ANGLE DOMINANT
Kyiv retient d'abord le vertige interne de Berlin : pour la presse ukrainienne, l'exclusion inédite de la CDU du Landtag de Mecklembourg-Poméranie et le maintien contesté de Friedrich Merz au pouvoir pèsent, dans l'immédiat, plus lourd que la percée de l'AfD elle-même.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
- 01
La CDU de Friedrich Merz obtient 4,9% en Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, sous le seuil des 5%, et sera exclue du Landtag pour la première fois de son histoire selon les résultats officiels préliminaires cités par NV Ukraine.
- 02
Deux semaines plus tôt, en Saxe-Anhalt, l'AfD avait recueilli 43,8% des voix avec un record de participation, rappelle Kyiv Post.
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Friedrich Merz qualifie le résultat de « catastrophe » mais annonce son intention de rester en poste et de poursuivre ses réformes, selon NV Ukraine.
ANALYSE
Kyiv, 21 septembre 2026. Les rédactions ukrainiennes ouvrent leurs éditions du dimanche sur un chiffre inédit dans l'histoire de la République fédérale : la CDU de Friedrich Merz, avec seulement 4,9% des voix en Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, échoue sous le seuil des 5% et se retrouve, pour la première fois de son histoire, exclue d'un Landtag. Kyiv Post rappelle que le même dimanche, à Berlin, les chrétiens-démocrates se battaient aussi pour conserver la capitale, deux scrutins présentés comme un test à haut risque pour le chancelier. NV Ukraine consacre sa dépêche à ce constat brut : « le parti du chancelier allemand Friedrich Merz, la CDU, n'a pas franchi la barre des 5% et sera exclu du parlement régional du Mecklembourg-Poméranie-Occidentale », selon les résultats officiels préliminaires cités par l'agence.
Le même média rapporte la réaction du chancelier, qui qualifie ce revers de « catastrophe » tout en annonçant son intention de rester en poste et de poursuivre ses réformes. Cette double séquence, l'aveu de défaite puis le refus de céder, structure le récit ukrainien : Merz apparaît affaibli, mais pas renversé.
Kyiv Post replace le scrutin dans une trajectoire déjà entamée : deux semaines plus tôt, dans un autre Land est-allemand, la Saxe-Anhalt, l'AfD avait recueilli 43,8% des voix, un record de participation à l'appui. Le correspondant décrit aussi la mobilisation venue contrer cette dynamique à Schwerin : un bus baptisé « Adenauer SPR+ », des pancartes proclamant que le racisme n'est pas une alternative, d'autres plus directes contre l'AfD. Face à cette poussée, la sociale-démocrate Manuela Schwesig, 52 ans, qui dirige le Land depuis près d'une décennie, apparaît comme le dernier rempart local.
Pour la presse ukrainienne, l'enjeu immédiat n'est donc pas tant la progression de l'extrême droite, déjà documentée depuis la Saxe-Anhalt, que la question de la survie politique de Friedrich Merz à la tête de son parti et du gouvernement fédéral. Les dépêches consultées s'attardent peu sur les scénarios de coalition à Schwerin ou à Berlin, et ne développent pas les positions de l'AfD sur la Russie ou l'aide militaire à l'Ukraine, sujets pourtant sensibles à Kyiv. Le récit reste concentré sur le duel interne allemand : un chancelier qui encaisse, un parti historique qui recule, une extrême droite qui confirme sa progression.
SOURCES (2)
- Kyiv PostMOYEN
- NV UkraineMOYEN
