ANGLE DOMINANT
Copenhague mesure la chute de la CDU sous la barre des 5 % comme une fracture inédite dans l'histoire du parti, et scrute la détermination de Friedrich Merz à rester en poste malgré ce qu'il qualifie lui-même de catastrophe.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Selon Berlingske, la CDU a recueilli 4,9 % des voix en Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, sous le seuil des 5 %, contre environ 37 % pour l'AfD et 35 % pour le SPD.
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DR Nyheder rapporte un recul de 7,9 points pour la CDU selon l'estimation d'ARD, et cite Friedrich Merz qualifiant le résultat de « catastrophe » tout en excluant toute démission.
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Berlingske cite la ministre-présidente sociale-démocrate Manuela Schwesig accusant l'AfD de « créer une peur généralisée avec des propos sur la remigration ».
ANALYSE
Copenhague, lundi 21 septembre 2026. La presse danoise revient sur le double scrutin régional allemand de dimanche avec un constat unanime : le parti du chancelier Friedrich Merz vit son pire revers électoral depuis 1949. Selon Berlingske, la CDU a recueilli 4,9 % des voix en Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, sous le seuil des 5 % qui conditionne l'entrée au parlement régional, tandis que l'Alternative für Deutschland (AfD) arrive en tête avec environ 37 % des suffrages, devançant le parti social-démocrate SPD, crédité d'environ 35 %. À Berlin, où un second scrutin se tenait le même jour, Die Linke devance la CDU, créditée d'environ 19 %, l'AfD progressant à 16 %.
Berlingske rappelle que le précédent le plus proche remonte à deux semaines, lorsque l'AfD avait obtenu près de 44 % en Saxe-Anhalt, contre seulement 17,2 % pour la CDU. Le média souligne aussi que d'autres partis allemands continuent d'opposer à l'AfD ce qu'ils appellent un « mur pare-feu » (brandmur), refusant toute coalition avec elle, aussi bien à l'échelon local que national, malgré la percée du parti.
Le même quotidien rapporte que la ministre-présidente sociale-démocrate Manuela Schwesig, qui tente de contenir la progression de l'extrême droite dans son propre Land, accuse l'AfD de « créer une peur généralisée avec des propos sur la remigration et les travailleurs d'origines culturelles diverses ». Elle ajoute, citée par Reuters lors d'un débat télévisé : « Je trouve terrible que des gens qui travaillent ici, qui contribuent et paient leurs impôts et leurs cotisations sociales, aient peur et ne se sentent pas en sécurité. »
Face à un sondage de sortie des urnes que DR Nyheder qualifie de « choquant », avec un recul de 7,9 points pour la CDU selon l'estimation d'ARD, Friedrich Merz a lui-même parlé de « catastrophe », mais a écarté toute idée de démission et entend poursuivre ses réformes. Politiken évoque de son côté une soirée électorale « extrême », rappelant que le Mecklembourg-Poméranie est la région d'origine de l'ex-chancelière Angela Merkel, ce qui accentue, pour la presse danoise, le symbole de l'échec de la CDU sur cette terre historique du parti fondateur. La petite population du Land, environ 1,6 million d'habitants selon Berlingske, n'a pas empêché le scrutin de résonner bien au-delà de ses frontières régionales.
