ANGLE DOMINANT
Katmandou retient surtout le repli du brut à l'annonce des pourparlers, plus lourd pour son économie importatrice que la menace verbale visant Téhéran.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Le baril de Brent est passé d'environ 70 à 100 dollars depuis le début de la guerre, selon Ratopati.
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Les Forces armées iraniennes ont qualifié la menace de Trump de « propagande », promettant des frappes « sévères, écrasantes et imprévisibles ».
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L'émissaire américain Steve Witkoff a évoqué des pourparlers « longs » avec l'Iran en marge de l'Assemblée générale, espérant des discussions « constructives et prometteuses ».
ANALYSE
Katmandou, 23 septembre 2026. Le double mouvement de Donald Trump devant l'Assemblée générale des Nations unies mardi — menacer d'« anéantir » l'Iran avant d'annoncer la reprise du dialogue avec Téhéran — occupe la presse népalaise, mais c'est la mécanique pétrolière de la crise qui retient le plus l'attention à Katmandou, pays sans production domestique d'hydrocarbures et exposé à toute variation des cours mondiaux.
Le Kathmandu Post, reprenant une dépêche Reuters, cite les mots de Trump devant l'Assemblée : « J'ai une grande décision à prendre. » Le journal rappelle que les Forces armées iraniennes ont qualifié ces propos de « propagande », promettant en retour des frappes « sévères, écrasantes et imprévisibles » contre leurs adversaires. Deux articles de Ratopati sur l'adresse de Trump détaillent en parallèle les chiffres qui comptent pour Katmandou : le baril de Brent est passé d'environ 70 à 100 dollars depuis le début de la guerre, l'Arabie saoudite a fermé un oléoduc majeur après des attaques attribuées à des groupes soutenus par l'Iran, et le trafic commercial en mer Rouge et dans le détroit de Bab al-Mandab reste risqué du fait des activités des rebelles houthis du Yémen.
Ratopati rapporte aussi que l'émissaire américain Steve Witkoff a fait état, sur X, d'échanges « longs » entre Washington et Téhéran en marge de l'Assemblée, menés par des médiateurs ayant fait la navette toute la journée entre les deux délégations, et qu'il espère voir ces discussions se révéler « constructives et prometteuses ». À Doha, le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a indiqué que les médiateurs cherchent à réduire un « profond déficit de confiance » entre Washington et Téhéran pour ramener les deux parties à la table des négociations.
Pour Katmandou, cette séquence pèse directement sur le portefeuille : le Népal importe la totalité de ses produits pétroliers, largement via l'Inde, et toute fluctuation des cours mondiaux se répercute presque immédiatement sur les prix intérieurs des carburants et du transport. La perspective d'un accord — évoquée par Trump pour la période suivant les élections de mi-mandat américaines — est donc lue moins comme un geste diplomatique que comme un signal potentiel pour les marchés de l'énergie, dans un contexte où les cours avaient déjà reculé après l'annonce de la reprise des discussions.
