
32 perspectives, chacune dans la voix de la presse de son pays.
Dhaka mesure la portée économique du grand écart de Trump à l'ONU : la promesse de réouverture du détroit d'Ormuz pèse plus, pour une économie importatrice de pétrole, que la menace d'« anéantir » l'Iran.
2 sources
Bruxelles décèle dans la volte-face de Trump entre menace d'anéantissement et reprise du dialogue avec Téhéran la preuve d'une diplomatie américaine erratique, ménageant des régimes autoritaires tout en brandissant l'anéantissement d'un État membre de l'ONU.
3 sources
Brasília interprète la séquence menace-puis-dialogue de Trump sur l'Iran comme un calcul électoral, notant qu'il renvoie tout accord aux midterms de novembre pendant que Lula et lui portent leurs campagnes respectives à la même tribune onusienne.
4 sources
Ottawa dissocie la menace lancée contre l'Iran de la manœuvre diplomatique qui l'a suivie, et retient surtout que son propre premier ministre défendait le multilatéralisme à la tribune même que Trump cherche à affaiblir.
5 sources
Pékin scrute la chute du trafic dans le détroit d'Ormuz plus que la rhétorique de tribune, y voyant l'indicateur concret de l'issue des tractations entre Washington et Téhéran.
2 sources
Berlin décrypte le double discours de Trump comme un calcul électoral : menacer l'Iran d'« enfer » à la tribune de l'ONU tout en renvoyant tout accord après les midterms du 3 novembre, alors que sa cote de confiance est au plus bas.
3 sources
Jérusalem retient surtout l'absence : pendant que Washington menace d'« anéantir » l'Iran puis renoue avec Téhéran, Netanyahu n'aura à l'ONU ni tête-à-tête avec Trump ni étape texane avec Elon Musk.
2 sources
Mexico distingue la charge portée contre les cartels du volet iranien du discours de Trump à l'ONU, et confie au Sénat le soin d'en relativiser la portée.
4 sources
Buenos Aires dissocie la rhétorique de tribune du calcul des marchés : la presse argentine retient surtout le recul du baril après l'annonce d'une rencontre américano-iranienne à New York.
2 sources
Canberra décrypte le report d'un accord iranien après les midterms comme un calcul électoral assumé par Washington, au moment même où Trump rejette le pacte mondial sur l'intelligence artificielle que l'Australie vient de cosigner.
6 sources
Quito retient de la tribune new-yorkaise moins la menace visant Téhéran que l'avertissement lancé à l'Amérique latine, une région dont l'Équateur fait partie et que Washington replace ouvertement dans son viseur militaire.
2 sources
Madrid questionne la crédibilité de la menace d'« anéantissement », quand Pedro Sánchez juge le discours de Trump « non étayé par des faits et des données » et esquive sa réception à l'ONU.
5 sources
Helsinki mesure l'écart entre la menace d'«anéantir» l'Iran lancée à l'ONU et un calcul militaire finlandais dont la presse locale retrace les coulisses : une frappe préparée contre les houthis au Yémen, suspendue au dernier moment.
2 sources
Paris décrypte un calendrier avant tout électoral : la menace lancée à l'Iran renvoie tout accord après les midterms de novembre, un délai que la presse française lit comme le signe d'une présidence affaiblie dans l'opinion.
5 sources
Jakarta mesure d'abord la menace d'« anéantir » l'Iran lancée par Trump à l'ONU, avant la reprise annoncée du dialogue avec Téhéran.
2 sources
New Delhi décrypte le grand écart entre la menace d'anéantissement lancée à la tribune de l'ONU et l'ouverture, dans la foulée, à une rencontre avec les responsables iraniens à New York.
2 sources
Téhéran dénonce la menace de Trump comme un aveu de « désespoir stratégique » américain, tout en confirmant la reprise des pourparlers sur le détroit d'Ormuz et en avertissant de frappes plus dures en cas d'agression.
2 sources
Rome retient surtout la dimension électorale du discours de Trump, où l'ultimatum lancé à l'Iran sert de toile de fond à une promesse d'accord repoussée après les midterms.
2 sources
Séoul retient d'abord l'absence de toute mention nord-coréenne dans le discours de Trump à l'ONU, et lit l'horloge des midterms de novembre comme le vrai déterminant du tempo, aussi bien pour l'Iran que pour ses propres négociations d'investissement de 200 milliards de dollars.
3 sources
Vilnius mesure la séquence à l'aune du baril : la promesse d'un dialogue Washington-Téhéran fait reculer le Brent sous les 100 dollars, davantage que la menace d'« anéantir » l'Iran prononcée à l'ONU.
2 sources
Katmandou retient surtout le repli du brut à l'annonce des pourparlers, plus lourd pour son économie importatrice que la menace verbale visant Téhéran.
2 sources
Lima mesure le repli du pétrole après l'annonce d'une rencontre américano-iranienne à New York, plus qu'elle ne s'attarde sur la menace d'« anéantir » l'Iran lancée par Trump à la tribune de l'ONU.
3 sources
Islamabad mesure d'un même souffle la flatterie et le risque : Donald Trump a salué le Premier ministre Shehbaz Sharif comme un « homme formidable » à la tribune de l'ONU, juste avant de menacer d'« anéantir » l'Iran, voisin direct du Pakistan par le Baloutchistan.
4 sources
Doha avertit que le Golfe vit l'une de ses phases les plus dangereuses depuis le début de la guerre américano-israélienne contre l'Iran, tout en saluant la reprise du dialogue annoncée par Washington.
2 sources
Moscou décrypte le grand écart entre la menace d'« anéantissement » lancée par Trump à la tribune de l'ONU et l'aveu, le jour même, qu'aucun accord avec Téhéran n'est attendu avant les élections de mi-mandat américaines, une séquence lue comme calibrée d'abord pour l'opinion intérieure.
2 sources
Stockholm décrypte le report du « grand décision » sur l'Iran comme un calcul électoral, la presse suédoise reliant l'ultimatum de la tribune onusienne au mellanårsval de novembre qui fragilise le camp républicain de Trump.
3 sources
Ankara dissocie la menace d'anéantissement lancée à la tribune de l'ONU de la percée diplomatique qui a suivi : la presse turque retient surtout les conditions posées par Téhéran pour rouvrir le détroit d'Ormuz.
2 sources
Kyiv retient de la séquence menace-puis-dialogue avec l'Iran un schéma qu'elle espère voir se répéter sur son propre dossier russe, porté par les mêmes émissaires Witkoff et Kushner.
2 sources
Londres décrypte la menace d'« anéantissement » lancée par Trump à l'ONU comme un discours pensé pour les midterms plus que pour Téhéran, la presse britannique soulignant que l'accord promis n'est attendu qu'après le vote de novembre.
4 sources
Washington mesure ce double message à l'aune du calendrier électoral : la menace d'« anéantir » l'Iran cède la place, en quelques minutes, à l'annonce d'un accord repoussé après les midterms du 3 novembre.
3 sources
Caracas mesure le mot « anéantir » à l'aune de son propre sort : quelques mois après avoir revendiqué la capture militaire de Nicolás Maduro, Washington brandit la même détermination face à l'Iran, avertissement que le Venezuela lit comme valable pour toute l'Amérique latine.
3 sources
Pretoria décrypte le grand écart entre la menace d'« anéantir » l'Iran lancée à la tribune de l'ONU et la reprise du dialogue annoncée dans la foulée, ainsi que le départ de la délégation iranienne pendant le discours.
3 sources
Points communs et différences de traitement dans les médias analysés.
Devant l'Assemblée générale des Nations unies mardi, Donald Trump a déclaré devoir choisir entre un accord mettant fin à la guerre avec l'Iran et l'anéantissement de la République islamique, qu'il a présenté comme une décision lui revenant.
Quelques minutes après son discours, Trump a annoncé qu'une rencontre de trois heures s'était tenue à New York entre des représentants américains, menés par Steve Witkoff et Jared Kushner, et des responsables iraniens, qu'il a qualifiée de « très bonne » et « très productive », avec une nouvelle séance en préparation.
Une large partie de la couverture présente la rencontre de New York comme un fait acquis et positif, tandis qu'une autre la décrit comme non formellement confirmée ou sans effet sur des négociations qu'elle dit à l'arrêt.
Couvertures qui vont dans ce sens
Couvertures qui divergent
La bascule entre menace et dialogue est qualifiée de « désespoir stratégique » américain par l'état-major iranien, tandis qu'une partie de la presse occidentale et russe y voit un calcul lié aux élections de mi-mandat de novembre.
Couvertures qui vont dans ce sens
Couvertures qui divergent
Une partie de la couverture met en avant les conditions de désescalade évoquées lors des pourparlers, dont la réouverture du détroit d'Ormuz, tandis qu'une autre relaie la mise en garde des forces armées iraniennes annonçant des frappes plus dures en cas d'agression.
Couvertures qui vont dans ce sens
Couvertures qui divergent
Ce regroupement décrit les publications analysées, pas la position des habitants de ces pays ni celle de leurs gouvernements.
ANGLE DOMINANT
Dhaka mesure la portée économique du grand écart de Trump à l'ONU : la promesse de réouverture du détroit d'Ormuz pèse plus, pour une économie importatrice de pétrole, que la menace d'« anéantir » l'Iran.
POINTS CLES
ANALYSE
Dhaka, mercredi 23 septembre 2026. Pour la presse bangladaise, le sommet de l'ONU s'est joué en deux temps opposés, et c'est cet écart que Dhaka retient d'abord. Devant l'Assemblée générale, Donald Trump a présenté sa décision sur l'Iran comme personnelle : « J'ai une grande décision à prendre : un accord sera-t-il conclu avec l'Iran qui lui permette de se reconstruire et de créer un pays bien plus grand ? Ou est-ce que j'anéantis la République islamique... et je les conduis en enfer sans aucune chance de survie ? » Selon TBS Top News et The Daily Star, la quasi-totalité de la délégation iranienne a quitté la salle dès les premières minutes du discours ; la délégation cubaine a fait de même après que Trump a qualifié Cuba d'État défaillant et promis que la liberté y viendrait.
Quelques minutes plus tard, Trump annonçait la reprise du dialogue : des représentants américains, Steve Witkoff et Jared Kushner, et le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi ont tenu à New York une rencontre de trois heures qualifiée de « très bonne » et « très productive », avec une nouvelle séance déjà programmée. Trump a lié tout accord au calendrier électoral américain : « Je crois qu'on fera un accord juste après l'élection, ça n'a pas de sens pour eux de ne pas le faire. Ils attendent de voir comment je m'en sors aux midterms. »
C'est la dimension économique de ce bras de fer qui retient l'attention à Dhaka, économie importatrice d'énergie exposée à toute fermeture du détroit d'Ormuz. The Daily Star rappelle que la guerre engagée par Washington contre Téhéran a « provoqué de vastes dommages économiques » via ce détroit. Un haut responsable iranien a indiqué que Téhéran pourrait le rouvrir aux navires du Golfe « dans un délai de sept jours » si Washington levait la pression militaire et le blocus imposé aux ports iraniens, proposition transmise via des médiateurs. Le secrétaire d'État Marco Rubio a dit les États-Unis « ouverts à parler avec les Iraniens ».
Autre fil suivi par les titres bangladais : un fact-check de CNN, relayé par TBS, relève plusieurs affirmations « inexactes ou largement exagérées » de Trump devant l'Assemblée, notamment sur huit guerres qu'il dit avoir réglées alors que deux d'entre elles n'ont jamais eu ce statut. Un sondage Reuters/Ipsos cité par TBS situe sa cote de popularité à un plancher historique de 32 %.
ANGLE DOMINANT
Bruxelles décèle dans la volte-face de Trump entre menace d'anéantissement et reprise du dialogue avec Téhéran la preuve d'une diplomatie américaine erratique, ménageant des régimes autoritaires tout en brandissant l'anéantissement d'un État membre de l'ONU.
POINTS CLES
ANALYSE
Bruxelles, 23 septembre 2026. À la tribune des Nations unies, mardi, Donald Trump a résumé son dilemme sur l'Iran en une question restée dans les mémoires : « Est-ce que je les envoie en enfer ? » Il y présentait comme sien le choix entre un accord et l'anéantissement de la République islamique. Quelques minutes plus tard, il annonçait la reprise du dialogue avec Téhéran, révélée lors d'un point presse aux côtés du président ukrainien Volodymyr Zelensky. La presse belge retient d'abord ce grand écart. La Libre Belgique, dans un éditorial au ton sévère, y voit « un constat d'échec » : sept mois après le déclenchement de la guerre contre l'Iran, Washington en est réduit à espérer rétablir la situation antérieure, un détroit d'Ormuz « ouvert sans entrave à la navigation ». L'éditorialiste parle d'un fiasco retentissant « face à une puissance somme toute moyenne » et d'une économie mondiale « plongée dans le chaos ».
Sur le fond des discussions, La Libre rapporte que la rencontre à New York a duré trois heures, menée côté américain par Steve Witkoff — « je me sens très bien », a-t-il dit — et Jared Kushner, tous deux déjà présents lors des pourparlers interrompus en juin. Une nouvelle séance est annoncée « dans un futur très proche ». La DH note que, selon la télévision d'État iranienne Irib, Téhéran a communiqué lors de ces échanges ses conditions pour une réouverture du détroit stratégique, et que Trump lie désormais tout accord au calendrier électoral : un compromis serait envisageable après les élections de mi-mandat de novembre, où son parti risque de perdre le Congrès en raison du prix élevé des carburants.
ANGLE DOMINANT
Brasília interprète la séquence menace-puis-dialogue de Trump sur l'Iran comme un calcul électoral, notant qu'il renvoie tout accord aux midterms de novembre pendant que Lula et lui portent leurs campagnes respectives à la même tribune onusienne.
POINTS CLES
ANALYSE
Brasília, 23 septembre 2026. La presse brésilienne lit le discours de Donald Trump devant l'Assemblée générale de l'ONU, mardi 22 septembre à New York, à travers un prisme électoral plutôt que strictement diplomatique. Le président américain y a dit avoir une « grande décision » à prendre : conclure un accord avec l'Iran ou « anéantir la République islamique et l'envoyer en enfer », avant d'ajouter, selon G1, qu'il tenterait de « conclure un accord juste après les élections ». Quelques heures plus tard, il a annoncé qu'une délégation américaine et une délégation iranienne avaient tenu à New York une rencontre de trois heures qu'il a qualifiée de « très bonne », en promettant une nouvelle séance « dans un futur très proche ».
Pour les médias brésiliens, cette bascule menace-puis-dialogue s'inscrit d'abord dans le calendrier électoral américain, celui des midterms du 3 novembre. Le Jornal de Brasília rappelle que Trump affronte, à la veille du scrutin, une impopularité croissante liée au coût de la vie, tandis que Folha souligne qu'il a mentionné Joe Biden près de 900 fois cette année selon un décompte Reuters, en moyenne trois fois par jour, une tactique qu'un stratège républicain cité par le journal attribue à la volonté de garder l'opinion concentrée sur l'ancien président plutôt que sur ses propres difficultés.
ANGLE DOMINANT
Ottawa dissocie la menace lancée contre l'Iran de la manœuvre diplomatique qui l'a suivie, et retient surtout que son propre premier ministre défendait le multilatéralisme à la tribune même que Trump cherche à affaiblir.
POINTS CLES
ANALYSE
Ottawa, 23 septembre 2026. Devant l'Assemblée générale des Nations unies mardi, Donald Trump a averti qu'il devrait « décider » entre un accord laissant l'Iran « se reconstruire en un pays bien plus grand », ou « anéantir la République islamique » et « les précipiter en enfer sans aucune chance de survie ». Il a dit croire qu'un accord viendrait « juste après l'élection » de mi-mandat de novembre, répétant sa promesse que l'Iran « n'aura jamais d'arme nucléaire » et évoquant une réalité que « trop de gens ont préféré ignorer ». Le National Post note que pendant ce passage, « tous les membres de la délégation iranienne sauf un » ont quitté la salle. Minutes plus tard, Trump a révélé que des représentants américains et iraniens s'étaient rencontrés trois heures à New York — le ministre iranien Abbas Araghchi face à l'émissaire Steve Witkoff et au gendre présidentiel Jared Kushner —, qualifiant l'échange de réunion « très bonne, très productive », avec une autre « prévue très prochainement ».
La couverture canadienne isole un autre fil : ce même jour, à cette même tribune, le premier ministre Mark Carney assistait à l'ouverture d'une Assemblée générale dont Trump cherche depuis des mois à affaiblir les institutions — financement retenu, retrait de l'OMS et de l'UNESCO. Depuis un an, rapporte Global News, Carney sillonne le monde pour défendre un multilatéralisme fondé sur des « intérêts partagés, et parfois des valeurs partagées, plutôt que des institutions partagées », cherchant un pont entre l'Union européenne et le bloc CPTPP face à la coercition économique de Washington et Pékin. Ursula von der Leyen ayant évoqué un statut de « membre associé » pour le Canada, Trump a jugé la perspective « hostile ».
ANGLE DOMINANT
Pékin scrute la chute du trafic dans le détroit d'Ormuz plus que la rhétorique de tribune, y voyant l'indicateur concret de l'issue des tractations entre Washington et Téhéran.
POINTS CLES
ANALYSE
Pékin, 23 septembre 2026. Devant l'Assemblée générale des Nations unies, mardi, Donald Trump a de nouveau justifié sa guerre contre l'Iran, affirmant avoir empêché Téhéran d'obtenir l'arme nucléaire et avertissant qu'il pourrait « anéantir la République islamique » si aucun accord n'était trouvé pour mettre fin au conflit. « Je ne permettrai jamais à l'Iran d'avoir l'arme nucléaire », a-t-il déclaré à la 81e session de l'Assemblée générale, qualifiant Téhéran de « brute du Moyen-Orient » qui « ne l'est plus ». La délégation iranienne a quitté la salle dans les dix minutes suivant le discours ; le président Masoud Pezeshkian et le chef de la diplomatie Abbas Araghchi, présents à New York pour la session, n'y ont pas assisté.
Quelques heures plus tard, Trump a annoncé que ses envoyés spéciaux, Steve Witkoff et Jared Kushner, avaient tenu une rencontre de trois heures avec des responsables iraniens en marge du débat général de l'ONU. « Ce fut une très bonne réunion », a-t-il dit aux journalistes, ajoutant : « c'est soit la grandeur potentielle, soit l'anéantissement, il y a deux choix ». Il a estimé qu'un accord interviendrait après les élections de mi-mandat du 3 novembre.
Côté iranien, l'agence d'État IRIB, citant une source exclusive, rapporte qu'Araghchi a transmis à la partie américaine, via Witkoff, les « positions décisives » de Téhéran sur la réouverture du détroit d'Ormuz : levée du blocus naval américain, déblocage des avoirs iraniens gelés et fin de la guerre sur tous les fronts régionaux. La société de suivi maritime Kpler a recensé seulement deux navires commerciaux ayant transité par le détroit lundi, contre dix la veille — un signal concret, pour Pékin, plus parlant que la rhétorique de tribune sur cette voie vitale pour les approvisionnements pétroliers mondiaux.
ANGLE DOMINANT
Berlin décrypte le double discours de Trump comme un calcul électoral : menacer l'Iran d'« enfer » à la tribune de l'ONU tout en renvoyant tout accord après les midterms du 3 novembre, alors que sa cote de confiance est au plus bas.
POINTS CLES
ANALYSE
Berlin, 23 septembre 2026. La presse allemande retient d'abord le calendrier électoral américain derrière la double annonce de Donald Trump à la tribune de l'ONU. Devant l'Assemblée générale, mardi, le président américain a de nouveau menacé d'envoyer l'Iran « in die Hölle » — en enfer — faute d'accord, tout en assurant qu'une « très bonne » rencontre de trois heures venait de se tenir à New York entre représentants américains et iraniens, rapporte Tagesschau. Selon la chaîne publique, Trump a déclaré : « Ich glaube, wir werden direkt nach der Wahl eine Einigung erzielen » — je crois que nous parviendrons à un accord juste après l'élection —, renvoyant ainsi toute issue diplomatique après les élections de mi-mandat du 3 novembre, qui renouvelleront la Chambre des représentants et une partie du Sénat.
Handelsblatt souligne le contexte intérieur de cette séquence : un sondage Reuters/Ipsos cité par le quotidien économique montre la cote de confiance de Trump tombée à son plus bas niveau depuis le début de sa carrière politique, dans un climat marqué par des prix de l'essence élevés et impopulaires. Le journal note que Trump a ouvert son discours par un éloge appuyé des États-Unis — « Amerika ist zurück » — avant d'aborder l'Iran, qualifié de « tyran du Moyen-Orient » qui aurait cessé de l'être. Le président américain a réaffirmé : « Je ne laisserai jamais l'Iran posséder une arme nucléaire. »
ANGLE DOMINANT
Jérusalem retient surtout l'absence : pendant que Washington menace d'« anéantir » l'Iran puis renoue avec Téhéran, Netanyahu n'aura à l'ONU ni tête-à-tête avec Trump ni étape texane avec Elon Musk.
POINTS CLES
ANALYSE
Jérusalem, 23 septembre 2026. Devant l'Assemblée générale des Nations unies mardi, Donald Trump a affirmé qu'il lui reviendrait de décider s'il fallait « anéantir » l'Iran faute d'accord mettant fin à la guerre au Moyen-Orient, avant d'annoncer, quelques minutes plus tard, la reprise du dialogue avec Téhéran. Selon lui, des représentants américains et iraniens, menés côté américain par Steve Witkoff et Jared Kushner, ont tenu à New York une rencontre de trois heures qu'il a qualifiée de « très bonne » et « très productive », une nouvelle séance étant en préparation. Un accord, a-t-il estimé, pourrait intervenir après les élections de mi-mandat américaines. Selon Haaretz, ce discours intervient dans le contexte d'une « guerre américano-israélienne contre l'Iran » et d'une instabilité croissante au Moyen-Orient qui devrait marquer les propos de Trump ainsi que ses rencontres avec les dirigeants régionaux.
Deux jours plus tard, jeudi, c'est au tour de Benjamin Netanyahu de s'adresser à l'Assemblée générale, mais dans un format resserré au minimum. Selon le Jerusalem Post, le premier ministre doit arriver à New York jeudi matin, prendre la parole vers 14 heures heure locale (21 heures en Israël), puis repartir vers Israël le jour même, sans probablement passer une nuit sur le sol américain. « Le programme a subi plusieurs changements ces derniers jours », note le journal : Netanyahu devait initialement arriver dès mercredi, avec une étape supplémentaire au Texas où une rencontre avec Elon Musk, assortie d'une possible visite des installations de SpaceX, avait été planifiée. Une équipe israélienne avancée s'était déjà rendue sur place pour préparer cette visite lorsque, le week-end dernier, elle a appris son annulation.
ANGLE DOMINANT
Mexico distingue la charge portée contre les cartels du volet iranien du discours de Trump à l'ONU, et confie au Sénat le soin d'en relativiser la portée.
POINTS CLES
ANALYSE
Mexico, mercredi 23 septembre 2026. Du long discours prononcé mardi par Donald Trump devant l'Assemblée générale des Nations unies, la presse mexicaine retient surtout le passage qui la concerne directement : « México es el epicentro de la violencia de los cárteles ». Le président américain a jugé « inacceptable » que les États-Unis partagent une frontière de 3 200 kilomètres avec un territoire qu'il dit « contrôlé par des cartels ennemis », qu'il assimile, depuis leur classification en 2025 comme organisations terroristes, à des « ennemis de l'humanité ». Il a toutefois assuré entretenir une « excellente relation » avec le gouvernement de la présidente Claudia Sheinbaum, affirmant que Mexico ne veut pas non plus des cartels.
Trump a mis en avant, dans la foulée, au moins 70 frappes menées dans les Caraïbes et le Pacifique contre des embarcations soupçonnées de trafic, ayant tué 234 personnes présentées comme narcotrafiquants, ainsi que l'opération menée plus tôt dans l'année contre Nicolás Maduro au Venezuela, présenté comme relevant de la justice américaine pour trafic de drogue.
Côté institutionnel, le président du Sénat mexicain, Higinio Martínez, du parti Morena, a qualifié les propos de « graves » mais estimé qu'ils ne devaient pas inquiéter, les jugeant conformes au « style » du président américain. Il a renvoyé au gouvernement fédéral le soin de répondre « par la voie institutionnelle », en attendant la position du chancelier mexicain à l'ONU, et écarté l'idée d'une rupture bilatérale, rappelant que la frontière commune reste un lien durable entre les deux pays.
ANGLE DOMINANT
Buenos Aires dissocie la rhétorique de tribune du calcul des marchés : la presse argentine retient surtout le recul du baril après l'annonce d'une rencontre américano-iranienne à New York.
POINTS CLES
ANALYSE
Buenos Aires, 23 septembre 2026. La presse argentine dissocie nettement les deux temps du discours de Donald Trump à la tribune des Nations unies. Sur +Perfil, dans l'émission Ronda de Corresponsales, le journaliste Norman Powell décortique les quarante minutes d'allocution, marquées selon lui par une fidélité inhabituelle au prompteur : « Trump en esta oportunidad no se salió casi de su texto en el teleprompter ». Le président américain a d'abord vanté son bilan intérieur — Bourse, pauvreté, immigration, criminalité — avant de consacrer l'essentiel de son propos à la guerre entre la Russie et l'Ukraine, promettant qu'elle « va a terminar pronto », et au conflit opposant Israël et les États-Unis à l'Iran.
C'est sur ce dernier point que Clarín concentre son analyse, mais sous un angle résolument économique. Le quotidien rappelle que Trump a évoqué face à l'ONU une « decisión importante » : conclure un accord ou « arrastrar a Irán al infierno ». Quelques heures plus tard, il annonçait une rencontre « muy buena » de trois heures entre représentants américains et iraniens à New York, sans que l'article ne nomme les négociateurs. Mercredi, les cours du pétrole ont reculé en Asie : le Brent est tombé à 98,91 dollars (-0,3 %), le WTI à 89,93 dollars (-0,7 %), les deux contrats restant sous le seuil symbolique des 100 dollars franchi à répétition depuis le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient en février.
ANGLE DOMINANT
Canberra décrypte le report d'un accord iranien après les midterms comme un calcul électoral assumé par Washington, au moment même où Trump rejette le pacte mondial sur l'intelligence artificielle que l'Australie vient de cosigner.
POINTS CLES
ANALYSE
Canberra, mercredi 23 septembre 2026. Devant l'Assemblée générale des Nations unies, mardi (heure de New York), Donald Trump a résumé son choix sur l'Iran en une formule brute : « J'ai une grande décision à prendre. Un accord sera-t-il conclu avec l'Iran, qui leur permettrait de se reconstruire et de créer un pays bien plus grand qu'il ne l'a jamais été ? Ou est-ce que j'anéantis la République islamique ? » a-t-il lancé, selon les comptes rendus repris par SBS et l'ABC. La majorité de la délégation iranienne a quitté la salle pendant son discours.
La presse australienne retient d'abord le calendrier plutôt que la menace elle-même. L'ABC souligne que cette allocution, prononcée « six semaines avant les élections de mi-mandat américaines », visait à répondre aux critiques selon lesquelles la politique étrangère de Trump « nuisait aux États-Unis et rendait le monde plus instable et dangereux ». SBS relève que le mécontentement intérieur face à cette guerre, entamée en février, a déjà entamé la popularité de plusieurs élus républicains proches de Trump avant le scrutin de novembre.
Trump lui-même a scellé cette lecture électorale : il a prédit qu'un accord serait signé après les midterms, « parce que ça n'aurait pas de sens pour eux de ne pas le faire. Ils attendent de voir comment je m'en sors à l'élection de mi-mandat », cité par PerthNow. Le même jour, un responsable iranien a indiqué à Reuters que Téhéran pourrait rouvrir le détroit d'Ormuz sous peu si Washington levait sa pression militaire, un geste qui ferait retomber les prix du pétrole, remontés depuis le début de la guerre selon SBS.
ANGLE DOMINANT
Quito retient de la tribune new-yorkaise moins la menace visant Téhéran que l'avertissement lancé à l'Amérique latine, une région dont l'Équateur fait partie et que Washington replace ouvertement dans son viseur militaire.
POINTS CLES
ANALYSE
Quito, 23 septembre 2026. Depuis les gradins de l'Assemblée générale des Nations unies, la presse équatorienne retient d'abord la portée régionale du discours de Donald Trump, prononcé mardi 22 septembre 2026 à New York, plus que la seule menace visant Téhéran. Selon Primicias, le président américain a défendu l'offensive militaire de son pays dans le monde et a averti qu'il emploierait la force militaire en Amérique latine si les États-Unis se sentaient menacés — une déclaration qui replace directement la région, dont fait partie l'Équateur, dans le viseur de Washington.
Le journal rapporte que Trump, critique acharné d'une institution qu'il accuse d'être incapable de résoudre les conflits mondiaux, a pris la parole lors de la première journée d'une session prévue sur six jours, dont les deux axes annoncés sont la guerre au Moyen-Orient et les risques de l'intelligence artificielle. El Universo précise que 71 chefs d'État, 45 chefs de gouvernement et 11 vice-présidents sont attendus à la tribune, aux côtés de 50 ministres et d'un prince héritier, selon le porte-parole du secrétaire général Stéphane Dujarric ; les premiers orateurs ont été le Brésilien Lula da Silva, Trump lui-même, le roi Abdallah II de Jordanie puis le Turc Recep Tayyip Erdogan.
ANGLE DOMINANT
Madrid questionne la crédibilité de la menace d'« anéantissement », quand Pedro Sánchez juge le discours de Trump « non étayé par des faits et des données » et esquive sa réception à l'ONU.
POINTS CLES
ANALYSE
Madrid, 23 septembre 2026. Devant l'Assemblée générale des Nations unies, mardi, Donald Trump a affirmé devoir choisir entre un accord avec l'Iran ou « anéantir » la République islamique, ajoutant croire qu'un accord viendrait « juste après les élections ». Pour la presse espagnole, la formule n'est pas seulement une menace : c'est un exercice électoral, prononcé six semaines avant les midterms, dans un discours plus court que celui de l'an dernier, trente minutes contre cinquante-sept, selon El País. Le chef du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, présent à l'ouverture du débat général, a répondu sans détour. Interrogé pour The Weekly Show with Jon Stewart, il a jugé le discours de Trump « très idéologique, non étayé par des faits et des données », notamment sur le climat et sur la guerre en Iran, estimant que ces thèses ne sont pas « largement soutenues par de nombreux pays dans le monde ».
Cette distance verbale s'accompagne d'un geste protocolaire : Sánchez a décliné, pour raisons d'agenda selon son entourage, l'invitation à la réception offerte par Trump aux chefs de délégation, comme en 2024 et 2025. El Confidencial et Expansión y voient le symptôme d'une relation tendue de longue date : menaces tarifaires répétées contre l'Espagne pour son refus d'augmenter ses dépenses militaires, usage contesté des bases espagnoles pour les frappes contre l'Iran, et accusation portée par Trump contre la « faiblesse » du gouvernement de Madrid après l'arrivée de migrants marocains à Ceuta.
ANGLE DOMINANT
Helsinki mesure l'écart entre la menace d'«anéantir» l'Iran lancée à l'ONU et un calcul militaire finlandais dont la presse locale retrace les coulisses : une frappe préparée contre les houthis au Yémen, suspendue au dernier moment.
POINTS CLES
ANALYSE
Helsinki, 23 septembre 2026. La presse finlandaise lit la séquence new-yorkaise à l'aune d'un épisode resté secret jusqu'à dimanche : selon le New York Times, cité par Helsingin Sanomat, les bombes étaient déjà chargées dans les avions le week-end dernier et les listes de cibles approuvées pour frapper les rebelles houthis au Yémen. Il ne manquait que l'ordre présidentiel. Au tout dernier moment, Donald Trump a choisi de surseoir à l'attaque, malgré l'appel du prince héritier saoudien, parce que les houthis, alliés de Téhéran, avaient promis de ne plus viser les navires américains dans les eaux du Moyen-Orient. Une frappe aurait fait voler en éclats cet arrangement et ouvert un nouveau front à l'armée américaine.
Pour Helsingin Sanomat, la région reste « sur le fil du couteau » : la guerre pourrait s'étendre du jour au lendemain, et la semaine de l'Assemblée générale de l'ONU n'offre qu'une petite fenêtre diplomatique pour l'apaiser. Le quotidien détaille la dégradation de la position saoudienne, deuxième producteur mondial de pétrole : les houthis ont rapidement conquis villes et ports sur la mer Rouge, jusqu'à approcher le détroit de Bab-el-Mandeb, porte méridionale de cette mer. Les frappes américano-israéliennes contre l'Iran avaient déjà réduit à une fraction les livraisons via le détroit d'Ormuz, poussant Riyad à réorienter une bonne part de ses exportations par oléoduc vers la mer Rouge — précisément la route désormais menacée. Début septembre, des rebelles soutenus par l'Iran en Irak ont endommagé un autre oléoduc, qui pourrait rester hors service pendant des semaines.
ANGLE DOMINANT
Paris décrypte un calendrier avant tout électoral : la menace lancée à l'Iran renvoie tout accord après les midterms de novembre, un délai que la presse française lit comme le signe d'une présidence affaiblie dans l'opinion.
POINTS CLES
ANALYSE
Paris, 23 septembre 2026. À la tribune des Nations unies, mardi, Donald Trump a soufflé le chaud et le froid sur l'Iran : la menace d'« anéantir » la République islamique, suivie quelques minutes plus tard par l'annonce d'une reprise du dialogue avec Téhéran. Des membres de la délégation iranienne ont quitté la salle pendant son discours. La presse française, si elle recense scrupuleusement cette séquence, s'attarde surtout sur ce qu'elle révèle de la fragilité intérieure du président américain à l'approche des élections de mi-mandat.
Le Monde note que Donald Trump, « fragilisé politiquement », n'a pas affiché « la même agressivité qu'en 2025 » et cite un sondage CNN-SSRS selon lequel 71 % des Américains désapprouvent sa politique étrangère, 70 % jugent que la guerre contre Téhéran a nui aux intérêts des États-Unis et 75 % estiment que la Maison Blanche n'a « aucun plan clair de sortie de crise ». C'est dans ce contexte que le président a promis : « Je crois que nous passerons un accord juste après les élections » législatives de novembre, où son parti risque de perdre le Congrès — notamment, précise 20 Minutes, « en raison du prix élevé des carburants à cause de la guerre ».
ANGLE DOMINANT
Jakarta mesure d'abord la menace d'« anéantir » l'Iran lancée par Trump à l'ONU, avant la reprise annoncée du dialogue avec Téhéran.
POINTS CLES
ANALYSE
Jakarta, 23 septembre 2026. La presse indonésienne retient d'abord le mot qui a claqué mardi à la tribune de l'ONU : « anéantir ». Selon CNN Indonesia, citant Reuters, Donald Trump a averti qu'il pourrait détruire la République islamique « en un instant » faute d'accord mettant fin à la guerre qui oppose Washington et Téhéran depuis fin février. « Devrais-je anéantir la République islamique et le faire rapidement, sans leur laisser la chance de tuer et de détruire à nouveau des gens et des pays ? », a lancé le président américain, présentant ce choix comme une décision qui lui reviendrait seul.
Le même article rapporte que les négociateurs des deux pays se sont retrouvés le jour même à New York : l'émissaire Steve Witkoff et Jared Kushner ont mené, côté américain, une rencontre que Trump a qualifiée de « très productive » avec les médiateurs iraniens, avant d'estimer qu'un accord pourrait aboutir « juste après les élections de mi-mandat ». Tempo English relève, citant DW, que Trump a aussi qualifié Téhéran de « bully of the Middle East » et lié son intransigeance aux attentats du 11-Septembre et à ceux du 7 octobre 2023 menés par le Hamas, soutenu selon lui par l'Iran.
ANGLE DOMINANT
New Delhi décrypte le grand écart entre la menace d'anéantissement lancée à la tribune de l'ONU et l'ouverture, dans la foulée, à une rencontre avec les responsables iraniens à New York.
POINTS CLES
ANALYSE
New Delhi, 23 septembre 2026. La presse indienne retient d'abord le grand écart entre les deux registres tenus par Donald Trump devant la 81e session de l'Assemblée générale de l'ONU, mardi : la menace et la main tendue, presque dans le même souffle.
Devant les délégations, le président américain a affirmé qu'il aurait « une grande décision » à prendre : conclure un accord qui laisserait l'Iran « se reconstruire » et devenir « l'un des plus grands pays du Moyen-Orient, voire du monde », ou bien « anéantir la République islamique, et vite, pour ne plus jamais lui donner la chance de tuer et de détruire ». Il a dit croire qu'un accord serait signé « juste après l'élection », estimant que Téhéran attend de voir comment il s'en sortira aux élections de mi-mandat — tout en précisant, selon The Hindu Business Line, qu'il ne se présente pas lui-même et qu'il n'accordera « aucun crédit » à ce calendrier électoral dans sa décision sur l'Iran.
Trump a également remercié le Conseil de sécurité d'avoir voté une résolution condamnant les « attaques terroristes méprisables » de l'Iran contre le transport commercial, revendiquant l'escorte par la marine américaine de plus d'un milliard de barils hors du détroit d'Ormuz et un flux de pétrole « plus important qu'à aucun moment depuis le début de la guerre », avec 22 à 37 navires évacués chaque jour.
ANGLE DOMINANT
Téhéran dénonce la menace de Trump comme un aveu de « désespoir stratégique » américain, tout en confirmant la reprise des pourparlers sur le détroit d'Ormuz et en avertissant de frappes plus dures en cas d'agression.
POINTS CLES
ANALYSE
Téhéran, 23 septembre 2026. Devant l'Assemblée générale des Nations unies mardi, Donald Trump a averti qu'il lui reviendrait de décider s'il fallait « anéantir » l'Iran faute d'accord mettant fin à la guerre au Moyen-Orient. La délégation iranienne a quitté la salle pendant l'allocution. Quelques minutes plus tard, le président américain annonçait la reprise du dialogue avec Téhéran, évoquant une rencontre de trois heures « très bonne » et « très productive » à New York entre ses envoyés Steve Witkoff et Jared Kushner et une délégation iranienne, avec une nouvelle séance en préparation. Il a jugé qu'un accord pourrait intervenir après les élections de mi-mandat américaines, disant sentir « beaucoup d'élan » vers un règlement.
L'État-major des forces armées et le commandement central Khatam al-Anbiya ont répliqué dans un communiqué relayé par Mehr News, écartant les propos de Trump comme un instrument de communication intérieure plutôt qu'un constat fondé sur le terrain. Le texte affirme que la répétition de menaces, « vu l'épuisement de l'armée américaine, n'est pas un signe de puissance mais un signe de désespoir stratégique ». Il promet des frappes « plus sévères, plus écrasantes et moins prévisibles » contre les agresseurs si les États-Unis ou Israël passaient à l'acte, et présente l'Iran comme l'ancre de la sécurité régionale face à une présence américaine jugée illégitime.
ANGLE DOMINANT
Rome retient surtout la dimension électorale du discours de Trump, où l'ultimatum lancé à l'Iran sert de toile de fond à une promesse d'accord repoussée après les midterms.
POINTS CLES
ANALYSE
Rome, 23 septembre 2026. La presse italienne retient du discours de Donald Trump devant l'Assemblée générale des Nations unies, mardi 22 septembre 2026, moins la menace proférée contre l'Iran que la mécanique électorale qui la sous-tend. Selon ANSA, le président américain a consacré près de 40 minutes de son intervention à égrener les records de son administration — économie, immigration — avant d'aborder la politique étrangère, dans un discours « aux tons décidés et agressifs » porté par la doctrine America First.
Sur l'Iran, Trump a posé l'alternative en ses propres termes : « Devo decidere se annientare l'Iran o fare un accordo. E se li devo annientare, lo farò rapidamente. Ma sono convinto che faranno l'accordo dopo le elezioni » — je dois décider d'anéantir l'Iran ou de conclure un accord, et si je dois les anéantir, je le ferai rapidement, mais je suis convaincu qu'ils concluront l'accord après les élections. La formule, reprise telle quelle par ANSA, inscrit l'issue du dossier iranien dans le calendrier des midterms américaines plutôt que dans celui des pourparlers eux-mêmes.
Le reste du discours a suivi la même logique de règlement de comptes intérieur : à Vladimir Poutine, Trump a demandé de mettre fin à la guerre en Ukraine ; à Cuba, il a réservé le qualificatif d'État « failli » voué à « tomber », provoquant le départ immédiat de la délégation de La Havane. Un autre titre italien résume sobrement que, selon Trump, « l'Iran n'est plus le caïd du Moyen-Orient » — signe que Rome retient surtout la rhétorique de victoire affichée plutôt que le contenu des tractations en cours. Une dépêche vidéo de l'agence, diffusée le même jour, annonce elle aussi des accords « prossimi », à la fois avec l'Iran et entre la Russie et l'Ukraine, contraste net avec la sévérité du ton tenu à la tribune.
ANGLE DOMINANT
Séoul retient d'abord l'absence de toute mention nord-coréenne dans le discours de Trump à l'ONU, et lit l'horloge des midterms de novembre comme le vrai déterminant du tempo, aussi bien pour l'Iran que pour ses propres négociations d'investissement de 200 milliards de dollars.
POINTS CLES
ANALYSE
Séoul, 23 septembre 2026. Devant l'Assemblée générale des Nations unies mardi, Donald Trump a dit devoir choisir entre un accord permettant à l'Iran de « reconstruire » et devenir l'un des plus grands pays du Moyen-Orient, ou « anéantir la République islamique » et la « driver dans l'enfer sans aucune chance de survie », selon le Korea Times. Il a ajouté croire qu'un accord pourrait intervenir juste après les élections de mi-mandat de novembre, reliant ce calendrier au fait que Téhéran attendrait de voir comment son parti se comporte dans un scrutin où les républicains risquent de perdre le Congrès, en partie à cause de la flambée des prix du carburant liée à la guerre. Quelques minutes plus tard, il annonçait une rencontre de trois heures à New York entre ses émissaires Steve Witkoff et Jared Kushner et des responsables iraniens, qualifiée de « très bonne réunion », tout en précisant que ces derniers n'étaient « pas du plus haut niveau, mais c'est déjà quelque chose », rapporte le Korea Herald.
Pour la presse sud-coréenne, le fait marquant tient moins à l'Iran qu'à ce que le discours n'a pas contenu : le Korea Times relève que Trump n'a fait aucune mention de la Corée du Nord ni de la péninsule, alors qu'il a évoqué l'Iran, l'Ukraine, l'intelligence artificielle, Cuba et le Venezuela, tout en réaffirmant par ailleurs son intention de rencontrer Kim Jong-un plus tard cette année. Cette omission fait écho au sommet tenu quatre jours plus tôt en marge de l'Assemblée, où Trump et le président Lee Jae-myung ont évoqué la relance du dialogue avec Pyongyang, Trump se présentant en « peacemaker » et Lee en « pacemaker », selon KBS World. Le même entretien avait acté des progrès sur l'investissement sud-coréen promis dans l'accord tarifaire, la coopération sur l'approvisionnement en carburant, les sous-marins à propulsion nucléaire et l'enrichissement civil de l'uranium.
ANGLE DOMINANT
Vilnius mesure la séquence à l'aune du baril : la promesse d'un dialogue Washington-Téhéran fait reculer le Brent sous les 100 dollars, davantage que la menace d'« anéantir » l'Iran prononcée à l'ONU.
POINTS CLES
ANALYSE
Vilnius, 23 septembre 2026. À la tribune des Nations unies, mardi, Donald Trump a dit devoir prendre une « grande décision » : conclure un accord permettant à l'Iran de se reconstruire, ou bien « anéantir la République islamique rapidement, sans jamais leur laisser la chance de tuer et de détruire à nouveau ». Quelques heures plus tard, le même jour, le président américain a changé de registre devant les journalistes, en marge d'une rencontre avec Volodymyr Zelensky : une réunion de trois heures entre représentants américains et iraniens à New York s'est révélée « très bonne » et « très productive », une nouvelle séance étant déjà prévue.
La presse économique lituanienne, qui a suivi la séquence de près, retient d'abord son effet sur les marchés. Le Brent est retombé à 98,91 dollars le baril et le WTI américain à 89,93 dollars, repassant sous le seuil symbolique des 100 dollars franchi à plusieurs reprises depuis le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient. Près de sept mois après les frappes américano-israéliennes sur Téhéran à l'origine du conflit, l'Iran maintient le détroit d'Ormuz fermé, tandis que les États-Unis poursuivent leur blocus des ports iraniens. Le conflit au Yémen entre forces gouvernementales soutenues par Ryad et rebelles houthistes appuyés par Téhéran a gagné le royaume saoudien, restreignant les exportations d'énergie depuis la mer Rouge.
ANGLE DOMINANT
Katmandou retient surtout le repli du brut à l'annonce des pourparlers, plus lourd pour son économie importatrice que la menace verbale visant Téhéran.
POINTS CLES
ANALYSE
Katmandou, 23 septembre 2026. Le double mouvement de Donald Trump devant l'Assemblée générale des Nations unies mardi — menacer d'« anéantir » l'Iran avant d'annoncer la reprise du dialogue avec Téhéran — occupe la presse népalaise, mais c'est la mécanique pétrolière de la crise qui retient le plus l'attention à Katmandou, pays sans production domestique d'hydrocarbures et exposé à toute variation des cours mondiaux.
Le Kathmandu Post, reprenant une dépêche Reuters, cite les mots de Trump devant l'Assemblée : « J'ai une grande décision à prendre. » Le journal rappelle que les Forces armées iraniennes ont qualifié ces propos de « propagande », promettant en retour des frappes « sévères, écrasantes et imprévisibles » contre leurs adversaires. Deux articles de Ratopati sur l'adresse de Trump détaillent en parallèle les chiffres qui comptent pour Katmandou : le baril de Brent est passé d'environ 70 à 100 dollars depuis le début de la guerre, l'Arabie saoudite a fermé un oléoduc majeur après des attaques attribuées à des groupes soutenus par l'Iran, et le trafic commercial en mer Rouge et dans le détroit de Bab al-Mandab reste risqué du fait des activités des rebelles houthis du Yémen.
Ratopati rapporte aussi que l'émissaire américain Steve Witkoff a fait état, sur X, d'échanges « longs » entre Washington et Téhéran en marge de l'Assemblée, menés par des médiateurs ayant fait la navette toute la journée entre les deux délégations, et qu'il espère voir ces discussions se révéler « constructives et prometteuses ». À Doha, le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a indiqué que les médiateurs cherchent à réduire un « profond déficit de confiance » entre Washington et Téhéran pour ramener les deux parties à la table des négociations.
ANGLE DOMINANT
Lima mesure le repli du pétrole après l'annonce d'une rencontre américano-iranienne à New York, plus qu'elle ne s'attarde sur la menace d'« anéantir » l'Iran lancée par Trump à la tribune de l'ONU.
POINTS CLES
ANALYSE
Lima, 23 septembre 2026. Depuis la tribune new-yorkaise de l'Assemblée générale des Nations unies, mardi, Donald Trump a dit devoir prendre « une grande décision » : conclure un accord permettant la reconstruction de l'Iran, ou « anéantir rapidement la République islamique ». La presse péruvienne retient surtout ce qui a suivi la menace plutôt que la menace elle-même. Selon Diario Correo, Trump a assuré peu après que Washington et Téhéran continuaient de discuter, tandis que le secrétaire d'État Marco Rubio a indiqué que les États-Unis étaient disposés à parler avec des représentants iraniens en marge de l'Assemblée, sans qu'une rencontre soit alors programmée à l'heure de ses déclarations.
Le mercredi, cette annonce s'est traduite en chiffres sur les marchés. Andina rapporte que le Brent et le West Texas Intermediate ont reculé en Asie, à 98,91 dollars (-0,3%) et 89,93 dollars (-0,7%) le baril, après que Trump eut qualifié de « très bonne » une réunion de trois heures entre représentants américains et iraniens à New York. Les deux contrats restent sous le seuil symbolique des 100 dollars, franchi à répétition depuis le déclenchement du conflit au Moyen-Orient en février. L'analyste Stephen Innes, cité par Andina, y voit un basculement : le marché passerait « d'une cotation basée exclusivement sur l'escalade vers un processus diplomatique authentique, même si un accord définitif semble encore lointain ». Le dossier reste bloqué sur deux points concrets : le détroit d'Ormuz, que Téhéran maintient fermé, et le contre-blocus des ports iraniens auquel s'accrochent les États-Unis depuis sept mois.
ANGLE DOMINANT
Islamabad mesure d'un même souffle la flatterie et le risque : Donald Trump a salué le Premier ministre Shehbaz Sharif comme un « homme formidable » à la tribune de l'ONU, juste avant de menacer d'« anéantir » l'Iran, voisin direct du Pakistan par le Baloutchistan.
POINTS CLES
ANALYSE
Islamabad, 23 septembre 2026. À la tribune de l'Assemblée générale des Nations unies, mardi, Donald Trump a d'abord agité la menace la plus radicale : « anéantir » l'Iran si aucun accord ne met fin à la guerre au Moyen-Orient. « J'ai une grande décision à prendre », a-t-il lancé, opposant « l'anéantissement » à une « bien plus grande grandeur » pour Téhéran. Quelques minutes plus tôt dans le même discours, il avait salué le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif comme un « homme formidable » et qualifié le Pakistan de « grand pays », rappelant son rôle revendiqué dans l'arrêt du conflit avec l'Inde en mai 2025, une intervention qu'il crédite d'avoir « sauvé 30 millions de vies ».
La presse pakistanaise, relayant largement les dépêches d'agence, relève que cette fermeté n'a pas empêché la reprise du dialogue : selon Trump, ses émissaires Steve Witkoff et Jared Kushner ont tenu à New York une rencontre de trois heures avec une délégation iranienne, jugée « très bonne » et « très productive », une autre séance étant déjà programmée. Witkoff a évoqué des médiateurs ayant « fait la navette entre les deux camps toute la journée », espérant des échanges « constructifs et prometteurs ».
ANGLE DOMINANT
Doha avertit que le Golfe vit l'une de ses phases les plus dangereuses depuis le début de la guerre américano-israélienne contre l'Iran, tout en saluant la reprise du dialogue annoncée par Washington.
POINTS CLES
ANALYSE
Doha, 23 septembre 2026. À la tribune des Nations unies, mardi, Donald Trump a présenté l'Iran devant un choix binaire : « une grandeur potentielle ou l'anéantissement », affirmant qu'il lui reviendrait de décider s'il fallait « anéantir la République islamique ». Quelques minutes plus tard, il annonçait la tenue à New York d'une rencontre « très bonne » et « très productive » de trois heures entre responsables américains et iraniens, menée côté américain par Steve Witkoff et Jared Kushner, avec une nouvelle séance prévue « dans un avenir très proche ». Il a évoqué un accord possible après les élections de mi-mandat de novembre, estimant que Téhéran « attend de voir » comment elles se dérouleront.
Ce même mardi, l'émir du Qatar, Sheikh Tamim bin Hamad Al Thani, a pris la parole devant l'Assemblée générale pour dire que le Golfe traverse « l'une de ses phases les plus dangereuses » du fait de la guerre américano-israélienne contre l'Iran, plaidant pour la diplomatie comme seule issue durable. La formule tranche avec la séquence menace-puis-dialogue de Washington : pour Doha, qui héberge la plus grande base américaine de la région, l'enjeu n'a rien de rhétorique. Des médias iraniens ont par ailleurs rapporté le bruit d'une explosion près de l'île iranienne de Qeshm, dans le détroit d'Ormuz, sans qu'aucune cause n'ait été établie — un épisode qui, dans ce contexte, rappelle la proximité du risque pour les monarchies du Golfe.
ANGLE DOMINANT
Moscou décrypte le grand écart entre la menace d'« anéantissement » lancée par Trump à la tribune de l'ONU et l'aveu, le jour même, qu'aucun accord avec Téhéran n'est attendu avant les élections de mi-mandat américaines, une séquence lue comme calibrée d'abord pour l'opinion intérieure.
POINTS CLES
ANALYSE
Moscou, 23 septembre 2026. Devant la tribune de l'Assemblée générale des Nations unies, mardi à New York, Donald Trump a dit faire face à une « grande décision » : conclure un accord permettant à l'Iran de « reconstruire un pays bien plus grand qu'auparavant », ou bien, selon ses mots, « anéantir la République islamique et le faire rapidement », en la « conduisant en enfer sans chance de survie ». Le président américain a défendu la guerre menée par Washington et Israël contre Téhéran depuis près de sept mois, accusant les Iraniens de chercher l'arme nucléaire, de soutenir le terrorisme et d'attaquer le trafic commercial. Il a aussi appelé les autres pays à rejoindre les États-Unis pour imposer un « isolement économique complet » à l'Iran tant que ses conditions ne seront pas remplies. Les délégués iraniens ont quitté la salle pendant l'allocution, ne laissant sur place qu'un représentant de rang subalterne.
Quelques heures plus tard, changement de ton : Trump a révélé que ses envoyés Steve Witkoff et Jared Kushner avaient tenu une rencontre « très productive » avec des représentants iraniens, saluée par lui comme « constructive et prometteuse ». Il a affirmé croire qu'un accord serait trouvé « juste après l'élection » — c'est-à-dire après les élections de mi-mandat américaines de novembre — et que Washington et Téhéran allaient « forcément y arriver, d'une façon ou d'une autre ».
ANGLE DOMINANT
Stockholm décrypte le report du « grand décision » sur l'Iran comme un calcul électoral, la presse suédoise reliant l'ultimatum de la tribune onusienne au mellanårsval de novembre qui fragilise le camp républicain de Trump.
POINTS CLES
ANALYSE
Stockholm, 23 septembre 2026. Devant l'Assemblée générale de l'ONU, Donald Trump a présenté comme sienne la décision d'« anéantir » l'Iran, formule reprise en une par Svenska Dagbladet et Aftonbladet : « Ska jag förinta Iran ? » Le président a posé l'alternative en ces termes, cités par les deux journaux : « Kommer en överenskommelse att göras med Iran som låter dem återuppbygga och skapa ett mycket större land än det någonsin varit tidigare? Eller ska jag förinta den Islamiska Republiken och göra det snabbt? » — un accord qui laisserait Téhéran se reconstruire, ou l'anéantissement rapide de la République islamique.
La presse suédoise souligne le décalage entre ce ton martial et la situation sur le terrain : le détroit d'Ormuz, vital pour le commerce mondial, reste bloqué, les prix de l'énergie restent élevés, et les négociations de paix sont à l'arrêt. Trump n'en a pas moins affirmé qu'un accord avec l'Iran pourrait être conclu après le mellanårsval, l'élection de mi-mandat de novembre. SvD et Aftonbladet publient un compte rendu quasiment identique du discours, quand Dagens Nyheter y ajoute une lecture éditoriale distincte.
C'est cette échéance électorale que Dagens Nyheter met au centre de son analyse. Le journaliste Ingmar Nevéus rappelle que Trump a déjà tenu ce discours par le passé « utan att få slut på kriget » (sans mettre fin à la guerre), et lit le report du « grand décision » — pousser le pays « till helvetet » ou s'entendre avec le régime de Téhéran — comme calé sur le calendrier du Congrès. Il relève que le parti républicain de Trump est confronté à « ett svårt mellanårsval i höst », un scrutin de mi-mandat difficile cet automne.
ANGLE DOMINANT
Ankara dissocie la menace d'anéantissement lancée à la tribune de l'ONU de la percée diplomatique qui a suivi : la presse turque retient surtout les conditions posées par Téhéran pour rouvrir le détroit d'Ormuz.
POINTS CLES
ANALYSE
Ankara, 23 septembre 2026. La presse turque retient de la tribune new-yorkaise de Donald Trump moins l'incantation martiale que la mécanique diplomatique qui l'a suivie dans l'heure. Mardi, devant l'Assemblée générale des Nations unies, le président américain a présenté comme sienne la décision d'« anéantir » l'Iran : « J'ai une grande décision à prendre. Va-t-on conclure un accord avec l'Iran qui lui permette de se reconstruire... ou vais-je anéantir la République islamique et le faire rapidement, sans jamais leur laisser la chance de tuer et de détruire à nouveau des peuples et des pays ? » a-t-il lancé, avant d'ajouter croire qu'un accord interviendra « juste après les élections » de mi-mandat du 3 novembre, les dirigeants iraniens attendant selon lui d'en connaître l'issue.
Daily Sabah relève que Trump a justifié la campagne militaire américano-israélienne contre l'Iran comme un moyen d'empêcher Téhéran d'acquérir l'arme nucléaire, une ambition que la République islamique dément constamment.
C'est le compte rendu détaillé de BBC News Türkçe qui fixe l'angle turc : le même 22 septembre, une rencontre de trois heures s'est tenue en marge de l'ONU à New York entre émissaires américains, Steve Witkoff et Jared Kushner, et responsables iraniens. Trump l'a qualifiée de « très bonne et très productive » sans préciser qui, côté iranien, y assistait. L'agence officielle iranienne IRNA a confirmé un entretien entre le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi et l'émissaire américain Witkoff, précisant qu'il avait eu lieu « à l'insistance » de Washington. Selon la chaîne publique iranienne, relayée sur Telegram, l'objectif iranien était de transmettre les conditions d'une réouverture du détroit d'Ormuz : levée immédiate du blocus naval, dégel de l'ensemble des avoirs iraniens gelés, et fin de la guerre sur tous les fronts, y compris ceux de l'« Axe de la résistance ».
ANGLE DOMINANT
Kyiv retient de la séquence menace-puis-dialogue avec l'Iran un schéma qu'elle espère voir se répéter sur son propre dossier russe, porté par les mêmes émissaires Witkoff et Kushner.
POINTS CLES
ANALYSE
Kyiv, 23 septembre 2026. Un même mardi à la tribune des Nations unies aura suffi pour dérouler, sous les yeux des diplomates ukrainiens, une méthode que Kyiv commence à reconnaître dans la manière dont Donald Trump traite ses dossiers de guerre : la menace publique d'abord, la table de négociation ensuite. Le président américain a averti qu'il devrait « anéantir » la République islamique d'Iran faute d'accord, provoquant le départ de la majeure partie de la délégation iranienne pendant son discours. Quelques heures plus tard, il révélait que des responsables américains et iraniens venaient de tenir à New York trois heures de pourparlers qu'il a qualifiés de « très productifs », menés côté américain par Steve Witkoff et Jared Kushner — les deux mêmes émissaires qui ont sillonné Moscou puis Kyiv plus tôt ce mois-ci, rapporte Kyiv Post.
Pour la presse ukrainienne, cette séquence ne se lit pas isolément : elle fait écho à la sienne. C'est en marge de sa rencontre bilatérale avec Volodymyr Zelensky, mardi, que Trump a évoqué les pourparlers iraniens, ajoutant que Vladimir Poutine « est prêt à rencontrer » son homologue ukrainien et « voudrait voir la guerre se terminer ». Ukrinform relève que devant la même tribune, le président américain a dit espérer une paix entre l'Ukraine et la Russie « plus vite que les gens ne le comprennent », ajoutant regarder « régulièrement » les photos du front et ne plus vouloir les voir. Le même jour, selon l'agence, Trump a signé la loi de sanctions visant la Russie portée par le défunt sénateur Lindsey Graham, qui vise banques, sociétés énergétiques et de défense russes ainsi que la « flotte fantôme » utilisée pour contourner les restrictions.
ANGLE DOMINANT
Londres décrypte la menace d'« anéantissement » lancée par Trump à l'ONU comme un discours pensé pour les midterms plus que pour Téhéran, la presse britannique soulignant que l'accord promis n'est attendu qu'après le vote de novembre.
POINTS CLES
ANALYSE
Londres, 23 septembre 2026. Ce que retient la presse britannique du discours de Donald Trump devant l'Assemblée générale des Nations unies mardi 22 septembre n'est pas d'abord un ultimatum à Téhéran, mais un exercice de politique intérieure. La BBC note que le président, avant d'évoquer l'Iran, a consacré une bonne partie de son intervention à vanter son bilan économique et migratoire, dans des propos qui « sonnaient davantage destinés aux électeurs des midterms de novembre qu'aux diplomates de Manhattan ». Sa phrase sur la « grande décision » à prendre - « anéantir » la République islamique ou conclure un accord - est ainsi replacée dans un calendrier électoral plus que dans une urgence diplomatique.
The Guardian souligne le caractère inédit de la scène, comparant la sortie de Trump à l'esclandre de Nikita Khrouchtchev en 1960, tout en relevant que ces menaces répétées ont souvent, par le passé, précédé une désescalade. The Independent rappelle que la guerre lancée par Trump contre l'Iran en février entame son septième mois sans issue en vue. Quelques minutes après son discours, Trump a pourtant annoncé la tenue d'une rencontre « très bonne » et « très productive » de trois heures avec des représentants iraniens, menée par Steve Witkoff et Jared Kushner ; il a jugé qu'un accord pourrait n'arriver qu'après les midterms, selon le Daily Mail, qui relève aussi le recul des cours du pétrole consécutif à l'annonce.
ANGLE DOMINANT
Washington mesure ce double message à l'aune du calendrier électoral : la menace d'« anéantir » l'Iran cède la place, en quelques minutes, à l'annonce d'un accord repoussé après les midterms du 3 novembre.
POINTS CLES
ANALYSE
Washington, 23 septembre 2026. Devant l'Assemblée générale des Nations unies mardi, Donald Trump a posé la question en ces termes : « Un accord sera-t-il conclu avec l'Iran... Ou est-ce que j'anéantis la République islamique, et je le fais vite ? », selon CNBC. Quelques minutes plus tard, il annonçait la reprise du dialogue : une rencontre de trois heures avec des envoyés iraniens à New York, menée côté américain par Steve Witkoff et Jared Kushner, qu'il a qualifiée de « très bonne » et « très productive », précisant qu'une autre séance se prépare, selon Bloomberg.
La presse américaine relie cette séquence au calendrier électoral plus qu'à la diplomatie régionale. Trump a lui-même fixé l'échéance : un accord « juste après » les midterms du 3 novembre, « parce que ça n'aurait pas de sens pour eux de ne pas le faire », a-t-il dit selon CNBC, ajoutant : « Ils attendent de voir comment je m'en sors à l'élection de mi-mandat. Ce qu'ils ne réalisent pas, c'est que je ne suis pas candidat. »
Le LA Times rappelle le coût politique de cette guerre vieille de plus de six mois : moins d'un tiers des Américains approuvent sa gestion du conflit, dans un contexte d'inflation et de hausse des prix de l'énergie liées aux perturbations du trafic dans les voies maritimes du Moyen-Orient. Des responsables de la défense évoquent une pression croissante sur les stocks de munitions américains, Téhéran continuant de tirer missiles et drones sur des bases américaines.
ANGLE DOMINANT
Caracas mesure le mot « anéantir » à l'aune de son propre sort : quelques mois après avoir revendiqué la capture militaire de Nicolás Maduro, Washington brandit la même détermination face à l'Iran, avertissement que le Venezuela lit comme valable pour toute l'Amérique latine.
POINTS CLES
ANALYSE
Caracas, 23 septembre 2026. La presse vénézuélienne retient d'abord, dans le long discours de Donald Trump devant l'Assemblée générale des Nations unies, le passage qui la concerne directement : le président américain a revendiqué « une opération militaire énorme » menée en janvier « au cœur de la capitale du Venezuela, Caracas », qui a permis de « détenir un criminel, un dictateur » — Nicolás Maduro, capturé avec Cilia Flores et aujourd'hui incarcéré dans une prison fédérale à New York, à vingt minutes du siège de l'ONU. Runrun.es rapporte que la présidente par intérim Delcy Rodríguez et le reste de la délégation vénézuélienne ont suivi ce récit « passivement » depuis leurs sièges. Trump a ajouté, à propos du pétrole vénézuélien : « au vainqueur reviennent les dépouilles », avant d'avertir que l'opération valait « alerte » pour le reste de l'Amérique latine et que Washington n'autoriserait « aucune menace » contre sa sécurité dans l'hémisphère, recourant « si nécessaire » à son « poderío militar ».
Le même jour, selon Descifrado, Trump a assuré que son administration « travaille avec les dirigeants du Venezuela » pour bâtir « un avenir meilleur », citant la libération de centaines de prisonniers politiques et un accord énergétique bilatéral — 65 milliards de barils selon El Nacional — censé représenter plus de 60 % du brut mondial et faire baisser les prix de l'énergie à l'échelle globale.
ANGLE DOMINANT
Pretoria décrypte le grand écart entre la menace d'« anéantir » l'Iran lancée à la tribune de l'ONU et la reprise du dialogue annoncée dans la foulée, ainsi que le départ de la délégation iranienne pendant le discours.
POINTS CLES
ANALYSE
Pretoria, 23 septembre 2026. La presse sud-africaine retient un contraste net entre la scène et les coulisses new-yorkaises. Mardi, à la tribune de l'Assemblée générale des Nations unies, Donald Trump a défendu sa décision d'avoir engagé la guerre contre l'Iran en février, affirmant qu'elle avait empêché Téhéran d'obtenir l'arme nucléaire. « J'ai une grande décision à prendre. Un accord sera-t-il conclu avec l'Iran... Ou est-ce que j'anéantis la République islamique rapidement, sans jamais leur laisser une chance de tuer et de détruire à nouveau des peuples et des pays ? », a-t-il lancé, rapporte le Daily Maverick. Le président américain a appelé Téhéran à rouvrir pleinement le détroit d'Ormuz et à revenir à la table des négociations, tout en l'accusant de temporiser jusqu'aux élections de mi-mandat du 3 novembre. La majorité de la délégation iranienne a quitté la salle pendant son discours, tandis que des dizaines de manifestants anti-gouvernement iranien se rassemblaient devant le siège de l'ONU avec des pancartes réclamant liberté et démocratie.
Les forces armées iraniennes ont aussitôt qualifié ces propos de « propagande », promettant en retour « des coups plus sévères, écrasants et imprévisibles contre les agresseurs ».
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Au-delà de la séquence déjà connue, menace puis dialogue, la couverture mondiale de ce sommet onusien converge sur trois axes restés en retrait : un calendrier jugé électoral par une large part de la presse occidentale, une région du Golfe décrite comme déjà instable, et des tensions bilatérales ouvertes en parallèle, de Madrid à Mexico en passant par La Havane.
Aucun accord n'est signé : une nouvelle séance de pourparlers est prévue sans date fixe, pendant que le détroit d'Ormuz reste fermé et le blocus américain des ports iraniens en vigueur.
Une large part de la presse occidentale associe la bascule entre menace et ouverture diplomatique à la fragilité intérieure du président américain. Le Monde cite un sondage CNN-SSRS selon lequel 71 % des Américains désapprouvent sa politique étrangère, 70 % jugent que la guerre contre Téhéran a nui aux intérêts des États-Unis et 75 % estiment que la Maison Blanche n'a aucun plan clair de sortie de crise. Handelsblatt relève, de son côté, un sondage Reuters/Ipsos plaçant la cote de confiance de Trump à son plus bas niveau depuis le début de sa carrière politique.
The Independent rapporte qu'à six semaines du scrutin, des élus républicains commencent à se démarquer de Trump sur la guerre en Iran et le prix de l'essence, une source du parti citée par le journal jugeant sa présence « pas utile » dans certaines campagnes. Le LA Times relève que moins d'un tiers des Américains approuvent sa gestion du conflit, plus de six mois après son déclenchement.
Trump conteste lui-même cette lecture. Selon le Hindu Business Line, il a précisé ne pas se présenter au scrutin de novembre et n'accorder « aucun crédit » à ce calendrier dans sa décision sur l'Iran. Mais devant les journalistes, cité par CNBC, il a aussi lancé à propos de Téhéran : « Ils attendent de voir comment je m'en sors à l'élection de mi-mandat. Ce qu'ils ne réalisent pas, c'est que je ne suis pas candidat. »
Selon le New York Times, cité par Helsingin Sanomat, les bombes étaient déjà chargées et les listes de cibles approuvées pour une frappe contre les rebelles houthis au Yémen le week-end précédant le sommet. Trump a choisi de surseoir à l'attaque au dernier moment, malgré l'appel du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, parce que les houthis avaient promis de ne plus viser les navires américains dans la région.
« le Golfe traverse l'une de ses phases les plus dangereuses »
Deutsche Welle rapporte que les houthis, soutenus par l'Iran, continuent de progresser au Yémen et menacent le trafic en mer Rouge ; le média ajoute que l'Arabie saoudite accuse des milices proches de Téhéran d'avoir visé un oléoduc stratégique vers lequel Riyad avait réorienté une partie de ses exportations, après la réduction des livraisons via le détroit d'Ormuz. Helsingin Sanomat précise qu'un autre oléoduc, en Irak, a été endommagé début septembre par des rebelles soutenus par l'Iran et pourrait rester hors service pendant des semaines.
Selon la société de suivi maritime Kpler, citée par CGTN, seulement deux navires commerciaux ont transité par le détroit d'Ormuz lundi, contre dix la veille. Devant l'Assemblée générale, l'émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad Al Thani, a lui aussi mis en garde, plaidant pour la diplomatie comme seule issue durable. Des médias iraniens ont par ailleurs rapporté le bruit d'une explosion près de l'île iranienne de Qeshm, dans le détroit d'Ormuz, sans qu'aucune cause n'ait été établie, selon Al Jazeera.
En Espagne, le chef du gouvernement Pedro Sánchez a décliné l'invitation à la réception offerte par Trump aux chefs de délégation à l'ONU, comme en 2024 et 2025, selon El Confidencial. Expansión relie ce geste à une relation tendue de longue date : menaces tarifaires liées au refus espagnol d'augmenter ses dépenses militaires, usage contesté des bases espagnoles pour les frappes contre l'Iran, et accusation portée par Trump contre la gestion par Madrid de l'arrivée de migrants marocains à Ceuta.
À Cuba, Trump a qualifié le pays d'État « failli » et promis la chute prochaine de son gouvernement, provoquant le départ de la délégation cubaine pendant son discours. Le ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodríguez, a dénoncé des « falsedades » et une « guerra económica », selon El Financiero.
En Israël, la venue de Benjamin Netanyahu à l'Assemblée générale, prévue jeudi, s'est réduite à un aller-retour : selon le Jerusalem Post, le premier ministre doit prononcer son discours puis repartir le jour même, sans probablement passer la nuit aux États-Unis. Une étape prévue au Texas, avec une rencontre avec Elon Musk et une possible visite des installations de SpaceX, a été annulée le week-end précédent ; aucune rencontre avec Trump n'est prévue non plus, malgré les efforts des conseillers de Netanyahu pour l'organiser.
Devant l'Assemblée, Trump a qualifié le Mexique d'« épicentre de la violence des cartels », jugeant inacceptable le partage d'une frontière de 3 200 kilomètres avec un territoire qu'il dit contrôlé par des cartels ennemis, selon El Norte. Le président du Sénat mexicain, Higinio Martínez, a qualifié ces propos de « graves » tout en estimant qu'ils ne devaient pas inquiéter, les jugeant conformes au style habituel du président américain, et renvoyé au gouvernement fédéral le soin d'y répondre par la voie institutionnelle.
Le même discours a servi à Trump pour revendiquer au moins 70 frappes menées dans les Caraïbes et le Pacifique contre des embarcations soupçonnées de trafic, ayant tué 234 personnes présentées comme narcotrafiquants, ainsi que l'opération de janvier ayant permis, selon lui, de capturer l'ancien président vénézuélien Nicolás Maduro, aujourd'hui incarcéré à New York. Il a évoqué, à propos du pétrole vénézuélien, qu'« au vainqueur reviennent les dépouilles », selon Runrun.es et El Nacional, et annoncé un accord énergétique bilatéral portant sur 65 milliards de barils avec Caracas.
Selon Primicias, il a averti qu'il emploierait la force militaire en Amérique latine si les États-Unis se sentaient menacés, avant de tenir, à peine son discours achevé, une rencontre informelle inédite avec la présidente vénézuélienne par intérim Delcy Rodríguez, précisée par l'ambassadeur américain à l'ONU Mike Waltz.
Pedro Sánchez juge le discours de Trump « non étayé par des faits et des données », selon HuffPost Espagne.
L'état-major iranien qualifie la menace de « désespoir stratégique », citant l'épuisement de l'armée américaine.
La guerre a débuté le 28 février par des frappes ayant tué le guide suprême Ali Khamenei, remplacé par son fils Mojtaba.
Téhéran pose trois conditions à la réouverture d'Ormuz : levée du blocus naval, dégel des avoirs, fin de la guerre.
La VRT, via son spécialiste des États-Unis Bert De Vroey, situe ce double discours dans un registre plus large : un ton jugé plus modéré qu'en 2024 envers l'ONU elle-même — Trump ayant remercié deux fois le Conseil de sécurité — mais des attaques frontales contre l'UNESCO et la Cour pénale internationale, ainsi qu'une défense des frappes américaines au Venezuela jugée incompatible avec les principes de l'organisation. La Libre y ajoute la mention, jugée révélatrice, du commerce noué avec la Biélorussie plutôt qu'avec le Canada. Pour la presse belge, ce n'est pas la menace en soi qui fait sens, mais l'incohérence d'une diplomatie qui ménage des régimes autoritaires tout en brandissant l'anéantissement d'un État membre des Nations unies.
Le G1 associe explicitement les deux chefs d'État dans une même lecture : « Com a iminência de eleições nos dois países » Lula et Trump ont porté leurs agendas électoraux respectifs à la tribune de l'ONU. Lula, qui a ouvert le débat selon la tradition, a défendu souveraineté et multilatéralisme, critiqué l'embargo sur Cuba et lancé, sans le nommer, que « le Brésil n'est la cour arrière de personne ». Le Jornal de Brasília note qu'il a aussi demandé à Trump de ne pas interférer dans l'élection brésilienne d'octobre, où il affronte au second tour resserré le sénateur Flávio Bolsonaro (PL), allié déclaré du président américain.
La presse brésilienne relève aussi que Trump a qualifié Cuba d'« État en faillite » en annonçant la chute prochaine de son gouvernement, pendant que ses diplomates quittaient la salle, et qu'il a promis d'utiliser un « pouvoir militaire incomparable » dans l'hémisphère occidental contre les cartels, en citant l'opération menée contre Nicolás Maduro au Venezuela. Le corpus brésilien s'attarde peu sur la réaction des forces iraniennes ou sur les cours pétroliers : l'angle retenu reste celui du parallèle électoral entre les deux présidents.
CBC relève par ailleurs que le discours a consacré une part notable à l'hémisphère occidental : revendication du pétrole vénézuélien comme butin de guerre, frappes contre des trafiquants dans les Caraïbes, avertissement contre toute puissance adverse gagnant pied « n'importe où dans l'hémisphère occidental » — une doctrine Monroe ravivée, saluée selon la chaîne par le Kremlin. La guerre avec l'Iran a débuté le 28 février par des frappes israélo-américaines ayant tué le guide suprême Ali Khamenei, remplacé par son fils Mojtaba.
Le même jour, Trump a présenté son bilan intérieur comme une réussite mondiale : « je peux vous annoncer avec fierté que l'Amérique est de retour, et notre pays est plus fort aujourd'hui que jamais », a-t-il lancé, évoquant recul de la criminalité, innovation et baisses d'impôts comme des bénéfices pour la communauté internationale — un ton que la presse hongkongaise juge plus proche d'un meeting de campagne que d'une adresse à l'ONU.
Deutsche Welle élargit le cadre à une région qui continue de se dégrader près de sept mois après le début du conflit fin février : les milices houthies soutenues par l'Iran progressent au Yémen et menacent le trafic en mer Rouge, tandis que l'Arabie saoudite accuse des milices proches de Téhéran d'avoir visé un oléoduc stratégique. Selon le New York Times cité par DW, le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a appelé Trump dimanche pour le presser d'intervenir contre les Houthis ; Axios rapporte que Washington a rejeté une précédente demande saoudienne de frappes.
Aucun des articles allemands consultés ne mentionne les échanges de Trump sur Cuba ou le Mexique, ni la réponse du chef du gouvernement espagnol. La lecture allemande reste concentrée sur l'articulation entre pression militaire, négociation reportée et échéance électorale américaine.
Aucune rencontre avec Donald Trump n'est non plus prévue, malgré les efforts des conseillers de Netanyahu pour l'organiser : un haut responsable américain a indiqué que le premier ministre israélien ne figurait pas parmi les dirigeants que Trump prévoyait de recevoir. L'étape texane posait par ailleurs des complications logistiques, l'avion « Wing of Zion » ne pouvant relier Israël au Texas sans escale de ravitaillement, sans que rien n'indique que cette contrainte ait motivé l'annulation.
Pendant que Washington oscille entre la menace d'« anéantir » l'Iran et la relance d'un canal diplomatique avec Téhéran, la présence israélienne à l'ONU cette semaine se réduit ainsi à un aller-retour solitaire, sans étape symbolique ni tête-à-tête avec le président américain.
Le même discours a aussi qualifié Cuba d'« État failli », provoquant le départ de la délégation cubaine et une réponse du chancelier Bruno Rodríguez dénonçant des « falsedades » et une « guerra económica ». Les articles mexicains consultés ne relient pas ce passage aux menaces prononcées contre l'Iran ni à l'annonce d'une reprise du dialogue avec Téhéran plus loin dans le même discours : la lecture mexicaine isole le volet régional, celui de la menace d'un recours à la force militaire en Amérique latine si Washington estime ses intérêts menacés, sans le raccorder au fil iranien qui domine la couverture internationale du sommet.
Clarín cite l'analyste Stephen Innes, de Quintex Intel, pour qui cette réunion « desplaza al mercado de una cotización basada exclusivamente en la escalada hacia un proceso diplomático genuino, aunque un acuerdo definitivo aún parezca lejano ». Le journal rappelle aussi que sept mois après les frappes américano-israéliennes qui ont déclenché le conflit, les parties restent dans l'impasse : Téhéran maintient fermé le détroit d'Ormuz, Washington poursuit son contre-blocus des ports iraniens.
Pour la presse argentine, l'écart entre la rhétorique menaçante de la tribune et l'annonce, presque simultanée, d'un dialogue relève moins d'une contradiction que d'un calcul assumé : la menace sert de levier, la rencontre sert de signal aux marchés. Aucun des deux articles ne mentionne l'incident diplomatique dans la salle ni le calendrier électoral américain.
Autre fil suivi par la presse australienne, distinct de l'Iran, qui nourrit la lecture d'un discours tourné vers l'électorat américain : Trump a rejeté ce qu'il a appelé un « projet mondialiste » de régulation de l'intelligence artificielle — celui-là même que l'Australie venait de cosigner avec vingt et un autres dirigeants, selon le Sydney Morning Herald et The Age. Il a annoncé vouloir rebaptiser l'IA « superintelligence » dans les documents officiels américains, espérant que le monde suive. Crikey, sarcastique, résume ce passage comme la « rhétorique bombastique habituelle » d'un dirigeant fatigant à écouter.
Pour Canberra, la séquence dessine un président qui parle moins à l'ONU qu'à son électorat de novembre — quitte à froisser un partenaire qui vient d'aligner sa position sur l'IA avec la sienne.
Le président équatorien Daniel Noboa participe également à cette Assemblée, la dernière que dirige Guterres, note Primicias, qui souligne aussi qu'Emmanuel Macron a appelé les pays à construire ensemble un modèle alternatif d'intelligence artificielle.
Autre fait relevé par la presse locale : à peine son discours achevé, Trump a enchaîné les rencontres bilatérales avant un « encuentro informal » inédit avec la présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodríguez, précision apportée par l'ambassadeur américain à l'ONU Mike Waltz. Primicias rappelle que, depuis la capture du président Nicolás Maduro par les forces américaines en janvier, Washington s'est concentré sur la relance de l'exploitation du sous-sol vénézuélien, garantissant un accès privilégié aux États-Unis, et que Rodríguez s'est alignée sur les objectifs économiques américains.
Pour la presse équatorienne, la menace lancée contre l'Iran depuis la tribune se double ainsi d'un avertissement direct à l'Amérique latine, dans une semaine où les grandes puissances défilent devant l'Assemblée sur fond de guerre au Moyen-Orient et de recomposition régionale autour du Venezuela.
Sur l'Iran même, la presse espagnole relève le contraste entre la rhétorique du discours, Trump a invoqué l'union de l'ONU pour « anéantir » Téhéran, et l'annonce, minutes plus tard, d'une rencontre « très bonne » avec des représentants iraniens, menée par Steve Witkoff et Jared Kushner. ElDiario.es souligne que ce n'est pas la première fois que Trump brandit une telle menace : au printemps, un message sur Truth Social évoquant « effacer une civilisation » avait suscité une vague de condamnations, quand la sortie de mardi a surtout été lue comme une démonstration de force diplomatique à laquelle le reste du monde s'est habitué. El País relève enfin que la guerre en Iran, censée être brève, s'étire désormais sur sept mois, tandis que les rebelles houthis menacent d'élargir le conflit régional.
C'est dans ce climat que MTV Uutiset rapporte la rencontre de trois heures tenue mardi à New York, en marge de l'Assemblée générale, entre l'Iran et les États-Unis. Trump en a informé les journalistes après avoir menacé, plus tôt le même jour, d'envoyer l'Iran « en enfer » faute d'accord. Côté iranien, le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi a rencontré l'émissaire Steve Witkoff et le gendre du président, Jared Kushner. Trump a qualifié l'échange de « très bon » et « très productif », et annoncé une nouvelle séance prochaine. MTV rappelle que la guerre s'enlise depuis des mois dans une impasse : des milliers de morts, un baril en hausse constante, et des pays voisins entraînés dans le conflit.
Pour la presse finlandaise, l'alternance entre menace d'anéantissement et reprise du dialogue s'inscrit dans une séquence plus large, où la retenue militaire de Washington tient moins à la diplomatie qu'à un calcul tactique déjà éprouvé au Yémen.
Le HuffPost détaille la bascule : une rencontre de trois heures à New York entre Steve Witkoff, Jared Kushner et la délégation iranienne conduite par Abbas Araghchi, centrée sur la réouverture du détroit d'Ormuz, avec une nouvelle séance annoncée « dans un futur très proche ». Sur BFM Business, l'émission Le Monde qui bouge résume la lassitude des observateurs français face aux annonces répétées : « Des accords imminents, Donald Trump nous en a déjà annoncés presque 40 en sept mois, mais en réalité ce sont plutôt les Gardiens de la révolution qui imposent leur rythme. »
En creux de ce dossier iranien, la presse française suit aussi la mobilisation démocrate : le HuffPost consacre un article à Kamala Harris, entrée en campagne dans le Michigan aux côtés d'Abdul El-Sayed pour tenter de sauver un siège sénatorial jugé décisif avant le scrutin du 3 novembre. Le même discours à l'ONU a par ailleurs vu Donald Trump prédire la chute du gouvernement cubain, une déclaration que le ministre cubain des Affaires étrangères Bruno Rodríguez a qualifiée de « calomnies ». La lecture française retient ainsi un président qui subordonne sa diplomatie iranienne à un calendrier électoral serré, plus qu'une inflexion stratégique réelle envers Téhéran.
Sur le terrain diplomatique à Jakarta même, l'ambassade d'Iran en Indonésie a répliqué par la satire, rapporte CNN Indonesia : une caricature publiée en indonésien compare les États-Unis à une armoire de Schrödinger, un empilement d'assiettes prêtes à s'effondrer, étiquetées hégémonie mondiale, sanctions, dette nationale, guerres par procuration et crédibilité en baisse. « De l'extérieur, tout semble solide. Mais derrière la porte fermée, les pressions s'accumulent », commente la légende.
La presse indonésienne suit aussi l'arrivée à New York du président iranien Masoud Pezeshkian, présentée comme un geste de défi : Washington a réduit le nombre de visas accordés à la délégation iranienne et interdit l'achat de biens de luxe à certains de ses membres, mais Pezeshkian doit prendre la parole à l'Assemblée générale mercredi. Pour Jakarta, la séquence illustre moins un basculement vers la paix qu'un rapport de force qui se poursuit, pendant que les deux camps maintiennent leur blocus naval et que les prix du pétrole restent sous tension depuis février.
Le Times of India déplace ensuite l'angle vers la piste diplomatique : selon CNN citant un responsable américain, Washington envisage une rencontre avec Téhéran en marge de l'Assemblée générale, « si les conditions sont réunies », sans qu'aucune entrevue formelle ne soit programmée — une réunion pourrait aussi n'impliquer que des conseillers de Trump. Le quotidien souligne l'incertitude côté américain sur le fait de savoir si les diplomates iraniens présents à New York, dont le ministre Abbas Araghchi et le président Massoud Pezeshkian, disposent du feu vert du guide suprême Mojtaba Khamenei, seul décisionnaire final. Le secrétaire d'État Marco Rubio et l'émissaire à l'ONU Mike Waltz ont tous deux dit Trump « toujours ouvert » au dialogue, Waltz posant la question à CNN : « qui parle pour l'ayatollah ? »
Cette juxtaposition — ultimatum public puis portes entrouvertes — nourrit la lecture indienne d'une diplomatie américaine à double vitesse, où la fermeté de tribune coexiste avec un canal resté actif à New York.
Sur le canal diplomatique, la télévision d'État iranienne a confirmé que le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi avait rencontré Witkoff « à l'insistance de la partie américaine » et transmis les conditions de Téhéran : levée du blocus naval américain, dégel des avoirs iraniens gelés et fin de la guerre sur l'ensemble des « fronts de résistance ». Un responsable iranien a indiqué à Reuters que le pays pourrait rouvrir le détroit d'Ormuz, placé au centre des tractations menées via le Qatar et d'autres médiateurs régionaux, en échange de concessions américaines.
Pour la presse iranienne, ces deux séquences — menace publique à la tribune de l'ONU et pourparlers discrets à huis clos — illustrent une diplomatie américaine jugée contradictoire, où la fermeté affichée devant les caméras cohabite avec une recherche active d'un accord dont le calendrier électoral américain fixerait le tempo.
Avant même de monter sur l'estrade, Trump avait rouvert un autre front, cette fois médiatique : arrivé au Palais de Verre après 9 heures avec la First Lady, il a de nouveau visé CNN, présente à l'ONU mais privée d'accès à la Maison Blanche — « elle ne devrait pas être là », a-t-il tranché avant de répondre à une question sur son message à Poutine. La presse italienne relie ainsi, sans les hiérarchiser, l'ultimatum iranien, l'attaque contre Cuba et la querelle avec une chaîne américaine : trois épisodes d'un même exercice de politique intérieure joué à la tribune mondiale, dont l'issue diplomatique reste renvoyée à après les élections de mi-mandat.
C'est là que Séoul situe l'enjeu réel du calendrier électoral américain : Korea Pro titre que l'horloge des midterms fait monter les enchères pour les pourparlers sud-coréens sur les 200 milliards de dollars d'investissement, le même tempo électoral qui gouverne, selon Trump lui-même, le sort de l'accord avec l'Iran.
Stephen Innes, analyste chez Quintex Intel, cité par la presse lituanienne, juge que la rencontre « pousse le marché d'une tarification fondée uniquement sur le risque d'escalade vers un véritable processus diplomatique, même si un accord final paraît encore lointain ». Trump a promis que les prix du pétrole baisseraient « dès que » les États-Unis auront gagné la guerre.
Le président a répété croire qu'un accord avec Téhéran interviendrait juste après les midterms de novembre, où son parti risque de perdre le Congrès, en partie à cause du prix élevé des carburants provoqué par la guerre. « Je crois que nous parviendrons à un accord juste après les élections, parce qu'il ne serait pas logique pour eux de ne pas le faire », a-t-il déclaré, ajoutant : « Ils attendent de voir comment je m'en sortirai aux midterms. Ils ne comprennent pas que je ne suis pas sur le bulletin de vote. » Trump a aussi dit croire à un accord russo-ukrainien prochain. À Wall Street, les indices ont clôturé en ordre dispersé : le S&P 500 quasi stable à 7 764,76 points, le Dow Jones en repli de 0,36 % à 51 863,69 points.
Pour Katmandou, cette séquence pèse directement sur le portefeuille : le Népal importe la totalité de ses produits pétroliers, largement via l'Inde, et toute fluctuation des cours mondiaux se répercute presque immédiatement sur les prix intérieurs des carburants et du transport. La perspective d'un accord — évoquée par Trump pour la période suivant les élections de mi-mandat américaines — est donc lue moins comme un geste diplomatique que comme un signal potentiel pour les marchés de l'énergie, dans un contexte où les cours avaient déjà reculé après l'annonce de la reprise des discussions.
RPP Noticias, en couvrant en direct l'ouverture du débat général, situe cet épisode dans un climat plus large de doute sur l'ONU elle-même : Lula da Silva a dit son « indignation » devant une organisation qui « échoue » à protéger les plus vulnérables, et le président de l'Assemblée, Khalilur Rahman, a averti du risque d'une « grande fracture » mondiale si les grandes puissances refusent d'admettre les limites de leur pouvoir.
Pour Lima, où le prix du carburant importé pèse directement sur le budget des ménages, le repli du brut vaut davantage que la rhétorique martiale entendue à la tribune : c'est le signe que la séquence menace-puis-dialogue, aussi contradictoire soit-elle, déplace déjà les cours mondiaux.
Les forces armées iraniennes ont balayé ces propos comme de la « propagande », promettant des frappes « écrasantes, imprévisibles » contre leurs agresseurs. Pour Islamabad, voisin direct de l'Iran par le Baloutchistan, cette rhétorique n'a rien d'abstrait : une reprise des frappes referait peser un risque de déstabilisation frontalière sur une région déjà fragile, sept mois après le début d'un conflit qui a fait, selon les dépêches reprises, des milliers de morts.
Business Recorder souligne aussi l'enjeu du détroit d'Ormuz, par lequel transite un cinquième du pétrole et du gaz mondiaux : un responsable iranien a affirmé que Téhéran pourrait le rouvrir aux navires du Golfe sous sept jours si Washington levait son blocus militaire et allégeait sa pression sur les ports iraniens. Le secrétaire d'État Marco Rubio a dit Washington ouvert à parler avec Téhéran « si cela peut mener à quelque chose de positif ». Trump, lui, a appelé à « l'isolement économique complet » de l'Iran tout en prédisant un accord « juste après l'élection », ses interlocuteurs devant selon lui « attendre de voir » son résultat aux midterms de novembre.
Sur un tout autre registre, Trump a salué la gestion par le Qatar de l'aide humanitaire à Gaza, assurant que les fonds vont « là où ils sont nécessaires ». Ce satisfecit intervient après une série d'accusations relayées par des médias israéliens et un article du New Yorker évoquant des irrégularités dans la distribution qatarie. Le Bureau international des médias du Qatar a dénoncé des documents qu'il dit falsifiés, diffusés selon lui par des figures de l'extrême droite israélienne, et a réaffirmé n'avoir jamais financé le Hamas.
Pour Doha, ces trois fils se rejoignent : une région jugée en zone de danger maximal, une ouverture diplomatique accueillie avec prudence, et une réputation humanitaire qu'il faut désormais défendre publiquement, avec l'appui du président américain lui-même.
Selon l'agence TASS, Trump est revenu sur la rencontre lors d'un événement consacré à l'alliance régionale Shield of the Americas, expliquant que « des médiateurs, pas du plus haut niveau, mais tout de même » avaient participé aux échanges, et que « beaucoup de bonnes idées » en étaient ressorties, « des choses qui fonctionnent très bien ».
Pour la presse russe, cette séquence — menace publique suivie d'un repli conciliant, et surtout ce renvoi explicite de tout règlement à l'après-midterms — dessine un calendrier d'abord dicté par l'agenda électoral intérieur américain plutôt que par l'urgence proclamée à la tribune onusienne. Le décalage entre le langage de l'anéantissement, prononcé en public, et l'annonce, le jour même, d'une rencontre qualifiée de productive, nourrit la lecture d'un discours pensé pour l'électorat américain autant que pour Téhéran, l'échéance de novembre servant de point de fuite commode à toute promesse de règlement.
Trump a aussi cité le Venezuela en exemple : la capture de l'ex-président Nicolás Maduro et l'accord imposé à Caracas sur ses réserves pétrolières illustrent, selon lui, une doctrine hémisphérique plus large. « USA kommer inte längre att tillåta att hot mot USA får fotfäste någonstans på västra halvklotet », a-t-il averti, promettant l'usage de sa puissance militaire si nécessaire.
Pour la presse suédoise, l'ultimatum onusien pèse moins comme menace imminente que comme levier de calendrier électoral : la décision sur l'Iran, lit-on à Stockholm, reste suspendue au scrutin de mi-mandat.
Cette clause sur Ormuz, par lequel transite une part critique du trafic pétrolier mondial, place la région dans une équation où la menace verbale et la négociation concrète progressent en parallèle. La Turquie, voisine directe de l'Iran et acteur régional exposé à toute instabilité du détroit, retient de cet épisode la confirmation qu'un canal de discussion existe bel et bien derrière la rhétorique de tribune.
Kyiv en retient un parallèle prudent plutôt qu'une promesse : si Washington obtient de Téhéran une seconde séance « dans un futur très proche », selon les mots de Trump, le même schéma — pression maximale suivie d'ouverture diplomatique — pourrait s'appliquer au dossier russo-ukrainien, où Witkoff et Kushner ont déjà multiplié les déplacements. Reste la question d'un sommet Poutine-Zelensky en marge du G20 de décembre, dont le lieu demeure incertain et qu'aucune date ne fixe encore.
C'est surtout l'angle domestique qui domine le pool britannique. The Independent documente un début de fronde républicaine : à six semaines du scrutin, des élus du GOP commencent à se démarquer de Trump sur la guerre en Iran et le prix de l'essence, une source républicaine assurant que le président ne serait « pas utile » dans certaines campagnes, alors que son approbation frôle des planchers historiques. Le même titre signale que les démocrates, de leur côté, accusent un déficit de financement publicitaire de près de 200 millions de dollars face au camp républicain à l'approche du scrutin.
Pour la presse londonienne, la séquence menace puis dialogue ne se lit donc pas comme une inflexion diplomatique décisive, mais comme un calcul électoral assumé : gagner du temps sur l'Iran jusqu'à un vote dont l'issue conditionne la majorité de Trump au Congrès.
Cette tension électorale déborde sur la relation de la Maison Blanche avec la presse. En marge du discours, Trump a lancé à la journaliste de CNN Kaitlan Collins, qui l'interrogeait sur un sondage selon lequel deux tiers des Américains jugent que les États-Unis ne gagnent pas la guerre : « Vous ne devriez pas être ici à me couvrir. » Le ministère de la Justice défend devant un tribunal fédéral le bannissement de CNN, MS NOW et Politico de la Maison Blanche, contesté en justice par les trois médias au nom du premier amendement.
Les stratèges rappellent aussi le rapport de force financier avant le scrutin : les comités républicains disposaient début septembre d'environ 233,4 millions de dollars en caisse, contre 130,4 millions pour les démocrates, écart accentué par les quelque 416 millions du super PAC MAGA Inc. de Trump, selon une analyse de CNBC des documents de la Commission électorale fédérale.
C'est dans ce même cadrage sécuritaire que la presse vénézuélienne rapporte, en écho, l'annonce sur l'Iran : El Nacional confirme que Trump a qualifié de « très bonne » une séance de trois heures, tenue à New York, entre ses envoyés spéciaux et la délégation iranienne, tout en précisant que la guerre se poursuit. Aucun des articles consultés ne mentionne les délégations ayant quitté la salle pendant l'allocution, ni la réponse cubaine aux propos sur La Havane, ni la remarque du chef du gouvernement espagnol Pedro Sánchez sur l'absence de faits dans le discours.
Pour Caracas, la leçon retenue tient moins à la diplomatie envers Téhéran qu'à la démonstration de force déjà appliquée au Venezuela : la même main qui envisage d'« anéantir » l'Iran est celle qui revendique la capture de Maduro, avertissement que Trump a lui-même présenté comme valable pour « le reste des nations » d'Amérique latine.
Mais TimesLIVE et Business Day notent que, loin de la rhétorique enflammée, les discussions se sont poursuivies : l'émissaire américain Steve Witkoff a annoncé sur X que Washington et Téhéran avaient mené mardi de longs échanges en marge de l'Assemblée, par l'intermédiaire de médiateurs ayant « fait la navette entre les deux camps toute la journée », se disant confiant que la rencontre se révélerait « constructive et prometteuse ». Trump a par ailleurs reçu des dirigeants du Moyen-Orient désireux de rétablir la navigation dans le détroit d'Ormuz — passage d'un cinquième des flux mondiaux de pétrole et de gaz avant la guerre — mais méfiants à l'idée de redonner trop de poids à leur rival iranien ; plusieurs hébergent des bases américaines visées à répétition par des frappes iraniennes durant le conflit. « Nous pensons que la situation avec l'Iran pourrait se régler juste après les élections de mi-mandat, peut-être avant. On ne sait jamais », a-t-il déclaré devant eux.
Pretoria relève enfin que ce conflit, né des frappes conjointes américano-israéliennes de février, a fait des milliers de morts, fait grimper les prix du pétrole et impliqué des pays voisins — un rappel que l'issue négociée, si elle se confirme, dépasse largement Washington et Téhéran.