ANGLE DOMINANT
Brasília retient d'abord le sort politique de Friedrich Merz, exclu pour la première fois d'un Land, plus que la seule percée de l'AfD
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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En Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, l'AfD obtient environ 38% des voix selon les projections, devançant le SPD de Manuela Schwesig, créditée de 35,5%
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La CDU de Friedrich Merz reste sous la barre des 5% dans ce Land et perd toute représentation parlementaire régionale, une première en 81 ans d'existence du parti
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À Berlin, Die Linke arrive en tête avec environ 25% des voix, devant la CDU (20%) et l'AfD (15%)
ANALYSE
Brasília, 21 septembre 2026. La presse brésilienne a suivi le scrutin régional allemand de dimanche essentiellement sous l'angle du maintien au pouvoir de Friedrich Merz, plus que comme un simple bulletin de santé de l'extrême droite. Selon les articles repris à Brasília, « o nome de Friedrich Merz não estará em nenhuma cédula neste domingo (20), na Alemanha, mas é uma resposta sobre seu futuro como primeiro-ministro que emergirá de duas eleições estaduais », résume Folha de S.Paulo avant le vote, fixant d'emblée le cadre : ce scrutin se lit à Brasília comme un référendum sur le chancelier.
Les chiffres confirment la lecture. En Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, l'AfD obtient environ 38% des voix selon les projections rapportées par G1, devant le SPD de la ministre-présidente sortante Manuela Schwesig, créditée de 35,5%. Mais le fait jugé le plus lourd n'est pas la victoire de l'AfD — déjà acquise deux semaines plus tôt en Saxe-Anhalt, où le parti avait frôlé 44% — c'est l'échec de la CDU de Merz, qui reste sous la barre des 5% et perd toute représentation dans ce parlement régional, une première en 81 ans d'existence du parti.
À Berlin, la presse brésilienne relève que Die Linke arrive en tête avec environ 25% des voix, devant la CDU (20%) ; l'AfD y progresse aussi, à 15%. G1 note que Merz a annulé sa participation à l'Assemblée générale de l'ONU pour convoquer en urgence le comité exécutif de son parti, un geste jugé révélateur de la crise interne.
Le chancelier est cité qualifiant le résultat de « desastre », tout en insistant qu'il reste en poste : « o que precisa ser feito agora exige firmeza, perseverança e paciência », a-t-il déclaré, selon Folha, présentant son programme de réformes comme « antídoto para o veneno autoritário ». Pour Brasília, cette double défaite — face à l'extrême droite en Mecklembourg, face à la gauche radicale à Berlin — nourrit les spéculations sur une sortie anticipée du chancelier, davantage que l'ampleur du vote populiste lui-même.
La couverture rappelle aussi que les réformes économiques de Merz restent bloquées par les tensions avec le partenaire social-démocrate et par les divisions internes à la CDU, dans un contexte d'économie stagnante attribué au manque d'innovation, à la concurrence chinoise et à la flambée des prix de l'énergie liée aux guerres en Ukraine et au Moyen-Orient.
SOURCES (4)
- G1 Globo MundoMOYEN
- Jornal de BrasíliaMOYEN
- Folha MundoMOYEN
