet de maintenir ses réformes.
2 sources
Santiago décrypte la débâcle de Friedrich Merz comme le signe d'un chancelier acculé, qui s'accroche au pouvoir malgré l'exclusion inédite de la CDU d'un Landtag.
2 sources
Berlin tranche froidement : le double scrutin du 20 septembre 2026 confirme la panne de la CDU de Friedrich Merz plus qu'il ne consacre la percée de l'AfD, et le chancelier choisit de rester plutôt que de céder du terrain.
2 sources
Copenhague mesure la chute de la CDU sous la barre des 5 % comme une fracture inédite dans l'histoire du parti, et scrute la détermination de Friedrich Merz à rester en poste malgré ce qu'il qualifie lui-même de catastrophe.
3 sources
Madrid diseca la debacle de Friedrich Merz : au-delà du score record de l'AfD, la presse espagnole lit le double scrutin allemand comme une érosion irréversible du capital politique du chancelier.
3 sources
Helsinki pèse le séisme électoral allemand à l'aune de sa propre dépendance économique : l'Allemagne reste le premier partenaire commercial de la Finlande, et un chancelier affaibli inquiète les milieux d'affaires finno-allemands.
5 sources
Paris décrypte un système allemand fissuré : l'exclusion inédite de la CDU du Landtag de Mecklembourg-Poméranie et la percée simultanée de l'AfD et de Die Linke à Berlin fragilisent un chancelier déjà miné par une impopularité record.
9 sources
Athènes retient surtout la portée européenne du double scrutin allemand : un chancelier affaibli et une gauche berlinoise, via Die Linke, qui électrise la gauche du continent.
3 sources
Budapest décrypte la débâcle de la CDU comme le signe que le cordon sanitaire allemand contre l'extrême droite s'effrite, et scrute la survie politique de Friedrich Merz.
4 sources
Rome pèse le séisme électoral allemand à l'aune de l'alerte lancée par Romano Prodi sur une Union européenne finie si l'AfD s'impose, tout en retrouvant l'écho du parti chez les militants vannacciens.
4 sources
Vilnius mesure d'abord la fragilisation politique de Friedrich Merz, dont la CDU échoue pour la première fois de son histoire à entrer dans un Landtag, avant de commenter la percée de l'AfD elle-même.
3 sources
La Haye décrypte la débâcle électorale de la CDU comme le prix des réformes des retraites de Friedrich Merz, tandis qu'une coalition de gauche se dessine à Berlin comme à Schwerin.
2 sources
Oslo retient surtout l'effondrement historique de la CDU et le maintien en poste de Friedrich Merz, plus que la percée de l'AfD déjà vue en Saxe-Anhalt deux semaines plus tôt, tandis que les arithmétiques de coalition se dessinent à Schwerin et à Berlin.
2 sources
Varsovie décrypte la débâcle de la CDU comme une crise de leadership propre à l'Allemagne, avec un chancelier affaibli mais maintenu, tandis que la presse polonaise relaie sans filtre le débat berlinois sur l'avenir de Friedrich Merz.
3 sources
Lisbonne retient un double séisme allemand : l'AfD en tête à l'Est avec environ 38 % des voix, la CDU tombée sous la barre des 5 %, et Friedrich Merz qui promet de rester malgré le "désastre".
3 sources
Bucarest retient surtout la chute historique de la CDU, hors d'un Landtag pour la première fois de son histoire, et l'avenir suspendu de Friedrich Merz après ce double revers électoral.
3 sources
Belgrade retient surtout la mise en garde de Varsovie face à la percée de l'AfD, la Pologne redoutant que réarmement allemand et nationalisme ne forment un mélange dangereux
3 sources
Moscou décrypte la percée historique de l'AfD en Mecklembourg-Poméranie comme le signe d'une possible levée du « cordon sanitaire », pointant les appels du parti à la reprise des livraisons de gaz russe et à l'arrêt de l'aide militaire à Kiev, tout en notant que Berlin renforce en parallèle son dispositif anti-russe au sein de l'OTAN.
3 sources
Stockholm scrute la débâcle historique de la CDU comme le signe d'un basculement plus profond que la seule percée de l'AfD, quand Friedrich Merz lui-même vacille.
4 sources
Singapour mesure l'onde de choc que ce vote allemand envoie jusqu'à l'unité européenne, à l'heure où les tensions transatlantiques s'intensifient et où la cité-État reste tributaire d'un ordre commercial multilatéral stable.
2 sources
Ankara retient d'abord le double signal adressé à la diaspora turque d'Allemagne : la montée de l'AfD inquiète les minorités, quand l'avocate d'origine turque Elif Eralp est en position de devenir maire-gouvernante de Berlin.
2 sources
Kyiv retient d'abord le vertige interne de Berlin : pour la presse ukrainienne, l'exclusion inédite de la CDU du Landtag de Mecklembourg-Poméranie et le maintien contesté de Friedrich Merz au pouvoir pèsent, dans l'immédiat, plus lourd que la percée de l'AfD elle-même.
2 sources
Londres mesure la fragilité de Friedrich Merz, exclu pour la première fois d'un Landtag et visé par des rumeurs de remplacement en cours de mandat, plus que la seule percée de l'AfD.
2 sources
Washington mesure d'abord la solidité politique de Friedrich Merz, chancelier d'une économie jugée trop importante pour vaciller, avant de s'attarder sur la percée de l'AfD elle-même
4 sources
Points communs et différences de traitement dans les médias analysés.
La CDU obtient 4,9 % en Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, sous le seuil des 5 %, une première dans l'histoire du parti qui l'exclut d'un Landtag régional.
L'AfD arrive en tête en Mecklembourg-Poméranie-Occidentale avec environ 38 % des voix, un score qui double presque celui obtenu dans ce Land en 2021 (16,7 %).
À Berlin, Die Linke, portée par sa tête de liste Elif Eralp, arrive en tête avec environ 25 % des voix, devant la CDU.
Le score de l'AfD relance la question de son isolement politique : certains relaient un appel du parti à lever le refus de coalition qui le vise, d'autres soulignent qu'aucun parti n'a changé de position malgré sa victoire.
Couvertures qui vont dans ce sens
Couvertures qui divergent
La progression de l'AfD est lue tantôt comme un vote de protestation conjoncturel plutôt qu'une adhésion idéologique, tantôt comme la confirmation d'un basculement électoral engagé depuis la Saxe-Anhalt.
Couvertures qui vont dans ce sens
Couvertures qui divergent
Ce regroupement décrit les publications analysées, pas la position des habitants de ces pays ni celle de leurs gouvernements.
ANGLE DOMINANT
Buenos Aires interprète la sortie de la CDU du Landtag de Mecklembourg-Poméranie comme le signe d'un affaiblissement durable de Friedrich Merz, davantage que comme un basculement idéologique allemand.
POINTS CLES
ANALYSE
Buenos Aires, 21 septembre 2026. La presse argentine retient d'abord un chiffre : 4,9%. C'est le score de la CDU du chancelier Friedrich Merz en Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, sous le seuil des 5% qui donne accès au Landtag régional. Selon Ambito, le parti conservateur enregistre ainsi le pire résultat de son histoire et se retrouve pour la première fois exclu d'un parlement régional. À l'inverse, l'Alternative pour l'Allemagne (AfD) s'impose avec 38,2% des voix, selon Perfil, soit plus du double des 16,7% obtenus lors du scrutin de 2021 dans ce même Land, une progression qu'Ambito qualifie de « crecimiento significativo ».
Infobae retranscrit longuement la réaction du chancelier, qui n'a pas cherché à minimiser le choc : « No podemos suavizar el resultado en Mecklemburgo-Pomerania Occidental. Es un desastre », a déclaré Friedrich Merz, attribuant la défaite à la polarisation croissante entre le SPD et l'AfD. Le chancelier a néanmoins affirmé son intention de rester en poste et de poursuivre son programme de réformes, évoquant une société allemande plus dure et moins conciliante, et un recul de la confiance dans les institutions qu'il attribue à un « ataque activo de partidos radicales de izquierda y derecha ».
Le second scrutin, à Berlin, complète le tableau dressé par les médias argentins. Die Linke y arrive en tête avec 25,7%, devant la CDU à 18,8%, tandis que le SPD signe son pire résultat dans la capitale avec 12,1%, rapporte Perfil. L'AfD y progresse également, à 16,1%, sans toutefois atteindre l'objectif qu'elle s'était fixé de devenir la première force politique berlinoise.
Un fil conducteur traverse les trois récits : la percée électorale de l'AfD ne se traduit pas mécaniquement en pouvoir. Perfil souligne qu'elle demeure sans partenaire disposé à former une coalition, une situation déjà observée deux semaines plus tôt en Saxe-Anhalt. La lecture argentine privilégie ainsi la mécanique des alliances et l'avenir politique de Friedrich Merz plutôt que les ressorts sociologiques du vote, une Allemagne qui, selon les mots mêmes du chancelier cités par Infobae, doit « repensar de raíz la libertad, la seguridad del día a día, la paz ».
ANGLE DOMINANT
Canberra mesure d'abord la fragilité personnelle de Friedrich Merz, dont la cote de popularité s'effondrerait à 10 %, plutôt que la percée idéologique de l'AfD, tandis que le "pare-feu" anti-extrême droite continue de tenir.
POINTS CLES
ANALYSE
Canberra, 21 septembre 2026. La presse australienne traite ce nouveau revers électoral du chancelier allemand Friedrich Merz comme une crise de gouvernabilité intérieure plutôt que comme un événement de politique étrangère. Selon les sondages sortie des urnes relayés par ABC News et SBS, l'Alternative pour l'Allemagne (AfD) est arrivée en tête dimanche en Mecklembourg-Poméranie-Occidentale avec environ 37 % des voix, devançant le Parti social-démocrate (SPD) à 35,5 % ; l'Union chrétienne-démocrate (CDU) de M. Merz n'aurait obtenu que 5,5 %, franchissant de justesse le seuil des 5 % nécessaire pour siéger au parlement régional, selon SBS. C'est, pour ce Land, le pire résultat de la CDU depuis 1949.
À Berlin, où un scrutin se tenait le même jour, le parti de gauche radicale Die Linke est arrivé en tête avec 24,5 % des voix, devant la CDU à 20 % ; l'AfD y a progressé jusqu'à 16 %, selon SBS News, qui souligne que c'est la première fois que Die Linke domine un scrutin dans la capitale, où il promet de nationaliser des logements détenus par des bailleurs corporatifs et de plafonner les loyers. « C'est un désastre », a reconnu M. Merz devant les caméras après la publication des sondages sortie des urnes, tout en signalant qu'il entendait rester en poste et poursuivre son programme de réformes, rapporte ABC News.
ANGLE DOMINANT
Bruxelles mesure combien un chancelier fédéral fragilisé complique la donne pour l'Union européenne, alors que Friedrich Merz écarte tout départ prématuré malgré la percée de l'AfD en Mecklembourg-Poméranie et le recul de la CDU face à Die Linke à Berlin.
POINTS CLES
ANALYSE
Bruxelles, 21 septembre 2026. Deux dépêches reprises par la presse belge, DH et La Libre, dressent le même constat inquiet sur l'état de la coalition allemande. En Mecklembourg-Poméranie occidentale, l'AfD s'impose avec 37 à 38 % des voix devant les sociaux-démocrates, selon des sondages réalisés à la sortie des bureaux de vote pour l'audiovisuel public allemand. À Berlin, la CDU du chancelier Friedrich Merz est devancée par la gauche radicale Die Linke. Pour la presse belge, qui suit de près la stabilité du gouvernement fédéral allemand, premier partenaire économique du pays et pilier de l'Union européenne, le sujet dépasse la politique intérieure allemande : un chancelier fragilisé complique les arbitrages à Bruxelles, qu'il s'agisse du budget européen ou du soutien à l'Ukraine.
Reconnaissant un « désastre » pour son parti, tombé à environ 5 % dans ce Land, Friedrich Merz a pris la parole dès dimanche soir, une démarche jugée exceptionnelle pour un scrutin régional, afin d'écarter toute hypothèse de départ prématuré, après des jours de spéculations sur sa longévité au pouvoir. « Je prends cette responsabilité parce que je veux faire avancer notre pays », a-t-il déclaré, tout en admettant que la confiance dans les institutions « diminue » et qu'elle est « activement sapée par des partis radicaux de gauche comme de droite », formule qui met sur le même plan l'AfD et Die Linke.
ANGLE DOMINANT
Brasília retient d'abord le sort politique de Friedrich Merz, exclu pour la première fois d'un Land, plus que la seule percée de l'AfD
POINTS CLES
ANALYSE
Brasília, 21 septembre 2026. La presse brésilienne a suivi le scrutin régional allemand de dimanche essentiellement sous l'angle du maintien au pouvoir de Friedrich Merz, plus que comme un simple bulletin de santé de l'extrême droite. Selon les articles repris à Brasília, « o nome de Friedrich Merz não estará em nenhuma cédula neste domingo (20), na Alemanha, mas é uma resposta sobre seu futuro como primeiro-ministro que emergirá de duas eleições estaduais », résume Folha de S.Paulo avant le vote, fixant d'emblée le cadre : ce scrutin se lit à Brasília comme un référendum sur le chancelier.
Les chiffres confirment la lecture. En Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, l'AfD obtient environ 38% des voix selon les projections rapportées par G1, devant le SPD de la ministre-présidente sortante Manuela Schwesig, créditée de 35,5%. Mais le fait jugé le plus lourd n'est pas la victoire de l'AfD — déjà acquise deux semaines plus tôt en Saxe-Anhalt, où le parti avait frôlé 44% — c'est l'échec de la CDU de Merz, qui reste sous la barre des 5% et perd toute représentation dans ce parlement régional, une première en 81 ans d'existence du parti.
À Berlin, la presse brésilienne relève que Die Linke arrive en tête avec environ 25% des voix, devant la CDU (20%) ; l'AfD y progresse aussi, à 15%. G1 note que Merz a annulé sa participation à l'Assemblée générale de l'ONU pour convoquer en urgence le comité exécutif de son parti, un geste jugé révélateur de la crise interne.
ANGLE DOMINANT
Ottawa retient d'abord l'inédit institutionnel : la CDU de Friedrich Merz, pilier de la politique allemande depuis 1949, échoue pour la première fois à entrer dans un parlement régional, tandis que le chancelier promet de maintenir ses réformes.
POINTS CLES
ANALYSE
Ottawa, 21 septembre 2026. La couverture canadienne du double scrutin allemand de dimanche retient d'abord un fait sans précédent : selon les projections de la chaîne publique ARD, la CDU du chancelier Friedrich Merz n'obtient que 4,9 % en Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, son plus mauvais résultat dans un Land depuis la Seconde Guerre mondiale. Le Globe and Mail et CBC News soulignent que, si ce chiffre se confirme sous la barre des 5 %, la CDU échouerait pour la première fois de son histoire à obtenir un siège dans un parlement régional, où que ce soit en Allemagne. L'Alternative pour l'Allemagne (AfD), que les deux médias qualifient de parti « anti-migration » et « proche de la Russie », enregistre des gains significatifs dans ce Land du nord-est.
À Berlin, les mêmes projections ARD placent la CDU en deuxième position — 19,1 % selon le Globe and Mail, 20 % selon CBC —, loin derrière Die Linke, créditée de 25,3 % (24,5 % selon CBC).
Face à ce qu'il qualifie lui-même de « désastre », Friedrich Merz refuse tout repli. Dans une déclaration diffusée dimanche soir après l'annonce des sondages sortie des urnes, il a affirmé : « Ce qui doit être fait maintenant exige de la colonne vertébrale, de la constance et de la patience », ajoutant : « Je démontrerai ces qualités en tant que président de la CDU et, surtout, en tant que chancelier de notre pays. » Il soutient que les difficultés économiques et politiques du pays rendent les réformes impopulaires plus urgentes, non moins.
ANGLE DOMINANT
Santiago décrypte la débâcle de Friedrich Merz comme le signe d'un chancelier acculé, qui s'accroche au pouvoir malgré l'exclusion inédite de la CDU d'un Landtag.
POINTS CLES
ANALYSE
Santiago, 21 septembre 2026. La presse chilienne restitue le double scrutin de dimanche en Allemagne comme la confirmation d'une droite traditionnelle à bout de souffle et d'un pays fracturé entre deux extrêmes. BioBioChile résume la scène en une phrase : le chancelier Friedrich Merz « se aferra al poder » — s'accroche au pouvoir — malgré ce que le média qualifie de « désastre » électoral. En Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, l'Alternative pour l'Allemagne a doublé son score de 2021 pour atteindre près de 38 %, devançant de peu un SPD à environ 36 %, tandis que la CDU s'effondre sous le seuil des 5 % et perd, pour la première fois de son histoire, tout siège dans un Landtag. Le candidat de l'AfD à la présidence régionale, Leif-Erik Holm, revendique un mandat pour gouverner, mais BioBioChile souligne que le cordon sanitaire des autres partis rend l'hypothèse peu viable en l'absence de majorité absolue ; une coalition entre le SPD, Die Linke et les Verts apparaît comme l'issue la plus probable à Schwerin.
À Berlin, le second front retient tout autant l'attention chilienne : Die Linke s'impose avec environ 25 % des voix devant une CDU à 19-20 %, qui gouvernait pourtant la capitale depuis les élections répétées de 2023. El Ciudadano présente ce résultat comme une « victoire historique » survenue « 37 ans après la chute du Mur », et met en avant la figure d'Elif Eralp, tête de liste, décrite comme fille de réfugiés politiques turcs, dont le message est résumé comme portant « amour et justice » face à la haine. Le média y voit le symbole d'une nouvelle ère politique pour la capitale allemande, quand BioBioChile se concentre sur l'arithmétique parlementaire plus froide de Schwerin.
ANGLE DOMINANT
Berlin tranche froidement : le double scrutin du 20 septembre 2026 confirme la panne de la CDU de Friedrich Merz plus qu'il ne consacre la percée de l'AfD, et le chancelier choisit de rester plutôt que de céder du terrain.
POINTS CLES
ANALYSE
Berlin, 21 septembre 2026. La CDU n'avait jamais échoué à un scrutin régional depuis 1949 : dimanche 20 septembre 2026, elle recueille 4,9 % en Mecklembourg-Poméranie-Occidentale et reste hors du Landtag de Schwerin, où l'AfD s'impose avec 38,2 % devant la SPD de Manuela Schwesig (35,5 %). À Berlin, Die Linke arrive en tête avec 25,3 %, l'AfD progresse autour de 15 %.
La presse berlinoise lit d'abord ce double vote comme un signal adressé au gouvernement fédéral, pas seulement aux exécutifs régionaux. La Tagesschau note que « viele Wählerinnen und Wähler die Landtagswahl genutzt [haben], um der Bundesregierung einen Denkzettel zu verpassen » — cela a servi l'AfD, nui à la CDU, et laissé la SPD presque indemne grâce au profil personnel de Schwesig, dont la moitié des électeurs disent avoir voté pour elle et non pour son parti.
Friedrich Merz a qualifié le résultat de « Desaster » dès dimanche soir au Konrad-Adenauer-Haus, en évoquant un manque de « Rückenwind » venu de Berlin. Il a aussitôt écarté tout retrait : « Ich möchte unser Land voranbringen », a-t-il dit, promettant de tenir le cap des réformes qu'il présente comme « das Mittel gegen das autoritäre Gift ». La FAZ souligne qu'aucune demande de conséquences personnelles n'a été formulée au sein du présidium du parti.
ANGLE DOMINANT
Copenhague mesure la chute de la CDU sous la barre des 5 % comme une fracture inédite dans l'histoire du parti, et scrute la détermination de Friedrich Merz à rester en poste malgré ce qu'il qualifie lui-même de catastrophe.
POINTS CLES
ANALYSE
Copenhague, lundi 21 septembre 2026. La presse danoise revient sur le double scrutin régional allemand de dimanche avec un constat unanime : le parti du chancelier Friedrich Merz vit son pire revers électoral depuis 1949. Selon Berlingske, la CDU a recueilli 4,9 % des voix en Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, sous le seuil des 5 % qui conditionne l'entrée au parlement régional, tandis que l'Alternative für Deutschland (AfD) arrive en tête avec environ 37 % des suffrages, devançant le parti social-démocrate SPD, crédité d'environ 35 %. À Berlin, où un second scrutin se tenait le même jour, Die Linke devance la CDU, créditée d'environ 19 %, l'AfD progressant à 16 %.
Berlingske rappelle que le précédent le plus proche remonte à deux semaines, lorsque l'AfD avait obtenu près de 44 % en Saxe-Anhalt, contre seulement 17,2 % pour la CDU. Le média souligne aussi que d'autres partis allemands continuent d'opposer à l'AfD ce qu'ils appellent un « mur pare-feu » (brandmur), refusant toute coalition avec elle, aussi bien à l'échelon local que national, malgré la percée du parti.
Le même quotidien rapporte que la ministre-présidente sociale-démocrate Manuela Schwesig, qui tente de contenir la progression de l'extrême droite dans son propre Land, accuse l'AfD de « créer une peur généralisée avec des propos sur la remigration et les travailleurs d'origines culturelles diverses ». Elle ajoute, citée par Reuters lors d'un débat télévisé : « Je trouve terrible que des gens qui travaillent ici, qui contribuent et paient leurs impôts et leurs cotisations sociales, aient peur et ne se sentent pas en sécurité. »
ANGLE DOMINANT
Madrid diseca la debacle de Friedrich Merz : au-delà du score record de l'AfD, la presse espagnole lit le double scrutin allemand comme une érosion irréversible du capital politique du chancelier.
POINTS CLES
ANALYSE
Madrid, 21 septembre 2026. La presse espagnole lit le double scrutin régional allemand de dimanche 20 septembre 2026 comme un jugement d'abord adressé à Friedrich Merz, avant d'être une photographie de l'électorat allemand. En Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, l'Alternative pour l'Allemagne (AfD) s'impose avec 38,1 % des voix -- elle avait obtenu 16,7 % en 2021, souligne HuffPost España, qui parle d'un parti ayant « pratiquement doublé » son score. La CDU du chancelier tombe à 4,9 %, sous le seuil des 5 %, un résultat qu'ElDiario.es qualifie de « peor resultado de la historia » du parti dans un scrutin régional, et le pire depuis 1949 selon Reuters, cité par HuffPost España. Les conservateurs sont exclus du Landtag de Schwerin pour la première fois.
À Berlin, c'est Die Linke qui l'emporte avec 25,4 %, une première historique dans la capitale menée par l'avocate Elif Eralp, devant la CDU (19,7 %) et l'AfD, en forte progression à 15,4 %. La coalition sortante SPD-Die Linke y perd sa majorité, selon les projections relayées par HuffPost España.
Merz lui-même a reconnu le choc : « No podemos maquillar el resultado en Mecklemburgo-Pomerania Occidental, es un desastre », a-t-il déclaré, cité par ElDiario.es, ajoutant que « la confianza en las instituciones de nuestro país está decayendo » sous la pression des extrêmes. Le chancelier a néanmoins annoncé qu'il restait en poste, misant sur « firmeza, constancia y paciencia ». Le podcast économique d'Expansión relève que le Financial Times souligne, de son côté, que Merz « no dimite a pesar de la debacle de su partido ».
ANGLE DOMINANT
Helsinki pèse le séisme électoral allemand à l'aune de sa propre dépendance économique : l'Allemagne reste le premier partenaire commercial de la Finlande, et un chancelier affaibli inquiète les milieux d'affaires finno-allemands.
POINTS CLES
ANALYSE
Helsinki, 21 septembre 2026. Deux scrutins régionaux allemands dominent la couverture finlandaise ce week-end : le Mecklembourg-Poméranie-Occidentale et Berlin, votés dimanche. Selon les projections reprises par la presse finlandaise, l'Alternative pour l'Allemagne (AfD) obtient environ 38 % des voix dans le Land nord-oriental, tandis que la CDU du chancelier Friedrich Merz s'effondre à 4,9 %, sous le seuil des 5 % requis pour entrer au Landtag. Helsingin Sanomat qualifie ce résultat de « pire résultat électoral de toute l'histoire de la République fédérale » pour le parti traditionnellement au pouvoir. Merz lui-même a reconnu, dès les premières estimations : « Nous ne pouvons pas enjoliver le résultat électoral », avant d'annoncer qu'il resterait chancelier et accélérerait ses réformes, rejetant la faute sur les partis radicaux « de droite comme de gauche » qui, selon lui, sapent la confiance dans les institutions.
À Berlin, c'est Die Linke qui arrive en tête avec environ 25 % des suffrages, devant une CDU en recul de huit points à 20 %, et une AfD en progression à 15-16 %. La tête de liste de Die Linke, l'avocate Elif Eralp, pourrait devenir maire, mais devra trouver des partenaires de coalition.
ANGLE DOMINANT
Paris décrypte un système allemand fissuré : l'exclusion inédite de la CDU du Landtag de Mecklembourg-Poméranie et la percée simultanée de l'AfD et de Die Linke à Berlin fragilisent un chancelier déjà miné par une impopularité record.
POINTS CLES
ANALYSE
Paris, 21 septembre 2026. Deux scrutins régionaux allemands, disputés dimanche à Berlin et en Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, confirment aux yeux de la presse française l'effondrement de la CDU du chancelier Friedrich Merz et l'enracinement de l'extrême droite, deux semaines à peine après le séisme électoral de Saxe-Anhalt. Dans ce Land du nord-est, frontalier de la Pologne, l'Alternative pour l'Allemagne (AfD) a recueilli environ 38 % des voix, contre 16,7 % en 2021, un bond de plus de vingt et un points selon Le Monde. La CDU, elle, s'effondre à 4,9 %, sous le seuil des 5 % requis pour siéger au Parlement régional. RFI y voit « une première dans l'histoire du parti chrétien-démocrate conservateur », qui contrôlait pourtant cette région depuis la réunification.
À Berlin, le second scrutin confirme la fragilité du chancelier sans offrir de répit à l'AfD. Die Linke, portée par sa tête de liste Elif Eralp, arrive en tête avec environ 25 % des voix, devant la CDU à 20 %, en position de lui ravir la mairie. L'AfD y progresse aussi, entre 13,5 % et 16 %, contre 9 % en 2023. France 24 résume : « les mauvaises nouvelles continuent de sortir des urnes pour le chancelier allemand Friedrich Merz ».
Dimanche soir, Friedrich Merz a lui-même parlé de « désastre », tout en écartant toute idée de départ anticipé. « Je prends cette responsabilité parce que je veux faire avancer notre pays », a-t-il déclaré, selon RFI, dénonçant une confiance dans les institutions « activement sapée par des partis radicaux de gauche comme de droite ». Le chancelier, au pouvoir depuis seize mois et miné par une impopularité proche de 90 %, avait annulé son déplacement à l'Assemblée générale des Nations unies pour gérer les répercussions du vote.
ANGLE DOMINANT
Athènes retient surtout la portée européenne du double scrutin allemand : un chancelier affaibli et une gauche berlinoise, via Die Linke, qui électrise la gauche du continent.
POINTS CLES
ANALYSE
Athènes, 21 septembre 2026. Le double scrutin de dimanche en Mecklembourg-Poméranie-Occidentale et à Berlin est lu dans la presse grecque moins comme une affaire intérieure allemande que comme un signal envoyé à toute l'Europe. To Vima titre sur des « urnes doubles » qui « concernent toute l'Europe », évoquant une image « dystopique, sinon dangereuse », où se combinent la percée de l'extrême droite, les records négatifs répétés de la CDU, la morosité économique et un chancelier qui ignore encore s'il compte ses jours.
En Mecklembourg-Poméranie, l'AfD dépasse le SPD de Manuela Schwesig et s'impose autour de 38%, plus du double de son score d'il y a cinq ans, tandis que la CDU de Friedrich Merz, sous le seuil des 5%, sort pour la première fois de son histoire d'un Landtag - sa pire performance régionale depuis 1949, selon To Vima. A Berlin, c'est l'inverse qui frappe : Die Linke, portée par l'avocate d'origine turque Elif Eralp, 45 ans, arrive en tête avec 25,3%, devant la CDU (environ 20%), l'AfD progressant elle aussi autour de 15-16%. To Vima la surnomme « la Mamdani de Berlin » et souligne que 48% des 16-29 ans ont voté pour elle.
Cette victoire résonne particulièrement à Athènes : Syriza salue, dans un communiqué relayé par Naftemporiki, « une victoire historique pour la gauche » de son « parti frère » Die Linke, qui ouvre selon lui « de nouveaux chemins pour la gauche européenne » face à une extrême droite en constante progression. Naftemporiki relaie aussi l'appel d'Alice Weidel à ce que la CDU lève son « mur de protection » contre l'AfD, la coprésidente jugeant Merz affaibli en partie parce qu'il refuse toute coopération avec son parti.
ANGLE DOMINANT
Budapest décrypte la débâcle de la CDU comme le signe que le cordon sanitaire allemand contre l'extrême droite s'effrite, et scrute la survie politique de Friedrich Merz.
POINTS CLES
ANALYSE
Budapest, 21 septembre 2026. La presse hongroise retient d'abord l'ampleur historique de la débâcle de la CDU. Selon 444, le parti de Friedrich Merz n'a recueilli que 4,9 % des voix en Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, sous le seuil des 5 % : « jamais auparavant le parti n'avait manqué d'entrer dans un parlement régional », note le média, qui rappelle que le pire score antérieur de la CDU remontait à 1951, à Brême, avec 9 %. L'Alternative pour l'Allemagne (AfD), elle, s'impose avec 38,2 % des voix, devançant de peu le SPD à 35,5 %, selon les chiffres cités par 444 — plus du double de son score d'il y a cinq ans.
Index.hu résume le choc dans un titre sans détour : « Sous Friedrich Merz, le fauteuil de chancelier vacille, Alice Weidel talonne déjà la tête. » Le média y voit la confirmation d'une tendance amorcée deux semaines plus tôt en Saxe-Anhalt, où l'AfD avait déjà signé un score historique. Telex insiste sur l'ampleur de l'effondrement démocrate-chrétien : le parti a perdu plus de la moitié de ses électeurs en Mecklembourg-Poméranie et un tiers à Berlin par rapport au scrutin précédent — « jamais dans l'histoire de l'Allemagne fédérale le parti traditionnellement le plus fort n'était sorti d'un parlement régional », écrit le média.
À Berlin, où Die Linke s'annonce en tête, la couverture hongroise reste secondaire face au sort du chancelier. HVG rapporte les mots de Merz lui-même, prononcés dès la clôture des bureaux de vote : « Nous ne pouvons pas enjoliver les résultats du Mecklembourg-Poméranie-Occidentale. C'est une catastrophe. » Le chancelier a néanmoins exclu de démissionner, affirmant vouloir poursuivre les réformes économiques engagées.
ANGLE DOMINANT
Rome pèse le séisme électoral allemand à l'aune de l'alerte lancée par Romano Prodi sur une Union européenne finie si l'AfD s'impose, tout en retrouvant l'écho du parti chez les militants vannacciens.
POINTS CLES
ANALYSE
Rome, 21 septembre 2026. La presse italienne traite le double scrutin allemand du 20 septembre moins comme une affaire intérieure à Berlin que comme un avertissement adressé à l'Union européenne tout entière. L'Alternative pour l'Allemagne (AfD) s'impose en Mecklembourg-Poméranie-Occidentale avec environ 38,2 % des voix, devant le SPD (35,5 %), tandis que la CDU du chancelier Friedrich Merz s'effondre à 4,9 %, sous le seuil des 5 % : elle sort du parlement régional, une première dans les 81 ans d'histoire du parti, son pire score depuis le 9 % de Brême en 1951. Les Verts (5,7 %) entrent, mais ni Die Linke régionale (6,9 %) ni l'Alliance Sahra Wagenknecht (4,8 %) ne changent la donne face à un paysage dominé par l'AfD et le SPD. À Berlin, Die Linke, portée par l'avocate Elif Eralp, arrive en tête avec environ 25 % des voix, devant la CDU (20 %) et l'AfD, troisième force avec 13 à 15 %. Friedrich Merz a reconnu, à l'Adenauer Haus, ne pas pouvoir enjoliver le résultat du Mecklembourg, un désastre selon ses mots, mais a exclu toute démission : J'assume cette responsabilité, je veux faire avancer le pays, a-t-il déclaré, promettant de poursuivre ses réformes. Alice Weidel a aussitôt sommé le chancelier d'en tirer les conséquences, tandis que son coprésident Tino Chrupalla a rétorqué que ce n'était pas l'AfD qui réclamait un cordon sanitaire.
ANGLE DOMINANT
Vilnius mesure d'abord la fragilisation politique de Friedrich Merz, dont la CDU échoue pour la première fois de son histoire à entrer dans un Landtag, avant de commenter la percée de l'AfD elle-même.
POINTS CLES
ANALYSE
Vilnius, 21 septembre 2026. La presse lituanienne retient d'abord l'ampleur du revers infligé à Friedrich Merz plutôt que la victoire de l'AfD elle-même. En Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, l'Union chrétienne-démocrate (CDU) n'a recueilli que 4,9 % des voix, sous le seuil des 5 % nécessaire pour siéger au Landtag. Selon Kauno diena et Verslo žinios, il s'agit du pire score de l'histoire du parti — devant les 9 % enregistrés à Brême en 1951 — et de la toute première fois en 81 ans que la CDU échoue à entrer dans un parlement régional, européen ou fédéral. L'Alternative pour l'Allemagne (AfD) arrive largement en tête avec 38,2 % des suffrages, devant le SPD (35,5 %), tandis que Die Linke (6,5 %) et les Verts (5,7 %) accèdent au Landtag et que l'alliance populiste de Sahra Wagenknecht échoue elle aussi, avec 4,8 %.
Malgré sa victoire, l'AfD ne devrait pas accéder au pouvoir régional : 15min note que le parti restera hors du pouvoir dans les deux Länder votants, en raison du « pare-feu » que les autres formations maintiennent contre elle. Sa cheffe de file Alice Weidel a néanmoins revendiqué la percée : « Nous sommes la force la plus forte et nous avons atteint le cœur de la population », a-t-elle déclaré, ajoutant avoir « évincé la CDU de sa position de parti populaire ».
ANGLE DOMINANT
La Haye décrypte la débâcle électorale de la CDU comme le prix des réformes des retraites de Friedrich Merz, tandis qu'une coalition de gauche se dessine à Berlin comme à Schwerin.
POINTS CLES
ANALYSE
La Haye, lundi 21 septembre 2026. Pour la presse néerlandaise, le double scrutin régional de dimanche en Allemagne confirme une bascule déjà amorcée début septembre en Saxe-Anhalt. En Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, l'Alternative für Deutschland (AfD) devance la SPD et devient, selon les premières estimations d'ARD relayées par le NRC, le premier parti du Land avec environ 37 % des voix, contre 35,5 % pour les sociaux-démocrates. La CDU du chancelier Friedrich Merz y tombe sous la barre des 5 %, un seuil que le parti n'avait jamais manqué lors d'un scrutin régional depuis sa fondation d'après-guerre — un précédent que le NRC qualifie d'inédit dans l'histoire du parti.
À Berlin, où la campagne s'est jouée surtout sur la crise du logement, Die Linke réalise selon le NRC une percée à 24,5 %, portée en grande partie par d'anciens abstentionnistes, et devance une CDU en recul de 8,2 points à environ 20 %. L'AfD y progresse aussi, jusqu'à environ 16 %, son meilleur score jamais enregistré dans la capitale. De Telegraaf résume la soirée d'un mot : une « nouvelle claque politique » pour l'Allemagne, avec une CDU qui échoue à franchir le seuil électoral à Schwerin pendant que Die Linke détrône la CDU dans la capitale fédérale.
ANGLE DOMINANT
Oslo retient surtout l'effondrement historique de la CDU et le maintien en poste de Friedrich Merz, plus que la percée de l'AfD déjà vue en Saxe-Anhalt deux semaines plus tôt, tandis que les arithmétiques de coalition se dessinent à Schwerin et à Berlin.
POINTS CLES
ANALYSE
Oslo, 21 septembre 2026. La presse norvégienne retient d'abord la survie politique de Friedrich Merz. Selon VG, le chancelier a qualifié le résultat de « catastrophe » pour son parti sans annoncer sa démission, promettant de faire preuve de « colonne vertébrale, de fermeté et de patience » à la tête de la CDU et du pays. En Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, la CDU tombe à 4,9 % des voix, contre 13,3 % en 2021 : elle échoue pour la première fois de son histoire à franchir le seuil de 5 % lors d'une élection régionale, européenne ou fédérale, effaçant son précédent pire score, 9 % à Brême en 1951. Le parti reste hors du parlement régional.
L'AfD, elle, a plus que doublé son score par rapport à 2021 (16,7 %) et obtient 32 des 71 sièges, selon le dépouillement rapporté par VG. Le SPD arrive deuxième avec 35,5 % et 29 sièges ; Die Linke et les Verts se partagent cinq sièges chacun. L'alliance de Sahra Wagenknecht (BSW) échoue aussi sous la barre des 5 %, avec 4,8 %.
Aftenposten souligne que les autres partis excluent toute coopération avec l'AfD, qui devrait donc rester hors du gouvernement régional malgré sa victoire en voix. Le SPD pourrait continuer à diriger le Land en intégrant les Verts à sa coalition actuelle avec Die Linke. Le résultat reste provisoire : la commission électorale doit l'homologuer le 30 septembre.
ANGLE DOMINANT
Varsovie décrypte la débâcle de la CDU comme une crise de leadership propre à l'Allemagne, avec un chancelier affaibli mais maintenu, tandis que la presse polonaise relaie sans filtre le débat berlinois sur l'avenir de Friedrich Merz.
POINTS CLES
ANALYSE
Varsovie, 21 septembre 2026. La presse polonaise a suivi de près le double scrutin de dimanche 20 septembre 2026 en Allemagne, où l'Alternative pour l'Allemagne (AfD) s'impose en Meklembourg-Poméranie-Occidentale avec 38,2 % des voix, devant le parti social-démocrate SPD (35,5 %). La CDU du chancelier Friedrich Merz y recueille 4,9 % : un résultat que RMF24 qualifie de « najgorszy rezultat w historii » (le pire résultat de son histoire), et qui exclut pour la première fois le parti d'un parlement régional. Selon ce média, seuls 2 % des électeurs âgés de 16 à 24 ans et 3 % de ceux âgés de 25 à 34 ans ont voté CDU dans ce Land. La composition du futur Landtag de Schwerin, avec Die Linke à 6,5 % et les Verts à 5,7 %, devrait maintenir Manuela Schwesig (SPD) à la tête du gouvernement régional.
À Berlin, la presse polonaise relaie la victoire de Die Linke, créditée d'environ 26 % des voix devant la CDU (20 %) et l'AfD (13,5 %). Elif Eralp, tête de liste de Die Linke, y est présentée comme en position de devenir la première bourgmestre issue de l'immigration de la capitale allemande : « Od dziś wspólnie zmieniamy nasz Berlin », a-t-elle déclaré selon Dziennik.pl, soit « dès aujourd'hui, nous changeons ensemble notre Berlin ».
ANGLE DOMINANT
Lisbonne retient un double séisme allemand : l'AfD en tête à l'Est avec environ 38 % des voix, la CDU tombée sous la barre des 5 %, et Friedrich Merz qui promet de rester malgré le "désastre".
POINTS CLES
ANALYSE
Lisbonne, 21 septembre 2026. La presse portugaise ouvre grand ses colonnes au double séisme électoral survenu dimanche 20 septembre 2026 outre-Rhin. En Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, l'Alternative pour l'Allemagne (AfD) s'impose avec environ 38 % des voix selon la projection de la Forschungsgruppe Wahlen pour la chaîne publique ZDF, plus que doublant son score de 2021 (16,7 %) et devançant le SPD, crédité de 36,5 %. La CDU du chancelier Friedrich Merz s'effondre autour de 5 %, son pire résultat régional depuis la Seconde Guerre mondiale, et risque d'être exclue du Landtag pour la première fois de son histoire.
À Berlin, Die Linke arrive en tête avec environ 24,5 à 25,3 % devant une CDU à 20 %, tandis que l'AfD progresse jusqu'à 15 %. L'Observador cite Merz : « o resultado em Meclemburgo-Pomerânia Ocidental não pode ser ignorado » et « foi um desastre ». Le chancelier a néanmoins écarté toute démission, répétant vouloir « assumir esta responsabilidade » et poursuivre les réformes économiques et sociales promises.
Le Jornal Económico souligne que la victoire de l'AfD reste stérile en sièges : le parti obtiendrait 27 à 28 députés, loin des 36 nécessaires à la majorité absolue, et « todos os outros partidos rejeitam liminarmente coligações com a extrema-direita ». Une nouvelle coalition menée par le SPD, sous la ministre-présidente sortante Manuela Schwesig, apparaît comme l'issue la plus probable, poursuivant l'alliance avec Die Linke déjà en place.
ANGLE DOMINANT
Bucarest retient surtout la chute historique de la CDU, hors d'un Landtag pour la première fois de son histoire, et l'avenir suspendu de Friedrich Merz après ce double revers électoral.
POINTS CLES
ANALYSE
Bucarest, 21 septembre 2026. La presse roumaine retient d'abord la chute inédite de l'union chrétienne-démocrate de Friedrich Merz, exclue pour la première fois de son histoire d'un Landtag. En Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, la CDU recueille 4,9 % des voix selon Infratest dimap, sous le seuil des 5 %, contre 13 % en 2021 : « le pire résultat de l'histoire du parti », note Mediafax, qui rappelle que jamais depuis la fondation de la République fédérale la CDU n'avait manqué ce seuil à un scrutin régional. Le chancelier lui-même a qualifié le score de « désastre » qui « ne peut être maquillé », se disant « écrasé par la polarisation entre le SPD et l'AfD ».
L'Alternative pour l'Allemagne s'impose avec 38,3 % dans ce Land, devançant de peu le SPD (35,4 %), qui perd la première place après vingt-huit ans de gouvernance ininterrompue à Schwerin. Digi24, citant The Guardian, rappelle que ce scrutin survient deux semaines après la Saxe-Anhalt, où l'AfD, décrite comme « anti-immigration et pro-Kremlin », avait déjà signé son meilleur score régional. Le titre s'interroge sur la capacité de Merz à se maintenir « après seulement seize mois au pouvoir » et évoque, sans y croire vraiment, l'hypothèse d'élections anticipées.
À Berlin, c'est Die Linke qui domine le récit roumain : 25,3 % des voix, meilleur résultat de la gauche radicale dans la capitale depuis la réunification de 1990, un score doublé par rapport à 2023. La CDU y recule à environ 19 %, le SPD chute sous 12 %, quand l'AfD progresse à 14-16 %. La coalition sortante CDU-SPD perd sa majorité ; G4Media détaille le profil de la tête de liste Elif Eralp, 45 ans, née à Munich de parents immigrés turcs et naturalisée allemande en 1996, en position de devenir maire avec une alliance Linke-Verts-SPD.
ANGLE DOMINANT
Belgrade retient surtout la mise en garde de Varsovie face à la percée de l'AfD, la Pologne redoutant que réarmement allemand et nationalisme ne forment un mélange dangereux
POINTS CLES
ANALYSE
Belgrade, 21 septembre 2026. La presse serbe retient d'abord la réaction de l'AfD elle-même et celle de Varsovie face au vote de dimanche en Allemagne de l'Est, plus que le détail des urnes berlinoises. Selon les projections rapportées par N1 Serbia, l'Alternative pour l'Allemagne arrive en tête en Mecklembourg-Poméranie-Occidentale avec 37,7 % des voix, devant le SPD à 35,5 %, tandis que la CDU du chancelier Friedrich Merz plafonne à 5,2 %, tout juste au-dessus du seuil fatidique de 5 %. Un scrutin que Politika qualifiait, avant le vote, de « nouveau test » pour un chancelier dont la cote de popularité était tombée à 14 % dans les sondages.
La coprésidente de l'AfD, Alice Weidel, a immédiatement sommé Friedrich Merz de « tirer les leçons » de cet échec historique et d'abandonner le « mur de protection » qui interdit toute alliance avec son parti. Elle a averti que la CDU s'était affaiblie elle-même en refusant systématiquement de coopérer avec l'AfD, selon les propos rapportés par N1 Serbia.
Mais c'est la mise en garde venue de Pologne qui retient le plus l'attention de Politika. Le chef de la diplomatie polonaise, Radosław Sikorski, s'inquiète de la combinaison entre le réarmement allemand et la montée du nationalisme, évoquant une proximité troublante entre l'extrême droite polonaise et les eurodéputés de l'AfD, qu'il dit avoir vus « manger dans la main l'un de l'autre » lors de débats au Parlement européen, « unis dans cette frénésie anti-UE et anti-européenne ». Il relève aussi que le leader est-allemand du parti désigne sa région comme « l'Allemagne centrale », un glissement qu'il juge révélateur à l'égard de la Pologne voisine, lui-même originaire de Szczecin.
ANGLE DOMINANT
Moscou décrypte la percée historique de l'AfD en Mecklembourg-Poméranie comme le signe d'une possible levée du « cordon sanitaire », pointant les appels du parti à la reprise des livraisons de gaz russe et à l'arrêt de l'aide militaire à Kiev, tout en notant que Berlin renforce en parallèle son dispositif anti-russe au sein de l'OTAN.
POINTS CLES
ANALYSE
Moscou, 21 septembre 2026. Les résultats définitifs confirment un « tournant historique » : en Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, l'Alternative pour l'Allemagne (AfD) recueille 38,2 % des voix, devançant les sociaux-démocrates (35,5 %), tandis que l'Union chrétienne-démocrate (CDU) du chancelier Friedrich Merz s'effondre à 4,9 %, sous le seuil des 5 %. C'est, souligne TASS, la première fois dans l'histoire du pays que le parti conservateur est exclu d'un parlement régional. À Berlin, la Gauche radicale (Die Linke) arrive en tête avec 25,3 %, devant la CDU créditée d'environ 20 %, l'AfD progressant à 16 %.
TASS insiste sur la portée du scrutin pour la ligne de l'extrême droite : l'AfD, rappelle l'agence, « appelle à restaurer les liens avec la Russie, à lever les sanctions qui la visent et à reprendre les livraisons de gaz russe », tout en réclamant l'arrêt des fournitures d'armes à Kiev. La coprésidente Alice Weidel a sommé Friedrich Merz d'en « tirer les conséquences » et d'abandonner le « cordon sanitaire » excluant toute coopération avec son parti, l'accusant d'avoir précipité la défaite de la CDU et offert la victoire à Die Linke à Berlin.
ANGLE DOMINANT
Stockholm scrute la débâcle historique de la CDU comme le signe d'un basculement plus profond que la seule percée de l'AfD, quand Friedrich Merz lui-même vacille.
POINTS CLES
ANALYSE
Stockholm, lundi 21 septembre 2026. La presse suédoise lit la déroute électorale de la CDU comme un séisme sans précédent dans l'histoire du parti de Friedrich Merz. Selon Dagens Nyheter, les chrétiens-démocrates n'avaient jamais manqué un parlement régional depuis leur fondation d'après-guerre : dimanche, en Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, la CDU s'est arrêtée à 4,9 %, sous le seuil des 5 % requis pour siéger. « Det är första gången i partiets historia som man inte ens tog sig in i ett delstatsparlament », souligne la correspondante Anna-Lena Laurén, qui rappelle que la CDU fut fondée après la Seconde Guerre mondiale comme un parti populaire chrétien, protestant et catholique, porté par la figure de Konrad Adenauer.
Pendant ce temps, l'Alternative pour l'Allemagne (AfD) confirme sa progression : elle devient le premier parti du Land avec un peu plus de 38 %, deux semaines seulement après son score de près de 44 % en Saxe-Anhalt, rappelle Svenska Dagbladet. Friedrich Merz, lui, a qualifié le résultat de « katastrof » : « Det finns inget sätt att försköna detta resultat », a-t-il déclaré, selon la Die Zeit citée par SvD.
À Berlin, la dynamique s'inverse : Die Linke arrive en tête avec environ 25,5 % des voix, en hausse de 13 points, tandis que la CDU sortante recule de 9 points à 19 %. Sa tête de liste Elif Eralp a salué la victoire : « I vår stad har kärleken segrat över hatet och hatretoriken », a-t-elle déclaré selon Aftonbladet, citant Bild. L'AfD progresse aussi dans la capitale, autour de 15 à 16 %.
ANGLE DOMINANT
Singapour mesure l'onde de choc que ce vote allemand envoie jusqu'à l'unité européenne, à l'heure où les tensions transatlantiques s'intensifient et où la cité-État reste tributaire d'un ordre commercial multilatéral stable.
POINTS CLES
ANALYSE
Singapour, 21 septembre 2026. Les urnes allemandes de dimanche occupent la une des médias singapouriens sous un angle particulier : celui de l'onde de choc que le vote envoie vers Bruxelles et vers l'ensemble d'un ordre transatlantique déjà fragilisé. En Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, l'Alternative pour l'Allemagne (AfD) a recueilli 38,3 % des voix, devançant les sociaux-démocrates (SPD) à 35,4 %, selon les projections de la chaîne publique ARD reprises par le Straits Times. C'est la deuxième victoire régionale du parti d'extrême droite en un mois, après la Saxe-Anhalt début septembre. Plus significatif encore pour Singapour, qui suit de près la stabilité de son principal partenaire commercial européen : l'Union chrétienne-démocrate (CDU) du chancelier Friedrich Merz est tombée à 4,9 %, sous le seuil des 5 %, et se retrouve exclue du parlement régional pour la première fois de son histoire — son pire score depuis 1949. À Berlin, le parti de gauche radicale Die Linke arrive en tête avec 25,3 %, la CDU recule à 19 % et l'AfD progresse à 16,3 % dans une capitale pourtant réputée libérale. Merz a qualifié le résultat de « désastre » mais a exclu de démissionner, affirmant vouloir poursuivre ses réformes. Il a averti que « la confiance dans les institutions de notre pays s'érode », minée selon lui « par des partis radicaux, à gauche comme à droite ». Le Straits Times souligne que l'affaiblissement de Merz, à la tête du membre « le plus grand et le plus puissant » de l'UE, pourrait fragiliser l'unité du bloc à un moment où les relations avec Washington se sont nettement refroidies et où les pressions économiques s'intensifient. Channel News Asia relève de son côté que Merz a pris la parole à la télévision quelques minutes seulement après les premières estimations, un geste que le politologue Oliver Lembcke, de l'université de la Ruhr à Bochum, interprète comme une tentative de « définir le narratif » avant une vague de critiques attendue. Pour la cité-État, dépendante d'un commerce mondial ouvert et d'alliances multilatérales stables, la question posée n'est pas tant de savoir qui gouvernera Schwerin, mais si un chancelier durablement affaibli peut encore porter la voix de l'Europe face à Washington, à Moscou et dans les négociations commerciales globales.
ANGLE DOMINANT
Ankara retient d'abord le double signal adressé à la diaspora turque d'Allemagne : la montée de l'AfD inquiète les minorités, quand l'avocate d'origine turque Elif Eralp est en position de devenir maire-gouvernante de Berlin.
POINTS CLES
ANALYSE
Ankara, 21 septembre 2026. Deux scrutins régionaux allemands, tenus dimanche 20 septembre 2026, occupent la presse turque moins pour leurs conséquences sur Friedrich Merz que pour ce qu'ils disent de la place des minorités et de la diaspora turque en Allemagne.
En Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, l'Alternative pour l'Allemagne (AfD) est créditée d'environ 38 % des voix selon les estimations de la chaîne publique ZDF, tandis que la CDU du chancelier plafonne à environ 5 %, sous le seuil requis pour entrer au parlement régional. Il s'agit du plus mauvais résultat de la CDU dans un scrutin régional depuis 1949, une première historique pour le parti. Leif Erik Holm, tête de liste de l'AfD dans ce Land, a reconnu que son parti ne participerait sans doute pas au gouvernement régional, les autres formations refusant toute alliance avec lui.
À Berlin, c'est Die Linke qui devance la CDU, avec environ 26 % des voix contre 20 %, selon les sondages sortie des urnes d'ARD et ZDF cités par la BBC en turc. Sa tête de liste, l'avocate d'origine turque Elif Eralp, est en position de devenir la première maire-gouvernante de Berlin issue de l'immigration. Après l'annonce, elle a déclaré : « Dans notre ville, l'amour et la justice l'ont emporté sur la haine. »
ANGLE DOMINANT
Kyiv retient d'abord le vertige interne de Berlin : pour la presse ukrainienne, l'exclusion inédite de la CDU du Landtag de Mecklembourg-Poméranie et le maintien contesté de Friedrich Merz au pouvoir pèsent, dans l'immédiat, plus lourd que la percée de l'AfD elle-même.
POINTS CLES
ANALYSE
Kyiv, 21 septembre 2026. Les rédactions ukrainiennes ouvrent leurs éditions du dimanche sur un chiffre inédit dans l'histoire de la République fédérale : la CDU de Friedrich Merz, avec seulement 4,9% des voix en Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, échoue sous le seuil des 5% et se retrouve, pour la première fois de son histoire, exclue d'un Landtag. Kyiv Post rappelle que le même dimanche, à Berlin, les chrétiens-démocrates se battaient aussi pour conserver la capitale, deux scrutins présentés comme un test à haut risque pour le chancelier. NV Ukraine consacre sa dépêche à ce constat brut : « le parti du chancelier allemand Friedrich Merz, la CDU, n'a pas franchi la barre des 5% et sera exclu du parlement régional du Mecklembourg-Poméranie-Occidentale », selon les résultats officiels préliminaires cités par l'agence.
Le même média rapporte la réaction du chancelier, qui qualifie ce revers de « catastrophe » tout en annonçant son intention de rester en poste et de poursuivre ses réformes. Cette double séquence, l'aveu de défaite puis le refus de céder, structure le récit ukrainien : Merz apparaît affaibli, mais pas renversé.
Kyiv Post replace le scrutin dans une trajectoire déjà entamée : deux semaines plus tôt, dans un autre Land est-allemand, la Saxe-Anhalt, l'AfD avait recueilli 43,8% des voix, un record de participation à l'appui. Le correspondant décrit aussi la mobilisation venue contrer cette dynamique à Schwerin : un bus baptisé « Adenauer SPR+ », des pancartes proclamant que le racisme n'est pas une alternative, d'autres plus directes contre l'AfD. Face à cette poussée, la sociale-démocrate Manuela Schwesig, 52 ans, qui dirige le Land depuis près d'une décennie, apparaît comme le dernier rempart local.
ANGLE DOMINANT
Londres mesure la fragilité de Friedrich Merz, exclu pour la première fois d'un Landtag et visé par des rumeurs de remplacement en cours de mandat, plus que la seule percée de l'AfD.
POINTS CLES
ANALYSE
Londres, lundi 21 septembre 2026. La presse britannique retient d'abord la fragilité du chancelier Friedrich Merz, seize mois après son arrivée au pouvoir. Dimanche, deux scrutins régionaux allemands ont confirmé l'érosion de son parti : en Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, la CDU est passée sous le seuil des 5 % nécessaires pour siéger au Landtag, son plus mauvais résultat dans un Land depuis la Seconde Guerre mondiale, selon le sondage sortie des urnes cité par The Independent. L'Alternative pour l'Allemagne (AfD), extrême droite, arrive elle en tête du scrutin, deux semaines après sa large victoire en Saxe-Anhalt, où le score de la CDU avait déjà été divisé par deux.
À Berlin, la BBC et The Independent relèvent un basculement différent : la CDU, donnée seconde avec 20 %, selon le sondage sortie des urnes de la chaîne publique ARD, est devancée par Die Linke, créditée de 24,5 %. La capitale allemande pourrait ainsi perdre son maire conservateur.
Merz a qualifié le résultat de « disaster » pour son parti, tout en écartant toute idée de retrait. « Ce qui doit être fait maintenant exige de la colonne vertébrale, de la constance et de la patience », a-t-il déclaré devant le siège berlinois de la CDU, promettant de poursuivre son paquet de réformes économiques, fiscales et sociales. La BBC rapporte que des rumeurs de « chancellor swap », un remplacement du chancelier en cours de mandat, circulent depuis plusieurs semaines à Berlin, même si ses rivaux internes restent, selon le média Tagesschau cité par la BBC, « encore hésitants ».
ANGLE DOMINANT
Washington mesure d'abord la solidité politique de Friedrich Merz, chancelier d'une économie jugée trop importante pour vaciller, avant de s'attarder sur la percée de l'AfD elle-même
POINTS CLES
ANALYSE
Washington, 21 septembre 2026. La presse américaine retient d'abord un chiffre : 5 %, le score obtenu par la CDU de Friedrich Merz en Mecklembourg-Poméranie-Occidentale dimanche, un plancher jamais atteint par le parti conservateur depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, selon les sondages sortie des urnes de la chaîne publique ARD cités par CBS News, ABC News et NPR. Pour les rédactions américaines, l'événement dépasse le simple recul régional : c'est un test de la solidité politique du chancelier à la tête de « la plus grande économie d'Europe », au moment où il tente d'imposer des réformes économiques jugées douloureuses.
Merz, arrivé au pouvoir il y a 16 mois avec la promesse de relancer une économie atone depuis des années, a qualifié le résultat de « désastre » tout en refusant d'infléchir son cap. NPR et CBS citent sa déclaration : « Ce qui doit être fait maintenant exige de la colonne vertébrale, de la constance et de la patience », a-t-il dit, ajoutant qu'il ferait preuve de ces qualités « en tant que président de la CDU et, surtout, chancelier de notre pays ». ABC News souligne que le chancelier n'a, pour l'heure, aucune intention de démissionner, malgré une autorité déjà entamée par la défaite du 6 septembre en Saxe-Anhalt face à l'AfD.
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Le lendemain du double scrutin, la coprésidente de l'AfD Alice Weidel somme Friedrich Merz de renoncer au cordon sanitaire excluant son parti de toute coalition, selon l'agence russe TASS. Un sondage Forsa, relayé par la même agence, ne crédite plus le chancelier que de 10 % d'opinions favorables à la veille du vote.
Aucun gouvernement n'est encore formé : une alliance de gauche est jugée mieux placée en Mecklembourg-Poméranie, Die Linke négociant sa coalition à Berlin.
La coprésidente de l'AfD, Alice Weidel, a appelé Friedrich Merz à « tirer les conséquences » du scrutin et à abandonner le cordon sanitaire qui écarte son parti de toute coalition, l'accusant d'avoir précipité la défaite de la CDU et la victoire de Die Linke à Berlin, rapporte l'agence russe TASS.
La même agence rappelle que l'AfD réclame par ailleurs la reprise des livraisons de gaz russe, la levée des sanctions visant Moscou et l'arrêt des livraisons d'armes à Kiev.
Aux États-Unis, ABC News, et au Royaume-Uni, The Independent, relèvent cependant qu'aucun parti n'a changé de position à l'égard de l'AfD, qui ne dispose, selon ces deux médias, d'aucune voie réaliste vers l'exécutif ni en Mecklembourg-Poméranie ni à Berlin.
Un sondage Forsa, cité par TASS, ne créditait déjà plus Friedrich Merz que de 10 % d'opinions favorables avant l'ouverture des bureaux de vote.
Selon le média hongrois HVG, le chancelier avait par précaution annulé son déplacement à l'Assemblée générale des Nations unies, à New York, et réuni son parti en cellule de crise avant même la fermeture des bureaux de vote.
Pour HVG, ce choix logistique, pris avant la publication des résultats, montre que la direction chrétienne-démocrate anticipait déjà un mauvais score.
En Mecklembourg-Poméranie, trois électeurs sur quatre souhaitent le maintien d'une retraite sans décote après 45 années de cotisation, selon Tagesschau, qui relève que la ministre-présidente sortante Manuela Schwesig (SPD) s'est ouvertement démarquée de la réforme portée par la coalition fédérale.
Le vice-chancelier Lars Klingbeil (SPD) a lui-même reconnu que ce dossier avait créé une grande incertitude parmi les électeurs, rapporte Tagesschau.
L'historien Heinrich August Winkler, cité par la FAZ, avance que l'AfD pourrait avoir atteint son pic électoral si la coalition tient ses réformes, en comparant la période aux années 1873.
Le média hongrois 444 rappelle que le pire score régional de la CDU avant dimanche remontait à 1951, à Brême, avec 9 % des voix — un plancher que le résultat de Mecklembourg-Poméranie dépasse largement.
« Dans notre ville, l'amour et la justice ont triomphé sur la haine »
L'agence russe Meduza relève, de son côté, que la CDU perd 7,8 points par rapport à son précédent score dans ce même Land.
Le site turc Bianet observe que la progression de l'AfD, confirmée dans un troisième Land après la Saxe-Anhalt, inquiète les personnes d'origine turque et les autres minorités d'Allemagne.
La tête de liste AfD en Mecklembourg-Poméranie juge que son parti ne devrait pas entrer au gouvernement régional.
Avocate d'origine turque, elle serait la première maire-gouvernante de Berlin issue de l'immigration.
Huit ministres-présidents CDU ont dû démentir collectivement une rumeur de gouvernement minoritaire sans le SPD.
Les médias australiens rattachent ce résultat à une série de cinq scrutins régionaux allemands qui ont, selon PerthNow, exposé une frustration publique généralisée envers la coalition de M. Merz, dont la cote de popularité personnelle ne dépasserait pas 10 %, selon The Age et le Sydney Morning Herald. Deux semaines plus tôt, en Saxe-Anhalt, l'AfD avait déjà atteint près de 44 % quand la CDU s'effondrait à environ 17 %, rappelle PerthNow, alimentant des rumeurs de changement de chancelier au sein du parti conservateur.
La couverture australienne insiste sur le maintien du pare-feu instauré en 2018 entre les partis traditionnels et l'AfD, qui continue d'exclure le parti d'extrême droite du pouvoir malgré des scores en tête dans trois Länder, note ABC News. En Mecklembourg-Poméranie, la sociale-démocrate sortante Manuela Schwesig espérait, selon PerthNow, un sursaut de dernière minute face à l'AfD, qui domine les sondages nationaux depuis des mois sans jamais accéder à une coalition faute de partenaire.
La presse belge rappelle que ce revers survient seulement deux semaines après une défaite en Saxe-Anhalt qui avait déjà nourri les doutes sur l'avenir de Merz, en poste depuis seize mois à peine. Le co-chef des sociaux-démocrates et ministre des Finances, Lars Klingbeil, allié de la CDU au niveau fédéral, a lui aussi reconnu la portée du scrutin.
Le traitement belge du dossier reste pour l'instant descriptif : il relaie les résultats et les déclarations du chancelier sans les commenter frontalement, mais souligne ce que la fragilité de Berlin signifie pour les équilibres européens, dans un contexte où l'Allemagne pèse lourd sur les dossiers budgétaires et sécuritaires traités à Bruxelles.
Le chancelier est cité qualifiant le résultat de « desastre », tout en insistant qu'il reste en poste : « o que precisa ser feito agora exige firmeza, perseverança e paciência », a-t-il déclaré, selon Folha, présentant son programme de réformes comme « antídoto para o veneno autoritário ». Pour Brasília, cette double défaite — face à l'extrême droite en Mecklembourg, face à la gauche radicale à Berlin — nourrit les spéculations sur une sortie anticipée du chancelier, davantage que l'ampleur du vote populiste lui-même.
La couverture rappelle aussi que les réformes économiques de Merz restent bloquées par les tensions avec le partenaire social-démocrate et par les divisions internes à la CDU, dans un contexte d'économie stagnante attribué au manque d'innovation, à la concurrence chinoise et à la flambée des prix de l'énergie liée aux guerres en Ukraine et au Moyen-Orient.
Les deux titres canadiens rattachent ce revers à un fil plus long : l'autorité de Merz était déjà entamée par la défaite de la CDU face à l'AfD lors du scrutin du 6 septembre en Saxe-Anhalt, un résultat qui avait, selon CBC, choqué des Allemands convaincus que leur pays avait développé une immunité au nationalisme après avoir affronté l'héritage nazi.
Une dépêche vidéo reprise du Globe and Mail, sourcée à Reuters, résume l'événement en quatre points : l'AfD arrive en tête dans le nord-est du pays, livrant un « désastre » au chancelier, qui promet néanmoins de maintenir son programme de réformes. La lecture canadienne, construite en bonne partie à partir de dépêches d'agence relayées par le Globe and Mail et CBC News, s'attache surtout à la mécanique institutionnelle du vote — seuil des 5 %, précédent historique pour la CDU — et à la détermination affichée de Merz à gouverner malgré l'érosion de sa base, plutôt qu'aux conséquences pour les alliances régionales ou la politique étrangère allemande.
Sur le sort de Friedrich Merz lui-même, la lecture chilienne est sans ambiguïté : le chancelier refuse de démissionner malgré l'effondrement historique de son parti, et annonce qu'il poursuit ses réformes en les présentant comme nécessaires à l'avenir du pays. La CDU, qui avait remporté les élections berlinoises répétées de 2023, se retrouve désormais reléguée dans les deux Länder le même dimanche. La presse chilienne insiste moins sur les conséquences européennes du scrutin — silence quasi total sur l'Ukraine ou l'OTAN — que sur ce paradoxe intérieur allemand : un chancelier fragilisé qui s'accroche au pouvoir, une droite historique éliminée d'un Land pour la première fois de son histoire, et une gauche radicale qui progresse simultanément aux deux extrémités du pays.
La FAZ documente aussi, dès mardi, la rumeur d'un gouvernement minoritaire de la CDU sans la SPD — un scénario que le chancelier a publiquement écarté (« Ich halte relativ wenig davon ») et que les huit ministres-présidents CDU ont jugé nécessaire de démentir collectivement, signe de tensions internes plus vives que ne le dit la communication officielle.
Tagesschau relève par ailleurs que le rejet de la réforme des retraites pèse lourd : trois quarts des électeurs de Mecklembourg-Poméranie souhaitent le maintien de la retraite sans décote après 45 annuités, ce que Schwesig a exploité en se démarquant ouvertement de la coalition fédérale. Le vice-chancelier Lars Klingbeil (SPD) a lui-même reconnu que le dossier des retraites avait créé une « große Verunsicherung ». Enfin, l'historien Heinrich August Winkler, cité par la FAZ, avance que l'AfD pourrait avoir atteint son pic si la coalition noir-rouge tient ses réformes, comparant la période aux années 1873.
Face à un sondage de sortie des urnes que DR Nyheder qualifie de « choquant », avec un recul de 7,9 points pour la CDU selon l'estimation d'ARD, Friedrich Merz a lui-même parlé de « catastrophe », mais a écarté toute idée de démission et entend poursuivre ses réformes. Politiken évoque de son côté une soirée électorale « extrême », rappelant que le Mecklembourg-Poméranie est la région d'origine de l'ex-chancelière Angela Merkel, ce qui accentue, pour la presse danoise, le symbole de l'échec de la CDU sur cette terre historique du parti fondateur. La petite population du Land, environ 1,6 million d'habitants selon Berlingske, n'a pas empêché le scrutin de résonner bien au-delà de ses frontières régionales.
La presse espagnole insiste sur l'absence d'issue gouvernementale pour l'AfD : malgré sa victoire en Mecklembourg, les autres formations continuent de refuser toute alliance, laissant la sociale-démocrate Manuela Schwesig, créditée de 35,5 %, en position de conserver la présidence du Land. ElDiario.es avait anticipé, avant le vote, que ce scrutin menaçait de « pulvériser le peu de capital politique qui reste » à Merz, deux semaines après une défaite similaire en Saxe-Anhalt. C'est cette fragilité cumulée du chancelier, plus que le seul résultat brut de l'AfD, qui structure la lecture espagnole des deux scrutins.
Pour la presse finlandaise, l'enjeu dépasse la seule politique intérieure allemande. MTV Uutiset cite Jan Feller, directeur de la chambre de commerce finno-allemande, qui juge la prise de parole rapide de Merz après les résultats « très inhabituelle » et l'interprète comme un signal fort de soutien du parti à l'accélération des réformes. Feller rappelle que l'Allemagne, première économie européenne, est aussi le premier partenaire commercial de la Finlande : « Plus l'économie allemande se porte bien, mieux se porte la Finlande. » Selon lui, la percée de l'AfD relève surtout d'un vote protestataire, de nombreux électeurs décrivant leur choix comme un avertissement adressé aux autres partis.
Les médias finlandais rappellent aussi que la victoire de l'AfD en Mecklembourg-Poméranie fait suite à celle, deux semaines plus tôt, en Saxe-Anhalt, et que tous les autres partis y excluent catégoriquement toute coopération avec l'extrême droite. Le sort politique de Merz, arrivé au pouvoir il y a seize mois avec la promesse de rendre à l'Allemagne son leadership européen, reste suspendu à ces résultats, largement relayés via des agences internationales et Politico plutôt que par des correspondants finlandais sur place.
La presse française insiste sur la relance, par la codirigeante de l'AfD Alice Weidel, du débat sur le « pare-feu » qui exclut toute coalition avec son parti, consensus des formations traditionnelles que la percée électorale rend plus difficile à tenir. En Mecklembourg, c'est une alliance de gauche, autour du SPD de Manuela Schwesig, qui apparaît la mieux placée pour conserver l'exécutif régional, l'AfD restant écartée de tout gouvernement.
Ces deux scrutins s'ajoutent à la défaite du 6 septembre en Saxe-Anhalt, où l'AfD avait frôlé la majorité absolue et infligé vingt points de recul à la CDU. Pour Paris, où le couple franco-allemand reste la clé de voûte de l'architecture européenne, l'affaiblissement continu de Friedrich Merz interroge la capacité de Berlin à porter ses réformes économiques, alors que l'Allemagne reste engluée dans la stagnation.
Merz, cité par Naftemporiki et Protothema, a qualifié le résultat de catastrophe pour son parti tout en annonçant qu'il resterait en poste, huit ministres-présidents régionaux l'ayant publiquement soutenu - Protothema relève qu'il reste non parce que les urnes ont validé sa politique, mais faute d'alternative agréée au sein de la CDU. Naftemporiki détaille par ailleurs le profil des électeurs de l'AfD : lors des législatives de 2025, le parti a recueilli 38% chez les ouvriers et 34% chez les chômeurs, mais ces deux catégories ne représentent qu'un quart de son électorat total.
HVG souligne que Merz avait par précaution annulé son déplacement à l'Assemblée générale de l'ONU à New York et réuni son parti en cellule de crise avant même la fermeture des bureaux de vote — signe, selon le quotidien, que la direction chrétienne-démocrate anticipait déjà le désastre. Pour Budapest, la question qui se pose désormais est celle de la survie du chancelier au sein de son propre camp, où des voix se sont élevées, selon Index, pour interroger publiquement son avenir à la tête du parti.
C'est surtout l'onde de choc européenne que la presse italienne met en avant. Dans une interview au Sole 24 Ore parue le jour du vote, l'ancien président du Conseil Romano Prodi juge que si l'AfD gagne les élections allemandes, l'Europe est finie, décrivant le parti comme antieuropéen, nationaliste et lié à une Allemagne qui, depuis la guerre en Ukraine, est aussi en passe de devenir la première puissance militaire du continent. La Repubblica souligne, par la voix de sa correspondante à Berlin, que la chute de la CDU ravive les spéculations sur l'avenir de Merz, entre hypothèse d'un gouvernement minoritaire et noms de successeurs déjà évoqués.
Le scrutin trouve aussi un écho domestique : à Orvieto, lors d'une convention proche du général Roberto Vannacci, des militants saluent l'AfD comme un parti frère appelé à remettre de l'ordre en Allemagne. À Berlin même, la candidate AfD Kristin Brinker relève que beaucoup d'Italiens ont voté pour son parti, en quête de plus de sécurité, plus d'ordre et d'une économie retrouvée.
Friedrich Merz a qualifié le résultat de « catastrophe » mais a écarté toute idée de retrait, affirmant vouloir poursuivre son paquet de réformes économiques et sociales impopulaires : « Ce qu'il faut faire maintenant exige du courage, de la fermeté et de la patience. Je le démontrerai en tant que président de la CDU et, surtout, en tant que chancelier de notre pays. » La presse lituanienne relaie toutefois des sources internes à la CDU citées par le Financial Times, selon lesquelles cet échec pourrait devenir le catalyseur d'un changement de direction du parti, voire de chancelier.
À Berlin, le même dimanche, Die Linke devance également la CDU et remporte les élections locales, pendant que l'AfD y progresse à environ 15-16 % des voix. Les titres lituaniens relèvent que le parti d'extrême droite gagne du terrain « dans l'ancienne partie communiste » du pays, signe d'un ancrage régional Est persistant, deux semaines seulement après sa large victoire en Saxe-Anhalt le 6 septembre.
Le NRC consacre une analyse à la position de Friedrich Merz, fragilisée par trois scrutins régionaux perdus en un mois, après la débâcle de Saxe-Anhalt début septembre où la CDU avait déjà été réduite de moitié. Le chancelier a lui-même qualifié le résultat de « catastrophe » dimanche soir, tout en écartant toute idée de démission et en annonçant qu'il maintenait son cap réformateur. Le quotidien note que la réforme impopulaire des retraites portée par Merz a constitué un thème central de la campagne en Mecklembourg-Poméranie, où SPD et AfD ont mené campagne contre elle depuis Berlin. Merz a répondu que la réponse à la montée de partis qu'il juge autoritaires consistait à préparer le pays à l'avenir plutôt qu'à céder sur ses réformes.
Pour la presse néerlandaise, l'enjeu immédiat se déplace désormais vers la formation des exécutifs régionaux : une coalition de gauche associant Die Linke, les Verts et le SPD apparaît possible à Berlin, tandis qu'à Schwerin la configuration de gouvernement reste incertaine sans la CDU, absente du futur parlement régional.
À Berlin, où la CDU recule également, Die Linke arrive en tête avec un score record de 25,7 %, devant la CDU (18,8 %) et l'AfD (16,3 %). Les Verts recueillent 14,3 % et le SPD seulement 12,1 %, son pire résultat régional dans la capitale. La coalition sortante CDU-SPD perd sa majorité, ouvrant la voie à une alliance Die Linke-Verts-SPD ; la tête de liste de Die Linke, l'avocate Elif Eralp, pourrait devenir la première bourgmestre issue de ce parti.
Pour la presse d'Oslo, l'événement à retenir n'est donc pas tant la poussée de l'AfD, déjà documentée deux semaines plus tôt en Saxe-Anhalt, que l'effondrement inédit de la CDU et le maintien en poste de Merz malgré ce constat qu'il qualifie lui-même de catastrophique. Les arithmétiques de coalition à Schwerin comme à Berlin dessinent, selon Aftenposten et VG, un paysage où l'extrême droite gagne des voix sans gagner le pouvoir exécutif, faute de partenaires.
Le chancelier Merz, cité par RMF24, a qualifié le résultat de Meklembourg-Poméranie de « catastrofa » sans se dérober : « Nie możemy upiększać wyniku w Meklemburgii-Pomorzu Przednim », a-t-il reconnu, avant d'annoncer vouloir « pchnąć nasz kraj naprzód » par des réformes. La coprésidente de l'AfD Alice Weidel a revendiqué le statut de nouveau grand parti populaire, en lieu et place de la CDU.
La presse polonaise reproduit largement le débat interne allemand sur l'avenir du chancelier : Der Spiegel, cité par RMF24, prévient que ceux qui, au sein de la CDU, veulent écarter Merz « devraient le faire vite, ou se taire » (« powinien zrobić to szybko, albo zamilknąć »), tandis que Süddeutsche Zeitung appelle les dirigeants à « se consacrer à bien gouverner plutôt qu'à dresser des groupes sociaux les uns contre les autres » et qualifie Merz de « kanclerz przejściowy » (chancelier de transition). Gazeta Prawna avait souligné en amont que ce scrutin, deux semaines après la défaite de la CDU en Saxe-Anhalt (43,8 % pour l'AfD le 6 septembre), pouvait peser sur la confiance envers le chancelier.
Le site 24 Notícias rappelle qu'environ 2,5 millions d'électeurs étaient inscrits à Berlin et près de 1,3 million en Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, une région rurale de l'ex-Allemagne de l'Est, seize mois seulement après l'arrivée au pouvoir de Merz. Le même média note que la popularité personnelle du chancelier avait déjà chuté de 10 %, sur fond de croissance économique en panne et de promesses fiscales non tenues.
Le SAPO rappelle enfin que Merz avait déjà résisté aux appels à la démission après la percée de l'AfD en Saxe-Anhalt, deux semaines plus tôt, et qu'il avait promis d'aller « au bout des quatre ans » de son mandat. Pour les rédactions lisboètes, l'événement dépasse la seule politique intérieure allemande : c'est la solidité même de la coalition Merz qui est mise en cause, avec des répercussions possibles sur la capacité de Berlin à peser dans l'Union européenne.
Le vice-chancelier social-démocrate Lars Klingbeil admet une défaite de communication : « nous n'avons pas réussi à expliquer les réformes de façon à ce que les gens voient que les choses changent », dit-il, regrettant qu'« à Berlin, on n'ait souvent parlé que de coupes budgétaires ». Merz, lui, promet de rester en poste pour mener à bien son « paquet de réformes économiques et sociales ».
Le récit serbe insiste peu sur le détail du scrutin berlinois, où la Gauche devançait la CDU dans les sondages avant le vote, préférant la lecture d'un basculement historique côté est-allemand : la CDU y frôlerait son pire résultat régional depuis sa fondation. Blic rappelle que ce double scrutin survient deux semaines à peine après la « victoire choc » de l'AfD en Saxe-Anhalt, décrite par Angela Merkel elle-même comme un séisme, et que Berlin comme le Mecklembourg avaient déjà vu Merz affaibli par les percées du parti d'extrême droite en Basse-Saxe. Pour la presse serbe, l'enjeu dépasse la seule Allemagne : c'est la crédibilité du cordon sanitaire européen contre l'extrême droite qui vacille, à quelques semaines d'autres échéances électorales sur le continent.
Le chancelier, cité par RT, a qualifié le résultat mecklembourgeois de « désastre » tout en annonçant qu'il resterait à son poste. Un sondage Forsa relayé par TASS ne lui accorde plus que 10 % d'opinions favorables.
La presse russe met en regard un second dossier germanique du même week-end : l'élection du général allemand Carsten Breuer à la présidence du comité militaire de l'OTAN, présentée par RT comme la reconnaissance des « nombreuses mesures prises par l'Allemagne pour renforcer l'Alliance », selon le ministre de la Défense Boris Pistorius. Berlin, premier budget militaire d'Europe avec environ 125 milliards d'euros, poursuit son réarmement engagé depuis le « Zeitenwende » de 2022, justifié par la nécessité de dissuader la Russie. Meduza relève de son côté que la percée de l'AfD survient deux semaines après sa victoire en Saxe-Anhalt et que la CDU perd 7,8 points par rapport au précédent scrutin régional.
Pour la couverture russe, le contraste est net : un chancelier affaibli, une CDU historiquement écartée d'un Land, et une force politique en position de gouverner qui prône ouvertement la levée des sanctions et l'arrêt de l'aide militaire à l'Ukraine, quand la gauche radicale s'installe en tête à Berlin.
Les journaux suédois insistent sur la fragilité personnelle de Merz, chancelier jamais ministre auparavant et longtemps employé par des sociétés d'investissement américaines — une trajectoire qui, selon DN, « alltmer verkar ligga honom i fatet ». Il promet malgré tout de poursuivre les réformes « med stadga, uthållighet och tålamod », après avoir déjà annoncé, avant le vote, une baisse du prix de l'essence pour tenter de regagner des électeurs.
La lecture suédoise reste centrée sur l'implosion interne de la démocratie chrétienne allemande plus que sur le programme de l'AfD elle-même, articulant crise personnelle du chancelier et recomposition politique à l'Est comme à Berlin.
Le site Bianet relève que la percée de l'AfD, confirmée dans un troisième Land en deux semaines après la Saxe-Anhalt (43,8 % le 6 septembre), inquiète les Turcs et les autres minorités d'Allemagne. Le chancelier Friedrich Merz a qualifié le résultat de « felaket » (catastrophe) tout en annonçant son maintien au pouvoir : « Les réformes sont indispensables. J'assume cette responsabilité parce que je veux faire avancer notre pays », a-t-il déclaré aux journalistes dimanche.
La presse turque souligne aussi la participation, en nette hausse dans les deux Länder par rapport aux scrutins précédents, et l'ampleur du vote de rejet frappant une CDU jusque-là pilier du centre droit allemand. Pour Ankara, le double mouvement, vers l'AfD à l'est, vers Die Linke à Berlin, illustre une polarisation qui touche directement les millions de personnes d'origine turque vivant en Allemagne, premières concernées par le débat migratoire placé par l'AfD au centre de sa campagne.
Pour la presse ukrainienne, l'enjeu immédiat n'est donc pas tant la progression de l'extrême droite, déjà documentée depuis la Saxe-Anhalt, que la question de la survie politique de Friedrich Merz à la tête de son parti et du gouvernement fédéral. Les dépêches consultées s'attardent peu sur les scénarios de coalition à Schwerin ou à Berlin, et ne développent pas les positions de l'AfD sur la Russie ou l'aide militaire à l'Ukraine, sujets pourtant sensibles à Kyiv. Le récit reste concentré sur le duel interne allemand : un chancelier qui encaisse, un parti historique qui recule, une extrême droite qui confirme sa progression.
Sur le sort de l'AfD, les deux titres soulignent une limite structurelle : arrivée en tête en Mecklembourg-Poméranie, la formation ne dispose d'aucune voie réaliste vers le pouvoir, les autres partis refusant toute coalition avec elle. The Independent rappelle que le gouverneur sortant du Land, centriste de gauche, oppose une résistance plus solide que celle rencontrée par la CDU en Saxe-Anhalt.
Pour la presse britannique, l'enjeu dépasse l'Allemagne : c'est la capacité de Merz à tenir son cap réformateur pour la première économie européenne qui est en cause, alors que son autorité s'érode scrutin après scrutin.
La presse américaine insiste sur la portée historique de l'exclusion : selon Bloomberg, la CDU est en passe d'être expulsée d'une assemblée régionale pour la première fois de son histoire d'après-guerre. ABC News rappelle que l'AfD, qualifiée de parti anti-immigration et pro-russe, a manqué de peu la majorité en Saxe-Anhalt et dispose désormais de sa meilleure chance de former le premier gouvernement régional d'extrême droite depuis la Seconde Guerre mondiale — bien que Leif Erik Holm, sa tête de liste, ait lui-même jugé une participation gouvernementale improbable.
À Berlin, les médias américains notent la percée inverse de Die Linke, créditée de 24,5 % contre 20 % à la CDU selon ARD, et rapportent le mot de sa tête de liste Elif Eralp, fille de migrants turcs : « Dans notre ville, l'amour et la justice ont triomphé sur la haine. » CBS et NPR relient ce résultat au sentiment, partagé par de nombreux Allemands, que le pays avait cru son immunité au nationalisme acquise depuis la confrontation historique avec le passé nazi.
Ce que Washington retient surtout : la capacité de Merz à tenir son cap réformateur reste ouverte, mais sa marge de manœuvre politique s'est encore réduite deux semaines après un premier avertissement électoral.