ANGLE DOMINANT
Séoul retient d'abord l'absence de toute mention nord-coréenne dans le discours de Trump à l'ONU, et lit l'horloge des midterms de novembre comme le vrai déterminant du tempo, aussi bien pour l'Iran que pour ses propres négociations d'investissement de 200 milliards de dollars.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Trump a dit croire qu'un accord avec l'Iran pourrait intervenir « juste après les élections de mi-mandat » de novembre, liant ce calendrier au risque pour les républicains de perdre le Congrès (Korea Times).
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Le Korea Times relève que Trump n'a fait aucune mention de la Corée du Nord dans son discours à l'ONU, tout en réaffirmant son intention de rencontrer Kim Jong-un plus tard cette année.
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Lee Jae-myung et Trump ont tenu un sommet en marge de l'Assemblée générale le 18 septembre, actant des progrès sur l'investissement sud-coréen promis sous l'accord tarifaire et un accord pour rechercher la reprise du dialogue avec Pyongyang (KBS World).
ANALYSE
Séoul, 23 septembre 2026. Devant l'Assemblée générale des Nations unies mardi, Donald Trump a dit devoir choisir entre un accord permettant à l'Iran de « reconstruire » et devenir l'un des plus grands pays du Moyen-Orient, ou « anéantir la République islamique » et la « driver dans l'enfer sans aucune chance de survie », selon le Korea Times. Il a ajouté croire qu'un accord pourrait intervenir juste après les élections de mi-mandat de novembre, reliant ce calendrier au fait que Téhéran attendrait de voir comment son parti se comporte dans un scrutin où les républicains risquent de perdre le Congrès, en partie à cause de la flambée des prix du carburant liée à la guerre. Quelques minutes plus tard, il annonçait une rencontre de trois heures à New York entre ses émissaires Steve Witkoff et Jared Kushner et des responsables iraniens, qualifiée de « très bonne réunion », tout en précisant que ces derniers n'étaient « pas du plus haut niveau, mais c'est déjà quelque chose », rapporte le Korea Herald.
Pour la presse sud-coréenne, le fait marquant tient moins à l'Iran qu'à ce que le discours n'a pas contenu : le Korea Times relève que Trump n'a fait aucune mention de la Corée du Nord ni de la péninsule, alors qu'il a évoqué l'Iran, l'Ukraine, l'intelligence artificielle, Cuba et le Venezuela, tout en réaffirmant par ailleurs son intention de rencontrer Kim Jong-un plus tard cette année. Cette omission fait écho au sommet tenu quatre jours plus tôt en marge de l'Assemblée, où Trump et le président Lee Jae-myung ont évoqué la relance du dialogue avec Pyongyang, Trump se présentant en « peacemaker » et Lee en « pacemaker », selon KBS World. Le même entretien avait acté des progrès sur l'investissement sud-coréen promis dans l'accord tarifaire, la coopération sur l'approvisionnement en carburant, les sous-marins à propulsion nucléaire et l'enrichissement civil de l'uranium.
C'est là que Séoul situe l'enjeu réel du calendrier électoral américain : Korea Pro titre que l'horloge des midterms fait monter les enchères pour les pourparlers sud-coréens sur les 200 milliards de dollars d'investissement, le même tempo électoral qui gouverne, selon Trump lui-même, le sort de l'accord avec l'Iran.
