ANGLE DOMINANT
La Haye décrypte la débâcle électorale de la CDU comme le prix des réformes des retraites de Friedrich Merz, tandis qu'une coalition de gauche se dessine à Berlin comme à Schwerin.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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En Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, l'AfD devient premier parti avec environ 37 % selon les premières estimations d'ARD, devant la SPD (35,5 %), tandis que la CDU tombe sous le seuil de 5 % pour la première fois de son histoire dans un Land.
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À Berlin, Die Linke obtient 24,5 % des voix, portée notamment par d'anciens abstentionnistes, devant une CDU en recul de 8,2 points à environ 20 % ; l'AfD y atteint environ 16 %, son meilleur score jamais enregistré dans la capitale.
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Friedrich Merz a qualifié le résultat de « catastrophe » dimanche soir tout en excluant sa démission, après un troisième scrutin régional perdu en un mois consécutif à la débâcle de Saxe-Anhalt.
ANALYSE
La Haye, lundi 21 septembre 2026. Pour la presse néerlandaise, le double scrutin régional de dimanche en Allemagne confirme une bascule déjà amorcée début septembre en Saxe-Anhalt. En Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, l'Alternative für Deutschland (AfD) devance la SPD et devient, selon les premières estimations d'ARD relayées par le NRC, le premier parti du Land avec environ 37 % des voix, contre 35,5 % pour les sociaux-démocrates. La CDU du chancelier Friedrich Merz y tombe sous la barre des 5 %, un seuil que le parti n'avait jamais manqué lors d'un scrutin régional depuis sa fondation d'après-guerre — un précédent que le NRC qualifie d'inédit dans l'histoire du parti.
À Berlin, où la campagne s'est jouée surtout sur la crise du logement, Die Linke réalise selon le NRC une percée à 24,5 %, portée en grande partie par d'anciens abstentionnistes, et devance une CDU en recul de 8,2 points à environ 20 %. L'AfD y progresse aussi, jusqu'à environ 16 %, son meilleur score jamais enregistré dans la capitale. De Telegraaf résume la soirée d'un mot : une « nouvelle claque politique » pour l'Allemagne, avec une CDU qui échoue à franchir le seuil électoral à Schwerin pendant que Die Linke détrône la CDU dans la capitale fédérale.
Le NRC consacre une analyse à la position de Friedrich Merz, fragilisée par trois scrutins régionaux perdus en un mois, après la débâcle de Saxe-Anhalt début septembre où la CDU avait déjà été réduite de moitié. Le chancelier a lui-même qualifié le résultat de « catastrophe » dimanche soir, tout en écartant toute idée de démission et en annonçant qu'il maintenait son cap réformateur. Le quotidien note que la réforme impopulaire des retraites portée par Merz a constitué un thème central de la campagne en Mecklembourg-Poméranie, où SPD et AfD ont mené campagne contre elle depuis Berlin. Merz a répondu que la réponse à la montée de partis qu'il juge autoritaires consistait à préparer le pays à l'avenir plutôt qu'à céder sur ses réformes.
Pour la presse néerlandaise, l'enjeu immédiat se déplace désormais vers la formation des exécutifs régionaux : une coalition de gauche associant Die Linke, les Verts et le SPD apparaît possible à Berlin, tandis qu'à Schwerin la configuration de gouvernement reste incertaine sans la CDU, absente du futur parlement régional.
SOURCES (2)
- De TelegraafMOYEN
- NRCMOYEN
