ANGLE DOMINANT
Dhaka mesure la portée économique du grand écart de Trump à l'ONU : la promesse de réouverture du détroit d'Ormuz pèse plus, pour une économie importatrice de pétrole, que la menace d'« anéantir » l'Iran.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
- 01
Devant l'ONU, Trump a dit devoir décider s'il fallait « anéantir » l'Iran, provoquant le départ de la quasi-totalité de la délégation iranienne dès les premières minutes du discours
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Steve Witkoff, Jared Kushner et le ministre iranien Abbas Araghchi ont tenu à New York une rencontre de trois heures jugée « très bonne » et « très productive », avec une nouvelle séance déjà programmée
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Un haut responsable iranien a indiqué que Téhéran pourrait rouvrir le détroit d'Ormuz aux navires du Golfe dans un délai de sept jours si Washington levait la pression militaire et le blocus des ports iraniens
ANALYSE
Dhaka, mercredi 23 septembre 2026. Pour la presse bangladaise, le sommet de l'ONU s'est joué en deux temps opposés, et c'est cet écart que Dhaka retient d'abord. Devant l'Assemblée générale, Donald Trump a présenté sa décision sur l'Iran comme personnelle : « J'ai une grande décision à prendre : un accord sera-t-il conclu avec l'Iran qui lui permette de se reconstruire et de créer un pays bien plus grand ? Ou est-ce que j'anéantis la République islamique... et je les conduis en enfer sans aucune chance de survie ? » Selon TBS Top News et The Daily Star, la quasi-totalité de la délégation iranienne a quitté la salle dès les premières minutes du discours ; la délégation cubaine a fait de même après que Trump a qualifié Cuba d'État défaillant et promis que la liberté y viendrait.
Quelques minutes plus tard, Trump annonçait la reprise du dialogue : des représentants américains, Steve Witkoff et Jared Kushner, et le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi ont tenu à New York une rencontre de trois heures qualifiée de « très bonne » et « très productive », avec une nouvelle séance déjà programmée. Trump a lié tout accord au calendrier électoral américain : « Je crois qu'on fera un accord juste après l'élection, ça n'a pas de sens pour eux de ne pas le faire. Ils attendent de voir comment je m'en sors aux midterms. »
C'est la dimension économique de ce bras de fer qui retient l'attention à Dhaka, économie importatrice d'énergie exposée à toute fermeture du détroit d'Ormuz. The Daily Star rappelle que la guerre engagée par Washington contre Téhéran a « provoqué de vastes dommages économiques » via ce détroit. Un haut responsable iranien a indiqué que Téhéran pourrait le rouvrir aux navires du Golfe « dans un délai de sept jours » si Washington levait la pression militaire et le blocus imposé aux ports iraniens, proposition transmise via des médiateurs. Le secrétaire d'État Marco Rubio a dit les États-Unis « ouverts à parler avec les Iraniens ».
Autre fil suivi par les titres bangladais : un fact-check de CNN, relayé par TBS, relève plusieurs affirmations « inexactes ou largement exagérées » de Trump devant l'Assemblée, notamment sur huit guerres qu'il dit avoir réglées alors que deux d'entre elles n'ont jamais eu ce statut. Un sondage Reuters/Ipsos cité par TBS situe sa cote de popularité à un plancher historique de 32 %.
SOURCES (2)
- The Daily StarMOYEN
- TBS Top NewsMOYEN
