ANGLE DOMINANT
Oslo retient surtout l'effondrement historique de la CDU et le maintien en poste de Friedrich Merz, plus que la percée de l'AfD déjà vue en Saxe-Anhalt deux semaines plus tôt, tandis que les arithmétiques de coalition se dessinent à Schwerin et à Berlin.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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La CDU tombe à 4,9 % en Mecklembourg-Poméranie, contre 13,3 % en 2021 — sa première exclusion d'un Landtag et son pire score depuis les 9 % de Brême en 1951.
- 02
L'AfD obtient 32 des 71 sièges avec un score plus que doublé par rapport à 2021 (16,7 %), mais les autres partis excluent toute coalition avec elle, selon Aftenposten.
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À Berlin, Die Linke arrive en tête avec 25,7 % des voix, un record, et sa tête de liste Elif Eralp pourrait devenir la première bourgmestre du parti, selon VG.
ANALYSE
Oslo, 21 septembre 2026. La presse norvégienne retient d'abord la survie politique de Friedrich Merz. Selon VG, le chancelier a qualifié le résultat de « catastrophe » pour son parti sans annoncer sa démission, promettant de faire preuve de « colonne vertébrale, de fermeté et de patience » à la tête de la CDU et du pays. En Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, la CDU tombe à 4,9 % des voix, contre 13,3 % en 2021 : elle échoue pour la première fois de son histoire à franchir le seuil de 5 % lors d'une élection régionale, européenne ou fédérale, effaçant son précédent pire score, 9 % à Brême en 1951. Le parti reste hors du parlement régional.
L'AfD, elle, a plus que doublé son score par rapport à 2021 (16,7 %) et obtient 32 des 71 sièges, selon le dépouillement rapporté par VG. Le SPD arrive deuxième avec 35,5 % et 29 sièges ; Die Linke et les Verts se partagent cinq sièges chacun. L'alliance de Sahra Wagenknecht (BSW) échoue aussi sous la barre des 5 %, avec 4,8 %.
Aftenposten souligne que les autres partis excluent toute coopération avec l'AfD, qui devrait donc rester hors du gouvernement régional malgré sa victoire en voix. Le SPD pourrait continuer à diriger le Land en intégrant les Verts à sa coalition actuelle avec Die Linke. Le résultat reste provisoire : la commission électorale doit l'homologuer le 30 septembre.
À Berlin, où la CDU recule également, Die Linke arrive en tête avec un score record de 25,7 %, devant la CDU (18,8 %) et l'AfD (16,3 %). Les Verts recueillent 14,3 % et le SPD seulement 12,1 %, son pire résultat régional dans la capitale. La coalition sortante CDU-SPD perd sa majorité, ouvrant la voie à une alliance Die Linke-Verts-SPD ; la tête de liste de Die Linke, l'avocate Elif Eralp, pourrait devenir la première bourgmestre issue de ce parti.
Pour la presse d'Oslo, l'événement à retenir n'est donc pas tant la poussée de l'AfD, déjà documentée deux semaines plus tôt en Saxe-Anhalt, que l'effondrement inédit de la CDU et le maintien en poste de Merz malgré ce constat qu'il qualifie lui-même de catastrophique. Les arithmétiques de coalition à Schwerin comme à Berlin dessinent, selon Aftenposten et VG, un paysage où l'extrême droite gagne des voix sans gagner le pouvoir exécutif, faute de partenaires.
