ANGLE DOMINANT
Londres mesure la fragilité de Friedrich Merz, exclu pour la première fois d'un Landtag et visé par des rumeurs de remplacement en cours de mandat, plus que la seule percée de l'AfD.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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En Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, la CDU est passée sous le seuil des 5 %, sa plus mauvaise performance dans un Land depuis la Seconde Guerre mondiale, selon le sondage sortie des urnes cité par The Independent.
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À Berlin, le sondage sortie des urnes d'ARD crédite la CDU de 20 %, derrière Die Linke à 24,5 %, selon The Independent.
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Merz a qualifié le résultat de « disaster » pour son parti tout en annonçant qu'il resterait chancelier, promettant de poursuivre ses réformes, selon la BBC.
ANALYSE
Londres, lundi 21 septembre 2026. La presse britannique retient d'abord la fragilité du chancelier Friedrich Merz, seize mois après son arrivée au pouvoir. Dimanche, deux scrutins régionaux allemands ont confirmé l'érosion de son parti : en Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, la CDU est passée sous le seuil des 5 % nécessaires pour siéger au Landtag, son plus mauvais résultat dans un Land depuis la Seconde Guerre mondiale, selon le sondage sortie des urnes cité par The Independent. L'Alternative pour l'Allemagne (AfD), extrême droite, arrive elle en tête du scrutin, deux semaines après sa large victoire en Saxe-Anhalt, où le score de la CDU avait déjà été divisé par deux.
À Berlin, la BBC et The Independent relèvent un basculement différent : la CDU, donnée seconde avec 20 %, selon le sondage sortie des urnes de la chaîne publique ARD, est devancée par Die Linke, créditée de 24,5 %. La capitale allemande pourrait ainsi perdre son maire conservateur.
Merz a qualifié le résultat de « disaster » pour son parti, tout en écartant toute idée de retrait. « Ce qui doit être fait maintenant exige de la colonne vertébrale, de la constance et de la patience », a-t-il déclaré devant le siège berlinois de la CDU, promettant de poursuivre son paquet de réformes économiques, fiscales et sociales. La BBC rapporte que des rumeurs de « chancellor swap », un remplacement du chancelier en cours de mandat, circulent depuis plusieurs semaines à Berlin, même si ses rivaux internes restent, selon le média Tagesschau cité par la BBC, « encore hésitants ».
Sur le sort de l'AfD, les deux titres soulignent une limite structurelle : arrivée en tête en Mecklembourg-Poméranie, la formation ne dispose d'aucune voie réaliste vers le pouvoir, les autres partis refusant toute coalition avec elle. The Independent rappelle que le gouverneur sortant du Land, centriste de gauche, oppose une résistance plus solide que celle rencontrée par la CDU en Saxe-Anhalt.
Pour la presse britannique, l'enjeu dépasse l'Allemagne : c'est la capacité de Merz à tenir son cap réformateur pour la première économie européenne qui est en cause, alors que son autorité s'érode scrutin après scrutin.
SOURCES (2)
- The IndependentMOYEN
